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Le swing qui peut tout changer pour un golfeur

Le swing qui peut tout changer pour un golfeur - crédit photo : Mark Newcombe

Qui ne rêve pas de changer suffisamment son swing de golf pour gagner en consistance, en contrôle et en distance ? Beaucoup de golfeurs amateurs ont cette aspiration de vouloir modifier leur swing de golf, pour enfin obtenir de meilleurs résultats sur le parcours. A gauche, à droite, trop court, irrégulier, les erreurs peuvent être nombreuses, et surtout imprévisibles. On finit par joueur au golf en espérant faire quelques pars, et tirer son épingle du jeu, par chance. Un golfeur pro sur le tour a été confronté à un problème sévère d’inconsistance et d’irrégularité, avant de changer son swing en profondeur, et de connaître des résultats spectaculaires. Nous avons eu envie de nous intéresser à son histoire, pour justement imaginer, si elle pouvait être dupliquée pour d’autres golfeurs, et notamment les amateurs.

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Comment changer son swing pour être plus régulier ?

L’histoire que nous allons vous conter à commencer quatre ans plus tôt.

Il s’agit d’un morceau de la carrière d’un joueur pro qui était relativement anonyme, en grande difficulté avec son swing, imaginant même mettre un terme à sa carrière prématurément, et qui finalement, en rencontrant un jour le bon coach au bon moment, a changé son swing pour devenir l’un des meilleurs joueurs du monde aujourd’hui, manquant de peu de remporter son premier majeur, à l’occasion de l’US PGA Championship 2017.

En 2013, alors encore relativement inconnu du grand public, joueur sur le web.com tour, seconde division du PGA Tour aux Etats-Unis, Kevin Kisner était en proie à de grandes incertitudes avec son swing.

Juste après un tournoi estival, l’américain a envoyé un texto en forme de SOS à un de ses amis, le coach John Tillery, basé en Caroline du Sud, du côté d’Aiken.

Une fois rentré chez lui, Kisner fonça voir le coach qui depuis est devenu son « swing coach ».

Depuis cette première rencontre, Kisner a gagné 350 places au classement mondial (ordre du mérite) et pointe au 25eme rang.

En moins de quatre ans, il est devenu un top-player, capable de se battre sérieusement pour une victoire en majeur.

Vous avez peut-être en mémoire, comment il a dominé les premiers tours de l’US PGA Championship, réussissant à jouer la gagne jusqu’au bout pour finalement s’incliner contre un autre phénomène, Justin Thomas.

Victorieux de deux tournois du PGA Tour en 2016 et 2017, Kisner s’est aussi distingué en perdant trois play-offs en 2015, au RBC Heritage, au Player’s, et au Greenbrier Classic, une « performance » plus vue depuis 1937.

Pourtant, avant d’arriver jusque-là, Kisner était sur le point d’arrêter sa carrière, commencée en 2006.

« Je n’arrêtais pas de taper des coups en talon depuis le milieu du fairway »

Kisner « shankait » la balle. A savoir, il tapait la majorité de ses coups de fers avec le hosel du club, la partie qui fait la liaison entre la tête du club, et le manche.

Ce type de coup en socquette engendre des balles tapées basses et directement à droites. Le son et le feeling à l’impact sont particulièrement désagréables.

« J’étais très réaliste à propos de mon jeu. » Kisner allant plus loin « Je ne voulais pas me mentir à moi-même au sujet de mon swing. Je savais que mon swing était vraiment mauvais à cette époque. Il n’y avait aucune chance que je puisse jouer sur un parcours du PGA Tour, et être compétitif. Dans ma carrière, j’avais déjà eu ce type de pensées, et je ne voulais pas le revivre. »

De retour chez lui, Kisner passa donc près de trois heures avec Tillery.

Ce dernier ne lui donna pas d’astuces ou de solutions pour corriger le problème en un instant, comme parfois on peut mettre un sparadrap sur une jambe de bois.

Au contraire, le coach avertit le joueur sur le fait qu’il allait lui proposer un plan à long-terme pour corriger son swing.

La première chose que Kisner devait résoudre était son pivot, au moment du backswing, ce qui le conduisait à la faute, précisément dans la phase de transition entre backswing et downswing.

Cette mauvaise transition amenait justement le type de coups que Kisner avait en horreur, un coup bloqué qui partait bien à droite de la ciblé tapé avec le talon, qui à l’extrême pouvait se transformer en socquette.

En modifiant son pivot, Kisner a commencé à taper des coups beaucoup plus solides, et à générer des balles beaucoup moins sensibles au vent.

En quelques mois, il est passé du 110eme rang sur le PGA Tour pour les coups gagnés du tee au green au 49eme rang. On peut ajouter qu’il est aussi passé de 76eme à 34eme pour la précision au drive.

Concrètement, cela voulait dire que techniquement, son jeu lui permettait de gagner en moyenne 4,5 coups par tournois.

En quelque sorte, il est devenu deux fois plus performant que ce qu’il n’était.

Kisner se souvient justement du RBC Heritage 2015, moment où il a senti le déclic « Je me souviens avoir tapé des coups de folie, des coups que je n’avais jamais tapés auparavant, notamment sur des par-3 aussi difficiles. »

Effectivement, à Hilton Head, sur le Harbour Town Golf Links, l’américain a rentré birdie sur le fameux trou 14, réputé pour être le troisième par-3 le plus difficile de tout le circuit PGA Tour.

Ce jour-là, ils n’ont été que trois golfeurs à avoir rentré un birdie !

Changer de swing est difficile. Demandez à Faldo ou à Woods... Dans le cas de Kisner, le processus a payé, et c’est ce qui nous intéresse dans le cas où son exemple pourrait être transposé à d’autres.

Kisner l’admet « Cela a été brutal. » poursuivant « Cela représente des heures et des heures à taper au practice, mais aussi beaucoup de désillusion, beaucoup de clubs jetés par terre, beaucoup de jurons et de plaintes, mais nous avons toujours su que nous étions sur le bon chemin. »

Ci-après, Kisner et Tillery dévoilent justement le processus pour changer ce swing.

Au backswing, il faut commencer par le bon départ !

Il faut revenir au problème de départ rencontré par le pro. Initialement, Kisner déplaçait ses hanches trop rapidement au démarrage du backswing. Le poids de son corps restait trop sur le pied gauche au lieu de se déplacer vers la partie droite de son corps.

Au sommet du backswing, la partie supérieure du corps de Kisner tournait trop loin de la cible.

Pour le coach « Cette séquence, cette façon de bouger son corps était complètement mauvaise. Dès que le club démarrait sa course, ses hanches commençaient à tourner et à faire bouger le bas de sa colonne vertébrale vers l’avant. » et ce n’était pas tout « Il tournait son torse beaucoup trop à droite pour avoir la sensation d’être derrière la balle alors que son poids ne se portait pas sur son côté droit. »

Pour corriger cela, Tillery l’a amené dans une position dans laquelle Kisner ne pourrait pas créer de mouvements latéraux pendant le downswing.

Le coach a alors planté une baguette d’alignement au sol contre la hanche droite du joueur pour l’aider à sentir le transfert de poids sur la droite pendant le backswing.

Kisner devait sentir comment il devait mettre de la pression sur son pied droit au moment où le club commençait à se déplacer.

En faisant ainsi, il devait sentir et conserver la pression sur sa hanche droite contre la baguette d’alignement jusqu’à ce que son bras gauche soit parallèle au sol.

Kisner a complètement changé son démarrage, de sorte qu’il a aujourd’hui un plan de swing moins ample au downswing.

Durant la phase de transition, il faut arrêter le fait de tourner pour au contraire transférer

Quand on revient au mouvement initial de Kisner, sa mauvaise séquence au backswing rendait impossible le fait de créer une bonne transition vers le downswing.

Comme le pro ne transférait pas correctement son poids au backswing, il était incapable de déplacer son poids vers le côté gauche au moment de lancer son downswing.

Pour son coach « Il allait tourner et bloquer sa jambe gauche de manière prématurée. »

En conséquence, cela conduisait le joueur à produire un downswing trop étroit par rapport à son corps, et à un mauvais contact au moment de l’impact.

Le shaft du club était trop vertical au downswing et la face du club était ouverte par rapport au chemin du club.

C’est pourquoi les coups manqués prédominants de Kisner était des balles très à droites.

Du fait que maintenant, le pro met plus de pression sur son pied droit plus tôt au moment du backswing, et que son torse est moins tourné vers la droite, il peut plus facilement transférer son poids vers la gauche au démarrage du downswing.

Il peut le faire tout en maintenant l’amplitude de son downswing, ce qui permet au club de revenir sur un plan plus direct et l’empêche de tourner son corps trop rapidement, notamment au début du downswing.

« Nous voulions qu’il soit en mesure de sentir la pression s’exercer vers le bas et dans son pied gauche au moment de la transition plutôt que de juste tourner ses hanches. »

Kisner devait sentir qu’il mettait de la pression sur son pied gauche au moment de démarrer son downswing.

Pour ce faire, il a utilisé une aide à l’entraînement en forme de rail pour le forcer à swinguer sur le bon plan avec des mains beaucoup plus à gauche après l’impact par rapport à ce qu’il faisait avant.

Ses mains doivent moins agir dans la zone d’impact, et au contraire, il doit swinguer vers le bas de la ligne cible au lieu d’intérieur-extérieur.

Ci-dessus, le pro Xavier Bretin illustre des mains qui sortent bien plus à gauche de la ligne cible, le mouvement recherché par Kisner alors qu'auparavant, ses mains sortaient à droite de la ligne imaginaire vers la cible, ici matérialisée par la baguette verte posée au sol.

A l’impact, swinguer sur le bon chemin !

On parle souvent du fait de « swinguer à gauche » au moment de l’impact. Justement, le swing de Kisner s’est beaucoup amélioré en apprenant à faire cela.

Avec son ancien swing, le corps de Kisner tournait beaucoup trop rapidement pendant le downswing.

« Quand sa jambe gauche se bloquait trop tôt, tout s’arrêtait de tourner, et ses bras partaient loin de lui. » Le coach explique le fait que le club se déplaçait alors trop loin sur la droite au moment de l’impact.

C’est ainsi que Kisner lançait le talon du club vers la balle, ce qui conduisait à des coups décentrés, et parfois à des soquettes.

« Désormais, il est capable de conserver son bassin vers l’avant, en haut et à gauche, et il peut swinguer en suivant la ligne de la cible, au lieu de swinguer intérieur-extérieur de manière excessive. »

Du coup, le swing de Kisner a considérablement changé.

Il a ramené le chemin vers un angle plus proche de 0 degrés, ce qui par conséquence, lui permet de prendre la balle beaucoup plus au centre de la face, d’améliorer son smash factor, sa distance, le spin donné à la balle, et de totalement réduire la dispersion.

Dans son cas, il ne craint plus la socquette, puisque il ramène le centre de la face sur la balle au lieu du talon.

Pour s’aider, Kisner utilise donc un rail qu’il pose devant lui afin de se forcer à swinguer sur le bon plan. Dans le cas où il serait amené à swinguer à nouveau sur un chemin intérieur-extérieur, son club taperait inévitablement dans le rail.

En résumé, Kevin Kisner a modifié le fonctionnement de son corps pour modifier son swing.

Au lieu de rester trop à gauche au démarrage, il a appris à faire la différence entre tourner, et transférer du poids vers la droite, puis vers la gauche. Il a appris à mieux tenir le haut de son corps au backswing, puis au downswing.

Et enfin, il a changé la façon de déplacer son club dans le plan.

Ci-dessous, le pro Xavier Bretin illustre un plan intérieur-extérieur qui peut potentiellement se transformer en socquette. On voit très nettement le club être à l'intérieur du plan au lieu d'être en direction de la cible.

Ce qui est intéressant avec ce cas d’école, c’est l’ordre du processus. Il a d’abord commencé par gérer le bas du corps, puis le haut du corps, et en dernier, le chemin du club.

Surtout, on comprend que bien plus que le club, il a travaillé sur son mouvement corporel alors que beaucoup d’amateurs font le contraire.

Il n’a eu besoin que de deux gadgets pour y parvenir : Une baguette plantée au sol pour l’aider à sentir la position de sa hanche droite, et d’un rail d’alignement pour éviter que son club ne sorte intérieur-extérieur.

En faisant toute cette démarche, d’un golfeur avec un potentiel, il est devenu l’un des meilleurs golfeurs du monde. A l’évidence, et c’est la différence avec un amateur, Kisner était très doué dans d’autres domaines comme les approches autour du green, et le putting.

En matière de putting, il est actuellement dans les vingt premiers pour le nombre de coups gagnés sur les greens. C’est dire que ce problème de coups tapés en talon entravait sa progression.

Pour un amateur, la première chose à noter est déjà de savoir où les balles sont contactées, en talon, en pointe, ou au centre de la face, puis de regarder le vol de la balle pour avoir une idée du type de faute qui est produit.

A méditer…

Dans la suite de cet article, nous allons vous proposer justement le test d’un accessoire d’aide à l’entraînement proposé par la société Eyeline qui a justement pour but d’améliorer le chemin du club.

Remerciements : Xavier Bretin pour sa contribution technique et Mark Newcombe pour les photos de Kevin Kisner

Nous vous recommandons en complément l'article de Xavier : En finir avec la socquette, le top, la gratte ou le divot trop profond au petit-jeu !

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