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Test driver TaylorMade SLDR

Annoncé comme un driver de rupture par TaylorMade, le driver SLDR est assurément le tube de l’été 2013. Plus puissant, moins dispersant, plus facile à régler, nous avons voulu en avoir le cœur net.

Test du driver Taylormade SLDR comparé au R1 et à l'Optiforce

Comme pour nos essais précédents, nous avons réalisé nos mesures à l’aide d’un trackman au sein du magasin US Golf de Champagne-Au-Mont-d’Or, sous le contrôle de notre consultant matériel, Clément Morelle.

L’organisation du test

Le Driver TaylorMade SLDR a été réglé avec un loft de 10,5° avec un shaft Fujikura Speeder 57 regular.

Pour les tests au trackman, nous n’avons pas modifié le loft, ni les trajectoires pour rester en position neutre.

Nous avons utilisé le même type de balles, à savoir une Callaway HEX Chrome.

Résumé du test :

Le driver SLDR présente d’importantes innovations qui jouent sur les performances, mais on a d’abord envie de vous retranscrire un élément majeur en faveur de ce nouveau club : la simplicité des réglages.

En matière de drivers ajustables, les marques, et y compris TaylorMade ont été parfois trop loin dans cette direction.

Exprimés par de plus en plus de golfeurs, il y avait réellement besoin d’un retour à quelque chose de plus simple.

Cela n’explique peut-être pas la sortie aussi rapide de ce club dans le calendrier, et notamment après celle du driver R1, mais on sent que chez TaylorMade le message a été reçu cinq sur cinq.

Au premier abord, le driver SLDR paraît donc plus simple, mais sans perdre le crédit technique de son ainé, le driver R1.

Au contraire, le rail de réglage du poids fixé sous la semelle offre beaucoup plus de possibilités de faire varier les trajectoires que n’importe quel autre driver actuellement sur le marché.

Pour l’avoir testé, cela fonctionne !

Pour le golfeur à la recherche de draw ou de fade, ce driver répondra présent.

Comme pour chacun de nos tests, nous utilisons volontairement et strictement des modèles standards, et notre première impression avec le SLDR en mains, a été que le shaft semblait très rigide, et pourtant il s’agissait bien d’un Regular de chez Fujikura, la Speeder 57, pas nécessairement le shaft le plus léger du marché.

Driver SLDR (vue semelle)L’ensemble tête et shaft dégage très rapidement une impression de puissance ou alors dirons-nous de club viril.

Ensuite, le club posé à l’adresse derrière la balle, on remarque instantanément la face du club très claire par rapport à la couronne sombre du club.

On a beau lire la présentation de TaylorMade en long et en large, on n’y trouve pas spécifiquement une information concernant une réelle intention de cliver visuellement la face par rapport à la couronne.

Pourtant, cet aspect saute aux yeux, et on peut même ajouter que c’est plutôt un élément qui rassure et donne un petit plus de confiance au joueur.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que visuellement, on a l’impression que la face est plus large, et que le club est plus ouvert que ce qu’il n’est en réalité. D’où, un aspect visuel qui augmente la confiance du joueur dans son driver.

Alors en-dehors du rail et de la face très claire, presque lumineuse ou contrastée par rapport à la couronne, le design du SLDR est finalement très classique.

On pourrait presque dire banal.

Du point de vue esthétique, ce club ne défraye pas la chronique. En exagérant, on pourrait presque le trouvé trop classique, ou en tout cas beaucoup moins suggestif que le driver R1.

Mais ce n’est pas ce qu’il faudra retenir de ce club.

Notre test du driver SLDR

En termes de performance, et comme annoncé par TaylorMade, nos résultats au trackman ont mis en évidence des éléments incontestables :

  • Moins de spin
  • Un angle de décollage tout à fait idéal

Soit un très bon mélange pour accroître la distance.

En revanche, et c’est moins dit par la marque, on ne trouve pas forcément facilement le smash factor idéal.

Ce qui revient à dire que oui, le driver SLDR est un driver très puissant, mais à condition de très bien centrer la balle dans le sweet spot.

Avec le SLDR, il est nécessaire de très bien centrer la balle dans le sweetspot

On retrouve là, les mêmes contraintes vues en début de saison avec le Callaway RAZR Xtreme, à savoir un excellent driver pour excellent golfeurs.

Mais justement, il y a peut-être un excellent de trop dans cette affirmation.

A savoir, tous les golfeurs ne pourront pas complètement exploité à 100% les meilleures performances proposées par ce club.

En théorie, oui ce driver peut permettre de gagner en puissance, et surtout en distance, en pratique, dès que votre balle est tapée trop haut dans la face, vous perdez 10 à 15% du potentiel de propulsion du club.

Au cours du test, on a pu constater que même un très bon joueur de golf n’arrivait pas à régulièrement taper ce driver à 100% de ses capacités.

Ce qui nous laisse penser que ce driver sera sans doute parfait pour battre un record de distance au practice, mais ne garantira pas sur tous les départs du parcours un résultat optimum.

Optimum ne va pas dire que ce sera mauvais ! Simplement, vous n’aurez pas forcément 100% du potentiel sur vos 10 ou 12 départs, sauf à être un robot parfaitement réglé à tous les coups.

Avec une note de 15,75 sur 20, soit la meilleure note ex-aequo attribuée à ce jour, le SLDR rejoint les meilleurs drivers de la saison que sont le Classic XL Custom de Cleveland et le 913 D2 de Titleist pour former le trio de tête des valeurs sûres de 2013.

Par rapport à notre panel de drivers testés où la moyenne est de 14,5/20, le SLDR marque des points dans toutes nos catégories : look, confiance, touché, puissance et tolérance.

En ce sens, le SLDR surpasse le R1 qui n’était pas forcément le club le plus puissant ou le plus tolérant que nous ayons testé cette année.

Pour la seule mesure de distance maximale moyenne, le SLDR rejoint le Callaway RAZR Xtreme Fit et le dernier driver Optiforce dans le trio de tête des drivers les plus longs.

Les résultats statistiques du test mené au Trackman* :

Pour ce test, on vous propose deux lectures possibles :

  • Un testeur d’handicap 15 jouant en moyenne 1 à 2 fois par mois
  • Un testeur d’handicap 7 jouant toutes les semaines

Le fait de distinguer deux catégories de golfeurs est beaucoup plus instructive, car d’un profil de golfeur à un autre, on va démontrer que l’on peut trouver des résultats assez différents.

Sans faire un trop long mystère, le SLDR est vraiment l’un des clubs les plus puissants et les moins dispersants que nous ayons testé en 2013.

Pourtant, on va se rendre compte que pour réellement tirer bénéfice de ce driver, il faut un niveau de jeu assez élevé.

Statistiques concernant le SLDR : clubspeed

Le premier tableau correspond au golfeur handicap 15 pour lesquels, on a comparé les performances du SLDR avec le R1 et aussi le dernier driver Callaway, le FT Optiforce.

Le deuxième tableau correspond aux performances du golfeur handicap 7 pour lesquels, nous avons seulement comparé le SLDR au R1.

Et pour les deux profils de golfeurs, nous avons illustré le panel total de nos tests pour comparer chaque driver à la moyenne générale des drivers testés en 2013.

Que cherche-t-on à démontrer à l’aide de ces deux tableaux ?

Distinguons deux catégories statistiques : D’une part la vitesse de club et la vitesse de balle exprimés en miles per hour, et d’autre part, le loft dynamique exprimé en degrés et le taux de spin exprimé en tours par minute.

En observant les données des deux golfeurs, on retient que le driver SLDR n’est pas spécialement plus rapide en vitesse de swing ou en vitesse de balle par rapport au R1, et en fait dans la moyenne de tout ce que nous avons testé jusqu’à présent.

En revanche, le taux de spin et le loft dynamique démontrent en quoi le SLDR est le driver au plus gros potentiel distance de 2013 : l’addition d’un taux de spin très bas et un loft dynamique plus élevé pour le golfeur le plus expérimenté (handicap 7).

A contrario, le golfeur handicap 15 n’ a pas semblé pleinement exploité la performance du SLDR, comme peut en témoigner le smash factor assez bas, à seulement 1,40 contre une moyenne de 1,43.

Rappelons que le smash factor est en fait l’indicateur de tolérance d’un driver, et en fait le révélateur de la bonne utilisation. Plus le smash factor est élevé et plus on peut considérer que le golfeur a parfaitement centré la balle tout en donnant le maximum de vitesse.

Dans le cas présent, le smash factor et le taux de spin à plus de 3000 tours démontre clairement que le réglage du driver en standard ne convenait pas idéalement au joueur.

En l’occurrence, le golfeur handicap 15 aurait obtenu de meilleurs résultats en abaissant le loft de 10.5° à 9.5° pour abaisser le loft dynamique et le taux de spin, tout en optant toujours pour un shaft regular, mais dans un autre modèle avec un point de flexion légèrement différent.

Trajectoires avec le SLDR pour un golfeur index 7

A l’inverse, le golfeur handicap 7 a tout de suite pu exploiter les performances du SDLR.

Interrogé après le test, ce dernier admettra être frustré de ne pas avoir pu aller chercher un encore meilleur smash factor, ayant déjà réalisé beaucoup mieux avec d’autres drivers cette année.

Pourquoi un tel commentaire ?

Pour illustrer le fait que le SLDR en a sous le pied ! Là-aussi, en quittant la configuration standard, notre golfeur aurait pu augmenter distance et tolérance.

En conclusion de ses premiers chiffres, le SLDR surpasse le R1, et le driver Optiforce n’est pas contredit sur son argument de club le plus rapide.

Toutefois, ce dernier donne beaucoup plus de spin que le SLDR, ce qui milite plutôt pour le driver TaylorMade.

Rappelons qu’au drive, on va justement chercher le taux de spin le plus bas possible pour maximiser la roule après le contact au sol, pour plus de distance.

Statistiques concernant le SLDR : Carry

Sur le tableau ci-dessous, on peut constater le carry (distance portée en l’air au premier contact au sol), et la dispersion latérale des balles.

Bien que l’on ait vu précédemment que le golfeur handicap 15 n’avait pas réellement utilisé tout le potentiel du SLDR, il enregistre une distance au carry légèrement supérieur à sa moyenne.

Idem pour la dispersion qui est meilleure avec le SLDR.

Pourtant, comparativement, c’est avec le driver Optiforce que ce golfeur a enregistré le carry le plus long avec la moins grande dispersion…

Pour les plus avertis d’entre vous, prêtez attention à l’angle d’atterrissage qui est de quatre degrés inférieur avec le SLDR par rapport au Optiforce…

Concernant le deuxième golfeur, index 7, véritable testeur idéal pour ce club, la conclusion est simple !

Le SLDR porte très bien la balle, et avec peu de dispersion. Le gain n’est pas spectaculaire mais il est significatif.

En moyenne avec ce driver, notre testeur a mis les balles à 3,5 mètres de moyenne à droite du centre du fairway, contre 6,23 mètres en moyenne avec tous les autres drivers.

Distance avec le SLDR

On arrive au moment fatidique ! Est-ce que le SLDR est vraiment plus long et de combien ?

En réalité, pour un golfeur d’index 15, ne jouant pas régulièrement, le bilan n’est pas aussi flagrant que l’on aurait pu le supposer !

Comme évoqué plus haut, le fait que ce golfeur n’ait pas trouvé un smash factor idéal est révélateur du fait qu’en standard, le SLDR n’est pas forcément le driver le plus simple à jouer.

Son potentiel est palpable. Et nous vous proposons de dépasser la lecture de la distance moyenne qui est seulement de 203,1 mètres pour ce joueur, et de vous intéresser à deux autres chiffres : la distance minimum, et l’écart moyen entre la meilleure et la moins bonne balle

Pour ces deux mesures, le SLDR présente des compromis très intéressants.

Au final, le SLDR fait partie des clubs les plus longs et les moins dispersants de 2013 pour un golfeur d’index 15, mais sans être le meilleur.

Sauf qu’à la différence du Callaway Optiforce, il se rattrape, voir le dépasse par la grande plage de réglages qu’il offre.

Il faut donc pour ce driver dépasser la lecture des mesures statistiques d’un driver testé en version standard pour ne pas oublier les possibilités offertes avec un minimum de fitting.

On pourra simplement ajouter mieux comprendre pourquoi Callaway et TaylorMade se sont dépêchés de sortir tous deux de nouveaux drivers à l’été 2013 : Pour reprendre de l’avance par rapport à la concurrence, alors que leurs produits précédents n’avaient justement pas justifié leurs statuts.

Maintenant pour le golfeur index 7, les résultats du SLDR ne sont pas contrastés. Ils sont flagrants !

Dispersion et distance pour le golfeur index 7 avec le SLDR

Le SLDR est le driver le plus long, en moyenne, sur la balle la moins bonne, et sur la meilleure.

L’écart est même constant sur ces trois mesures : 8 mètres (par rapport à notre panel*).

Au final, un excellent driver pour excellents golfeurs…

*Explications sur les principales mesures réalisées au trackman

  • le « club speed » (vitesse du club pendant le swing),
  • le « ball speed » (vitesse de la balle à l’impact),
  • le « smash factor » (une mesure de l’efficacité entre la transmission de la vitesse de club vers la vitesse de la balle, qui indique à quel degré vous prenez bien la balle),
  • le « spin rate » (nombre de rotations que la balle effectue sur elle-même pendant le vol), le « carry » (portée de la balle en vol exprimé en mètres),
  • et le « lengt » (qui indique une estimation de la distance totale vol + roule de la balle de golf).

Bilan du test TaylorMade SLDR

Notes du driver SLDR

Sur cinq critères (le look, la confiance, le touché, la puissance, et la précision), nous attribuons une note globale de 15,75 sur 20.

La moyenne de notre panel en 2013 se situe 14,52 sur les 13 drivers déjà testés, sachant que notre panel évolue en permanence.

La note globale ne sert que de point de repères.

A ce stade, vous pouvez déjà penser que ce driver est au-dessus de la moyenne des autres drivers.

Le choix d’un driver est toujours un compromis entre plusieurs critères, dont certains comme le prix ou les goûts personnels ne sont pas exprimés dans le tableau ci-dessous.

On retiendra de ce produit :

  • un des plus simples à régler,
  • un des drivers qui proposent le plus de possibilités de réglages, (non ce n’est pas un paradoxe)
  • un driver puissant,
  • un driver qui donne confiance,
  • un shaft un peu raide pour un golfeur index 15,
  • pour tirer le maximum de ce driver, un bon set-up loft, shaft, trajectoire est indispensable.

L’avis de la rédaction :

TaylorMade a encore réussi son coup de buzz. Ce driver est plus simple à régler, et pourtant offre plus de possibilités de réglages, notamment sur les effets latéraux.

Un club puissant mais qui pour être parfaitement utilisé demande de très bonnes compétences golfiques.

Maintenant même quand on n’arrive pas à centrer parfaitement la balle, le potentiel puissance de ce club est supérieur à beaucoup d’autres.

Au niveau look, on est presque surpris par le classicisme de TaylorMade qui finalement nous avait habitué à plus d’excentricité.

De ce point de vue, le SLDR manque même de caractère.

A la question, le SLDR est-il plus performant que le R1, nous répondons : incontestablement !

Entre le Callaway Optiforce et le TaylorMade SLDR, que faut-il retenir ?

En performances pures, sans fitting, le Callaway semble avoir une toute petite longueur d’avance. Ceci dit, on peut aussi fitter le Callaway…

En revanche, au niveau look et sensations, l’Optiforce ne nous avait pas laissé une impression inoubliable.

Un driver à mettre dans son sac ?

Pour nous, le SLDR intègre notre top-4 des drivers de l’année avec le Cleveland Classic XL Custom, le Titleist 913 D2 et le PING G25.

*Notre panel (TaylorMade SLDR/R1/ROCKETBALLZ stage2/ Callaway XHOT/RAZR FIT XTREME/OPTIFORCE/ Ping G20/G25/ANSER Cleveland CLASSIC XL Custom / Titleist 913 D2 / Cobra AMP CELL / Mizuno JPX 825)

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