Angle d’attaque, point d’impact et position de la face à l’impact: Les liaisons dangereuses ?

Quelques semaines en arrière, je publiais un sujet sur le bilan de sa saison, et les bonnes résolutions à prendre pour progresser. Au cours de cet exercice que je me suis appliqué à moi-même, j’ai détecté un véritable axe de progression important, et en lien avec le fait de mieux contacter ou compresser la balle de golf. Alors que j’utilise le Trackman depuis des années, j’ai mieux compris la relation directe entre l’angle d’attaque (vers le sol avec un fer), le point d’impact, et la position de la face du même club au moment du contact. Cela a été une véritable révélation que j’entends désormais vous partager dans ce nouveau sujet. Comment mieux contrôler la position de la face à l’impact, en se concentrant bien plus sur la façon d’attaquer la balle vers le sol avec un fer ?

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Comme beaucoup de golfeurs amateurs, je passe une bonne partie de ma vie de joueur à lutter contre des effets indésirables ou des trajectoires de balles incontrôlées.

Après tout, le golf est un sport de coups manqués, et de frustrations à surmonter.

Certains iront jusqu’à dire que le meilleur golfeur n’est pas celui qui tape les meilleurs coups, mais celui qui en manque le moins.

Beaucoup de mes sujets au fil des années ont eu trait avec le contrôle de la face du club, en particulier les fers. J’ai beaucoup investigué dans ce domaine, pour vous partager le fruit de mes réflexions et trouvailles.

Au moment de faire le bilan de ma saison 2020, et de constater que malgré des progrès (deux points d’index gagnés), dans un certain domaine, le jeu d’approches, mes compétences ont un peu régressé.

Je n’avais pourtant pas le sentiment de moins bien taper les balles avec mes fers, mais cependant, l’outil de tracking et d’analyse de mes coups dressait un bilan sans appel sur le parcours.

Pour descendre mon index, il me faudrait impérativement toucher plus de greens en régulation, et mieux que cela : Approcher plus près des drapeaux à 100, 110, 120, 130 et au-delà.

A partir du moment où je disposais de la bonne information, la bonne analyse, c’est là que j’ai poursuivi ma recherche.

Pourquoi et comment suis-je pénalisé sur le parcours ?

Comme une grande majorité d’amateurs, ma principale erreur sur le parcours, et qui explique un nombre moins élevé de greens en régulation est une tendance qui dit brutalement… signifie que je joue trop court des greens.

Pour être concret, sur les 25 dernières parties, je touche seulement 31% des greens en régulation, et par opposition, je manque les greens « trop court » dans 49% des cas !

Dans 20% des cas, je manque à gauche ou à droite. J’ai d’ailleurs constaté que cette statistique n’avait pas évolué entre mes 25 dernières parties ou mes 50 dernières parties.

Jouer trop court du green ne se résout pas simplement en prenant un ou deux clubs de plus.

Cette statistique un peu brutale ne tient pas compte de la qualité de votre premier coup sur un par-4 ou un par-5.

Si mon drive a seulement parcouru 10 mètres, et qu’il me reste 300 mètres à faire… même en tapant le plus beau des hybrides, je risque de finir court du green.

Surtout, prendre un club de plus pour taper un coup à 120 ou 130 mètres n’est pas nécessairement une garantie absolue.

Ce serait trop facile ?

La question fondamentale sur un coup d’approche vers le green avec une chance raisonnable de l’atteindre, c’est la qualité pure du coup !

Or, avec un fer 6 au lieu d’un fer 7, je ne résous pas obligatoirement la qualité du contact.

La qualité d’un coup de golf ?

Soit un coup tapé au centre de la face (en hauteur comme en largeur) et qui permet de transmettre le niveau désiré de vitesse à la balle.

Pour réaliser ce nouveau sujet, je me suis basé sur des discussions avec Xavier Bretin de Golf Optimizer.

Il connait très bien mon swing, et notamment ses défauts.

Il m’a justement expliqué qu’en raison de mon swing souvent horizontal, ma tendance à prendre les balles trop tangentielles (sur un angle d’attaque en conséquence trop proche de 0 degré) entraînait des balles touchées basses dans la face, avec pour conséquence une irrégularité de smash factor, et de spin donné à la balle.

De son point de vue, c’est ce qui entraîne une irrégularité dans la profondeur de mes coups.

Schématiquement, un coup de fer 7 qui peut faire 130 ou 145 mètres… Pour progresser, ce trop grand écart est justement problématique, et peut expliquer des greens manqués... trop courts.

Par la forme de mon swing, je ne prenais jusqu’à présent pas assez compte d’un paramètre clé : L’angle d’attaque et le point bas de mon arc de swing !

Qu’est-ce que ce terme barbare : L’angle d’attaque ?

Il s’agit de la manière de déplacer le club selon un angle vers le sol.

Avec un fer, dans le but de mieux compresser la balle, la logique veut qu’il soit plus pertinent que cet angle soit descendant vers le sol. C’est l’inverse pour un driver joué sur un tee.

Jusque-là, pas de scoop…

Cela étant, nous n’avons pas tous les mêmes façons de swinguer.

Certains ont des swings naturellement plus verticaux, et donc une forme de facilité à swinguer vers le sol, et d’autres, comme moi, par exemple, ont des swings un peu plus horizontaux, et dans ce cas, créer de l’angle vertical vers le sol est plus complexe.

Après tout, est-ce bien fondamental ?

Eh bien oui, si on considère le lien entre angle d’attaque et position de la face à l’impact, entre trop fermée, trop ouverte ou square.

Et le sujet n’est pas tant l’angle d’attaque seul que le bon montant d’angle d’attaque vers le sol, et un outil est très intéressant pour nous aider : Le Trackman et sa fonction « Optimizer ».

Ci-après, je vais vous illustrer 3 coups mesurés au Trackman pour appuyer mon propos. Ces 3 coups ont été tapés avec un fer 7 TaylorMade P770.

Sur ce premier coup, l’illustration de gauche permet de constater que la trajectoire s’écart notablement à gauche du centre du fairway, la cible.

Pour ma part, c’est le coup contre lequel je me bats toujours, le « big miss ».

La balle a été envoyée sur une distance au carry de 133 mètres, ce que le Trackman considère d’ailleurs comme « optimal » pour la vitesse de swing déployée (un peu moins de 80 mph).

Qu’est-ce qui pose un problème ?

La vitesse de balle obtenue ici n’est pas mauvaise, bien au contraire. Le smash Factor est cependant de seulement 1.31 (dans l’idéal, il pourrait être de 1.33, et donc la distance encore plus longue).

Le taux de spin est effectivement très bas (moins de 4500 tours au lieu de 7000).

Surtout, l’angle d’attaque matérialisé par une colonne sur le graphique de droite (Attack Angle) est enregistré à +1,2 degrés remontant, or la plage de valeur idéale devrait être comprise entre -5 et -3 degrés.

En parallèle, la face est arrivée fermés de -4 degrés à l’impact, et c’est cela qui en particulier contribue à cette balle très à gauche de la cible.

Le rapport que je veux vous mettre en lumière, c’est bien d’un côté un angle d’attaque « hors sujet » remontant à +1,2 degrés, et une face fermée à -4 degrés.

Le cas présent, le point d’impact dans la face n’est pas illustré. Cependant, il est possible d’imaginer qu’il n’a pas été observé au centre de la face.

Sur ce deuxième exemple, la balle n’est plus que 16 mètres à gauche de la cible (contre plus de 20 mètres dans le premier exemple), mais les causes sont encore comparables.

L’angle d’attaque est cette fois tangentiel (-0,2 degrés) et la face n’est plus que fermée de -2 degrés.

Dans ce troisième exemple, cette fois, je me suis appliqué à franchement attaquer la balle vers le sol (pas naturel pour la forme de mon swing).

En conséquence, l’angle d’attaque descend à -3,5 degrés, et en parallèle, ma face n’est plus fermée à la cible (au contraire, elle est ouverte d’à peine +1,2 degrés).

La balle termine sa course à moins de 4 mètres de sa cible sur la gauche. Mon swing, et en particulier son orientation (de l’intérieur vers l’extérieur) n’a pas réellement changé entre les trois coups illustrés.

En somme, je n’ai bien changé qu’un paramètre : L’angle d’attaque. Je n’ai pas changé tout mon swing pour arriver à ce résultat. Je n’ai focalisé que sur un paramètre.

Sur ce point, Xavier ne partage pas exactement mon analyse. De son point de vue, je n'ai effectivement pas changé la direction de mon swing (les chiffres confortent sa vision). Pour arriver à augmenter l'angle d'attaque, j'ai donc forcément modifié le point bas de mon arc de swing, et en fait avancé dans la frappe. "Tu arrives plus tôt sur la balle, et à ce moment là, ta face de club n'est pas encore fermée."

Donc de son point de vue, mon intention de donner plus d'angle d'attaque est surtout une intention de décaler le point le plus bas de mon arc de swing vers l'avant, et ainsi, sans changer aucun autre paramètre, je bouge les valeurs comme la position de la face à l'impact, et plus important, j'adapte une solution à mon swing, qui me permet de lancer plus droit.

Pour y parvenir, je me suis seulement concentré sur le fait de longer le sol plus longtemps après avoir contacté la balle. Ce simple changement a donc eu pour effet d’accentuer mon angle d’attaque descendant vers le sol, et de m’empêcher de fermer trop vite ma face de club.

Cet article avait pour but de vous alerter sur l’intérêt de l’angle d’attaque, et de l’évaluer pour vos fers, afin d’en vérifier l’impact sur vos trajectoires.

Pas assez d’angle d’attaque ou trop d’angle d’attaque, cet élément peut contribuer à comprendre votre swing, et surtout des fautes de placement de la face à l’impact.

En résumé : Swing trop horizontal – pas assez d’angle d’attaque – tendance à fermer trop vite la face – des balles prises trop basses dans la face – smash factor irrégulier

Swing trop vertical – trop d’angle d’attaque – tendance à ouvrir trop vite la face – des balles prises trop hautes dans la face – smash factor irrégulier

Le conseil de Xavier : Sur chaque balle, le club doit toucher le sol, et plutôt en avant de la balle ! C’est ce qu’il faut rechercher.

L’exercice idéal consisterait à utiliser une serviette ou une plaque placée quelques centimètres (7 ou 8 cm) derrière la balle.

Si le club touche la serviette avant d’aller contacter la balle, c’est que pour un droitier, le swing est trop orienté à droite (intérieur-extérieur) et ne permet pas un angle d’attaque optimal.

Crédit photo : Tom Hauck/Icon Sportswire

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