Index par parcours: Identifier les golfs sur lesquels on peut mieux jouer

Pour beaucoup de golfeurs et de golfeuses, il est intéressant de savoir se mesurer au parcours, aux autres joueurs et joueuses, et pour cela, l’index revêt une importance vraiment centrale dans notre expérience du jeu de golf. Que vous soyez 5, 10, 15, 20, 30 ou plus, cet index est en quelque sorte votre carte d’identité pour le golf. Cet index entend résumer votre expérience du jeu, bien qu’il soit parcellaire, car il faudrait être plus précis, et déterminer un index par secteur de jeu (driving, approches, chipping ou encore putting).  Il y a une autre limite à l’interprétation de l’index, bien que retranscrite à travers le slope : La nature et le type de difficulté d’un parcours de golf. Devant les parcours, nous ne sommes pas tous égaux sur cette question de l’index…

Découvrez nos formules d'abonnements

La définition du plaisir au golf tient forcément compte de la nature et la difficulté du parcours

Quand on est abonné dans un club de golf, on a tendance à toujours jouer le même parcours.

Le plus souvent, j’imagine que l’on choisit son club en fonction de critères pratiques : Le coût de l’abonnement à l’année, la proximité du golf avec son domicile, et peut-être l’appréciation que l’on peut avoir du parcours ou sa réputation.

Cela doit être plus rare de choisir son club, en tenant compte de sa difficulté, et de son adéquation avec nos points forts et nos points faibles, pour en réalité, maximiser nos chances de scorer.

Pourtant, pour beaucoup de golfeurs, et de golfeuses, une partie du plaisir, pas tout le plaisir, passe par le fait de bien jouer, ce qui est matérialisé concrètement par la carte de score.

Chaque golfeur a généralement une bonne connaissance de son niveau de jeu du moment. Il ou elle sait les coups qui sont plus souvent réussis ou manqués.

Les compétitions de classements permettent de figer un index par rapport à ce niveau constaté.

Cependant, même sans faire régulièrement des compétitions, on peut avoir la perception de son niveau de jeu moyen ou récurrent.

Le système d’index a longtemps été basé sur la notion de performance plutôt que de moyenne, ce qui n’était d’ailleurs pas vraiment le reflet de la réalité.

Dans une année, nous connaissons des hauts et des bas. Surtout, nous connaissons une saisonnalité, et une préparation des parcours qui diffère entre l’hiver et l’été.

Jouer son index sur une partie de golf n’est en fait pas systématique.

Dans un sport où tous les coups comptent, la moindre balle perdue, la moindre balle topée ou grattée peut coûter très cher, et très rapidement.

Si le score à la fin de la partie doit être considéré comme un des éléments du plaisir, il nous faut alors intégrer une des dominantes majeures de notre sport : Le tracé du parcours, avec ses pièges et ses difficultés imaginées par notre plus grand adversaire, l’architecte.

Au moment d’écrire ces lignes, je ne suis pas certain que beaucoup de golfeurs et golfeuses, aient déjà pensé leur pratique du golf, selon la nature de la difficulté des parcours sur lesquels ils jouent fréquemment.

Bien entendu, nous savons tous qu’un parcours de golf se définit par sa longueur, la largeur des fairways, la hauteur des roughs, la taille des greens, le nombre d’obstacles pour arriver sur les greens…

Mais avons-nous déjà vraiment mesuré cette difficulté avec des outils objectifs, et plus compréhensibles que la notion de slope, qui, il faut bien l’admettre, s’adresse surtout à des initiés ?

Quand vous vous rendez sur n’importe quelle page Internet d’un golf en France, vous pouvez lire très souvent des commentaires élogieux, et surtout le fait que le parcours soit accessible à tous les niveaux de jeux.

Tous les golfeurs, et toutes les golfeuses, quel que soit leur index, vont pouvoir trouver du plaisir.

Est-ce vraiment vrai ?

N’est-ce pas aussi surestimé que le marketing des marques qui vantent des gains de distances avec des nouveaux clubs tous les ans ?

Golfeur depuis le milieu des années 80, je commence seulement à comprendre que pour bien jouer au golf, je dois réunir au même moment plusieurs paramètres : Mon état de forme physique et mental, mes compétences techniques, ma vision stratégique, mon matériel adapté, et enfin et surtout, un parcours de golf qui me laisse performer.

Un parcours de golf qui soit en fait en adéquation avec ce que je sais faire.

Or, ce parcours de golf est toujours en évolution.

A la merci des conditions météorologiques, d’une qualité d’entretien, de choix « tactiques » de la part d’un greenkeeper, de choix « techniques » de la part d’un architecte, ce parcours peut proposer une infinité de situations, et de difficultés, que je vais ou ne vais pas savoir dépasser, le jour J.

Et il se trouve que pour toutes ces raisons, un parcours de golf est une synthèse de difficultés, et elles ne se valent pas toutes, et de la même façon pour tous les golfeurs.

Par définition, un parcours de golf n’est pas justement une opportunité de performer (de prendre du plaisir par rapport à la carte de score), pour tout le monde, tout le temps.

Le problème, c’est que c’est réellement impossible à évaluer, sans avoir au moins jouer une fois le parcours.

Réalistement, aucune revue, aucun avis de parcours ne pourra vous préparer à la mise en adéquation des difficultés du parcours avec vos aptitudes spécifiques.

Vous ne pourrez qu’avoir une vision plutôt théorique, et encore, si vous apportez une attention précise aux détails, comme la longueur du parcours, la disposition des obstacles ou la roule déclarée des greens.

C’est là où Arccos m’a apporté une lecture des 23 derniers parcours français que j’ai pu jouer au cours des deux dernières années.

C’est là où j’ai compris que j’aurai beaucoup de mal à faire une performance sur le parcours où je suis abonné, ou tant que je n’aurai pas acquis de nouvelles compétences spécifiques.

En résumé, je ne joue pas le plus régulièrement sur le parcours où aujourd’hui, j’ai le plus de chance de performer.

Dans mon cas particulier, j’ai plus de chances de performer sur des parcours de montagnes dont les trous sont finalement un peu plus courts, et les greens paradoxalement moins tortueux, plus étroits, et moins rapides !

Sur ce type de parcours, j’utilise plus souvent des fers, et mon putting est moins sous pression. Mon niveau de jeu est meilleur.

A l’inverse, les parcours étroits avec des bords de fairways difficiles, courts ou longs, me posent beaucoup plus de problèmes, de même que les parcours avec de vastes greens, très roulants et très tortueux.

Comment Arccos nous permet d’identifier les parcours les plus adaptés à notre jeu ?

En me servant du tableau de bord fourni par l’application Arccos Golf, à savoir les statistiques illustrées via le site Internet https://dashboard.arccosgolf.com/courses, j’ai eu l’idée d’écrire cet article sur la relation entre index de jeu, index par compartiment (grand-jeu, petit-jeu et putting), et difficultés relatives des parcours de golf dans l’hexagone.

Cela suppose de les avoir joués au moins une fois ! C’est la limite de ce système.

Toutefois, quand vous jouez le parcours avec un outil tel qu’Arccos, à la fin de la partie, vous obtenez un index par compartiment du jeu : Driving, approches, chipping, sand, et putting.

Si vous jouez plusieurs fois sur le même parcours, votre parcours « Maison », vous verrez que des tendances vont apparaître, et synthétiser les difficultés que vous surmontez ou ne surmontez pas sur un parcours.

Premier exemple : Le parcours sur lequel je joue le plus souvent

En me servant de mon exemple pour illustrer mon raisonnement, à Mionnay, le parcours sur lequel j’ai le plus joué, et notamment en hiver, j’ai du mal à casser mon « plafond de verre », et performer, car en réalité, le parcours présente des difficultés qui sont le plus défavorables à mon jeu.

Ci-dessus, une vision originale du jeu d’un golfeur par rapport à son niveau moyen, en comparaison de son niveau sur un parcours de golf donné, Mionnay.

Etant donné qu’il s’agit de mon parcours « abonné », et que j’y ai disputé la majorité de mes parties cette année, cela influe grandement sur ma moyenne par compartiment, alors qu’à l’inverse, mon niveau de jeu par compartiment réalisé sur un seul parcours pèse forcément moins dans ma moyenne.

L’index est ici exprimé par compartiment.

Au driving, le système considère qu’en moyenne, je vaux un 24,1 d’index.

Par rapport à mon index officiel de 15, ce secteur de jeu est donc moins bon, et me coûte des coups sur le parcours.

Le driving est estimé, pas seulement sur la distance, mais aussi sur la précision, et en fait sur les bénéfices enregistrés pour la carte de score.

A l’inverse, une seule balle perdue au départ coûte très cher selon cette règle d’évaluation.

Maintenant, quand on compare mon niveau d’index au driving à Mionnay par rapport à mon niveau général, il est encore plus mauvais, confirmant au passage que j’ai plus de mal à tirer partie du driving sur ce parcours.

Il n’est pourtant pas très long ! par-71 de 5600 mètres, la difficulté vient du fait qu’il est étroit et pratiquement tous les trous sont en dog-legs, avec très peu d’opportunités de coups abordables, en-dehors du fairway.

Caractéristique de sa difficulté, le trou numéro 5 est un par-5 qui présente dès le départ, des arbres à passer à moins de 80 mètres, laissant une largeur d’à peine 20/30 mètres, et alors qu’à 200 mètres plus loin à peine, se situe en plus un obstacle d’eau frontal.

Ce n’est pratiquement plus une difficulté golfique objective, mais une aberration avec lequel il faut pourtant composer.

Autre exemple, le jeu dans les bunkers est symptomatique des conditions météorologiques et de la qualité du sable d’un parcours.

Alors que ma moyenne de jeu dans ce compartiment me vaudrait un index de 8, il est presque du double à Mionnay !

En hiver, avec beaucoup plus de conditions humides que le reste de l’année, les bunkers sont très souvent durs comme du béton avec du sable mouillé/séché, de sorte que j’ai moins de performance dans le contrôle de mes sorties.

Enfin, pour le putting, je suis carrément trois fois moins bon ! La raison tient là encore à la qualité des greens (beaucoup de golfeurs ne relèvent pas leurs pitchs/ champs de batailles), et ils sont très vallonnés.

En synthèse, Mionnay a beau être le parcours que je connais le mieux, ce n’est pas là où mon jeu, et les caractéristiques intrinsèques du parcours me permettront de mieux jouer au golf, sauf à changer drastiquement mes compétences, et quand c’est possible.

Deuxième exemple : Le parcours du PGA Catalunya Stadium que j’ai déjà joué à 4 reprises

Si vous connaissez ce parcours, vous savez sans doute qu’il est considéré comme très difficile. En réalité, ARCCOS me permet de mieux qualifier cette difficulté !

Les greens sont très vastes, très roulants avec des pentes indicibles.

Mon index de putting sur ce parcours grimpe à son plus haut niveau, soit une valeur de 28 contre une moyenne annuelle et tous parcours de seulement 4 !

Le niveau de difficulté des greens est donc pour moi plus de 7 fois plus difficiles que la moyenne !

A contrario, le tracé du parcours, et notamment le long-jeu ne sont pas ce que l’on pourrait définir de si difficile ou inadapté à mon jeu.

Des blancs, le parcours mesure pourtant plus de 6500 mètres contre 5600 pour Mionnay.

A nouveau, dans ce cas, les bunkers me posent problèmes, mais pour des raisons différentes à mon parcours « maison ».

La qualité du sable est irréprochable.

Les bunkers sont toujours proprement ratissés, et je n’ai jamais joué après un jour de forte pluie.

En revanche, ils sont réellement techniquement plus difficiles, avec des situations très pressurantes, comme sur les trous 9, le bunker « sous » le green ou sur le 12 avec un obstacle d’eau en face de soi…

Troisième exemple : Un golf qui conviendrait mieux à mes compétences

Le Golf de la Bresse est un exemple de parcours qui pourrait mieux convenir à l’état actuel de mes compétences golfiques.

Pourtant long de 6000 mètres des boules blanches, il est plus favorable à mon jeu long, car les fairways sont nettement plus larges, et les bords de fairways plus abordables qu’un parcours comme celui de mon golf.

Mon jeu long y est donc plus prolifique, non seulement par rapport à Mionnay, mais aussi par rapport à la moyenne des parcours sur lesquels j’ai déjà pu jouer.

J’ai potentiellement plus de chances de rendre une meilleure carte de score, et au passage, prendre plus de plaisir.

Conclusion

Sans surprise, nous nous adaptons mieux à certains parcours, et certaines difficultés… pas forcément les mêmes, selon les joueurs.

Cela pourrait être un critère à considérer au moment de choisir un golf sur lequel jouer plus fréquemment, ou tout simplement pour se remettre en confiance.

L’an passé, j’ai adoré le parcours de Chamonix, car dans la plupart des compartiments du jeu, j’ai sur-performé, et à l’inverse, j’ai vraiment très peu apprécié, le parcours Vert/Lilas de Courson, où au contraire, j’ai sous-performé dans tous les domaines.

Autre constat, notre niveau de jeu moyen annuel peut fortement dépendre de cette adéquation entre terrain et compétences.

Deux ans en arrière, non abonné, je jouais sur plus de parcours différents, et finalement mon niveau de jeu moyen (index) était meilleur.

Il faut dire que je jouais aussi peu l’hiver.

Cette année, j’ai joué plus, y compris l’hiver, et sur un parcours qui me convient moins bien. Si je me fie à mon index, j’aurai régressé ?

C’est un paramètre à prendre en compte pour comprendre l’évolution de son jeu, et apprendre à relativiser sa progression.

En fonction de vos aptitudes, certains parcours vont mieux vous correspondre, et vous permettront de rendre vos meilleures cartes, encore faut-il pouvoir les identifier.

Restez informé

Recevez notre newsletter
(Note moyenne de 5 sur 1 votes)

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.