Comment se préparer à performer sur une compétition de golf ?

Cela pourrait paraître un titre présomptueux, car en matière de sport, même à un niveau amateur, bien malin qui pourra prédire la ou sa performance. Cependant, pour un golfeur ou une golfeuse qui s’inscrit à une compétition de classement, servant à améliorer son index ou désormais WHS, ou même des compétitions mieux dotées, et pourquoi pas des grand prix, l’idée, c’est quand même d’en tirer quelque chose de positif. Pour ma part, au cours des 10 dernières années, je ne me suis pas accordé le temps nécessaire, avec la préparation qui va avec (travail, enfants, etc…) pour faire des compétitions, alors que les 10 années précédentes, j’en avais fait beaucoup. Cette année, l’objectif, c’était justement d’être plus compétitif.  Après 3 compétitions jouées en quelques semaines, j’ai ressenti le besoin de faire des recherches, pour me et vous proposer, une vision synthétique des conseils à appliquer, et que je pourrais/ nous pourrions tester, pour rechercher une meilleure performance, et enfin, refaire baisser mon/nos index. J’ai donc commencé à faire le tri entre ce qui était trop conceptuel, pas assez concret ou réaliste, inadapté à un amateur ou une amatrice, pour essayer de distinguer ce qui pourrait vraiment être utile…

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Préambule : Pourquoi je devrais/nous devrions nous préparer à une compétition de golf ?

Très curieusement, et c’est sans doute, je m’en excuse par avance, le reflet de ma propre expérience, sur JeudeGolf, on avait jusqu’à présent pas vraiment réalisé un dossier exhaustif et seulement focalisé sur Comment se préparer à performer ou réussir une compétition de golf.

Nous avons des sujets sur comment mieux jouer, comment être plus performant, comment les pros performent, ou au contraire, pourquoi ils ont été contre-performants, mais pas nécessairement comment l’amateur peut être bon le jour J, et mis à part, une excellente série d'articles d'Antoni Girod, publiée sur le site en 2013.

Depuis la fin du confinement, j’ai mis à profit le fait d’être abonné dans un club de golf, pour refaire plus assidûment des compétitions, et j’en suis donc déjà à trois en l’espace de cinq semaines, et encore deux à venir au cours du mois d’août.

Pour disputer ces compétitions, je n’ai pas mis en place des choses vraiment différentes de ce que je fais habituellement pour jouer une partie de golf normal, sachant que j’ai peut-être le tort, de « toujours » jouer toutes mes parties, comme si c’était une compétition, jamais placer la balle, retaper des coups...et avec le secret espoir de battre le parcours, et en mode strokeplay.

Avec une application, je note tous mes scores, et l’évolution de mes parties contre le PAR, pour tenter de détecter un progrès notable.

Pourtant, la différence la plus perceptible que j’ai senti quand j’ai participé à une compétition de golf, même la plus bénigne, à savoir une compétition de classement dans un club local, j’ai tout de même ressenti plus de nervosité que dans mes habituelles parties.

J’aurai cru que cette « nervosité » se serait dissipée en enchaînant les compétitions, et en réalité, non, au bout de trois compétitions, elle est toujours un peu présente, et je me doute qu’elle entrave quelque part ma capacité à donner mon plein potentiel.

Paradoxalement, et j’en aurai terminé avec l’usage de mon exemple personnel pour passer sur des commentaires utiles à tous, lors de la première compétition que j’ai disputée, celle sur laquelle avec le recul, je suis arrivé avec le moins de nervosité, j’ai eu la « réussite » pour ne pas dire la chance de rentrer un chip en bord de green sur le trou 1, et faire un birdie.

Ce fait de jeu a très certainement contribué à ce que j’arrive seulement +1 au départ du trou numéro 7, en réalisant encore un autre birdie sur un par-3.

J’aurai pu me dire euréka, avant de commettre un quadruple bogey sur un autre par-3, au trou numéro 7, avec une balle dans un bunker dur comme de la pierre (en Juillet, en France, les conditions climatiques favorisent des terrains plus durs avec des avantages, et des inconvénients).

Ce fait de jeu m’a désarçonné, et de +1 au départ du 7, j’ai terminé à +18 au 18 avec un passage à vide du 12 au 17 avec 13 coups pris en 6 trous.

Cet exemple révèle deux choses : Une dépendance émotionnelle à la réussite, et un choix de club inadapté à une situation climatique. Un fait de jeu engendre une émotion qui peut inconsciemment perdurer et vous faire quitter un état positif.

Mon hypothèse est que ce birdie sur le premier trou a porté mes émotions à me faire jouer en surrégime sur 6 trous, et que la première difficulté, m’a fait plonger dans le sens inverse.

Cette première partie de compétition peut être à ranger sous le signe des émotions positives, et négatives, et elles ont largement contribué au résultat.

De mon point de vue, la gestion des émotions est sans doute un point à explorer.

Deuxième enseignement, dans ce fameux bunker où sans avertissement préalable, j’ai perdu quatre coups, j’ai retenu qu’en fait mon sandwedge avec un bounce finalement standard était totalement inadapté à la situation.

Dans un sable (de la terre) dur, il faut impérativement un sandwedge avec un minimum de bounce.

La gestion du bon matériel en fonction de la situation que l’on va trouver sur le parcours est donc une autre piste à explorer.

Je vais ajouter un troisième paramètre.

Cette première partie jouée en +18 n’a pas été exceptionnelle, mais avec 3 birdies et 4 pars, avec le nouveau système WHS, j’ai descendu mon index de 15.2 à 14.2.

Cela peut paraître anodin, mais cela joue sur un autre paramètre important : Les boules de départs.

Sur cette première compétition, je suis parti des jaunes, et sur les deux suivantes, à la faveur du nouveau classement, je suis parti de blanches.

Sans faire de suspense, les deux compétitions suivantes ont été bien moins performantes avec des scores de +25 et +21, ce qui en réalité, m’a motivé à préparer ce sujet, et faire des recherches.

Les boules de départs sont donc une troisième hypothèse de travail sur comment mieux performer en compétition.

Si parfois, les distances supplémentaires sont anecdotiques, les angles du parcours changent, et la stratégie avec...

Avant de basculer vers les premières pistes de réponses, et d’identifier l’ensemble des points à mettre en relief, je vais déjà apporter une première réponse à ma question initiale, du pourquoi chercher à se préparer ?

Contrairement à ce qui est avancé dans la plupart des articles que j’ai pu lire, sans parler des vidéos qui prétendent parler de ce sujet, je n’ai pas pris de plaisir dans les compétitions que j’ai joué, ou alors seulement quand j’ai rentré par réussite des birdies.

Pas de plaisir ?

Au contraire, j’ai ressenti beaucoup de frustration pendant le jeu, et à la fin de la déception de ne pas arriver à transcrire dans une compétition le résultat de tout mon entraînement, de tout mon apprentissage, et même selon le propos de mon confrère Yannick Baduel, mon QI golf.

Pour commencer, tous ceux qui vous conseillent de prendre du plaisir dans une compétition sont un peu à côté de la plaque.

Le plaisir ne se décrète pas, et au contraire, il est la résultante d’un processus.

C’est le processus qui mène au plaisir que nous devons explorer.

Disant cela, le plaisir se raccroche forcément à une définition d’un objectif qui nous est seulement, et forcément personnel.

Faire des birdies à tous les trous pour un golfeur amateur tel que moi, et d’un niveau de 14 ne peut pas être un objectif de plaisir.

Comment se préparer à la compétition de golf suppose donc un premier apprentissage que je dois/nous devons faire : Se projeter dans le temps, et relativiser une compétition dans un programme d’un ensemble de compétitions.

Les professionnels appellent cela une saison ou un calendrier.

Dans cette saison, il nous faut définir un nombre suffisant de compétitions pour avoir le temps d’identifier des forces, et des faiblesses, et pouvoir progresser.

Se préparer à une compétition, c’est donc se préparer en fait à des compétitions.

Cela permet deux choses : Relativiser une performance dans un ensemble plus global, et moins pressurant.

Se donner du temps pour atteindre un pic de performance, tout en se fixant des paliers.

J’ai longtemps eu l’utopie que je devais beaucoup travailler sur les défauts de mon swing, pour arriver un jour en compétition, et descendre d’un coup de 15 à 7.

Cette idée est en échec.

Performer est rarement un accident, c’est plutôt un processus continuel marqué par des hauts, et des bas.

La qualité du swing n’est pas un élément suffisant, pas plus que le fait de driver à plus de 260 mètres en été, avec de l’air portant chaud, et un sol très dur.

A suivre… Que faut-il donc mettre en place pour performer réellement ?

Crédit photo : Nick Wosika/Icon Sportswire

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