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En finir avec la socquette, le top, la gratte ou le divot trop profond au petit-jeu !

Soigner son petit jeu avec des wedges ! En finir avec la socquette, le top, la gratte ou le divot trop profond !

Au golf, pour bien jouer, il n’est pas indispensable de driver loin ou de parfaitement gérer les effets donnés à la balle. En revanche, développer un petit jeu ou « wedging » précis est essentiel pour faire baisser le score sur la carte. Au travers de ce sujet animé par Xavier Bretin, coach au golf de la Sorelle, nous allons passer en revue les principales fautes que sont la socquette, le top, la gratte ou le divot trop profond, en s’appuyant sur des mesures au trackman, pour comprendre dans le détail ce qui se passe exactement. Ainsi, en plus de l’argumentation technique, nous pourrons approfondir le sujet, identifier les causes et conséquences, et apporter des arguments quantifiés. Le pro vous présentera enfin un conseil simple pour améliorer votre contact de balle.

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La genèse de cet article en forme de guide complet sur les erreurs de wedging

J’admets avoir volontairement orienté le coach Xavier Bretin sur ce sujet concernant le petit jeu avec les wedges à moins de 80 mètres du green. Ceci dit, je pense que vous pourriez être aussi intéressé que moi à faire un check-up complet sur ce sujet…

Je constate dans mon propre jeu une certaine forme d’irrégularité avec parfois des divots trop profonds qui m’empêchent d’atteindre mes cibles, soit par manque de distance, soit par une déviation avec la trajectoire souhaitée.

Plus on se rapproche du trou, et plus la précision devient un enjeu crucial. La faute est de plus en plus pénalisante.

Et comme une faute ne vient jamais seule, souvent après un coup de wedge manqué à 60 ou 80 mètres, derrière, sous pression on peut manquer le chip en raison d’une gratte…

Xavier Bretin utilise au quotidien dans son enseignement un « launch monitor » Trackman 3.

Nous avons eu l’idée de reproduire les grandes fautes typiques du wedging, soit la socquette, le top, la gratte, et le divot trop profond pour mesurer concrètement, ce qui se joue au moment du swing, et à l’impact avec la balle.

Pour être tout à fait transparent, c’est une forme de transgression d’un tel outil de mesure, plus habitué à « tracker » les bons coups que les mauvais. Par exemple, Xavier s’est parfaitement évertué à reproduire une socquette, toutefois, le radar a clairement eu du mal à suivre la balle, surtout quand elle part directement à droite du club.

Néanmoins, nous avons tout de même réussi à collecter assez de données pour élaborer ce sujet, et s’en servir d’illustrations.

trackman et balles neuves pour ce sujet

Sans faire trop de mystère, un argument technique principal va revenir fréquemment dans cet article : la rotation autour d’un seul axe.

Au golf, plus vous voulez produire de la distance, et plus vous avez besoin de créer de la rotation en faisant intervenir plusieurs parties de votre corps.

A l’inverse, pour les coups les moins longs qui sont les putts, le niveau de rotation est à son plus bas niveau.

Pour schématiser, un mouvement de putter est principalement un mouvement des épaules. Il n’y a pas d’actions des hanches ou des jambes… enfin normalement.

Pour un drive, à l’extrême et on le voit chez les meilleurs joueurs du monde, il y a beaucoup plus d’actions du corps, partie inférieure et supérieure.

Vous l’aurez peut-être pressenti… s’agissant des wedges, nous sommes plus près du putting que du driving.

A savoir, moins d’actions de rotations, mais un impératif très important, une rotation qualitative autour d’un seul axe.

Pour un golfeur en difficulté dans ce compartiment du jeu, il y a déjà là un premier enseignement.

Il faut éviter de confondre le mouvement que ce soit pour driver ou pour approcher, et ainsi créer trop de déplacement, mettre trop d’action au niveau du corps, alors que les coups sont radicalement différents.

Une majorité de fautes sont souvent la résultante d’une rotation qui ne se fait pas assez autour d’un seul axe, l’amateur peut avoir tendance à se déplacer, en voulant trop agir avec le haut ou le bas du corps.

Ce qui aboutit le plus souvent à une perte d’équilibre ou une perte de posture.

A ce stade, de ce que je comprends de mon échange avec le pro, il ne faut pas aborder le wedging comme un coup de fer à 150 mètres ou un drive, mais bien comme un mouvement moins ample ou moins « physique ».

Vous retrouverez à la fin de cet article, une vidéo astuce où Xavier revient justement sur un drill pour travailler cet aspect de rotation sur un axe.

Les conditions pour réaliser cet article sur le petit-jeu

Pour réaliser cet article au practice sur herbe du golf de la Sorelle, nous avons utilisé des balles dites TOUR (Srixon Z-Star), et non pas des balles de practice, pour essayer de reproduire au plus près de la réalité, les incidences sur les trajectoires de balles.

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Par ailleurs, le pro a utilisé deux wedges 52 et 58 degrés.

Dans les graphiques ci-après, il a matérialisé par des couleurs les coups normaux (jaune), les socquettes (blanc), les tops (bleu ciel), les grattes (violet), et les divots trop profonds (orange).

Concernant sa façon de frapper la balle, Xavier Bretin s’est évertué à produire toujours la même amplitude, pour générer du coup la même vitesse de swing sur chaque coup.

Avec des clubs différents, c’est bien le loft qui provoque des différences de smash factor, et de distances.

Pour reproduire le même geste, le pro insiste bien sur le fait que le rythme est prépondérant.

Pour s’aider, Xavier utilise un tempo de 1,5 secondes à la montée pour 1 seconde à la frappe.


A l’aide des données trackman, et des graphiques, vous pourrez constater les écarts concrets liés à chaque faute, et ce, à vitesse de swing constante.

Les causes de la socquette

Nous allons corréler la socquette avec un club qui au downswing revient trop plat, et orienté intérieur.

Les mains sont coincées avant et au moment de l’impact.

Cause de la socquette : un chemin top intérieur

Sur la photo ci-dessus, Xavier illustre la position du club au downswing vue de derrière.

Le club est très à l’intérieur de la ligne de jeu matérialisée par la baguette verte posée au sol.

Cause de la socquette : les mains bloqués

Au moment d’arriver sur la balle, le golfeur n’a pas beaucoup d’autres choix que de la prendre pratiquement au niveau du hosel du club, ce qui justement envoie la balle directement à droite, comme illustré ci-dessous.

Cause de la socquette : mauvais point de contact avec le club

Dans le cas de la socquette, nous ne pouvons pas produire de données trackman. Pour ce coup, la balle part tellement à droite de la ligne que le radar n’arrive pas à « tracker » sa trajectoire pour nous fournir des données exploitables.

Ce sera le seul cas.

Les causes du divot trop profond

Très proche du même fonctionnement que la socquette, sauf qu’en plus, le corps est trop en avant par l’effet d’un glissement.

Si on place une baguette à hauteur de la balle, on peut voir que le joueur qui créé un divot trop profond est bien trop en avant par rapport à cet axe. Par conséquence, il fait plonger le club vers le sol. Ce qui va créer le divot en bas à gauche. Le joueur enfonce le club dans le sol même après avoir contacté la balle.

Le divot observé au trackman

Avec une vitesse de club de 67,9 mph (le pro ne swingue pas à 100% de son énergie sur ce type de coup de wedge), la balle part seulement légèrement plus vite du club (71,3 mph), soit un ratio de smash factor de seulement 1.05.

Dans le cas du divot trop profond, la vitesse de balle est très faible, et pratiquement égale à la vitesse de club.

Le divot : étape 1

Compte tenu que le coup est frappé trop profondément dans le sol (Xavier Bretin étant droitier), la face de club se retrouve plus facilement fermée (-2,5 degrés), et par conséquence, la balle qui part dans l’axe va terminer sa course à gauche de la cible.

Le divot : étape 2

Autre fait à noter par rapport à un coup standard, la balle tapée avec un divot trop profond sous l’effet d’un angle d’attaque trop négatif entraîne une balle qui va atteindre une hauteur maximale plus élevée que pour un coup classique. Dans cet exemple, Xavier lève la balle jusqu’à 23 mètres au lieu de 20 mètres avec un coup mieux équilibré.

Le divot : étape 3 - le corps trop en avant

Pour lutter contre un divot trop profond, il faut veiller à rester neutre, et en rotation autour de son axe. Ne surtout pas basculer le poids trop en avant.

Les causes de la gratte

Phénomène inverse au divot trop profond, la gratte résulte d’un corps trop en arrière par rapport à l’axe de rotation.

La gratte au trackman

Le joueur reste en appui sur la jambe arrière, lance le club trop en avant de la balle en se relevant. Il gratte le sol avant d’attraper la balle.

Par rapport à la faute précédente, le trackman illustre le coup produit sensiblement à la même vitesse de swing, soit 68,3 mph. En revanche, le smash factor est encore plus dégradé (0,90) avec une balle qui part moins vite que la vitesse de club générée, soit 61,8 mph.

dès le départ, avant la gratte, le corps se déporte trop à droite

Premier constat entre le divot trop profond et la gratte, la deuxième faute produit beaucoup moins de vitesse de balle à l’impact, et naturellement moins de distance.

Soit 62,7 mètres sur ce coup contre 80,4 mètres pour le divot trop profond dans le cas de notre exemple… un écart de près de 18 mètres lié au fait que le joueur ne transmet pas d’énergie à la balle.

Au downswing, le corps est toujours trop à droite

A vitesse de swing équivalente, la balle est aussi moins portée (hauteur maximale de 17 mètres contre 23,3 pour le divot trop profond).

Enfin, dans ce cas de figure, le joueur qui ne transmet pas d’énergie, ne donne pas plus de spin à la balle.

Une gratte a en réalité très peu de chances de pouvoir être arrêtée ou contrôlée autour du green. Le niveau de spin constaté est de seulement 1800 tours par minute contre 6700 dans le cas précédent.

A l'impact, la tête et le buste sont en arrière par rapport à la balle

En revanche, dans le cas de cette gratte, l’angle de la face étant proche de 0 au moment de l’impact, la balle reste dans l’axe.

Pour éviter cette faute, il faut se rééquilibrer dans un axe vertébral plus neutre, se porter moins sur l’arrière à l’impact.

Les causes du top

Il s’agit du coup inverse au divot trop profond. La balle est touchée en remontant sur sa partie supérieure. Elle n’est pas portée et attaquée sur un angle d’attaque négatif.

Le top au trackman

Toujours swingué à la même vitesse (68,5 mph), bien que prise avec la tranche (leading edge) de la semelle, la balle part bien plus vite (88,6 mph), ce qui fausse quelque part la notion de smash factor (1,29) donnant l’impression que la balle a été relativement bien contacté.

En réalité, la balle part à 100 mètres, soit entre 10 et 20 mètres plus loin que la distance désirée ou généralement constatée pour un swing de 68 mph avec un sandwedge de 52 degrés. Le coup est hors de contrôle, et ce même si le niveau de spin serait propice à arrêter la balle sur un green (6300 tpm).

Un élément chiffré permet de conforter l’idée que ce coup est bien un top : la hauteur de trajectoire qui dans ce cas n’est que de 13 mètres, soit moitié moins qu’un coup normal.

Si la socquette agit directement sur la trajectoire de la balle (contact avec le hosel). Si le divot trop profond réalisé par un droitier ferme la face à gauche et entraîne un coup plus à gauche. La gratte ou le top n’agissent pas seuls sur la direction de la trajectoire de la balle.

Pour que cela soit le cas, il faut qu’une autre faute interagisse comme par exemple la socquette couplée au top.

Le coup de wedge 52 degrés correctement tapé

Trop en arrière, trop en avant, mains bloquées… le bon coup avec un wedge tapé à plus de 50 mètres est un coup en appui 50/50 sur les jambes gauche et droite, avec un très léger décalage du sternum vers l’avant par rapport à la balle, et les mains légèrement en avant.

Dans ces conditions, on peut gérer un seul axe de rotation.

Coups de wedges classiques avec un 52 degrés

Un coup de wedge qui n’est pas gratté, tapé en socquette, en top ou avec un divot trop profond permet une vitesse de swing légèrement supérieure (pratiquement 70 mph) avec un smash factor de 1.14 (dans le cas de cet exercice) pour une balle légèrement plus rapide (79 mph) avec un taux de spin de 6000 tpm levée à 20 mètres.

La distance moyenne du coup pour le pro est de 91 mètres. Surtout, le coup dénué de fautes permet une certaine régularité avec plusieurs coups portés autour de 90 à 100 mètres.

Le coup de wedges 58 degrés correctement tapé

Pour parfaitement distinguer le fait qu’entre un coup de 52 ou un coup de 58 degrés, nous avons reproduit l’exercice.

En conservant le même geste, le même tempo, et la même vitesse de swing, c’est bien le loft du club qui change la distance.

Coups de wedges classiques avec un 58 degrés

Avec une vitesse de swing quasi identique (soit 69,3 mph), la balle ne part plus qu’à 70 mph (soit 9mph de moins) du fait de la face beaucoup plus ouverte, ce qui entraîne forcément moins de compression frontale avec la balle.

Le niveau de spin est légèrement supérieur (100 tpm de plus entre le 58 et le 52 degrés).

La hauteur de trajectoire maximale est identique, soit 20 mètres, cependant le point maximum est atteint plus tôt dans la trajectoire.

Au final, à vitesse de swing identique, la balle est portée à 74 mètres au lieu de 91 mètres par le seul changement du loft du club.

Exercice recommandé par le pro

Pour lutter contre les différentes fautes qui peuvent intervenir avec un sandwedge, je vous préconise de travailler votre axe de rotation.

En joignant les pieds et en restant tout simplement équilibré, vous pourrez mieux gérer votre rotation, et améliorer progressivement votre contact de balle.

Corrélation entre point d'impact et axe de rotation

Avec ce graphique, je vous illustre la corrélation directe entre le fait d’être équilibré, « droit » au moment de jouer un coup de wedge ce qui permet que le point bas de l’arc de swing soit sur la balle, et non pas trop en avant (divot trop profond) ou trop en arrière (gratte).

C’est bien votre axe de rotation qui va influer directement sur votre point de contact bas du club avec la balle.

La qualité du point d'impact révélateur du swing

Contre toutes les fautes, wedge en mains, je vous recommande de gérer votre axe de rotation de la façon la plus neutre possible.


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