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Pourquoi on rate souvent ses coups avec un bois-3 sur le parcours ?

Pourquoi on rate souvent ses coups avec un bois-3 sur le parcours ?

On entend souvent dans la bouche des golfeurs que le bois 3 est le club le plus délicat à jouer du sac. En fait, c’est aussi mon cas, et c’est pourquoi je pense que cet article pourra être utile à pas mal de golfeurs qui grattent ou font des tops avec un bois 3 sur le tee ou pas, sans réellement en comprendre l’origine. L’idée de cet article m’est aussi venu après une petite discussion avec Glenn Mahler, au Titleist Performance Institute, qui me faisant tester des bois, m’a en fait mis sur la voie…

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Au départ d’un trou sur le parcours, on a besoin d’un maximum de confiance.

La plupart du temps, sur un tee shot d’un par-4 ou d’un par-5, on est disposé à sortir le driver ou en tout cas, un club pour faire de la distance.

Pour ma part, sur environ 14 occasions, je ne suis pas systématiquement obsédé par le driver. Disons que je peux le sortir 10 fois, et dans certaine situation, je vais préférer assurer le coup avec soit un bois 3, ou soit un fer 3.

Au cours d’un ancien article basé sur une étude faite aux Etats-Unis, j’ai gardé en mémoire que pour assurer, entre un driver et un bois 3, contrairement aux idées reçues, le driver était bien souvent une meilleure option.

Pourquoi ? La tête étant plus large, le club est globalement plus tolérant, et pardonne mieux les coups décentrés.

En réalité, le choix du bois 3 doit plus se faire par rapport à une distance donnée, ou même la forme d’un trou, comme notamment un dog-leg qui peut imposer de jouer un bois 3 plutôt que le driver.

En me penchant sur cette question, j’ai passé en revue des centaines de photos de professionnels sur le practice de l’Open de France, pour constater avec surprise, et sans préméditation, qu’ils sont très peu nombreux à sortir le bois 3 à l’entraînement.

J’ai des milliers de clichés de golfeurs pros allant de Bernd Wieisberger à Rory McIlroy qui jouent des drivers, aussi bien au practice que sur le parcours, mais seulement des dizaines de golfeurs qui tapent des bois 3 dont Thomas Pieters (ce dernier avait cassé son driver sur le parcours).

Pour en revenir à mon expérience personnelle récente, dans une bonne partie pour moi jouée autour de 10 au-dessus du par, j’ai raté trop des coups avec mon bois 3.

Sois-je tapais carrément avec la leading edge du club, à la limite de la semelle, soit je tapais un coup dont la trajectoire était rapidement hors de contrôle.

A la longue, j’ai perdu confiance dans ce club, et sur les parties suivantes, j’ai pris le soin de ne plus le sortir, privilégiant clairement comme option de sécurité, le fer 3.

C’est un peu dommage, sachant qu’il y a une solution assez simple à mon problème.

C’est là où les mots de Glenn Mahler me sont revenus à l’esprit à l’occasion d’une séance de fitting aux USA.

Me voyant plutôt bien taper mes fers et le driver, mais systématiquement manqué le centre de la face avec le bois 3, Glenn m’a posé la question suivante : Laurent, quels sont les deux seuls clubs du sac qui se jouent avec un angle d’attaque remontant ?

La réponse était uniquement le driver et le putter !

Comprenez que le bois 3 ne se joue pas dans une organisation du swing ayant pour but de remonter vers la balle, exactement ce que je tente de faire depuis trop longtemps.

Au golf, il y a trois façons d’attaquer la balle, et nous pouvons le mesurer avec un launch monitor type trackman : un angle d’attaque descendant (négatif), neutre ou montant (positif).

Les fers, les hybrides et les bois se jouent avec un angle d’attaque descendant pour justement parfaitement compresser la balle dans la face.

C’est uniquement et seulement le loft du club qui fait monter la balle.

Depuis des années, les marques nous rebattent les oreilles avec le fait de descendre le centre de gravité dans le bas de la tête, et donc de la face.

Les marques ont compris que pour monter la balle dans les airs, il faut plutôt taper au centre ou en bas de la face, et certainement pas dans la partie supérieure de la face, qui est une sorte de zone morte.

Dans mes jeunes années, je me rappelle que pour l’achat de mon premier bois 3, le vendeur m’avait conseillé de laisser faire le club. Effectivement, à chaque fois que je forçais pour taper fort, je manquais fréquemment mes coups.

Pour moi, à l’époque, ce n’était pas naturel de ne pas appuyer pieds au plancher avec le bois 3.

Et bien… je dois admettre que depuis 20 ans, je crois bien en être resté au même stade. Le bois 3 n’est pas toujours ma meilleure arme.

J’en veux pour preuve plusieurs essais de bois 3 espacés dans le temps, où malgré le fait de savoir ce qu’il faut faire, je reviens toujours naturellement à ma faute, comme si elle était solidement ancrée en moi…

Si j’oublie la consigne, je reviens naturellement à taper mon bois 3 sur un angle remontant, car j’associe trop le bois 3 au driver.

J’adopte trop la même organisation dans mon esprit. C’est la clé de cet article ! Il ne faut pas jouer son bois 3 comme un driver !

Depuis des années, je fais une fausse association d’idée. Etant plutôt très à l’aise au driver pour lancer des balles jusqu’à plus de 250 mètres parfois, mon angle d’attaque remontant est alors une aide à la distance.

Lors d’un test en février 2017 du driver Cobra KING F7+, avec un angle d’attaque positif de +2,3 degrés, j’ai lancé à 250 mètres avec un smash factor de 1.45 pour une vitesse de swing de 98 mph.

En septembre 2016, au cours d’un essai de bois 3, mon angle d’attaque moyen sur une dizaine de balles était de… +3,8 degrés ! Encore plus remontant qu’avec un driver joué sur un tee pourtant plus haut !

Sur certains coups, j’ai même réussi à aller au-delà de +5 degrés d’angle d’attaque.

Avec une vitesse de swing de 90 mph, j’ai porté la balle à 202 mètres avec un smash factor de 1.44 selon un loft dynamique de 19 degrés, alors que le club était censé être un loft physique de seulement 15 degrés.

Comprenez que mon organisation a ajouté 4 degrés au loft naturel du club.

Le smash factor étant plutôt convenable… dans ce cas, j’ai porté la balle à 200 mètres, et on pourrait considérer que c’est plutôt correct.

Sauf qu’une fois sur le parcours, une telle organisation peut laisser passer des fautes, et des coups topés à 80 mètres. C’est une chose de taper des coups au practice, et de sortir le coup juste au bon moment sur le parcours.

Cette semaine, j’avais un nouveau test de bois 3 à effectuer, sachant qu’en ce moment, je ne suis pas au zénith de ma confiance avec ce club.

J’ai été agréablement surpris par le club avec de bonnes sensations, sauf que j’ai encore dans le feu de l’action, oublié ma consigne ! Jouer le bois 3 sur un angle d’attaque au moins légèrement négatif !

Cet exemple pour illustrer que si vous n’y prêtez pas attention, vous avez beau chasser le naturel de temps en temps, il revient vite au galop.

J’ai donc attaqué la balle selon un angle de +2,4° en moyenne, avec pour la mieux frappée, un angle de +1°.

Pendant la séance d’essai, je n’ai pas particulièrement porté attention sur cette erreur.

Les balles ont été tapées en moyenne selon un smash factor de 1.47 avec des pointes à 1.52, soit le maximum possible, ce qui pour un amateur, reste assez élevé

La balle tapée à 1.52 a même été lancée sur un angle d’attaque à +2,2° pour 224 mètres de portée totale (vitesse de swing 90 mph).

En réalité, la bonne valeur pour un bois 3 est autour de -2 à -1°. Ce n’est pas aussi négatif que pour un fer. Disons, que c’est un angle de lancement intermédiaire entre un driver et un fer.

Le driver peut être tapé entre +0,5 et +4,5°. Dans ce cas, on cherche à compresser la balle vers le ciel.

Pour ma part, je tape le fer 6 autour de -2,5° avec des pointes à -3,5°. Dans ce cas, on cherche à compresser la balle vers le sol.

Après avoir vu l’origine de ma faute, qui en fait se manifeste surtout quand la balle n’est pas posée sur un tee, et j’ajoute, après avoir vu que cette faute revient aussi vite que je l’oubli…Quelles sont les corrections possibles selon l’avis de nos consultants pros ?

Premier élément, ne pas adresser la balle au bois 3 comme un driver, et donc ne pas placer la balle au bout de son stance côté pied avant.

Si la balle est bien en amont du stance, elle est légèrement intérieur talon avant.

Francesco Molinari à l'adresse avec son bois 3

Pour générer un angle d’attaque légèrement négatif, le coach Richard Hurvitz suggère de mettre un peu plus d’appui côté avant, alors qu’on peut conserver un axe de colonne vertébral légèrement orienté vers le ciel.

Toutefois, un tel axe de colonne favorise un angle de lancement vers le haut.

Francesco Molinari au sommet du backswing

Enfin, troisième clé importante, il faut finir le swing réellement en appui sur la jambe avant.

C’est ce qui va m’aider à amener la tête de club vers le sol à l’impact.

Le finish de Francesco Molinari

Pour le sentir, il existe une petite astuce toute simple.

Avant de taper mon coup, je peux faire des petits swings d’essais en vérifiant bien que la semelle de mon bois 3 va glisser sur le gazon.

Si je passe au-dessus, ce n’est pas bon. Cela veut dire que je veux encore taper en remontant.

Le finish de Bjeregaard

En conclusion, la chose la plus importante à se remémorer : Ne tapez pas votre bois 3 comme un driver ! Ce club doit être joué avec un angle descendant vers la balle, surtout quand la balle n’est pas sur le tee. Le loft fait monter la balle !

Comme je ne suis pas un professionnel enseignant de golf, je ne vais pas vous dire, c’est facile, cela marche à tous les coups… Etc.

Au contraire, soyez toujours vigilant à ne pas retomber dans vos travers naturels.

Motif d’espoir, par rapport à d’autres corrections sur le swing, j’ai noté que modifier l’angle d’attaque pouvait être quelque chose d’assez rapide.

Sur un test d’un bois Srixon Z F65 en janvier 2017, j’avais tapé des coups légèrement négatifs avec une moyenne à 0 degrés pour un smash factor à 1.47 et une vitesse de swing de 92 mph pour une distance de 217 mètres.

Le gain de distance n’est donc pas ce qui me frappe concernant ce changement d’angle d’attaque. C’est plus le risque de toper la balle qui s’éloigne…

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