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Drivers TaylorMade M4 et M4 D-Type

Lancé dans la foulée du M3, le nouveau driver M4 va se positionner comme le club le plus tolérant des deux modèles, tel que pouvait l’être déjà le M2 par rapport au M1 l’an passé. Si le driver M3 est largement ajustable, le M4 présente à contrario peu de réglages. Sera-t-il moins attractif pour autant ?

Découverte du nouveau driver TaylorMade M4

Lors de la présentation à la presse européenne, le 6 décembre dernier à Londres au Mercedes-Benz World, Brian Bazzel a commencé son show par le M3, le modèle star de la gamme, car il cumule toutes les nouvelles technologies développées par TaylorMade.

En parallèle au lieu choisi par la marque pour nous présenter ses nouveaux produits 2018, à savoir le musée d’une marque automobile de prestige, on pourrait considérer que le M3 est le modèle prototype alors que le M4 pourrait être considéré, à l’inverse, comme le modèle de série.

Bien entendu, en matière de clubs de golf, ce n’est pas aussi caricatural, et les deux produits peuvent correspondre à deux typologies de clients bien différentes.

En 2017, le TaylorMade M2 a dominé le classement des drivers les plus vendus en France devant les Callaway Epic et Fusion.

Le M1 était finalement assez loin dans le classement, confirmant que si ce modèle était le plus avancé, par son positionnement prix, et par son image de produit complexe, il repoussait parfaitement les ventes sur le modèle M2.

Autre élément, pour l’avoir testé, le M1 était particulièrement difficile à utiliser pour un amateur.

Le smash factor que j’avais constaté au moment du test, était même très bas, laissant supposer que c’était un club vraiment difficile à manier.

J’avais essayé plusieurs shafts, sans jamais parvenir à un résultat pleinement satisfaisant.

Inversement, le M2 a été rapidement l’un des meilleurs drivers de la saison, avec un smash factor élevé, et une distance importante en comparaison des autres drivers du moment.

L’an passé, le M1 était un club d’un swing weight en D4 alors que le M2 paraissait plus abordable en D3. Le M1 en version 440 cc me paraissait alors vraiment injouable.

Cette année, le set-up du M3 avec un swing weight en D4 pourrait ne pas changer la donne.

Je reste persuadé que le précédent M1 a été imaginé spécifiquement pour quelques joueurs du TOUR professionnel, et nullement adapté à la vente pour des amateurs.

Qu’en sera-t-il cette année ?

A priori, à constante égale, le problème devrait être le même. Le M4 devrait être à la fois la meilleure vente, et le club le plus abordable de la gamme TaylorMade pour de « simples » amateurs.

Point de « y-track » pour régler les deux poids de 11 grammes vers l’arrière ou l’avant, ou donner des effets de fade ou de draw, qui sont de toute façon difficiles à démontrer pour un amateur.

Le M4 va à l’essentiel tout en reprenant les éléments clés et très vendeurs des technologies « Twist Face » et « Hammerhead Slot ».

Comme évoqué dans mes deux précédents sujets sur la présentation de la gamme 2018, et le driver M3, le M4 va donc présenter cette fameuse face vrillée de la pointe au talon.

TaylorMade a découvert qu’une telle remise en question de la face dite « bulged » ou bombée pouvait réduire considérablement le sidespin, et donc la dispersion latérale.

Selon les chiffres apportés par TaylorMade, cette réduction pourrait être drastique.

Imaginez-vous taper un drive à 180 ou 200 mètres avec un effet de slice ou de hook de 30 ou 40 mètres sur le côté du fairway, qui au bénéfice de cette nouvelle face « vrillée » verrait votre balle moins se déporter sur le côté, et même rester sur le fairway !

En la matière, TaylorMade touche du doigt le vrai problème rencontré par les golfeurs : la dispersion au drive !

Pour relancer les ventes du club numéro un dans le sac, c’est un argument plus que pertinent.

Comme le putter qui rentrerait tous les putts, le driver qui serait moins dispersant va attirer l’attention de tous les golfeurs, fans de TaylorMade ou pas.

Si cette technologie s’avère réellement efficiente, cela pourrait complètement changer le visage de l’industrie.

Très rapidement, les autres marques pourraient proposer des variantes pour atteindre le même résultat.

Alors que TaylorMade, comme d’autres marques, a souvent pris le risque d’être pris en défaut sur l’argument de la distance supplémentaire, cette fois, elle a le mérite d’ouvrir un nouveau champ d’investigation pour le matériel.

Personne n’avait remis en cause la face bulged depuis longtemps.

Ajuster le loft selon le point de contact est une idée qui peut paraître simple sur le papier, mais complexe à réaliser.

Il fallait être capable de tordre la face sans la casser, tout en conservant les propriétés de flexions capables de générer une vitesse de balle importante.

L’idée est simple : Augmenter le loft en pointe, là où les coups décentrés donnent du hook (trop à gauche) et augmentent le spin, et réduire le loft en talon, là où les coups décentrés donnent du slice (trop à droite) et réduisent le spin.

Finalement, TaylorMade veut atténuer le plus possible le sidespin, tout en normalisant le taux de backspin donné à la balle d’un coup à l’autre.

Si j’ai pu toucher les clubs, je n’ai pas encore pu tester concrètement avec un trackman comme support.

D’ici à la sortie du club en février 2018, il me reste un peu de temps pour apporter la réponse.

Le fait d’avoir été choisi comme seul représentant de la presse française lors de cette journée du 6 décembre, me laisse espérer recevoir des échantillons, avant la sortie produit en magasin.

A la différence du M3, le M4 va nous proposer une surface de frappe élargie et plus tolérante.

Au-delà des mots, TaylorMade avance l’argument que le COR est 67% plus large par rapport au M2, et principalement au bénéfice de la deuxième technologie importante sur ce nouveau club, le principe Hammerhead.

Un élément du passé me laisse penser qu’effectivement le M4 n’aura pas de mal à être plus tolérant que le M3 : le rapport précédent entre M2 et M1, où déjà il y avait une nette différence de tolérance en faveur du M2.

Si on suit l’argumentation de Brian Bazzel, patron du département R&D chez TaylorMade, le M4 devrait être encore plus performant dans ce domaine par rapport au M2.

Comment la face peut-elle générer plus de vitesse de balle par l’intermédiaire d’une fente sous la semelle ?

Qui dit fente ou cavité suppose des supports latéraux pour néanmoins maintenir la structure du driver.

Selon TaylorMade, c’est justement le net renfort de ces supports qui a permis d’affiner encore la face, la rendre plus flexible, et donc plus génératrice de vitesse de balle, à vitesse de swing constante.

La nouvelle face permet d’économiser 8 grammes en périphérie.

Pour que le driver reste néanmoins stable à l’impact, la masse à l’arrière de la tête a été augmentée de 22 à 41 grammes, soit une augmentation de 86%.

En soi, augmenter le smash factor tout en réduisant le spin, notamment sur un coup parfaitement centré.

L’épaisseur maximum de la face a été réduite de 4,47 mm à 3,6 au centre alors qu’en périphérie, l’épaisseur a été réduire de 2 mm à 1,92 mm.

En complément, la masse globale de la face a été réduire de 45,5 grammes à 37,6 grammes, soit 17,3% par rapport à la face du précédent M2.

Sur le papier, c’est purement mathématique, et donc vérifiable. En pratique, il faudra néanmoins quantifier le gain de distance, tout en sachant qu’il s’agit d’ajustements marginaux.

Si vous réduisez le spin de 200 tours et gagner 1 mph de vitesse de balle, à haut niveau, le gain de 5 ou 6 mètres est énorme. Pour un amateur, ce n’est pas certain qu’il sente la différence de la même façon.

C’est tout le problème des communications dithyrambiques des marques sur des gains énormes par rapport à des avancées technologiques qui sont certes importantes.

A force, les consommateurs s’attendent à voir des gains spectaculaires.

Or, le gain de quelques mètres sur un club qui ne change pas fondamentalement (un driver reste un driver) est en soi une prouesse.

La limite de la communication des marques, c’est que les amateurs entendent depuis des années qu’ils vont gagner de la distance, et finissent par contredire l'idée qu’ils pourront bientôt aller sur la lune.

Il faut, et c’est sans doute mon rôle, apporter de la finesse et du recul entre le discours de la marque, et les fortes attentes générées sur et pour le consommateur.

Si déjà le M4 pouvait sérieusement réduire ma propension à disperser, le bénéfice serait tellement important sur le reste de mon jeu, que cela reléguerait assez loin la préoccupation d’amélioration de la vitesse de balle à l’impact.

Dernier argument présenté par Brian Bazzel, le M4 intègre toujours la technologie Geocoustic, qui est essentiellement un habillage du son pour le rendre plus explosif.

L’an passé, cela n’avait pas particulièrement plu à notre consultant, Xavier Bretin.

Le son est un élément qui préoccupe beaucoup les marques comme j’ai pu le constater lors de ma visite du siège de TaylorMade en Californie, car comme l’esthétique, elles peuvent considérer que l’utilisateur final peut choisir sur une « impression » sonore de la distance.

A en juger par les ventes, cela fonctionne.

Beaucoup de golfeurs achètent ce produit parce qu’il est joué par McIlroy ou que le son donne l’impression que le club est puissant.

Selon moi, le principe Geocoustic est quand même un habillage marketing difficile à traduire en performance objective et quantifiable.

Du M4, ce qu’il faut retenir, c’est plutôt le principe de face « twisted » qui, si efficient, peut apporter un bénéfice considérable.

Distribué à partir du 16 février prochain au prix de 429 dollars, le M4 sera proposé en loft 8,5 degrés jusqu’à 12 degrés.

Le shaft standard sera un Fujikura Atmos Red en 6X, 5S, 5R, et 5A.

En plus du M4, comme pour le M3 décliné en M3 440cc, TaylorMade va proposer une version M4 D-Type avec des caractéristiques de lancement plus élevées, et plus de draw pour une tête 460 cc.

D-Type pour Draw, un club imaginé pour contrer le slice avec plus de poids en talon (41 grammes), un peu d’offset, et une organisation visuelle qui favorise l’alignement à l’adresse.

Comme je l’ai déjà exprimé à plusieurs reprises, je n’aime pas ce type de correction sparadrap sur une jambe de bois.

Ce n’est qu’un avis personnel. Si on veut régler un problème de slice, il faut traiter le mal à la base : Travailler la direction de son swing !

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