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Guide de choix - Meilleurs Drivers pour le golf en 2018

Sur le tee de départ, vous voudrez certainement un club avec lequel vous aurez confiance. Pour beaucoup d’entre vous, ce sera le driver, soit pour le gain de distance, soit pour la tolérance, ou alors tout simplement, parce que c’est déjà votre club préféré. Peut-être est-ce le moment de changer ? Pour vous aider à trouver le bon modèle, je vous présente notre classement annuel des meilleurs drivers à tester en 2018. Pour se faire, nous avons essayé 23 drivers ou configurations différentes, selon si ajustables ou pas. Comme chaque année, je vous présente notre retour d’expérience, sans faire de concession au marketing des marques. Quelle est la véritable performance ?

Préambule sur le classement des meilleurs drivers 2018

Après s’être rendu fin janvier au PGA Show à Orlando, théâtre du lancement des principaux nouveaux produits pour la saison 2018, je constate que le business fait grise mine.

Comparativement à 2016, je retrouve les mêmes stands, aux mêmes emplacements, avec les mêmes crédos, et les mêmes méthodes de ventes.

Les couleurs des stands changent à peine.

Finalement, c’est surtout le produit qui évolue bien plus que le décorum. Toute la question est de savoir si justement le produit évolue tant que ça…

L’ambiance semble un peu moins à la démesure.

Pas de « tank » sur les stands, de Bubba Watson en animateur de la convention, ou de gros projets pour relancer la pratique du golf, comme par exemple « Hack Golf » initié par Mark King en 2014, un projet qui avait rapidement fait pschitt.

Au contraire, à Orlando, on sent une forme de continuité pour ne pas dire une tendance à ronronner.

Le marketing est toujours très présent.

Chaque fabricant doit avoir son crédo, sa promesse, et elle doit ressembler le plus possible à un bénéfice : Mieux jouer au golf.

Si on est loin des années de récessions fortes (2012-2015), aux Etats-Unis, en France, et un peu dans tous les pays développés de la planète golf, les perspectives d’avenir ne sont pas franchement enthousiasmantes.

Le nombre de golfeurs se stabilise un peu partout, et la population golfique à tendance à vieillir.

En France, la moyenne d’âge des licences est repassée au-dessus de 50 ans (52 ans en 2017).

Ce n’est pas sans effet sur les fabricants de matériel de golf, leurs stratégies, et les produits qu’ils proposent.

Malgré cette tendance contrastée, des opportunités se dessinent pour ceux qui offrent un produit ultra-premium, ou ceux qui accompagnent le vieillissement des golfeurs et des golfeuses.

A l’inverse, les marques qui misaient à fond sur le golfeur athlète comme Nike ou Adidas se sont plus ou moins retirées.

S’agissant des drivers, l’offre globale a toujours tendance à remonter en prix.

De 359/399 euros le « big dog » avant 2015, le prix le plus courant se situe plutôt autour de 499/579 euros aujourd’hui.

La conversion euro-dollar a joué un rôle dans l’augmentation du prix à partir de 2015, mais c’est surtout l’augmentation du coût de la main d’œuvre en Chine qui commence à peser.

Pour tenter de stabiliser leur volume d’affaires, les marques ont donc augmenté la valeur, tout en comprenant que le golfeur pourrait être prêt à mettre plus, à condition d’en avoir plus.

Sur ce point très important, les offres de drivers ajustables se sont généralisées.

En complément, au lieu de proposer un seul driver, chaque marque propose deux à trois modèles de têtes bien distinctes, pour qu’à l’occasion d’un fitting, vous soyez certain de repartir avec le bon driver, sans parler des innombrables shafts possibles sans surcoûts.

Il faut reconnaître que souvent le prix de revient du shaft n’excède pas les 20 euros. Pour un driver premium, ce qui est vraiment premium, c’est bien la tête.

Avant de dérouler l’offre du marché pour les drivers en 2018, un dernier commentaire concernant la difficulté de vous présenter un classement vraiment objectif.

Comme les ventes se tendent un peu partout, et y compris en France, nous ressentons une certaine difficulté et même des tensions avec nos différents interlocuteurs, souvent plus prompts à passer des clubs à tester à des médias bien plus complaisants.

Les fabricants, et les médias qui continuent de relayer un discours de performance systématique tous les ans sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis ensembles, et main dans la main.

Ce n’est pas seulement jeudegolf, mais c’est bien un phénomène mondial où le consommateur est en demande de plus d’authenticité et de transparence.

Pour relancer fortement les ventes, les marques devraient peut-être envisager d’autres aspects de la relation client-fournisseur.

Le marché aurait besoin d’un nouvel élan, soit par un assouplissement de la réglementation en faveur des amateurs, à l’heure où on commence à admettre que les pros ne jouent pas le même jeu, soit par une technologie qui ne s’arrête pas à la face, au shaft, à la couronne, mais bien à une aide globale du club pour que le joueur swingue mieux et plus dans le plan.

On va vous parler de distance, de dispersion, de tolérance… La vérité, c’est que pour swinguer long et droit, il faut amener la face le plus square possible à l’impact, et sur un chemin à la fois le plus direct, et le plus cohérent avec la trajectoire que l’on veut produire : une balle droite.

La face est limitée en coefficient de restitution. La taille de la tête ne peut pas excéder 460 cc. Poids et longueurs des manches obéissent à des normes.

Aujourd’hui, les marques ont une marge de manœuvre très réduite pour tenter de proposer des produits distincts les uns des autres.

Oui, l’ajustement du centre de gravité permet d’obtenir des performances en baissant le taux de spin par exemple.

Oui, sur 5 ou 10 ans, il y a une progression de la performance des drivers grâce justement à ce fameux centre de gravité qui est toujours plus bas et reculé…

Pour rappel, le centre de gravité ne peut pas être franchement trop éloigné du … centre, sinon, ce n’est plus le centre de gravité.

Pour relancer fortement les ventes, le consommateur attend peut-être autre chose. C’est la limite du marketing. A trop en faire, on en attend toujours plus…

Soit on admet que le driver est un produit nécessaire au golfeur que l’on change de temps en temps, surtout pour se faire plaisir (esthétique, son, touché, estime de soi) ou soit c’est un produit de performance supérieure, et dans ce cas, à l’aide des technologies connectées modernes, en levant le carcan des normes imposées par l’USGA et le R&A, il faut faires des produits qui ne font pas que délivrer une performance dépendante en réalité de votre propre compétence, mais des produits qui vous assistent et vous corrigent pleinement pendant le mouvement.

C’est un autre sujet, et notamment éthique. Jusqu’où le club doit contribuer à la performance ?

C’est aussi un sujet de développement du golf, en voulant bien admettre que si le jeu était plus facile, et plus rapide, cela pourrait être une réponse à la stagnation des pratiquants.

En attendant, si vous pouvez acheter un driver, un seul crédo : Faites-vous plaisir !

Quels sont les grands critères balistiques à considérer s’agissant d’un driver ?

Au moment de choisir votre prochain driver, je vous suggère de vous poser quatre questions : Quelle vitesse de swing ? Quelle vitesse de balle ? Quel angle de lancement ? Quel taux de spin ?

En synthèse, quels sont les critères balistiques à optimiser ou comprendre ?

Le poids et la longueur du shaft, mais aussi le poids et la forme de la tête du club vont influer à la hausse ou à la baisse par rapport à votre vitesse de swing naturelle.

L’angle selon lequel vous lancez la balle va avoir une incidence sur la portée de la balle, et la forme de sa trajectoire.

Le taux de spin va définir la capacité de la balle à moins freiner en l’air et au sol, et donc jouer sur la roule.

Et la « mère des données » est en fait la vitesse de balle en sortie de face après l’impact.

Sur le tour, selon les statistiques Trackman, un pro swingue en moyenne à 113 mph, avec un angle de lancement de 11 degrés pour 2600 tours de spin en moyenne.

Sa vitesse de balle est alors de 167 mph, et selon un ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, le smash factor sera de 1.48, près de la limité autorisée de 1.50.

Ainsi, sur le tour, la distance moyenne au drive est de 251 mètres au carry, et 275 mètres en distance totale en ajoutant la roule.

On peut calculer une efficacité moyenne entre la distance et la vitesse de swing. Soit 251 mètres divisé par 113 mph pour un ratio optimal de 2.43 sans prendre en compte la roule.

Comprenez qu’un pro génère en moyenne une distance 2.43 fois plus importante que sa vitesse de swing.

D’un point de vue purement balistique, si son angle de lancement est en moyenne de 11 degrés avec un taux de spin de 2600 tours, son optimisation est de 236 tours par angle.

Au-dessus de cette valeur, sa balle a tendance à « ballonner », freiner et perdre en distance.

En-dessous de cette valeur, sa balle a tendance à perdre trop vite en hauteur, et tombe comme une « pierre ».

Les ingénieurs considèrent que l’idéal balistique serait de 17 degrés d’angles de lancement et 1700 tours de spin.

Si les pros baissent régulièrement le taux de spin, et pour les meilleurs autour de 2200 tours. L’angle de lancement reste encore assez loin de 17 degrés.

Par exemple, Rory McIlroy, un des plus longs frappeurs sur le tour, lance autour de 10 degrés avec un taux de spin de 2300 tours, soit un degré d’optimisation de 230 tours par angle.

Dans votre choix, vous devez vous rapprocher des valeurs les plus hautes possibles en termes de smash factor, degré d’efficacité (la distance produite par rapport à l’énergie que vous déployez), et vitesse de balle.

Idéalement, le spin et l’angle de lancement doivent être abaissés.

Schématiquement, pour gagner en distance, il faut lancer haut avec peu de spin, et avec une forte vitesse de balle.

Dans le but de contextualiser l’évolution des drivers depuis 2012, ci-dessous un tableau qui résume mes tests de drivers depuis 2013 à raison d’une vingtaine de modèles différents par an, et toujours avec un manche regular ou la même balle de test (une Z-Star).

A la question, est-ce que les drivers amènent de la « progression », et notamment sur la distance, la réponse est oui.

A la question, est-ce que les drivers amènent « beaucoup de progression », la réponse est très nuancée pour ne pas dire, non.

En admettant que j’ai amélioré ma vitesse de swing entre 2013/2014 et à partir de 2015, ce qui minore la performance du driver dans le gain (passant de 92 à 95 mph de moyenne), je constate que c’est surtout le taux de spin qui a tendance à descendre régulièrement.

Ce faisant, cela augmente légèrement la roule. J’estime que sur 5 ans, en moyenne, le matériel m’a apporté un gain moyen de 5 mètres à la roule.

On est loin des 10 mètres gagnés tous les ans. Pourtant, cela ne veut pas dire que le travail des marques pour y parvenir est à minorer.

Il faut simplement comprendre que c’est beaucoup d’efforts pour produire un gain notable. D’un point de vue marketing, ce ne serait pas très vendeur.

Pourtant, la face est légèrement meilleure sur les coups décentrés, le centre de gravité peut favoriser un taux de spin amoindri….

Si je ne progresse pas plus, c’est parce que ma vitesse de balle plafonne, car ma vitesse de swing plafonne. Ce n’est pas le driver qui ne va pas plus loin, c’est moi.

Maintenant, entre un driver correctement fitté et un driver inadapté, le gain de distance peut atteindre 15 mètres, et parfois plus !

C’est ce qui doit alimenter principalement votre réflexion.

J’en arrive à des premiers constats relevés au moment de tester les drivers de 2018.

Sur les offres de « bases », les marques font des légers choix distincts.

Vous verrez que l’équilibrage joue un rôle important dans les résultats.

Il me semble que TaylorMade a favorisé la vitesse de swing sur le TaylorMade M3 qui paraît plus léger que le ROGUE, où à l’inverse, Callaway a favorisé la vitesse de balle, tandis que Cobra a raccourci les manches pour favoriser le ratio de smash factor entre les deux.

Les opportunités de distinguer les produits sont rares, surtout avec les possibilités d’ajustements.

TaylorMade

Si je devais délivrer un prix du meilleur marketing, incontestablement en 2018, TaylorMade serait le grand gagnant.

Avec l’innovation de la Twisted Face, TM a marqué les esprits, et des points au PGA Show.

La façon d’amener le produit au marché avec le concours des meilleurs joueurs de la planète est aussi une réussite.

La campagne de communication 2018 est aussi massive que celle de Callaway en 2017 avec le driver EPIC.

Quoi qu’on en pense, cela devrait se retrouver dans les ventes.

S’agissant du test de la twisted face, je n’arrive pas à démontrer un réel impact correctif sur les trajectoires de balles. Au cours de son interview exclusif, Tomo Bystedt m’a parlé d’un gain de 8 yards en termes de dispersion latérale.

Plus sûrement, pour réduire la dispersion, il faut surtout rapprocher la direction du swing proche de l’axe, de même que l’angle de la face.

Si, éventuellement, la twisted face produit ce qu’elle annonce, tant que la face sera très fermée ou très ouverte, la balle partira à gauche ou à droite du fairway.

Driver M3

C’est un des mes coups de cœur de l’année pour son esthétique très réussie, notamment sous la semelle avec la y-track, qui permet de régler les poids dans n’importe quelle position pour jouer sur le spin.

En-dehors de l'esthétique, de toutes les innovations, celle qui finalement retient mon attention, ce n'est pas la twisted face ou le principe hammerhead (marteau), mais bien la Y-Track qui permet un ajustement très précis du centre de gravité.

Après avoir testé et retesté à plusieurs reprises ce driver, je me suis rendu compte qu'à l'évidence, on ne swingue pas tous les jours de la même façon. Le fait de déplacer le poids permet d'adapter le club à la sensation du moment.

Par contre, les réglages Fade ou Draw sont, comme souvent, très discutables.

Le plus : J’ai obtenu à la fois ma meilleure vitesse de swing, et vitesse de balle de la saison, couplé avec un taux de spin très bas.

Le moins : J’ai cassé une petite pièce à l’intérieur de la tête au moment du test.

Du coup, j’ai un petit élément qui se balade dans la tête du club, comme un grain de sable…

Les shafts standards Mitsubishi Rayon proposés par TaylorMade ne font pas rêver.

C’est toujours le point faible de l’offre TaylorMade : Des manches pas toujours au niveau des têtes ! C'était déjà le cas avec le SLDR ou le M1.

Driver M4

Le plus : Je cherche encore…et en dehors de la différence de prix (50 euros moins cher par rapport au M3).

Le moins : A l’inverse du M3, c’est ma déception de la saison à la fois pour l’esthétique de la semelle, et les performances.

J’ai eu beau tester avec un manche regular ou stiff.

Rien n’y a fait. Je m’attendais à beaucoup mieux, surtout en comparaison de l’excellent M2 de l’an passé.

Je ne retrouve pas un smash factor plus élevé, et du coup un intérêt par rapport au M3 qui sort grand gagnant de la comparaison à shaft identique.

Pour le coup, le fait d’ajuster son driver finit par donner un avantage vraiment évident.

Le manche Tensei CK Series 50 R est certainement la raison de ma déception.

Trop long, il ne favorise pas réellement une augmentation de la vitesse de swing, et au contraire, défavorise la capacité à trouver le centre de la face.

Driver M4 D-Type

Le plus : Le nom !

Le moins : Je fais partie de ceux qui réprouvent complètement les drivers correcteurs de slices comme par magie.

En fermant la face vers la gauche, cela augmente la tendance à lancer plus à gauche au démarrage de la balle... mais pas forcément à ce qu’elle ne finisse pas par partir à droite, sous l’effet d’une forte distorsion du chemin de club par rapport à la face, ce qui est de toute façon produit par le joueur.

C’est une réponse trop simpliste des marques pour un problème majeur du golfeur.

Visuellement, en plus à l’adresse, c’est perturbant.

Ci-dessous, une fiche résumé de mes tests avec les clubs (shaft regular et loft 10,5 degrés), principe que vous retrouverez pour tous les produits testés ci-après.

Callaway

Comment revenir sur le marché avec un nouveau driver quand on a réussi le jackpot de l’année précédente ?

C’est la difficile question à laquelle devait s’atteler Callaway cette année après le succès commercial de l’EPIC en 2017.

SI TaylorMade a découvert la Twisted Face pour animer ses ventes, Callaway mise sur la continuité de la « Jailbreak technology » déclinée sur les drivers ROGUE.

Par expérience, la deuxième année est toujours la plus difficile, quand bien même la marque arrive à amender son produit. L’effet de surprise est passé.

Au nombre des victoires sur le tour, Callaway n’a pas à rougir vis-à-vis de son rival de toujours, TaylorMade.

Si Mickelson venait à gagner le Masters, véritable coup d’envoi de la saison des achats en matière de driver, le ROGUE pourrait « peut-être » faire oublier la Twisted Face…

Driver ROGUE

Le plus : Comparativement au TaylorMade M3, il m’a semblé que l’ensemble tête/shaft proposé par Callaway était plus lourd.

Du coup, la vitesse de swing est moindre, mais en contrepartie, l’impact semble plus « important ». La sensation de frappe est plus consistante.

Le moins : Swingué deux mph moins vite, alors que j’ai franchement essayé de le swinguer aussi vite que le M3, j’ai obtenu trois mph de vitesse de balle en moins.

C’est tout de même un des meilleurs drivers de la saison pour la distance avec un degré d’efficacité élevé, et un taux de spin bas.

A noter, sur plusieurs saisons, c’est toujours le XR 16 de Callaway (plus léger ?) qui m’a donné la meilleure vitesse de swing, et vitesse de balle de tous les tests produits depuis 2012…et sans changer de configuration puisque ce n'était pas un club ajustable.

Driver ROGUE SUBZERO

Le plus : Permet d'ajuster le centre de gravité entre avant et arrière.

Avec la possibilité d’ajuster le poids en avant ou en arrière, on retrouve un vrai différentiel au niveau du spin.

En position low spin, c’est un des drivers les plus longs, et un vrai driver pour les bons joueurs qui apprécieront la façon dont il repose au sol à l’adresse, sans correction ou subterfuge sur la face.

Le moins : Comparativement au modèle EPIC Subzero, je n’ai trouvé aucune amélioration avec le ROGUE. C’est le même niveau de performance à un an d’intervalle.

On touche sans doute aux limites du possible.

Cleveland

Pour son retour sur le marché du hardware, Cleveland a choisi un positionnement modeste.

Proposer un driver avec un prix abordable !

Avec un tarif autour de 329 euros, Cleveland n’oublie pas les débutants ou tout ceux qui ne veulent pas se ruiner… ou plus « sournoisement » ceux qui calculent le ratio distance sur prix… toujours favorable au moins-disant. Le coût du mètre supplémentaire est toujours très/trop cher au golf.

Driver HB Launcher

Le plus : Léger, facile à manier, il favorise une bonne vitesse de swing, et comme la face est relativement performante, la vitesse de balle est plutôt bonne.

A recommander à tous ceux qui cherchent un driver simple et sans réglages.

Le moins : Trop de spin, beaucoup trop de spin… c’est clairement le revers de la médaille d’un driver avec un fort moment d’inertie pour favoriser les débutants ou joueurs à faible vitesse de swing, afin qu’il lève plus facilement la balle.

Du coup, le gain de vitesse de balle est très/trop atténué, et la distance amoindrie. C’est le driver qui m’a donné le moins de roule à vitesse et loft comparable.

Cobra

Depuis au moins trois ans, Cobra est la marque qui produit les faces les plus tolérantes du marché.

Drivers F6, F7 et maintenant F8, le smash factor de ces modèles est souvent parmi les plus élevés du marché, devant TaylorMade !

Pour beaucoup de golfeurs, ce serait une surprise, mais les drivers Cobra sont bien parmi les plus tolérants.

Avec la gamme F8, Cobra a misé sur la continuité pour la qualité des faces, et même opté pour un procédé de fabrication CNC pour nous garantir une meilleure régularité… de production.

Autre gros avantage que Cobra prend sur le reste du marché, c’est pour l’instant la seule marque qui embarque un système de connexion de son driver pour enregistrer les données de ses drives avec ARCCOS.

Cobra pourrait bien enregistrer la meilleure progression de part de marché en 2018.

Driver KING F8

Le plus : La face ! Pour ma part, avec le KING F8+, j’ai obtenu mes meilleurs ratios de smash factor de ce début d'année, proches du maximum possible.

Driver relativement léger, facile à jouer, le KING F8 est aussi un driver abordable en prix par rapport aux ténors TaylorMade et Callaway.

Le faible taux de spin du KING F8 est un autre point fort à relever.

Le moins : La vitesse de swing est moindre.

Le manche plus court permet de centrer plus facilement la balle dans la face, mais pas de battre des records de vitesses.

Malgré un taux de spin bas, et un très bon smash factor, la vitesse de balle est trop basse.

Surtout, depuis le F6+, je ne trouve plus vraiment de gains de distances notables. Là-aussi, chez Cobra, on plafonne en performance.

Driver KING F8+

Le plus : Ajustable ! Comme pour le ROGUE Subzero, on peut créer de la différence de spin entre le réglage avant et arrière.

Sur l’arrière, le smash factor monte pratiquement au maximum possible (1.49 pour ma part).

Le moins : On peut trouver que cette même différence de spin (de l’ordre de 200 tours entre réglage du centre de gravité en position avant et arrière) ne fait pas une grosse différence en distance (seulement 3 mètres dans mon cas).

Comme pour le F8, avec le F8+, je manque de vitesse de swing, et donc de vitesse de balle.

Comme pour TaylorMade, le choix d’un shaft plus adapté peut permettre d’optimiser les performances. En tout cas, ce serait dommage d’en faire l’économie.

Tout comme le F8, je n’arrive pas non plus à rattraper ou surpasser le F6+ de 2016.

Driver KING F8 Tour Length

Le plus : Le driver de Rickie ! Avec une longueur de manche de seulement 44,5 inches, et des poids ajustables plus lourds, ce modèle a tout de la petite bombe sur le papier.

Le moins : Comme la plupart des produits TOUR, c’est à proscrire pour 97% des amateurs.

Dans ce cas, la longueur de manche raisonnable serait parfaite pour réduire la dispersion, et améliorer le centrage de balle, sauf qu’un amateur « pourrait » manquer de vitesse de swing, et donc de distance.

Etant donné que le KING F8 standard est déjà proche du maximum en smash factor, que peut-on gagner avec cette version en tolérance que l’on va perdre en distance ?

Avec la version KING F8 à 45,25 inches de long en standard, on peut perdre en vitesse de swing par rapport au TaylorMade M3 à 45,5 inches… Pas certain que des poids pour 8 grammes de plus sous la semelle compensent le phénomène.

A Cobra de me démontrer le contraire…

Driver KING F-MAX Offset

Le plus : Un driver léger et bon marché… Comme les autres drivers Cobra, on retrouve une bonne tolérance de la face.

Le moins : Comme pour le M4 D-Type, je ne crois pas au principe de correction par le décalage de la face vers la gauche. Les résultats du test n’ont pas été très concluants sur ce point spécifique.

Si le smash factor est très bon, en revanche, le spin très élevé confirme qu’il s’agit d’un club avec moment d’inertie élevé, et donc pas très typé distance.

PING

Depuis le « coup » marketing du PING G30 avec ses turbulettes, difficile de retrouver une innovation vraiment marquante avec le G, puis le G400, sauf le changement de couleur des couronnes.

Troisième acteur du marché français derrière TaylorMade et Callaway pour le segment des bois métal, PING semble marquer le pas, et être sous la menace d’un retour en force de Cobra. Ce sera l’enjeu de l’année 2018.

Avec le G400, le maître mot est toujours la « stabilité » du driver et donc l’aérodynamique.

Autant, si cela s’entend pour une formule 1, pour un driver qui n’est pas lancé à plus de 85 mph à 95 mph par un amateur, quels bénéfices réels ?

PING a acheté beaucoup de brevets très intéressants ces derniers mois, et travaille peut-être déjà sur une toute nouvelle base pour le prochain lancement produit à horizon janvier 2019.

Driver G400

Le plus : Avec PING, pas de révolution, un acheteur habitué retrouvera ses repères.

Le moins : Un driver assez quelconque… Le smash factor est moyen, et le taux de spin assez élevé. Pas un club pour battre des records de distance.

Le spin n’est pas aussi élevé que sur un Cobra F-MAX ou un Cleveland HB Launcher, mais tout de même trop pour rivaliser avec le M3 ou le ROGUE.

Comme le M4, à ranger au chapitre des déceptions. Même le marketing n’est pas extraordinaire avec un produit qui est trop dans la lignée des prédécesseurs sans plus.

Driver G400 MAX

Le plus : Avec la version MAX, on comprend aisément que PING s’adapte au marché de plus en plus senior.

La marque annonce encore plus de MOI avec cette version alors qu’elle annonçait déjà être au maximum avec la version G400 standard ?

Le moins : Difficile de donner un avis favorable alors que le G400 ne m'avait déjà pas convaincu sur la distance comme sur la tolérance.

Pourquoi proposer une version à fort MOI alors que c’est déjà le crédo du produit standard, et à un niveau élevé ?

Prochaine mise à jour dans 12 mois, le temps va être long… La troisième génération de turbulettes était-elle une de trop, avant de passer à autre chose ?

Driver G400 SFT

Le plus : ?

Le moins : Comme pour le F-Max ou le M4 D-Type, je doute de l’intérêt de ce type de driver censé corriger le slice avec une face à gauche.

Driver G400 LST

Le plus : Peut-être le seul driver PING à considérer cette année. Le modèle Low Spin nous promet 300 tours de moins sur le spin…

Le moins : Si je me fie au test du G400 standard qui me donnait 2900 tours de spin, et je retranche 300 tours, je reviens dans la moyenne des drivers distances, mais encore assez loin du M3 ou du ROGUE.

Titleist

Commercialisés à partir de l’été 2017, les 917 D2 et D3 vont devoir faire le travail jusqu’en 2019, et comme c’est l’habitude chez Titleist, qui respecte vraiment ce calendrier d’un driver tous les deux ans.

Une stratégie qui semble plus raisonnable en matière d'innovation.

Il ne faut pas s’y tromper, même sur le site de Titleist, les balles arrivent avant les clubs dans la présentation produit.

Driver 917 D2

Le plus : Ajustable et élégant ! En 2017, c’était un de mes top-4.

En 2018, forcément, il recule un peu sauf à lui trouver le shaft qui fera toute la différence.

Avec ce driver, en loft 8,5 degrés, Justin Thomas arrive à être l’un des plus longs frappeurs sur le tour cette saison face aux ogres du team Taylormade équipés de M3 ou de M4, surtout en donnant très peu de spin, chose que je n’ai pas réussi à reproduire.

Le moins : La version « standard » sans réglages est finalement très standard pour ne pas dire moyenne.

Il faut vraiment passer du temps à faire un fitting pour arriver à trouver un gain de performance.

Smash factor, spin, vitesse de balle, c’était un peu juste l’an passé.

Sur le smash factor, Cobra propose une « base » supérieure, et sur le spin, TaylorMade propose aussi une base meilleure avec le M3.

A fitter absolument...

Driver 917 D3

Le plus : Pour les bons joueurs

Le moins : Pour les bons joueurs. A peu près les mêmes commentaires pour cette version 440 cc D3 du 917, qui du coup, est forcément plus compliqué à jouer que le D2 en 460cc.

Probablement le club le plus difficile à manier du marché !

Srixon

Pas de nouveautés en début d’année 2018 concernant la marque japonaise concentrée sur le lancement de la nouvelle gamme XXIO 10, et le retour de Cleveland avec le Launcher.

En revanche, selon le calendrier habituel de la marque, il y a fort à parier qu’elle relance une nouvelle ligne de produits courant été 2018.

En attendant, vous trouverez toujours au catalogue les driver Z565 et Z765 avec le fameux « Ripple Effect ».

Comme pour Titleist, les balles sont bien plus mises en avant que les clubs.

Il existe d'ailleurs beaucoup de similitudes de stratégies entre les américains, et les japonais, les meilleurs rivaux...

Entre Z565 et Z765, les différences ne sont pas très visibles sur les têtes de clubs.

En réalité, le Z565 est censé générer une trajectoire plus facilement en draw, alors que le Z765 est plus « classique » ou typé « bon joueur ».

Driver Z565

Le plus : En comparaison du modèle précédent, au moment du test, j’avais trouvé moins de spin (environ 300 tours).

Le moins : Je ne suis pas vraiment fan de ce driver. Je préférais à la fois pour le look et les sensations, le modèle précédent Z545.

Si j’ai swingué plus vite, et gagné en distance avec le Z565, j’ai nettement moins bien centré la balle, et baissé en efficacité.

Driver Z765

Le plus : Les ratios d’efficacité et de tolérances sont paradoxalement plus élevés avec ce driver, surtout quand on peut tester un manche parfaitement adapté à son swing.

Encore une confirmation que le set-up tête/manche adapté fait toujours la différence, et valide le principe de fitting.

Comme pour le Z565, c’est un driver au look très/trop classique.

Le moins : Difficile de le distinguer visuellement du Z565 sauf pour la question des trajectoires puisqu’il s’agit d’un driver « bon joueur ».

Malgré de bien meilleurs résultats avec ce driver, je n’arrive toujours pas à retrouver l’excellence du Z545, qui selon moi, reste le meilleur driver Srixon de ces dernières années.

Wilson

Une marque qui reste totalement sourde à toute demande de tests depuis des années, et c’est sans doute lié à la faiblesse des ventes dans l’hexagone (moins de 3% des drivers vendus en France en 2017).

En attendant, Wilson USA propose une véritable originalité avec son concours Driver versus Driver sur GolfChannel, afin de faire participer des golfeurs à la conception de leur prochain produit.

Une astuce de communication réussi, mais qui ne contourne néanmoins pas les problématiques de réglementations.

Ingénieur ou golfeur amateur, le COR est toujours limité par l’USGA.

L’an passé, Wilson avait organisé le buzz avec un driver justement non homologué dans un premier temps car il dépassait la norme autorisée en matière de coefficient de restitution, puis finalement accepté après corrections.

Depuis, plus personne n'a entendu parler du driver Triton...

Driver C300

Le plus : Y en a-t-il vraiment un mis à part le prix de vente ou le look ? A Wilson de nous convaincre !

Le moins : Beaucoup de marketing avec ce driver qui va toujours plus loin que plus loin… Mis à part les mots, est-ce que Wilson propose de véritables arguments ? Le touché du D300 n’avait rien d’extraordinaire. Est-il franchement meilleur sur le C300 ?

Mizuno

La marque japonaise est en difficulté depuis plusieurs saisons.

Autant, pour les fers, elle s’est recentrée sur son cœur de clientèle avec les excellents MP-18, autant sur les bois, c’est le grand flou.

En 2017, la direction de l’entreprise nous avait indiqué ne pas avoir pu nous proposer d’échantillons en test pour cause de rupture de stock. La demande aurait dépassé les prévisions de ventes…

Etonnant, alors que la part de marché est encore deux fois plus réduite que celle de Wilson !

Cette année, comme Wilson, Mizuno oublie très volontairement d’envoyer ses drivers pour privilégier d’autres médias plus complaisants !

Mizuno propose deux drivers alignés sur les leader TaylorMade et Callaway avec un modèle ajustable, et un non-ajustable.

Driver GT180

Le plus : ?

Le moins : Beaucoup de vis sous la semelle, est-ce que cela sert vraiment à quelque chose ?

Si les pros ont la vitesse de swing, et la compétence pour travailler chemin de club et position de la face pour créer des effets, pour les amateurs, difficile de vérifier les arguments du fabricant.

Pour information, Luke Donald, star du staff Mizuno depuis des années, joue un driver TaylorMade M2…

Driver ST180

Le plus : Comme pour le GT180, la couleur de la couronne est sans doute l’une des plus belles du marché. Question de goût et de couleurs…

Le moins : La « wave sole », principale technologie de Mizuno est-elle seulement une question de décoration ? A Mizuno de démontrer le bénéfice réel.

XXIO

La marque premium japonaise a présenté fin 2017 sa nouvelle collection XXIO10 avec une promesse simple et vérifiable : Le shaft du driver est plus léger.

XXIO est sans doute la marque la plus mystérieuse du marché. Il est difficile de connaître les chiffres de ventes, sachant que la distribution exclusive rend toute comparaison plus délicate.

C’est possiblement la marque qui progresse le plus dans les ventes à la faveur d’une vision pragmatique : La moyenne d’âge des golfeurs augmente.

Son positionnement assumé de longue date pour les swings à vitesse modérée est la plus en phase avec ce constat.

Driver XXIO10

Le plus : Fait ce qu’il annonce. A savoir, un manche plus léger de quelques grammes par rapport à la version XXIO9.

Un driver léger et maniable avec un manche également un peu plus long pour favoriser la vitesse de swing.

Le choix du loft est très important pour un golfeur à vitesse modérée.

Dans le cas de notre testeur, Jean, ce dernier gagne facilement 5 à 10 mètres en ajoutant seulement un degré de loft en plus.

C’est ce qui a fait la différence entre le XXIO Prime et le XXIO 10. Entre les deux, le XXIO 10 lui a semblé un soupçon plus tolérant.

Le moins : Essentiellement un driver senior… pour des golfeurs plus jeunes ou plutôt à vitesse de swing rapide, difficile de trouver un réel bénéfice dans la légèreté.

Autant, le manche est clairement plus léger pour favoriser l’accélération, autant je ne suis pas convaincu par la True Focus Technology, le smash factor est bon sans être extravagant.

HONMA

La marque premium japonaise présente une quantité infinie de drivers. J’en ai compté au moins 24 sur son site internet !

C’est peut-être un peu beaucoup alors qu’HONMA a changé sa stratégie de distribution courant 2017, et de manière un peu brutale vis-à-vis de ses anciens principaux défenseurs, les clubfitters.

Tour World, Beres, Be Zeal, je n’irai pas beaucoup plus loin, n’étant pas encore assez familier avec cette marque.

Je reconnais ne pas avoir cru dans le développement d’une offre de drivers à plus de 700 euros, et parfois 1000 euros, sans certitude d’une performance réellement supplémentaire.

En l’occurrence, la question n’est pas prioritairement la performance, mais le besoin de distinction social.

Au Japon, HONMA pèse moins de 2% du marché alors qu’elle revendique une forte présence au Pays du Soleil Levant dans sa communication européenne.

Avec un actionnaire d’origine chinoise, tous les manches sont-ils réellement fabriqués au Japon ? La question se pose légitimement.

PXG

Avec HONMA, l’américain PXG pèse tout de même moins de 1% des ventes de drivers en France.

Il y a certes un petit développement sous l’effet de quelques revendeurs en France qui tentent de développer cette offre.

Comme pour HONMA, je ne suis pas convaincu que vous puissiez acheter un produit plus performant et donc plus cher.

Le prix est principalement lié à un besoin de positionnement social, et de différenciation par la rareté.

Aux USA, il est avéré que les ventes de drivers PXG sont à corréler avec la proximité des centres villes. Soit une sorte d’acte d’achat bourgeois-bohème…

En revanche, à la différence d’HONMA, les moyens mis en œuvre, aux Etats-Unis sur le PGA Tour, ou en Asie, sur le LPGA Tour, pour faire connaître la marque, sont considérables avec l’appui du milliardaire Bob Parsons.

Ce dernier joue à fond la carte du golfeur décalé, déjanté ou débridé. Peut-être même un peu trop dans un environnement plutôt conservateur.

Avec PXG, le but est de se faire remarquer par… le prix !

Bilan

En conclusion, je vous recommande 3 drivers :

Le TaylorMade M3 pour son Y-Track très ajustable, le Callaway Subzero Rogue en position low spin, et enfin le Cobra King F8+ pour le rendement de la face.

Dans les trois cas, il s'agit de clubs ajustables, qui avec les bons réglages, et les bons shafts fonctionneront très bien.

Pour un golfeur senior, Jean, 69 ans, qui a testé un grand nombre de clubs apprécie les Cleveland HB Launcher, XXIO 10 et Ping G400.

Pour un golfeur débutant, le Cleveland HB Launcher est à considérer dans un premier temps.

Annexe : Classement de mes meilleurs drivers depuis 2012 selon le ratio d’efficacité (distance au carry sur énergie déployée ou vitesse de swing)

Ce classement est donné à titre indicatif.

Pour votre prochain driver, je vous invite à prendre en compte l'aspect esthétique et plaisir. Ils jouent aussi un grand rôle dans votre propre performance.

Prochain guide de choix à paraître : Plus de 40 balles testées au drive, au fer, et avec un wedge.

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