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Fers TaylorMade M2 2017

L’an passé, le M2 a été une des meilleures ventes de matériel en France. Cela faisait bien longtemps que TaylorMade cherchait le produit idoine, celui qui mettrait tout le monde d’accord. Après bien des travaux de recherches, le M2 s’était distingué par sa grande maniabilité, entre autres avantages. Il est presque étonnant que seulement quelques mois après sa mise sur le marché, TaylorMade ait déjà revisité ce club, pour proposer une nouvelle version. S’agit-il d’un simple changement cosmétique ou le nouveau M2 peut-il surpasser son prédécesseur ? Etre ou ne pas être…telle est la question.

Dès que vous posez le regard et les mains sur le nouveau fer TaylorMade M2, vous comprenez qu’il s’agit d’une philosophie très similaire. Toutefois, TaylorMade n’en démord pas, et tente à nouveau l’aventure des « slots » ou « speed pockets » sur la face, un concept déjà vu sur les précédents fers RSI, qui eux n’avaient pas connu le même succès.

C’est toujours la recherche d’un centre de gravité toujours plus bas qui est à l’origine de cette nouvelle gamme.

Comment innover en matière de fers quand la limite autorisée du coefficient de restitution est déjà atteinte ?

Selon TaylorMade, les « face slots », cavités qui entourent la face du club quel que soit le nom que l’on souhaite leur donner, ont pour objet de réduire les pertes de vitesses de balles sur les coups tapés en dehors du centre, et plus précisément du sweet spot.

Ce qui équivaut à ne plus chercher la perfection sur les meilleurs coups, étant déjà à la limite du possible, mais à chercher à améliorer le smash factor global du club sur tous les coups tapés, et surtout les mauvais.

Le M2 est vraiment un club pensé pour les amateurs. Les pros n’ont pas trop ce type de préoccupations.

La top line et la leading edge du nouveau M2 ont été affinées de 33% à seulement 1mm d’épaisseur.

Autre élément qui avait été particulièrement remarqué avec le premier M2, le hosel cannelé a lui aussi été aminci à 6 sections au lieu de 8, ce qui au passage a permis d’économiser 2 grammes sur la partie supérieure, et 3 grammes par rapport à un hosel normal.

Tout ceci a contribué a abaissé le centre de gravité de 1.2 mm, ce qui ne paraît pas en soi beaucoup, mais en part relative, cela représente 7%, ce qui est déjà plus significatif.

La speed pocket sous les fers 4 à 7 a elle-aussi subi une cure d’amaigrissement et dans le même temps allongé de 20% pour maximiser la vitesse de balle à l’impact.

Le M2 2017 par rapport au M2 2016 est un bien une sorte de diamant retaillé de part en part pour aller chercher ce petit quelque chose en plus.

C’est bel et bien un club dans la catégorie « improvment », mais il se veut tout de même appréciable par les bons joueurs avec un niveau d’offset, et une dimension raisonnable pour les clubs les plus ouverts, une fois posé au sol.

A mesure que l’on avance dans les numéros, la dimension de la tête et l’offset augmentent légèrement pour les rendre plus faciles à taper.

Le fer 4 a déjà la réputation d’être surpuissant au bénéfice d’un coup tapé à 240 mètres par Dustin Johnson pendant une démonstration ! Une publicité incroyable !

Précisons que comme son prédécesseur, les lofts du nouveau M2 sont plus fermés que la moyenne des clubs de golf équivalent. Le fer 4 est justement de seulement 19 degrés !

Le club ne serait globalement pas aussi performant sans un shaft stable et léger comme le FST Reax HL 88. J’y reviendrai ci-après avec le premier test de ce nouveau M2.

Premier essai du nouveau fer M2

En 2016, le M2 m’avait particulièrement bluffé. Parmi les meilleurs clubs, et même le meilleur fer improvment de l’année, en résumé, il cumulait maniabilité et distance en conséquence d’un loft plus fermé, et d’une tête qui malgré cela favorisait un angle de lancement relativement élevé, et plus de tolérance.

Cette année, je dois reconnaître que je n’ai pas swingué à la même vitesse que l’an passé pour ce comparatif.

En un an, mon swing a bougé. J’ai un peu perdu en vitesse, ce que j’ai gagné en contrôle.

J’aurai pu hésiter à présenter un tel tableau, et au contraire, chercher à refaire le test pour équilibrer les vitesses de swing.

Ceci dit, les résultats ci-dessus vont tout de même m’aider à étayer mon propos sur les nouveaux M2.

Pour aller droit au but, je suis prêt à admettre que le nouveau M2 propose une légère amélioration. Pour autant, si j’avais acheté une série M2 l’an passé, cela ne justifierait pas de changer à nouveau.

Sur le tableau, j’ai illustré deux configurations rigoureusement identiques. J’ai comparé les deux têtes sur le même shaft standard et de série, le Fujikura REAX 88 Regular, un manche acier plutôt léger (seulement 88 grammes).

A un an d’intervalle, non seulement, j’ai swingué beaucoup moins vite (8mph d’écart), mais je n’ai pas contacté les balles de la même manière.

Je suis arrivé sur la balle avec un loft dynamique beaucoup plus bas (23 degrés contre 26), et j’ai donné beaucoup moins de spin à la balle (4000 tpm contre 6000).

Un niveau de spin d’un fer 4 ou d’un fer 5 alors que le nouveau M2 était bel et bien toujours un fer 7 !

En distance totale, le résultat quantifié est pourtant un écart de seulement 3 mètres en moins du fait d’un niveau de roule beaucoup plus élevé.

Un indicateur est fiable et révélateur : le degré d’efficacité qui neutralise la question de la vitesse de swing.

Avec le nouveau M2, si j’avais swingué à la même vitesse, j’aurais vraisemblablement été beaucoup plus long (1,92 contre 1,88 de degré d’efficacité, ratio entre vitesse de swing et la distance générée) !

Considérant que pour ce premier essai, j’avais été tout de même très en-dessous de ma vitesse usuelle, j’ai refait le test, mais cette fois en changeant de shaft.

Pour rester sur quelque chose de comparable, j’ai opté pour un fer acier regular KBS Tour 105 R. Un choix qui n’allait pas franchement dans le sens d’augmenter la vitesse de swing puisque ce shaft était en fait un peu plus lourd (105 grammes).

Cependant, je me suis rapproché de ma vitesse du moment au fer 7 (80 à 81 mph).

Encore en-dessous de la vitesse de balle que j’avais produit en 2016 (114 mph), j’ai tout de même obtenu un smash factor et un degré d’efficacité amélioré avec le nouveau M2.

Même constat, à vitesse de swing équivalent, j’aurais été bien plus performant avec ce nouveau club.

Comme dans ce deuxième essai, le taux de spin s’est avéré encore assez bas (seulement 5000 tpm pour un fer 7), et un angle d’atterrissage moins prononcé (44 degrés contre 48), mes balles ont plus roulé pour finalement légèrement dépassées la distance totale du M2 de 2016, soit 152,9 mètres contre 152,1 mètres.

En swinguant bien moins vite, j’ai réussi à aller aussi loin, et même un peu mieux en moyenne.

En réalité, ce qui est le plus intéressant, ce n’est pas le gain de distance moyen qui dans ce cas est tout de même très relatif. C’est l’écart entre mes deux moins bonnes balles qui est favorable au nouveau fer (+2 m). Cela aurait tendance à confirmer les efforts de TaylorMade sur les coups décentrés.

Dans quelques jours, j’aurai l’occasion de compléter ce test avec d’autres testeurs, et je verrai bien ce qu’il en est pour d’autres profils. En attendant, ma première impression tend à être plutôt positive pour ce nouveau M2.

J’ai un peu l’impression que pour le test de l’an passé, j’étais dans la forme de ma vie ou terriblement en confiance, ce qui explique des performances très supérieures.

Visiblement, je n’ai pas été le seul à faire ce type de constat, à en juger par les ventes de fers M2 en 2016.

Quoi qu’il en soit, le M2 fait bien partie des clubs puissants du moment au même titre que le Callaway Steelhead XR.

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