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La révolution TPT en matière de manche pour driver de golf

La révolution TPT en matière de manche pour driver de golf

Avec le concours du pro, Xavier Bretin, consultant de JeudeGolf.org pour les tests de clubs de golf, nous avions déjà publié un premier article concernant les nouveaux manches TPT Golf, fabriqués en Suisse. Ce premier contact réalisé en décembre à Lyon, nous avait permis de découvrir ce produit ultra-premium au procédé de fabrication révolutionnaire. Depuis, six mois se sont écoulés. Dans ce laps de temps, nous avons pu réaliser une enquête complète, rencontrer David Leadbetter, échanger avec Alexandre d’Incau, notre consultant clubfitting, et tester un manche avec notre Trackman, et en plus, réaliser des essais sur parcours. Nous avons de nouveaux éléments déterminants à vous partager…

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Dans l’industrie du golf, il y a un terme qui revient souvent, et notamment à Orlando, dans le cadre du PGA Show, et du lancement de la saison des ventes des équipements pour le golf : Tous les produits sont des « Game Changer ».

C’est le principal argument de vente d’un club, d’un accessoire ou de n’importe quoi en référence avec le golf.

Comme si, pour vous, acheter un équipement devait faire bien plus que sa simple fonction !

Le club n’est plus un simple club de golf fait pour taper dans une balle, c’est un GAME CHANGER !

Le marketing des marques est devenu caricatural à la longue, mais le pire, c’est que cela marche encore, et toujours…

Qu’est-ce qu’un véritable « Game Changer » dans cet océan de « Game Changer » ?

Un club, un accessoire, un outil qui pourrait avoir, par sa simple existence, et son excellence, un résultat direct et concret sur la performance du joueur.

Pire, ce serait un Game Changer surtout pour les amateurs alors que les professionnels en auraient beaucoup moins besoin, pouvant compter sur leur seule compétence.

Le mot Game Changer est aujourd’hui galvaudé, car dans notre vie de golfeur de tous les jours, combien de fois avons-nous réellement rencontré un produit qui a tout changé?

Pour ma part, au cours de ces 8 dernières années, je crois n’en avoir rencontré que quatre ou cinq. Dans mes souvenirs récents, j’en décrirais seulement trois : Mes fers forgés tolérants versus mes lames… Oui, j’ai gagné en tolérance et en distance, surtout parce que les lames étaient inadaptées pour moi.

Plus récemment, je dirai que le Système Arccos a changé mon jeu, et si je me fie à ses statistiques, j’ai gagné 5 points d’index, passant de 15 à 10, sans jouer plus régulièrement au golf.

Et cette année, finalement, après avoir testé au trackman, avec des données complémentaires sur le centrage de balle dans la face, et sur le parcours, je peux certifier, et m’engager dans le fait de dire que oui, le shaft TPT a changé mon jeu.

Pour aller directement à la conclusion, et je développerai ensuite…

Je suis passé d’une moyenne sur le parcours de moins de 50% de fairways touchés en régulation à près de 80%, et par effet induit, je suis passé d’une moyenne de 200/205 mètres de distance moyenne au drive sur le parcours, à 220/225 mètres, mesuré et enregistré par le GPS Arccos.

Attention, je précise que le gain de distance est en fait la résultante d’une réduction drastique de la dispersion à gauche ou à droite, plutôt qu’une augmentation de la vitesse de swing, ou le smash factor.

En réalité, si on y réfléchit, c’est complètement logique !

Quand vous enlevez une, deux, trois, quatre ou plus de drives qui finissent dans un arbre, dans un obstacle ou dans le rough, à la fin, la moyenne de distance monte naturellement.

A l’origine du premier sujet consacré à TPT en novembre 2017, j’avais noté les excellents résultats de Justin Rose sur le circuit professionnel, et justement après l’usage d’un nouveau shaft.

C’est ce qui m’a motivé à retester ce manche avec la même tête de driver.

Cependant, je vais tout de suite couper court à toute forme de débat sur la tête.

Si j’ai testé avec une tête TaylorMade M3, ce n’est pas pour faire un plébiscite de la marque par rapport à une autre.

J’ai simplement voulu reproduire ce que j’avais observé.

Si Justin Rose avait joué chez Callaway ou Ping, je me serais arrangé pour prendre la tête équivalente.

Cette parenthèse pour relativiser, pour une fois l’importance de la tête versus le manche!

L’industrie ayant fait le choix de privilégier la tête au détriment du manche depuis des années, avec TPT, nous avons un exemple de renversement complet du phénomène !

Et si le manche était bien plus important que la tête ?

Sur le marché actuel, le prix de revient d’une tête de driver est sans comparaison avec celui d’un manche acheté à un sous-traitant chinois, coréen ou Japonais dans le meilleur des cas.

Dans le cas du manche TPT, pourquoi les marques ne se sont pas déjà précipitées pour vous offrir cette solution ?

Peut-être parce que pour 500 ou 700 euros le manche, il faudrait complètement revoir l’économie et la construction du prix d’un driver, déjà vendu plus de 500 euros avec seulement 15 euros consacrés au manche.

Le cas présent, j’ai testé un manche à plus de 500 euros monté sur une tête à près de 500 euros, soit un driver à 1000 euros.

Sans avoir testé, spontanément, je n’aurai accepté de mettre un tel prix pour mon driver, et pourtant cette expérience vaut le coup.

Lors du premier essai réalisé en hiver, la prise de contact avec les manches TPT m’avaient interpellé, mais pas encore convaincu.

Quelques jours plus tard, sous le soleil d’Orlando, sur le stand TPT du démo day, sans radar, les frappes que moi ou Xavier avions pu produire nous avaient excité.

C’est vraiment là que j’ai pris conscience de la stabilité du manche pendant le downswing.

Je vais argumenter avec des chiffres, mais avant cela, je voudrais vous passer cette information.

La première chose qui se passe avec un manche TPT, se situe au niveau sensationnel.

Vous avez vraiment l’impression de contrôler le manche, et de le tenir sur le chemin « invisible » pour le joueur. puisque majoritairement situé dans le dos avant d’arriver sur la balle.

L’autre mot galvaudé au golf, c’est consistance !

Au golf, tout est consistant ! Avant de taper avec un manche TPT, je ne suis pas sûr d’avoir déjà expérimenté cette notion de consistance.

Après des semaines à attendre un échantillon de la part de TPT, quand le 16LKP MT SW que j’avais sélectionné en me basant sur mes impressions du mois de décembre, et ma vitesse de swing, est arrivé, j’ai pu le tester au trackman, et bénéficier des nouvelles fonctionnalités du launch monitor, notamment muni désormais de la fonction « Impact location ».

Le 5 juin dernier, au practice du golf de la Sorelle où je peux taper des balles Srixon Z-Star, j’ai donc effectué trois tests comparatifs.

J’ai testé le M3 (loft 10,5 degrés) avec son manche standard long de 45,5 inches de la marque Fujikura (Atmos) en stiff.

Puis j’ai testé la même tête avec le manche TPT 16LKP MT SW. Xavier Bretin a réalisé le même essai avec le manche qu’il avait choisi, le 17 MKP.

Dans les deux cas, nous avons expérimenté des gains concrets et mesurables. C’était avant d’aller jouer ce manche sur le parcours, et pendant une partie de 18 trous.

Ci-dessus, les frappes avec le manche standard.

On peut constater que si le smash factor est plutôt correct, sans être exceptionnel (1.46).

L’explication tient dans le fait qu’en moyenne, les frappes sont plutôt tapées au centre mais bas dans la face.

Selon le Trackman, en moyenne, sur 7 frappes, l’impact moyen est 14 millimètres sous la ligne centrale dessinée sur la face du driver.

Surtout, le constat le plus intéressant se trouve au niveau du dessin des trajectoires avec des balles à gauche, à droite, et au centre.

Pour une distance moyenne de 227,5 mètres, je peux disperser de 12,7 mètres en moyenne, à gauche ou à droite.

Concrètement, sur cet autre graphique, on peut voir des balles 15 mètres à gauche en fin de course, une dans l’axe, deux entre 5 et 15 mètres à droite, et deux hors course à l’extérieur du fairway.

Sur cette deuxième série de frappes, il y a deux choses qui sont à retenir : La couleur qui résume la régularité des impacts au centre de la face, et la forme des trajectoires de balles versus le précédent graphique.

N’étant pas un golfeur professionnel, bien entendu, je ne frappe pas parfaitement, et le manche TPT ne va pas aussi loin dans l’aide apportée.

Cependant, il fait au moins une chose déterminante : Plus stable pendant le mouvement, il me permet de ramener la face plus square plus souvent.

Entre les deux séries de frappes, je vous assure que les chiffres traduisent que c’est bien le même swing !

Direction du swing, et chemin de club sont pratiquement identiques ! Cependant, la position de la face à l’impact est à 0 degré (square) avec le TPT, et ouverte à 1,8 degrés (pratiquement 2 degrés) avec le manche conventionnel.

Comme, naturellement, je présente un chemin de club plutôt intérieur-extérieur, avec une face ouverte, je créé les conditions d’une trajectoire en draw ou en push.

Avec le TPT, si le draw ne disparaît pas encore tout à fait (le chemin), les pushs s’effacent considérablement.

Sur ce graphique, le résultat n’est pas encore aussi flagrant, bien qu’il n’y ait plus de balles en push.

En réalité, il y a encore un autre élément que je peux ajouter, et qui m’est propre. Je peux réduire ma direction de swing, et la rapproche de 0 degré pour taper des balles plus droites.

Ce premier test ne révèle pas que le manche TPT permet de gagner en distance !

En réalité, alors que j’ai swingué à 98,6 mph au lieu de 97,7 mph avec le précédent shaft, ma vitesse de balle a même baissé de 142 à 140 mph avec le TPT.

A ce stade, sur ce premier test, j’avais surtout réduit la courbure donnée à mes balles (9 mètres au lieu de 12).

De là, j’ai eu l’idée de modifier le loft de la tête. Je suis passé de 10,5 à 9,5 degrés.

Non seulement, comme l’illustre le graphique en haut à gauche, je n’ai pas perdu en qualité de centrage, mais j’ai regagné en vitesse de balle, tout simplement parce que j’ai remonté le point de contact moyen dans la face.

Au lieu de taper 15 millimètres sous le centre de la face, en modifiant le loft et la hauteur de mon tee, j’ai remis les frappes quasiment parfaitement au centre de la face.

Comme le précédent test, la face est restée square pendant cet essai.

J’ai regagné en vitesse de balle, et fait baisser le spin sous l’effet du centrage.

Le shaft TPT ne démontre toujours pas un gain de distance versus l’ATMOS.

La seule chose qui baisse encore, c’est la courbure moyenne donnée à la balle, qui descend de 12 à 9 puis à 4,7 mètres dans ce dernier essai.

Il ne me restait plus qu’à tester sur le parcours…

Depuis que j’ai installé Arccos en 2017 sur mes clubs, j’ai disputé une quinzaine de parties de golf sur 18 trous.

Sur ces 15 parties, Arccos détermine que mon index moyen au driving est comparable à celui d’un golfeur classé 20.

En moyenne, je ne prends que 49% de fairways en régulation (en comptant la partie avec le TPT) pour 29% à gauche du fairway, et 21% à droite.

Ce manque de régularité a un impact direct sur le nombre de greens en régulation, et du coup, le score final.

Sur un golf que je n’avais plus joué depuis 15 ans (Isabella en région parisienne), mon index de driving selon Arccos est tombé à 3.9, considérant que j’ai drivé en moyenne à 225 mètres avec 80% de fairways en régulation.

Sur 10 drives, 8 ont trouvé la piste pour seulement 1 légèrement à gauche, et le dernier de la partie à droite.

Pendant toute la partie, à chaque fois que j’ai sorti le driver, j’ai ressenti un sentiment de confiance que je n’avais plus senti depuis longtemps, comme si je savais que je pouvais lâcher les « watts », la balle serait sur le fairway.

Plus haut, j’ai parlé de sensations au practice à Orlando.

Là-encore, plus que les chiffres, je voudrais insister sur ce sentiment de confiance accrue donné par le club.

Xavier Bretin a vécu exactement la même expérience avec son manche 17 MKP de TPT.

La même expérience au practice avec une réduction évidente de la dispersion, et la même expérience sur le parcours avec un score très nettement amélioré.

Jusqu’à présent, je n’avais pas beaucoup d’expérience d’un produit qui pouvait jouer nettement sur le rendement du joueur.

Avec le manche TPT, couplé à un petit travail sur la direction de mon swing, j’ai vraiment pu faire une différence sur la réduction de la dispersion, ce qui finalement a permis un gain de distance.

Comme vu plus haut, sur le practice, en moyenne, on ne tape pas plus loin avec le TPT.

En revanche, sur le parcours, là où cela compte, j’ai gagné 10 à 15 mètres de moyenne, en mettant simplement moins de drive hors de la piste.

Le test des manches TPT va rester un fil rouge sur JeudeGolf.org cette année.

J’ai conscience qu’il faut encore d’autres tests.

Cependant, entre ce qui été vu en décembre, les sensations à Orlando, les tests au Trackman, et sur le parcours, Xavier comme moi, affirmons qu’il se passe quelque chose avec ces manches.

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