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Expérience unique d’un fitting au Titleist Performance Institute

Document exceptionnel ! Je vous emmène à la découverte du Titleist Performance Institute à Oceanside en Californie. Pendant près de 3 heures, j’ai pu bénéficier de l’expérience ultime en matière de fitting. Le nombre de français qui ont pu la même semaine fouler les fairways du Kingdom (TaylorMade), Ely Callaway Performance Center (Callaway), et le TPI (Titleist) doivent se compter sur les doigts d’une seule main. J’ai eu la chance de vivre cette expérience. Je vous la retranscris en exclusivité pour jeudegolf.org !

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Ma rencontre avec Glenn Mahler au TPI

Jeudi 18 février, j’ai rendez-vous avec Glenn Mahler, 60 ans, superviseur en chef du fitting chez Titleist. Après 15 ans à avoir sillonné les Etats-Unis pour la marque, il a posé ses valises en face de l’Océan Pacifique.

Personnage charmant, il est une sorte de Géo Trouve Tout. Pendant près de trois heures, il m’a fait vivre une expérience complète de fitting, et apporté une aide réelle, et des conseils précieux pour mon matériel et mon jeu.

Ce service ne m’est pas réservé. Il est proposé aux golfeurs professionnels en contrat avec la marque, et une poignée de VIPs triés sur le volet.

Le centre est tout entier réservé à très peu de personnes, tant et si bien que vous êtes vraiment dans la peau d’un golfeur privilégié quand vous voyez les teebox, les fairways, et les greens tirés à quatre épingles, de ce centre dédié à la performance golfique.

En indoor, en-dehors de la possibilité de taper des balles en cas de mauvais temps, ce qui est extrêmement rare dans cette partie de la Californie, vous retrouvez des salles de réunions qui permettent de tenir les conférences TPI réunissant les centaines d’experts du golf à travers le monde, une salle de préparation athlétique où Adam Scott a ses habitudes, un atelier pour les clubs, et surtout le centre ultra-secret de test des balles Titleist.

Si j’ai pu pénétrer dans les lieux, je n’ai pas été autorisé à prendre des photos. Chaque semaine, un ingénieur en charge des balles de l’usine de Fairheaven (Boston) descend à San Diego pour participer au testing des dernières balles Pro V1.

J’imagine qu’ils en profitent pour tester aussi des balles de la concurrence.

Un énorme robot Iron Byron ultra sophistiqué est en fait installé dans un bâtiment protégé des regards et des indiscrétions, pour taper des balles à longueur de journée. Balles qui sont parfois entreposées dans des réfrigérateurs.

Devant le bâtiment, un très long et large fairway pour réceptionner les balles du test. En dehors de cette zone sécurisée, l’immense practice est à votre disposition pour un fitting driver, bois de parcours, rescue, fers, wedges, et même putters.

Comment se déroule un fitting certifié TPI ?

Pour trois heures de fitting, comptez 600 dollars la séance avec un professionnel qui fera tout pour que votre expérience soit inoubliable, mais surtout utile.

Glenn m’explique qu’il commence souvent par faire taper un fer 7, puis commence par le long jeu, avant d’avancer sur le practice avec son client en direction du green, et faire taper des wedges depuis différentes zones, du chipping à la plaque des 100 yards.

Dans mon cas, nous avons testé le driver Titleist 917 D2 dans plusieurs configurations, tenté de résoudre mon irrégularité avec un bois de parcours directement sur le sol, et non sur le tee, et enfin, affiné pour le jeu de wedges, de 100 mètres jusqu'au bord de green.

A chaque fois, Glenn s’est montré non seulement très appliqué, mais en plus, très astucieux pour inventer des solutions matériels qui valent le détour.

Il n’est pas coach de golf, mais à force de voir des swings, il s’est forgé une solide connaissance du jeu pour instantanément vous remettre en confiance ou vous donner le petit conseil qui vous remet en swing.

Concernant le fitting du driver, nous avons commencé par un 917 D2 10,5 degrés monté sur un shaft Diamana Blue 60 en version stiff et d’une longueur de 45 inches.

Après m’avoir fait taper 6 balles, il m’interrompt et me demande ce que j’attends de cette séance.

« Veux-tu améliorer tes bons coups ou tes mauvais ? »

En effet, à l’écran, le trackman illustre 4 bonnes balles, et 2 balles plutôt en retraits sur le fairway.

Je lui réponds qu’une partie de moi, golfeur intrépide, rêverait de porter mes 4 balles encore plus loin (vitesse de swing de 99 mph avec une vitesse de balle de 148 mph pour un smash factor tout près de 1.50), mais que le golfeur réfléchi a bien conscience que ce sont les deux moins bonnes balles qui nécessitent d’être améliorées.

Sur le parcours, taper un seul drive parfait seulement, n’a pas de sens quand vous devez le sortir 14 fois !

Glenn sourit et acquiesce.

« Je ne peux pas faire grand-chose pour tes meilleures balles. Avec un tel smash factor, la marge de progrès est quasi nulle, en revanche, je peux faire quelque chose pour tes mauvaises balles. » A ce stade, il dissimule à peine le petit sourire en coin de celui qui a déjà une idée derrière la tête.

Le sage reprend le driver, dévisse la tête, et change le shaft. Il part sur l’option d’un manche plus lourd mais aussi plus court. Ce sera un Diamana 70 stiff de seulement 44,5 inches.

Il me demande si je connais les conséquences d’un tel choix. Je lui réponds « Moins de vitesse de swing, mais pas nécessairement moins de vitesse de balle… »

Nous verrons… me répond-il. « Peut-être, tu ne perdras pas de vitesse de swing ? »

Avec le premier driver, j’avais porté les balles à 260 yards de distances avec un angle d’attaque de 2,7 degrés positifs.

Comme je lui avais demandé un loft plus fermé que 10,5 degrés pour ne pas trop lever la balle (ma tendance trop naturelle), il avait abaissé à 9 degrés (selon lui, je pourrai même aller jusqu’à 8,5 degrés), et j’avais ainsi lancé à 12,3 degrés de moyenne, ce qui était en fait très/trop bas.

L’idéal pour l’angle de lancement est à 17 degrés.

Sur le premier driver, j’ai donc obtenu un bon smash factor, pas trop de spin (2300 tours de moyenne) et un angle de lancement bas.

Avec le second test avec un shaft plus lourd et plus court, j’ai effectivement laissé de côté 2 mph de vitesse de swing en moins (96 mph au lieu de 98 mph). En revanche, la vitesse de balle a seulement baissé d’un mph à 144 au lieu de 145.

Cela signifie que j’ai légèrement mieux centré la balle dans la face.

Concrètement, sur le graphique, il me montre que mes balles sont pratiquement toutes au centre du fairway, alors qu’avec la première version, j’avais dispersé.

En revanche, effet indésiré du test, mon taux de spin a chuté trop bas selon lui. Au lieu de 2300 tpm, je suis descendu à 1990.

Trop de spin, et la balle ballonne… Elle monte au ciel, freine, et perd en portée.

Pas assez de spin, elle tombe tout de suite, et ne porte pas assez…

D’autant que n’ayant pas changé le loft de la tête, mon angle de lancement est resté bas à 13 degrés.

J’oublie de préciser que sur le principal argument…. la distance… avec la deuxième configuration, j’ai en fait gagné 3 yards à 263 de moyenne contre 260 avec le premier driver. Nous étions sur la bonne voie, mais Glenn pensait encore que je pouvais faire mieux.

Le processus pour trouver toujours mieux…

Le fitting n’est pas une science totalement exacte. C’est beaucoup d’expérimentations pour trouver la bonne configuration. Pourquoi, ce n’est pas une science exacte ? Parce qu’au-delà du club, il y a un paramètre variable : vous !

Au cours de la séance, je ne sais pas dans quelle mesure ma propre fatigue n’a pas altéré certains résultats.

Pour faire remonter le taux de spin, Glenn a changé la cartouche sous la semelle du driver 917 D2, et placé une cartouche de 12 degrés, et plutôt en position fade à ma demande.

Non pas que je veuille jouer du fade absolument, mais nous avons vu que je créais naturellement du draw, et souvent plus que pas assez.

Avec ce nouveau paramètre, je n’ai pas changé ma distance totale (toujours 263 yards), en revanche, le taux de spin est remonté à 2400 tpm.

Bénéfice de l’opération nul, dans la mesure où j’ai encore plus baissé mon angle de lancement (seulement 11 degrés…)

Glenn ne se démonte pas. Il faut encore essayer autre chose.

Il change un paramètre (D1 setting). Je tape. L’angle de lancement augmente à 14 degrés avec un spin de 2500 tpm pour une distance de 260 yards.

Nous essaierons encore un réglage, mais rien de plus concluant. La deuxième version essayée est restée la meilleure tout au long du fitting, essentiellement par sa faible dispersion sur le fairway.

Ce que les chiffres ne disent pas, c’est que certaine version m’ont poussé à taper des balles en push.

Après un long moment passé à s’occuper du driver, Glenn veut absolument me montrer le bois de parcours. Il a compris mon swing, et détecté la raison pour laquelle j’étais souvent hésitant à le jouer directement sur le fairway.

Je réalise la plupart du temps une large boucle qui ramène mon club sur un plan très intérieur. Si jamais je m’organise pour taper mon bois 3 comme un driver, la semelle du club passe au-dessus de la balle pour le résultat que je vous laisse imaginer.

Glenn me fait alors un rappel de balistique.

« Dans le sac, il n’y a que deux clubs qui doivent être joués sur un angle ascendant vers la balle : le driver et le putter. Tous les autres clubs doivent descendre sur la balle pour la compresser, et cela comprend le bois 3. »

Il opte tout de suite pour un manche plus court, convaincu que cela m’aidera à mieux contacter la balle au centre de la face. Nous partons donc sur un bois 3 monté sur un shaft de 42 inches.

Cependant, pour compenser le raccourcissement du bois 3 qui va jouer à la fois sur la vitesse de swing, et l’angle de lancement, il augmente le loft naturel du 917 F2 de 15 à 16,5 degrés.

Je swingue alors à 91 mph pour un smash factor tout à fait convenable de 1.45 !

Toutefois, Glenn constate que malgré le loft, mon angle de lancement est trop bas à seulement 9,8 degrés pour une distance totale de 220 yards.

Autre élément, il considère que mon angle d’attaque n’est pas encore assez descendant (-0,6%).

C’est là qu’il a l’idée, pour moi saugrenue, de me faire tester un bois 7 de 21 degrés avec un shaft encore plus court à 41,5 inches !

Bingo, je swingue à la même vitesse, soit 91 mph pour une vitesse de swing légèrement supérieure à 0,2 mph près (133 mph).

Le smash factor est amélioré de 0,1 avec un angle de lancement de 11 degrés (au lieu de 9 degrés) avec cette fois, un angle d’attaque vraiment négatif (descendant) de -1,7%, signe d’une balle plus compressée.

Au carry, je porte la balle 2 yards plus loin, mais en distance totale, je passe de 220 yards à 213 yards.

Sur le papier, je perds en fait un peu de distance, mais selon Glenn, du fait de mon swing particulier, j’ai plus de chance de contacter la balle régulièrement avec ce bois 7. Pour une poignée de yards en moins en moyenne, j’ai plus de chance d’être vraiment efficace avec ce bois de parcours.

Mon bilan de l’expérience

A la fin de cette expérience, je suis vraiment devenu fan des clubs 917 D2 et F2 alors qu'avant ce n’était pas franchement le cas. Pour le coup, je confirme l’adage de Titleist qui affirme qu’il faut fitter ces clubs pour obtenir le meilleur rendement.

Pour ma part, avant cette expérience, j’avais peiné à obtenir un smash factor de 1.44 avec une version non fitté. Avec le driver fitté par un spécialiste, j’ai obtenu sans problème la note maximale de 1.50, synonyme d’un meilleur touché, et d’une meilleure sensation à la frappe.

Nous avons poursuivi l’expérience du fitting par les wedges. Je dois dire que de bons wedges, des balles premiums, et surtout un très bon green… Quel pied de voir ses balles donner suffisamment de backspin pour s’arrêter net au point de chute !

Sans être un golfeur pro, je suis parvenu à ce résultat de ce qui peut se faire de mieux au golf. Je précise bien qu’il faut un wedge avec des rainures neuves, une balle premium type Pro V1 ou Pro V1X, et surtout un green soft mais ferme. Des éléments qui sont à profusion au Titleist Performance Center.

J’ai pu quitter mon hôte, ravi de cette expérience unique. Je ne peux pas encore dire que j’ai joué à Saint-Andrews, mais je peux déjà dire que j’ai tapé des balles au TPI ! Si vous en avez l’occasion, je vous recommande chaudement cette expérience de golf ultime !

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