Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Test driver TaylorMade M1 460 cc

Test driver TaylorMade M1 460 cc

Après avoir testé le nouveau driver TaylorMade M1 en version 440 cc, à savoir plutôt pour les profils de golfeurs qui apprécient les têtes compactes, et préfèrent renoncer à la tolérance maximum proposée par une tête 460 cc, j’ai pu tester la version la plus large, et la plus indiquée pour une majorité de golfeurs. Ce nouvel essai m’a permis d’aller au bout d’une question concernant l’équilibrage des drivers, ce qui pourrait vous être très utile pour vos choix futurs…

Découvrez nos formules d'abonnements

Un driver vraiment plus réussi au niveau design

Pour commencer par les amabilités, je dois admettre que la famille des clubs TaylorMade M est extrêmement bien réussie d’un point de vue esthétique.

Je comprends mieux les propos de Brian Bazzel, l’ingénieur numéro un pour les « metalwoods » chez TaylorMade qui affirmait que la version 2017 était une version plus aboutie de la ligne M, pourtant déjà sortie en 2016 avec beaucoup de battage médiatique, et une certaine réussite dans les ventes.

Si la couronne des nouveaux M1 est très similaire à celle de l’an passé, les principaux changements sont intervenus sous la semelle.

C’est le jour et la nuit entre les deux versions, comme si le modèle 2017 mettait dix ans d’écarts à la version sortie à peine 12 mois plus tôt.

J’irais même jusqu’à dire que le nouveau driver M1 est de mon point de vue, le driver le plus abouti qu’ai jamais produit TaylorMade ! Oui, j’irai jusque-là en me remémorant le R1, le R15, le SLDR… bref, les derniers gros drivers de la marque.

Avant de parler du bénéfice de performance ou pas des nouveaux matériaux employés par TaylorMade, visuellement, il y a le poids des mots, et le choc des images.

Pour le visuel, on est servi !

La semelle du M1, la partie finalement la moins visible quand on est à l’adresse, mais la plus visible dans les rayons des magasins est à la fois très réussie d’un point de vue du dessin, mais aussi très efficace d’un point de vue des réglages.

Cela paraît à la fois simple et technique !

On a vraiment envie de s’amuser à régler ces petits poids sur les rails qui ont d’ailleurs été rallongés par rapport à la version 2016 pour offrir une plus grande variété de trajectoires de balles avec un seul et même driver.

Oui, le M1 de 2017 paraît beaucoup plus abouti que la version 2016.

Cependant, aux Etats-Unis, quelques voix ont commencé à se faire entendre pour justement reprocher à TaylorMade de s’être trop contenté de redessiner son driver, et de ne pas l’avoir assez amélioré par rapport à la version de l’an passé.

La véritable valeur du driver TaylorMade M1

En 2016, au cours des tests que nous avons organisé sur Jeudegolf.org, le M1 n’était pas franchement apparu comme le meilleur driver de la saison, loin de la publicité très flatteuse de la marque.

Dans les ventes, sans doute à la faveur de son prix plus abordable, c’était surtout le M2 qui avait cartonné, tenant longtemps en France, la position du driver le plus vendu.

Le M1 apparaissant surtout comme une sorte de concept-car servant à faire vendre le modèle plus conventionnel, et avec moins de réglages.

Ci-dessus, par exemple, la synthèse de mes propres tests de drivers en 2016 avec le M1 en milieu de peloton pour la distance moyenne totale.

Concrètement, la version qui m’a été permise de tester, ce qui ne représente pas toutes les configurations possibles avait plutôt présenté un smash factor au-dessus de la moyenne, idem pour le degré d’efficacité, le spin, et le spin sur angle de lancement.

Soit trois catégories très importantes pour optimiser la performance d’un driver !

Cependant, en vitesse de swing, et en matière d’angle de décollage, j’ai pu faire mieux avec d’autres drivers.

Qu’en est-il cette année avec la nouvelle version du driver M1, et cette fois dans la version 460 cc ?

L’an passé, le M1 se classait donc en milieu de peloton selon plusieurs critères objectifs, mais cette année, c’est l’incompréhension ! L’esthétique ne fait pas tout !

Incompréhension pour moi, ce qui m’a poussé à tester, retester, et tester encore.

Ces deux tableaux présentés ci-avant sont des synthèses des essais effectués avec différents lofts, et différents shafts.

Concernant le dernier M1 460, comme le premier test ne m’a pas convaincu, j’ai voulu essayer différents shafts, et même différents lofts pour trouver un rendement optimum.

Sans faire de suspense, je n’y suis jamais parvenu !

Ce qui me fait dire que le driver TaylorMade M1 460 est le driver le plus difficile à manier que j’ai eu à tester ces dernières années.

Il me rappelle le Callaway RAZR Extrem Fit testé en 2012, qui était un très bon driver, mais injouable pour moi !

Résultat, le M1 arrive en queue de peloton de mes tests menés entre mi 2016 et mi 2017.

Ce qui m’a particulièrement « sauté aux yeux », c’est tout d’abord un grand manque de tolérance.

Le smash factor n’a jamais réussi à être plus haut que 1.41, signe que je centrais très mal la balle dans la face.

Conséquence, la vitesse de balle a été beaucoup plus faible qu’à mon habitude, soit autour de 130 mph au lieu de 137 mph.

Ce smash factor faible se ressent aussi clairement dans les mains. Autant dire que les sensations n’étaient pas du tout au rendez-vous.

Quand le smash factor est faible (1,38 à 1,41 au lieu de 1,45 à 1,50 pour les meilleurs drivers), la vitesse de balle n’est donc pas optimum, mais c’est aussi le cas de la dispersion.

Non seulement, je n’avançais pas, mais j’en ai aussi mis de partout !

Globalement, j’ai testé six versions différentes du M1 460 cc (trois shafts, et deux lofts), et rien n’y a fait.

Aucun set-up ne s’est franchement dégagé.

J’ai aussi essayé de déplacer les poids, soit en position favorable au spin, soit en position favorable au MOI.

Fitting ou pas, le M1 n’est vraiment pas pour moi à la différence du M2 que j’ai vraiment apprécié, que ce soit à Carlsbad quand je l’ai testé au Kingdom, ou en France, dans le cadre de nos tests classiques.

La question cruciale de l'équilibrage

De mon point de vue, si j’ai mieux fonctionné avec le M2 versus le M1, cela tient surtout l’équilibrage du club en D3 pour le M2 contre D4 pour le M1.

A titre de comparaison, le Callaway EPIC qui fonctionne aussi assez bien est équilibré de base en D3 alors que le Fusion est équilibré en D2.

Chez Titleist, le 917 est aussi proposé en D2 et en D3.

Les deux Cobra King F7 et F7+ sont proposés en D2.

Proposer un swingweight en D4 est très peu adapté à 90% des golfeurs amateurs !

Quand vous déplacez le club dans l’espace, vous sentez que ce n’est pas confortable, qu’il se passe quelque chose de différent avec la plupart des autres drivers.

Cette simple question de l’équilibre est terriblement déterminante, bien plus que la rigidité du shaft, son poids, sa longueur, ou même le réglage du loft ou des poids sous la semelle. C’est le principal enseignement de ce test !

D4, c’est un swingweight digne de Dustin Johnson (il utilise un M1 2017 réglé sur un loft de 11 degrés) et des meilleurs professionnels de la planète…

Pour mémoire, Dustin Johnson swingue le driver autour d'une moyenne de 118 à 120 mph...

Finalement, par rapport au test du driver M1 en version 440 cc lui-aussi équilibré en D4, la taille de la tête n’est pas plus un argument pour mieux jouer. 440 ou 460 cc, en D4, la difficulté est la même.

Ci-dessous, je vous repropose le précédent tableau des drivers testés ces derniers mois, mais cette fois classé par swingweight.

Il apparaît que les drivers D2 et D3 sont largement les plus tolérants pour moi, et sans doute pour une immense majorité de golfeurs amateurs.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements