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Wedges Mizuno S18

A l’occasion du lancement des nouveaux fers MP-18, Mizuno en a profité pour faire un petit lifting de son modèle S5 dédié au wedging. Pour Chris Voshall, ingénieur Mizuno, dans le domaine des approches, il est surtout important de trouver de la régularité dans le vol de balle, et le point d’arrêt sur le green. Un élément est alors clé : le spin ! 51, 56 et 60 degrés, Mizuno nous a justement mis à disposition trois wedges S18 que l’on a testé en plein coup avec un Trackman 4. Quel taux de spin ? Quel écart entre le carry et la distance totale à 90, 70 ou 60 mètres ? C’est quoi un bon wedge pour un bon joueur ?

Quelle problématique résoudre ?

La clé du wedging est effectivement la capacité à donner constamment le même taux de spin d’un coup à un autre.

Si vous tapez une balle et que cette dernière tombe sur le green, et s’arrête net alors que la suivante, part, et roule plusieurs mètres, comment appréhender le bon coup à jouer pour s’arrêter au plus près du trou ?

Selon les observations effectuées par Chris Voshall, ingénieur chez Mizuno, pour les coups les plus courts autour du green, la tendance est à manquer le sweetspot sur la partie haute de la face, ce qui justement perturbe le spin donné à la balle.

Pour contrer cette problématique rencontrée par les amateurs, Mizuno a donc épaissi la partie supérieure de la face, pour mieux réguler le taux de spin d’un coup à un autre !

Désormais, muni du Trackman 4 pour faire des essais en extérieurs, c’est justement un argument qui devient vérifiable pour nous.

Avant de pousser l’analyse, si on décrit les nouveaux S18, il faut admettre que la finition est très belle.

La pièce de métal forgé évoque la haute qualité. Le dessin du dos est harmonieux, et donne une forte personnalité à ce nouveau wedge.

La principale évolution

Le centre de gravité varie d’une tête à une autre pour s’assurer que le point d’impact dans la face soit toujours positionné idéalement en fonction du loft.

Sur les lofts les plus petits, comme la face est plus droite, le centre de gravité est plus bas, alors que sur les lofts élevés, la face étant plus plate, le centre de gravité est plus haut.

Il est assez facile d’ouvrir le club à l’adresse sans trop réduire le rebond du club, ce qui en fait un wedge très polyvalent, adapté à une grande variété de coups autour du green.

Comparativement au S5, le précédent modèle dans la gamme Mizuno, la tête paraît un peu plus petite, ce qui en fait encore plus un club pour bon joueur.

Le T7 reste le wedge le plus compact de la gamme Mizuno. Le S18 donne un peu plus de marge d’erreur.

Si on se référait à des séries de fers, le T7 serait l’équivalent d’une lame et le S18 serait plutôt l’équivalent d’un forgé tolérant... comme par exemple le fer MP-18 MMC.

Chez Mizuno, l’offre de wedges se cantonne aux T et aux S. Pourtant, entre les deux clubs, il n’est pas si évident de trouver de grosses différences visuelles.

On a faussement l’impression que le T7 est plus compact que le S18. Pour avoir mesuré la face avec une règle, je n’ai trouvé aucune différence flagrante.

Alors que le T7 est un wedge plus « carré » dans ses formes, le S-18 est plus rond.

La tranchée entre la semelle et le dos est plus large sur le dernier né des wedges Mizuno.

Des wedges toujours forgés ?

La marque japonaise est une des rares à forger ses wedges pour privilégier le touché.

De tous les clubs du sac, les wedges ont la vie la plus difficile. Ils rencontrent plus souvent le sable et des conditions qui favorisent une usure plus rapide.

Les clubs moulés sont souvent plus résistants, alors que les forgés s’usent plus rapidement au niveau des rainures.

Comme les wedges T7, les S18 ont été forgés dans un acier boron 1025 pour renforcer la résistance des rainures dans le temps, tout en conservant le touché idéal.

Du modèle 54 au 62, les rainures sont plus larges et plus profondes pour favoriser une évacuation plus rapide des saletés, et de l’humidité. En résumé, améliorer le contact de balle.

La gamme va s’étendre du 46 au 62 degrés par des incrémentations de 2 degrés en 2 degrés. Toutefois, la tête forgée permettra de plier les clubs pour obtenir le loft désiré.

La finition chrome est particulièrement belle. Dommage que Mizuno n’ait pas prolongé la finition bleue déjà vue sur le T7 !

Le S18 s’adresse plutôt aux bons joueurs à un chiffre dans le domaine des approches. Des joueurs qui recherchent à la fois du touché, un peu de tolérance, et un look mid-sized.

Vraiment constants ?

J’ai testé en tapant plusieurs balles Srixon Z-Star sur un tapis vers une cible à 90 mètres devant moi.

Le tapis permet de neutraliser les coups un peu grattés ou un peu trop clean pour s’intéresser essentiellement au spin sur une dizaine de balles.

Avec le 51 degrés, pour un plein coup tapé à 73,6 mph de moyenne, le taux de spin a été de 7469 tours pour monter la balle à une hauteur maximum de 20,6 mètres.

Avec un angle d’atterrissage de 47,7 degrés, la balle roule 5 mètres.

Pour donner du « backspin », il faudrait être capable de donner beaucoup plus de spin, ce qui suppose encore plus de vitesse de swing, et viser un green particulièrement « réceptif ».

Comme l’affirme Christian Cevaer, pour donner du backspin, il faut « tout simplement » un bon wedge avec des rainures neuves, et propres, et un bon green.

Sur la dizaine de balles tapées, j’ai trouvé une plage de spin comprise entre 7000 et 9000 tours.

Ce que je peux confirmer, c’est l’écart entre le carry et la roule pratiquement sur chaque coup compris dans moins de 5 mètres.

Avec le 56 degrés, en moyenne pour un plein coup tapé à 72,5 mph, le taux de spin a été de 7483 tours pour monter la balle à 18,4 mètres maximum.

Avec un angle d’atterrissage de 49,2 degrés, la balle roule 3 mètres.

Là-encore, d’une balle à l’autre, la roule ne varie pas beaucoup en-dehors de 3 mètres.

Avec le 60 degrés, en moyenne pour un plein coup tapé à 70,3 mph, le taux de spin a été de 7816 tours pour monter la balle à 16,1 mètres maximum.

Avec un angle d’atterrissage de 49,5 degrés, la balle roule 3 mètres.

Là-encore, d’une balle à l’autre, la roule ne varie pas beaucoup en-dehors de 3 mètres.

En conclusion, les écarts de distances sont bien plus le fait de la vitesse de swing, et du centrage de la balle dans la face. Le taux de spin varie tout de même de près de 2 à 3000 tours selon les coups. In fine, et c’est le plus important, c’est surtout la roule qui varie assez peu selon les wedges tapés.

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