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La bonne action des poignets pendant un swing

La bonne action des poignets pendant un swing

Dans de précédents articles proposés par nos différents consultants ayant trait à la question de la biomécanique, et en particulier la séquence de swing, nous avons vu qu’un enchaînement d’actions des hanches, au torse, puis les bras entraînaient la vitesse du club. Les mains sont les seules à être en contact directement avec le club pour transmettre cette énergie. L’articulation des poignets est donc capitale pour parfaitement diriger la vitesse, et en même temps contrôler la direction du club. Toute la question est de savoir quoi faire, ou plutôt ne pas faire… Vos poignets agissent-ils pour le bien de votre swing ?

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Beaucoup de golfeurs cherchent comment techniquement ramener la face square à l’impact. Techniquement peut sous-entendre, comment agir avec les mains ou avec les poignets pour contrôler la tête de club.

On aimerait tous qu’une technique de poignets ou un grip secret puisse tout résoudre pour nous.

Le vrai secret s’agissant des poignets n’est pas dans ce qu’il faut faire, mais plutôt dans ce qu’il ne faut pas faire !

La première chose à retenir des enseignants est que le mouvement idéal au niveau des poignets est en fait le mouvement le plus naturel possible.

A partir du moment où on cherche à trafiquer le geste, on s’écarte du bon chemin. Pour ma part, concerné par le problème, j'ai trop tendance à rouler mon poignet gauche par rapport à mon poignet droit, ce qui sort le club du plan de swing idéal.

Pour préparer ce nouveau sujet, je me suis documenté auprès d’une très grande référence du coaching aux Etats-Unis, un enseignant qui a eu le privilège d’être le premier à être nominé meilleur enseignant PGA de l’année en 1986, Manuel De La Torre.

Manuel De La Torre est né en 1921 et récemment décédé en 2016 à l’âge de 95 ans. Peu connu en France, il a pourtant inspiré de très nombreux grands noms du coaching aux USA.

Tout au long de sa carrière, il n’a jamais cherché à se mettre en avant, plus curieux d’aider des amateurs à progresser. Il a enseigné pendant 65 ans au Milwaukee Country Club, tout en aidant quelques joueurs et joueuses du PGA et LPGA Tour.

Son père était un enseignant Espagnol qui avait remporté un Open d’Espagne avant de fuir la guerre civile en 1936.

Manuel De La Torre a consacré toute sa vie au swing de golf, au point d’écrire un livre en 2001 « Understanding the golf swing ».

Au fil du temps, il a développé sa propre méthode d’apprentissage qui se fondait sur quatre étapes : Pour taper de meilleurs coups, il fallait déjà pouvoir comprendre ce qu’il fallait améliorer, comprendre pourquoi il fallait précisément l’améliorer, et développer plus d’espoir et d’enthousiasme dans l’entraînement et le fait de jouer.

S’agissant des poignets, Manuel De La Torre a tout simplement écrit « L’action des poignets est une réaction involontaire au fait de swinguer le club. »

Une réaction involontaire… En tant que simple golfeur amateur, je me sens parfaitement concerné par ce propos.

le poignet gauche à pivoté au lieu de rester "droit" entrainant un changement de plan du club

En visionnant une vidéo de mon swing, j’ai pu constater à quel point j’étais dans le « ne pas faire » que le « faire ».

Alors que l’on peut voir sur le swing de beaucoup de golfeurs professionnels qu’il y a justement peu ou pas d’action des poignets entre le démarrage du swing et le sommet du backswing, mis à part l’armement naturel sous l’effet de la montée.

Dans mon cas, comme dans celui de beaucoup d’amateurs, j’ai tendance à tourner les poignets pour déplacer le club alors que le déplacement du club ne devrait être que le résultat d’une action des épaules qui dirigent les bras, qui eux-mêmes dirigent le club, comme les consultants du site, Loic Gambardella, ou encore Olivier Raynal l’expliquent quand ils parlent de biomécanique.

Manuel De La Torre, bien avant les études sur la biomécanique conseillait un simple exercice pour comprendre l’action des poignets.

Un exercice bien connu et que l’on a pourtant souvent tendance à oublier.

De La Torre recommande de se tenir droit, de jointer ses mains comme pour mimer un grip avec les pouces vers le ciel, et de pivoter épaules, et bras en laissant les pouces pointer vers le ciel sans aucune forme de rotation excessive des poignets, au backswing comme au downswing.

Cet exercice est excellent pour justement ressentir la connexion bras buste, et aussi comprendre à quel point les poignets n’ont pas à sur-réagir pendant un swing.

Le problème, c’est qu’à vitesse réelle, et avec un club en mains, on a tendance à perdre le feeling de ce mouvement pourtant si simple. On se laisse entraîner par le club, ou plutôt à force d’avoir envie d’accélérer au maximum, on oublie la simplicité de ce principe.

Les poignets ne commandent pas le swing dans la vision du geste parfait de Manuel De La Torre.

les poignets n'ont pas roulé ! Ils sont armés !

Pour l’enseignant, si vos avant-bras sont relâchés, le poids du club peut tout simplement suffire à armer les poignets sans aucune interférence de notre part.

Oui, mais si nous le savons… pourquoi est-ce qu’en tant qu’amateur, on commet quand même la faute ?

Pour De La Torre, même quand les avant-bras sont relâchés, il y a d’autres paramètres qui peuvent nous créer de la tension dans les bras.

La main gauche (pour un droitier) permet la première connexion dans le but de contrôler le club. Il semblerait que ce soit assez commun de ne pas gripper assez fort avec cette main.

Pour un autre enseignant américain réputé, Michael Hebron, a qui ont doit l’organisation de nombreuses conférences réunissant les plus grands coachs de la PGA américaine, le secret consiste à ne serrer que les deux ou trois derniers doigts de la main, le petit doigt et l’annulaire ou encore le majeur.

Ce faisant, vous créez un grip fort sans verrouiller les muscles des poignets, et vous n’interférez pas avec un mouvement plus libre de vos poignets.

Pour avoir essayé, j’ai tout de même senti que je mettais plus de pression dans mon poignet gauche. Cependant, j’ai eu l’impression que je pouvais empêcher l'enroulement de mes poignets, le gauche par dessus le droit.

Il me semble que le fait de se focaliser plus sur l’action des épaules et du buste plutôt qu’une action où la rotation est déclenchée par les poignets est la meilleure solution.

Toujours à propos du grip, et des mains, la droite en particulier, Ben Hogan, la légende que l’on ne présente plus, à aussi écrit que le pouce et l’index peuvent très bien interférés avec l’action des poignets.

Pour contrer ce phénomène, Hogan recommandait justement de s’entraîner à swinguer en déconnectant le pouce et l’index du grip à l’entraînement.

Pour avoir mis en pratique, je trouve que l’extension de l’index permet justement de sentir le poids du club arriver… dans l’index après le démarrage du backswing, et de sentir la notion de création de vitesse, alors que de fait, je ne peux plus rouler excessivement les poignets.

Je vous recommande d’essayer. Cela permet vraiment de sentir le retard du club.

Tout comme Hebron, Ben Hogan conseillait au sujet de la main droite de mettre de la pression sur les doigts du milieu et le petit doigt pour mieux gripper le club.

Pourtant, beaucoup de joueurs grippent avec la main gauche (les droitiers) et se contentent d’enrouler la main droite de manière lâche autour du grip, juste comme un support.

Gestion de la pression des doigts différenciés

Personnellement, jamais soucieux de ces variations de pressions dans le grip, je crois avoir toujours grippé de manière uniforme dans les doigts.

Le fait de focaliser sur certains doigts plutôt que d’autres change les habitudes. Il faut pas mal s’exercer à vide, sans chercher à taper des balles pour ressentir cette différence de pression.

Selon Michael Hebron, normalement quand vous commencez à vous concentrer sur deux ou trois doigts, le poignet gauche (pour un droitier) reste relativement relâché.

Tout doit être dans le "relativement". Pour ma part, l’essai me tend à penser que mon poignet gauche est plus crispé.

Pour le coach, il faut trouver le bon équilibre, car le club a toujours besoin d’être dirigé.

C’est là qu’un autre coach, Jay Williamson nous apporte son éclairage. Pour arriver à ce relâchement en contrôle, il conseille de garder le dos de main gauche parfaitement plat.

Le « dos » de la main gauche, et le « dos » de l’avant-bras gauche doivent former une ligne droite.

dos de la main gauche en ligne avec le dos de l'avant-bras gauche

Pour le coup, cela paraît assez naturel à produire, et effectivement, ce faisant, on limite le mouvement du poignet gauche sur un seul plan. Pour ma part, c’est justement le poignet gauche qui avait tendance à rouler sur le poignet droit.

Le fait de ne plus rouler le poignet gauche sur le droit doit justement améliorer la consistance d’un swing de golf.

Comme beaucoup de golfeurs, à partir du moment où je démarre le backswing, consciemment ou inconsciemment, mon seul objectif est alors de taper dans la balle aussi fort que je le peux.

Si j’avais lu plus tôt les écrits de Ben Hogan, j’aurai compris qu’il y a un temps pour cela.

Ben Hogan est connu pour avoir écrit que quand ses mains ont passé ses hanches au downswing, c’est là qu’il essayait de taper la balle aussi fort qu’il le pouvait. « J’aurai aimé avoir trois mains droites ».

Accélération après avoir passé les hanches avec les mains au downswing

A nouveau, pour l’avoir mis en pratique, c’est assez différent de ce que j’ai toujours produit. Pourtant, quand on essaie de déclencher une plus forte accélération après le passage des hanches, on ressent vraiment un swing sur un temps, 1, 2 et 3. Le temps « et 3 » étant celui où les mains passent devant les hanches, et je vous assure qu’à vide sans le club, on sent cette création de vitesse, et cet impact même brutal.

Cela rejoint la théorie de la biomécanique, et de la séquence de swing. C’est en fait le dernier transfert d’énergie du corps au club ! La dernière accélération, celle qui fouette la balle.

J’ai toujours été intrigué par ceux qui prétendent nous faire gagner de la distance ou de la vitesse de swing sans finalement décrire quand précisément. Finalement, il suffisait de lire et faire confiance à Ben Hogan.

J’en reviens à la lecture de Manuel De La Torre. Pour lui, le poignet droit est finalement assez peu actif pendant le swing, sauf quand il s’agit de répondre au swing du club.

Le poignet droit apporte du support au poignet gauche, tandis que l’avant-bras reste relâché.

Cela arme en réponse au poids du clubs au sommet du backswing, et cela désarme au contact et alors que le bras droit s’étend à son maximum.

Non seulement, dans ce sujet, il s’agit d’armement des poignets, de ne pas rouler les poignets au démarrage du backswing, de pression du grip, mais aussi de création de vitesse, et de contrôle de la face.

De mon point de vue, la gestion du grip des doigts de la main gauche, de la main droite, le fait de conserver le dos de main gauche en accord avec le dos de l’avant-bras gauche, le fait de swinguer en partant des épaules sans chercher à rouler les poignets, avec une bonne connexion bras-buste, et accélérer quand les mains passent les hanches, et non pas dès le sommet du swing ne s’acquièrent pas en quelques minutes.

A vous de tenter l’expérience…

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