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Comment trouver plus souvent le sweet spot avec le driver?

Ce sujet est en lien avec le précédent article « Driving : Sur le parcours, nous ne tapons pas à notre plein potentiel » qui partait d’un constat personnel entre ce que je pouvais mesurer au practice avec un driver, et ce que je mesurais réellement sur le parcours avec un outil de tracking des coups comme Arccos ou ShotScope. Finalement, quel que soit le coup réussi ou raté, la plupart du temps, le seul smash factor (rapport entre vitesse de swing et vitesse de balle) est le bon indicateur de ce qui n’a pas fonctionné. Plutôt que de chercher à augmenter la vitesse de swing, comment taper plus régulièrement des coups au centre de la face du driver ?

Ne pas se tromper de projet de jeu : Scorer sur le parcours !

Ces dernières années, je me suis peut-être trop laissé entraîner à chercher à gagner de la vitesse de swing, et par conséquent de la vitesse de balle.

Si je suis effectivement passé d’une moyenne de 90 mp/h à 97 mp/h en sept ans, et alors que la moyenne de vitesse de swing d’un golfeur amateur serait plutôt autour de 93 mp/h (moins de 50 ans), le constat le plus implacable que je puisse faire, c’est que je n’ai pas progressé en fairway pris en régulation, restant sous la barre des 50%.

Pour baisser son score au golf, et franchir un palier, notamment pour jouer moins de 10 au-dessus du par, il faut réellement cumuler distance et précision.

Des études ont réellement démontré la relation entre fairways pris en régulation, green pris en régulation et score.

On peut rêver du contraire, mais le plus souvent 50% de fairways en régulation (9 sur 18), et généralement, le nombre de greens pris en régulation n’excède pas ce premier pourcentage, pour au contraire, être encore légèrement inférieur, soit 40 à 45%.

Prendre plus de fairways en régulations, et à une distance en relation avec les boules de départs, et donc la distance qui vous est demandée de parcourir est un impératif pour faire monter les pourcentages, et en conséquence baisser le score.

Trop souvent sur le parcours, au moment de taper un drive, je dois bien l’avouer, je cherche surtout la distance maximale.

C’est la plupart du temps mon erreur fatidique.

Je me trompe d’objectif ! Le driver n’est pas en cause. La technique n’est pas en cause.

C’est mon projet de jeu qui n’est pas cohérent avec l’intention de scorer plus bas.

Cette réaction est certainement dictée, comme pour beaucoup d’autres amateurs, par le grand plaisir de taper un drive puissant et droit, sans doute la meilleure sensation au golf, avec le fait de rentrer un long putt pour par ou même mieux, pour birdie.

Dans une partie de golf de plusieurs joueurs, admettons-le, c’est naturel, le fait de marcher à sa balle et de découvrir que son drive est le plus long est un sentiment jouissif. C’est ce qui contribue au plaisir de jouer au golf.

En résumé, la plupart du temps, sur un tee de départ, on pense vitesse de swing maximum, et moins ou pas assez souvent, comment contrôler la tête de club.

C’est bien le fait d’amener correctement la tête du driver à la balle qui est synonyme de maximisation de sa distance potentielle, exactement le sujet du précédent article.

Taper au centre de la face ou sur le sweet spot devrait être notre seule obsession !

Contrôler la vitesse pour éviter le K-O !

Pour un swing qui se passe dans un temps très court, contrôler la vitesse paraît bien utopique. C’est pourtant ce qui nous est demandé au golf.

Trop souvent, on essaie de réduire l’écart entre notre vitesse de swing et celle des professionnels, estimée à 113 mp/h en moyenne, alors que les meilleurs drives au-dessus de 120 mp/h de moyenne, comme McIlroy, Johnson, ou encore Cameron Champ.

Nous devrions plus nous inspirer de golfeurs comme Ernie Els ou Fred Couples qui présentent des mouvements très rythmés tout en produisant de longues distances.

Comment faire pour flirter entre contrôle et K-O ?

Selon la majorité des enseignants, c’est là que la rotation rentre en jeu.

Quand nous devons swinguer le club jusqu’à l’impact, nous devons tourner notre corps face à la cible plutôt que de glisser vers la gauche (pour les droitiers) ou vers la droite (pour les gauchers).

Cette phrase n’est pas anodine.

Au lieu de tourner, la plupart du temps, nous glissons en essayant d’accélérer le club.

Sur le parcours, à chaque fois que j’oublie de tourner mes hanches face à la cible, pour lancer mes bras le plus vite possible dans la zone d’impact, à chaque fois, je courbe la trajectoire de la balle, ou je réalise un coup décentré dans la face.

Cette simple erreur est la base de toutes les fautes de swings.

Donc, en premier lieu, la première chose à faire pour taper plus souvent au centre du sweet spot, c’est de tourner plutôt que de glisser (relire l’article d’Olivier Raynal à ce sujet).

La deuxième chose qui peut nous aider à mieux taper dans le sweet spot consiste à mettre la balle plus haute sur le tee.

Bien placer la balle à la bonne hauteur sur le tee

C’est tout bête, mais le fait d’élever la balle sur le tee va nous laisser plus d’espace pour placer la face de club au centre face à la balle.

La plupart du temps, quand je teste de nouveaux drivers, j’utilise les mêmes conditions de tests dans le studio, avec le même tee, les mêmes balles, etc.

J’ai constaté que pour certains drivers, notamment les derniers TaylorMade avec des manches plus longs, j’avais besoin d’élever la hauteur du tee pour augmenter le smash factor.

On en revient à la notion de bien connaître son matériel pour en tirer son potentiel maximum.

Avec les drivers modernes de dimensions 460 cc, le besoin de placer la balle plus haute sur le tee s’est accentué.

A l’inverse, sur le parcours, il m’arrive de toucher le sol avant la balle avec le driver (notamment de sentir la semelle entrer en première en contact avec le sol juste avant de taper la balle), et pour sûr, le coup va être ou moins long ou moins contrôlé.

C’est notamment le cas quand j’essaie de rester plus en appui sur ma jambe droite (droitier) pendant l’impact.

Bref, la hauteur du tee est à ajuster selon votre geste pour favoriser l’espace nécessaire pour que le driver circule parfaitement dans la zone d’impact.

Bien entendu, trop haut, ce n’est pas mieux.

Il faut vraiment expérimenter la bonne hauteur du tee, et pour cela je recommande les tees lignum qui sont plus résistants que la moyenne, mais surtout fonctionnent avec des « étages ».

De sorte que lorsque vous avez trouvé votre « étage », vous avez votre hauteur de tee.

Troisième conseil qui doit nous permettre de trouver plus souvent le sweet spot : Toujours regarder la balle, et aussi et surtout au moment de l’impact.

Débat entre rotation et les yeux sur la balle

C’est plus facile de contrôler quelque chose que l’on regarde. Ceci dit, pour certains amateurs qui ont du mal à lancer, et donc à tourner, le coach Xavier Bretin, conseille parfois à juste titre de tourner la tête pendant le downswing.

Dans ce cas, c’est difficile de tourner la tête et de néanmoins garder les yeux sur la balle. En réalité, il y a là une distinction à faire selon son niveau technique du moment.

Si vous avez du mal à lancer la balle, la faire décoller, il faut effectivement prioriser la rotation, et donc essayer des méthodes qui activent votre corps.

Le fait de se servir de sa tête comme déclencheur de la rotation peut effectivement être un bon moyen.

En revanche, si vous avez dépassé ce problème, et que vous cherchez plus de précision, et de contrôle, alors le fait de regarder plus longtemps la balle, et notamment le club arriver sur la balle peut-être une solution.

Le gros avantage du golf par rapport à d’autres sports, c’est que la balle ne bouge pas. On peut se servir de cet avantage.

Garder les yeux sur la balle n’est pas la solution ultime. C’est seulement un bon pas dans la bonne direction.

Simplement, il faut savoir faire l’arbitrage pour soi entre « est-ce que j’ai un déficit de rotation, et alors ne bloquez pas la tête sur la balle ou est-ce que ma rotation est ok, et j’ai besoin de mieux contrôler ma tête de club dans la zone d’impact ? »

Enfin, dernier conseil donné le plus souvent par les enseignants pour prendre la balle au centre de la face, conservons notre talon gauche enfoncé et à plat dans le sol.

Force verticale pour les pros, talon gauche à plat dans le sol pour les amateurs

Dans un précédent sujet, on a pu voir que les professionnels, et notamment Lexi Thompson se servait de la force verticale pour augmenter la vitesse de swing.

Elle se lève littéralement sur ses orteils au moment d’impacter la balle au drive.

Pour nous les amateurs, ce n’est peut-être pas le bon conseil pour trouver plus régulièrement le centre de la face du driver.

La tentation est grande de déplacer le poids sur l’avant des pieds à l’impact, et de laisser le talon gauche (pour un droitier) légèrement se décoller.

Ce mouvement même subtile peut rendre dramatiquement plus difficile le fait de trouver le centre de la face.

Plus que la force verticale, nous amateurs devons surtout utiliser la rotation du corps, comme principale source d’énergie.

La régularité est la chose la plus difficile à obtenir au golf. C’est exactement ce que l’on peut obtenir quand on limite l’action des pieds pendant que l’on swingue.

J’ai donc appliqué ce conseil, et travaillé sur le fait de bien laisser le talon gauche enfoncé dans le sol pendant la plupart du swing, et surtout à l’impact.

En revanche, j’ai déjà noté un « piège », celui de rester trop jambe gauche pendant tout le swing, et ne pas transférer de poids, ce qui peut conduire à des fautes de push importantes. Vigilance donc sur le transferts de poids pendant le swing…

Pour ma part, ces trois dernières années, j’ai surtout cherché à augmenter ma vitesse de swing pour augmenter ma distance. J’y suis partiellement arrivé, mais j’ai oublié de chercher à maximiser le smash factor, de sorte que je n’ai pas maximisé mon potentiel.

Plutôt que de chercher à gagner de la vitesse, si j’améliorais largement ma qualité de centrage, je pourrais aller aussi loin, voir mieux, mais surtout j’augmenterai certainement le nombre de fairways en régulation, tout en réduisant ma dispersion théorique sur le parcours.

Le fitting du driver est aussi un élément à prendre en compte...

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