Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Chronique de golfeurs

5 erreurs à ne jamais commettre sur un parcours de golf!

5 erreurs à ne jamais commettre sur un parcours de golf!

Pour un amateur, rien n’est plus frustrant que de passer quatre heures sur le parcours en ayant l’impression de pousser son chariot, et que rien de bon ne sortira de la journée. Pour éviter une partie frustrante, notre coach vous propose cinq recettes simples à appliquer.

La plupart du temps quand un golfeur ou une golfeuse perd le fil de sa partie, c’est en grande partie en raison d’une série de mauvaises décisions, d’un manque de savoir-faire en termes de processus préparatoire à chaque coup, et par conséquence, la perte de confiance que cela engendre.

Cet article a pour objectif de vous démontrer quelles sont les 5 erreurs les plus fréquentes qu’il ne faut pas commettre, et comment les éviter.

EN + : On vous recommande aussi nos articles Comment se sentir bien sur le parcours ET Tapez de meilleurs coups de golf, une routine en 3 étapes

Sommaire de l'article sur les 5 erreurs les plus fréquentes sur un parcours de golf (Longueur de l'article : 1977 mots)

Ne soyez pas obnubilé par le score !

A moins de vous retrouver en train de jouer les quatre derniers trous du dernier tour du Masters à Augusta avec des points à conserver ou à rattraper pour gagner votre première veste verte, vous n'êtes pas dans une situation où vous avez besoin du score pour déterminer votre stratégie.

Le mieux quand on veut bien jouer au golf, c'est de ne pas trop se focaliser sur le score. Vous aurez largement le temps d'y penser après la partie.

Quelques-uns des scores les plus bas joués dans l'histoire du golf, comme par exemple le 59 d'Adrien Mork, ont été joués alors que le golfeur n'avait pas connaissance de la carte qu'il était en train de réaliser.

Vous réaliserez que le plus souvent, vous jouez à votre meilleur niveau quand vous n'êtes pas en train d'essayer d'analyser votre performance générale, et que surtout, vous n'êtes pas en train de la juger, mais qu'au contraire, vous êtes juste en train d'essayer de vous faire plaisir en tapant des bons coups.

C'est cet état d'esprit qu'il faut avoir pour bien jouer sur le parcours. Le score est quelque chose d'assez extérieur, et en-dehors de votre contrôle.

carte-score-59.jpg

Le fait d'essayer d'influer sur le score en cours de partie ne peut qu'engendrer une série d'émotions finalement plus perturbantes qu'autre chose.

Si le score devient l'absolu finalité de ce sport, comment allez-vous vous sentir si vous avez joué 8 sur un par-3 ? Est-ce que cela ne va pas gêner votre ego, et ruiner le reste de votre carte ?

Si au contraire, vous pouvez changer votre grille de lecture, et passer du mode « target de score » à celui de mettre en place et exécuter un bon process pour chacun de vos coups, vous n'allez plus vous focalisez sur ce que vous devez atteindre, mais plutôt sur le comment le faire. 

Ne sur-analysez pas votre swing ou n’y pensez pas pendant que vous l’exécutez ! 

C’est probablement la faute la plus fréquente chez les amateurs. N’importe quelle pensée concernant le swing sur le parcours est de toute façon contreproductive !

Dites-le vous une fois pour toute, et déjà vous libérerez une grande partie de votre énergie mentale, pour la consacrer à ce à quoi elle doit être utilisée : le jeu !

Et quand je parle de penser à son swing, je pense aussi bien au fait de penser au swing pendant l’exécution que pendant que l’on marche pour aller à sa balle.

swing-analyse.jpg

Faire confiance à votre potentiel du moment est nettement plus important que d’essayer de corriger quelque chose ou de forcer votre mouvement.

Pourquoi ?

Parce que le fait d’essayer de contrôler votre corps pendant qu’il réalise une action, rend cette tâche encore plus difficile.

Prenons un exemple.

Imaginez que vous conduisiez votre voiture tout en essayant de penser à tout ce que votre corps devrait être en train d'accomplir pour ce faire (pied sur le frein, puis accélérateur, main sur le pommeau du levier de vitesse, main sur le volant...), bref, toutes les conditions pour avoir un accident !

En fait, quand vous conduisez, vous vous faites simplement confiance comme conducteur.

Le fait de penser à votre swing crée des tensions qui vont parasiter la fluidité d'un bon swing.

Ne confondez pas practice et parcours !

A l'entrainement, c'est tout à fait justifié de passer du temps à réfléchir un nouveau mouvement appris en leçon, mais sur le parcours, vous avez besoin que votre esprit soit le plus calme possible pour bien jouer.

En partie, vous frappez beaucoup moins de coups que pendant une ou deux heures de practice à enchainer les coups, c'est pourquoi quand vous ratez un coup, vous cherchez à analyser le problème pour le résoudre immédiatement. C'est plutôt logique, car vous savez que vous n'aurez pas plusieurs occasions de vous rattraper, pourtant, c'est justement une erreur qu'il ne faut pas commettre.

La plupart du temps, un coup raté est le résultat de tensions qui s'accentuent plus on cherche à contrôler son swing.

A propos du jeu de golf, les anglais ont une expression très révélatrice "Lâchez prise pour gagner en contrôle", et pour ma part, je la trouve tout à fait juste.

Au lieu d'être bloqué sur l'analyse du mouvement, un joueur a besoin d'être connecté avec l'objectif pour frapper une balle vers une cible bien spécifique avec une trajectoire prédéterminée, tout en faisant confiance dans son corps qui a été entrainé pour arriver à cette fin.

La meilleure pensée de swing est de faire confiance à son swing tel qu'il est.

Maintenant, si vous n'arrivez pas à lâcher prise, je peux vous donner une astuce qui va vous être utile pendant le swing.

Comptez tout simplement 1,2,3 dans votre tête. 1 pour le démarrage du backswing, 2 pour l'arrivée au sommet du swing, et 3 pour lancer le downswing.

Ce petit exercice mental a deux bénéfices : Vous empêchez d'avoir des pensées parasites, et en plus, cela vous aide à être dans le bon tempo.

Ne vous accablez pas ! Soyez votre propre caddy, rappelez-vous que ce n'est qu'un jeu !

La façon dont vous vous parlez à vous-même sur le parcours peut faire une grande différence sur le comment vous jouez. Sur le tour professionnel, les caddies ne sont pas seulement choisis parce qu'ils savent bien calculer les distances, et lire les greens, mais bien plus sur la façon de s'exprimer, sur ce qu'il faut dire, et à quel moment le dire.

Croyez-vous que lorsqu' Jim Furyk frappe une balle hors limite, son caddy lui dit "mais putain quel coup de merde tu as frappé ! Gros loser !"

Pardon pour la formule triviale, mais je pense que vous avez saisi l'idée. D'une part, il serait viré sur le champ, et d'autre part, cela ne fait pas avancer le joueur.

caddy-golf.jpg

Etre négatif n'apporte rien, bien au contraire, cela diminue la confiance en soi, et ajoute de la tension pour le coup suivant.

Au lieu d'être négatif, le caddie va utiliser des mots d'encouragements pour aider le golfeur à oublier ce mauvais coup, et passer au suivant comme si de rien n'était.

Comme l'immense majorité des golfeurs n'ont pas leurs propres caddies personnels, vous aurez besoin de vous créer votre propre caddy personnel pour booster votre confiance en vous, et rebondir rapidement après un mauvais coup qui vous a contrarié.

Pour y parvenir, commencez par développer une liste de petites phrases que vous pourrez dire avant, et après un coup.

A moins que vous jouiez au golf pour gagner votre vie, un mauvais coup ne devrait vraiment pas vous tracasser.

Après tout, ce n'est qu'un jeu qui vous permet de vous entraîner à affronter de véritables challenges avec une bonne attitude, tout en restant encré dans le présent.

A cet instant, pensez à la prochaine fois que vous ferez une socquette qui enverra la balle dans un arbre...

Ne vous contentez pas de viser le fairway ou le green - Ayez une cible plus précise en tête !

Dans la même veine que le point précédent, un caddy va toujours aider son joueur à avoir une cible précise plutôt que de se contenter de lui dire "vise l'entrée du green" ou le "centre du fairway".

Pourtant, la plupart des amateurs commettent cette erreur, et cela leurs coûtent de très nombreux points sur le parcours.

Demandez à n'importe quel top player sur le tour, et il vous dira qu'il choisit la cible la plus petite possible.

cible-precise.jpg

 

Sur la photo ci-dessus prise au Masters d'Augusta, Phil Mickelson visait sans doute cette petite branche d'arbre derrière le green, avec pour objectif d'atterrir en haut et à gauche du drapeau, pour que la pente du green, une fois sa balle posée, la ramène le plus près possible du trou.

Mickelson ne s'était sans doute pas contenter de viser l'entrée ou le centre du green.

La prochaine fois que vous vous trouverez dans cette situation, ajoutez cette démarche à votre routine de préparation, et vous verrez la différence, car comme je l'ai abordé dans un précédent sujet sur le cerveau, ce dernier comprend très bien les injonctions précises, et très mal, les objectifs imprécis, surtout au moment de mettre en musique plusieurs parties différentes du corps humain pour produire un geste complexe.

N'oubliez pas votre routine

La routine qui inclut aussi bien la phase amont que la phase avale du coup est un indispensable dans votre panoplie d'outils de golfeur, surtout si vous ne jouez pas à votre meilleur potentiel.

Une routine est la manière la plus certaine de vous conforter sur le fait que vous avez opté pour le bon coup, et que vous aurez la réaction la plus optimale possible quel que soit le résultat de ce coup.

lecture-green-plomb.jpg

Si vous n'avez pas une routine méticuleuse (qui éventuellement peut devenir une habitude), vous êtes quasiment certain de gaspiller des coups.

Lors d'un prochain sujet, je reviendrais sur les routines des meilleurs joueurs sur le tour, et en quoi, elles peuvent vous inspirer.

J'ajoute qu'une routine ne doit pas excéder les 45 secondes, et que ce temps est largement suffisant pour mettre en place tous les éléments nécessaires à la production d'un bon coup de golf.

Dans ce laps de temps, je rappelle qu'il ne faut pas confondre 45 secondes de préparation et d'analyse avec 45 secondes, le nez au-dessus de la balle. Le cerveau humain est performant dans la préparation d'un coup dans un laps de temps inférieur à 7 secondes précédent une action complexe à produire.

Au-delà de 7 secondes d'intense concentration, le joueur perd le fil, se contracte, et le résultat est inverse au but recherché : la performance.

Les 45 secondes doivent servir à analyser le coup à produire (distance, trajectoire, obstacles...) et à se mettre en condition ou en route.

La phase d'adresse à la balle doit donc être courte (7 secondes maximum), ce qui laisse un laps de temps plus important pour la phase amont dite d'analyse, soit en théorie, entre 35 et 40 secondes sur nos fameuses 45 secondes.

En conclusion, en appliquant ces 5 conseils, et au lieu de faire du score votre objectif, mais plutôt en faisant de votre routine, votre véritable but sur le parcours, vous apprécierez d’autant plus vos parties, et serez par conséquent plus proche de votre potentiel réel, et donc plus performant.

  • Taille du texte: Agrandir Réduire
  • Lectures : 3898
  • 0 commentaires
  • Imprimer
Modifié le

Restez informé

Recevez notre newsletter

Auteur

Consultant depuis plusieurs années pour des sociétés françaises et étrangères, Marc Lefevbre transpose les stratégies mentales de la réussite des grands champions dans le monde de l’entreprise, et assure des séminaires de gestion du stress

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.