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Test driver TaylorMade R15

Driver TaylorMade R15 en test au trackman

Très attendu par nos abonnés, nous vous proposons l’essai au trackman du driver star de la saison à venir, le TaylorMade R15. Après une année noire au niveau des ventes du géant américain, et la forte concurrence du Ping G30, et du Callaway Big Bertha, TaylorMade entend reprendre la main.

Préambule de l'essai du Driver TaylorMade R15

Pour ce test réalisé au sein du magasin US Golf de Champagne au Mont d’Or, sous le contrôle de notre consultant matériel, Clément Morelle, qui a mis à notre disposition un simulateur trackman, nous avons testé un driver TaylorMade R15 10,5° monté sur un shaft Fujikura Speeder 57.

Un shaft graphite qui en regular pèse 55 grammes, légèrement plus lourd que le shaft standard monté sur l’Aeroburner, l’autre driver lancé en même temps sur le marché par le leader commercial du segment drivers et bois de parcours.

Nous vous invitons à relire notre article consacré à ces deux clubs :

Ce qu’il faut savoir sur le R15

Proposés en deux version de tailles différentes, 460 et 430 cc (centimètres cubes), les R15 poursuivent l’ambition de drivers avec un centre de gravité bas, et en avant, la très grande différence avec le rival Callaway, qui réalise un autre pari technologique.

Comme leurs prédécesseurs, les R15 seront équipés d’un rail pour déplacer le poids sous la semelle. A ceci près, que le rail ne présentera plus un seul poids glissant, mais bien deux !

Les deux poids seront aussi plus lourds. Chaque poids pesant 12,5 grammes en comparaison au seul poids de 20 grammes sur le SLDR.

Le but étant d’apporter encore plus de tolérance.

En déplaçant les poids du R15 aux deux extrémités, on améliore très sensiblement le moment d’inertie du club, une mesure de la capacité du club à restituer de la vitesse de balle sur les frappes décentrées.

Le design du rail a quant à lui aussi changé.

La courbure vue initialement sur le SLDR a été quelque peu aplati pour garder le centre de gravité bas, surtout quand les poids sont portés aux extrémités.

Pour quel résultat concret ?

Selon les tests réalisés par la marque, le driver R15 lance la balle entre 0,5 et 1 degré plus haut avec 100 à 200 tours par minute de moins que le SLDR, déjà champion dans ce domaine l’an passé.

Nous allons donc vérifier ces paramètres dans notre test !

La tête étant au passage quatre grammes plus légère, ce qui devrait aider certains golfeurs à swinguer un tout petit peu plus vite.

Les deux versions R15 460 et R15 430 sont équipés du système d’ajustement des lofts qui permet de les faire varier de 4° (+2 ou -2), tout en ajustant aussi le lie, et l’angle de la face.

Le 460, le modèle le plus large, et donc le plus tolérant sera proposé à 479 € en version glossy noir, et blanc mat dans des lofts allant de 9.5 à 14 degrés.

De base, il sera monté sur un shaft Fujikura Speeder 57 Evolution (Extra stiff, stiff, regular et medium).

Les conditions du test R15

Pour les tests de clubs de golf, nous veillons à utiliser le même type de balle, afin de ne pas fausser les mesures entre les différents produits essayés.

L’essai a été mené par un golfeur amateur masculin d’1m83, disposant d’une vitesse moyenne de swing avec un driver de 92 mph (148 kmh).

Nous lui avons demandé de taper une dizaine de balles avec ce driver pour comparer les données avec les autres clubs de notre panel.

Précisons que pour nos tests, nous n’avons pas fitté les club ou changé les shafts, mais bien testé le club sorti du rayon, comme vous pourriez le faire au moment d’un éventuel achat.

Pour statuer sur ce test, les questions qu’il convient de se poser sont :

  • Est-ce que ce club est tolérant ?
  • Est-ce que ce club est puissant ?
  • Est-ce que ce club donne une meilleure précision entre la dispersion, et la plage d’atterrissage

- Tolérance ?

Pour déterminer la tolérance d’un club de golf, nous utilisons la mesure du smash factor, qui est le rapport entre la vitesse de swing du golfeur, et la vitesse de balle générée après l’impact.

Ce ratio peut aussi bien témoigner de la tolérance du club que de la restitution d’énergie de la face.

Il s’agit d’une note de maniabilité.

Smash factor

Pour ce test, nous avons eu l’idée de comparer les performances du R15 avec les précédents drivers TaylorMade déjà testés.

Sur le graphique ci-dessus, vous retrouvez en plus du R15 les ratios de l’Aeroburner, du JetSpeed, du SLDR, du R1, et du RBZ Stage 2.

De ce graphique, nous distinguons immédiatement la stratégie industrielle voulue par TaylorMade depuis 3 ans !

Chaque année, la marque sort au moins deux type de drivers : un club pointu (R15, SLDR, R1) et un club pour favoriser la vitesse de swing (Aeroburner, JetSpeed,RBZ).

Systématiquement, le club pointu (réglages, matériau…) est plus efficace que le club fait pour donner plus de vitesse de swing (léger, moins réglable).

Et souvent, le club pour la vitesse est un peu plus maniable et tolérant que le club pointu.

Le graphique ci-dessus révèle qu’entre 2013 et 2015, le niveau d’efficacité des drivers TaylorMade n’a jamais cessé de progresser globalement, passant de 2,15 (RBZ) à plus de 2,40 avec le R15.

Mais comme en matière de matériel de golf, il n’y a pas de miracle, en contrepartie, le smash factor a eu tendance à progressivement baisser dans le même temps passant de 1,46 à 1,43.

En clair, les drivers TaylorMade permettent de générer de plus en plus de distance, tout en perdant quelque peu en tolérance.

Rien d’inquiétant, rassurez-vous, mais cela traduit bien le fait que sur la note du smash factor, cela fait bien longtemps qu’un driver TaylorMade n’est pas arrivé en tête. Les ingénieurs semblent se détourner de cet indicateur, préférant au contraire, misé sur la baisse du taux de spin, et l’augmentation du loft dynamique.

A l’inverse, Callaway nous semble à l’exact opposé, cherchant au contraire, à améliorer le smash factor de ses drivers (voir le dernier test du Big Bertha Alpha 815).

Résultat : Le R15 est moyennement tolérant.

- Puissance ?

La puissance est un facteur que nous corrélons fortement à la distance générée avec un club de golf.

Et dans ce contexte, en plus de la vitesse de balle, le taux de spin, et plus globalement le degré d’efficacité du couple golfeur-club peuvent expliquer des écarts de distance.

Le degré d’efficacité est le ratio entre énergie déployée (vitesse de swing), et le rendu final du tandem joueur-club (distance au carry).

La moyenne de ce ratio sur notre panel est de 2.23

Précisons qu’un driver peut générer une grande distance sans être efficace…Simplement, cela traduira une sous-utilisation du potentiel du joueur ou du club.

Le R15 a obtenu la note la plus élevée 2,42, ex-aequo avec le Srixon Z545.

Pour expliquer ce très haut niveau de performance, intéressons-nous à deux paramètres : le spin, et l’angle de lancement.

Les ingénieurs qui conçoivent les drivers ont récemment admis que l’angle de lancement idéal d’un driver était de 17° combiné avec un taux de spin avoisinant les 2700 tours par minute, pour obtenir une courbure, et une trajectoire de balle idéale pour un maximum de distance.

Sans ménager de suspense, la performance du R15 tient essentiellement dans deux paramètres : un taux de spin de seulement 2000 tours, soit le taux le plus bas que nous ayons jamais mesuré, et un angle de lancement de 20°, là-aussi, un taux plus élevé que la norme, et ce toujours pour un driver 10,5° !

Trajectoire

Ces résultats nous ont donné l’idée de vous présenter un nouveau graphique pour illustrer nos tests.

Ci-dessous, vous trouverez un croisement du taux de spin en tours par minute (abcisses) allant du plus élevé au plus faible, avec le loft dynamique du plus fort au plus faible (ordonnées).

Pour lancer une balle loin, mieux vaut la lancer haute avec un taux de spin réduit, soit la case idéale en haut à droite de notre graphique.

Croisement du spin et du loft

Résultat : Le club le plus puissant de notre panel.

- Précision et dispersion ?

Quelle est la part de performance imputable au testeur, quelle est la part imputable au club ?

Les résultats publiés ci-dessous peuvent être différents pour d’autres joueurs de golf.

De manière objective, nous prenons en considération deux paramètres : la dispersion latérale, et l’écart entre la balle la plus courte, et la plus longue.

Pour ne pas tomber dans le piège des moyennes entre un coup tapé 10 mètres à gauche, et un coup tapé 10 mètres à droite qui donne une moyenne…au centre !

Nous prenons en compte le nombre de balles tapées le plus près du centre du fairway, soit dans le cas présent, 6 sur 10, un résultat très satisfaisant pour un golfeur d’index moyen alors que 3 balles s’écartent franchement du centre du fairway.

Dispersion

Concernant la régularité des frappes, et la plage d’écart entre la balle la plus courte, et la plus longue, nous constatons ici un rayon d’actions de 32,4 mètres, ce qui est légèrement plus fort que la moyenne du panel qui est 29 mètres.

Pour nuancer ce constat, 7 balles sur 10 ont été tapées tout près du maximum de distance généré avec ce driver.

Résultat : Le R15 est relativement peu dispersant.

Classement provisoire du meilleur driver 2015 loft 10,5° en regular

Désormais, après chaque nouveau test, nous vous proposerons le classement du meilleur driver sur le critère de la distance au carry.

A ce jour (Mars 2015), le R15 se classe en première position avec 207,8 mètres de distance moyenne au carry, dépassant de 3,4 mètres le nouveau Titleist 915 D2, et 5,8 mètres, l’Aeroburner qui complète le podium provisoire.

Classement 2015

Bilan du test :

Au début de l’article, nous relations le fait que TaylorMade revendiquait un angle de lancement plus élevé d’1° par rapport au SLDR combiné avec une baisse du taux de spin de 200 tours.

Notre test démontre que l’angle de lancement a progressé de 2°, et le taux de spin a baissé de 400 tours !

Avec le R15, pas de fausses promesses, au contraire, TaylorMade n’en fait pas des « caisses » concernant son nouveau driver, mais pourtant, c’est bien le club le plus long de notre panel.

Bilan du test

Nous sommes impressionnés par la faiblesse du taux de spin, et la progression du loft dynamique, qui suffisent à expliquer le gain de distance constaté.

Depuis le début de l’année 2015, les drivers que nous avions testé jusqu’à présent, nous avais déjà donné l’impression d’une nette progression par rapport aux modèles précédents.

Depuis le G30, toutes les marques ont sorti des clubs en net progrès, pourtant TaylorMade arrive encore à conserver sa position de leader technique.

Un mot sur le shaft !

Alors que pour le SLDR, nous nous étions repris à 3 fois pour trouver la performance annoncée par TaylorMade, avec le R15, pas de suspense ou de jeux de pistes pour trouver immédiatement les résultats annoncés par la marque !

Le shaft Fujikura Speeder 57 y est sans doute pour quelque chose, même si sur le SLR, ce shaft ne nous avait pas impressionné.

De deux choses l'une, soit le R15 en a encore sous la semelle avec un shaft Matrix 57 par exemple, ou alors, le couple tête R15 - shaft Speeder 57 est plus performant...

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