Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...
Posté par le dans Test matériel et clubs de golf

Test Putters TaylorMade OS

Test Putters TaylorMade OS

Décidément, en cette rentrée 2016, la tendance est aux grandes tailles ! Callaway présente des fers et des hybrides Oversized, et dans le même temps, TaylorMade nous parle de putters…oversized ou OS, partant du principe que plus c’est gros, et plus c’est tolérant. Est-ce que cela peut vraiment s’appliquer à un putter ?

Découvrez nos formules d'abonnements

Choisir un putter n’est pas une mince affaire ! Si vous vous fiez à vos simples intuitions ou à un goût pour une forme ou un look, vous prenez le risque de ne pas choisir de manière rationnelle la meilleure solution technique, et adaptée à votre stroke de putting, ou même votre morphologie.

Les clubfitters ne s’y trompent pas quand ils affirment que le premier club à fitter dans le sac est le putter.

Dans cet article, nous allons utiliser des données que nous avons mesuré avec un radar de mesure dit Zenio pour quantifier la qualité de l’impact, la qualité du tempo/rythme, et la qualité du chemin pour ramener la face du putter square à l’impact pour un joueur.

En matière de putting, la performance vient de la consistance, soit la capacité à répéter constamment le même geste.

A la limite un « stroke » de putting peut être techniquement hors standard, mais performant tant qu’il est répété régulièrement dans n’importe quelle situation.

Pour en avoir débattu avec un clubfitter et un enseignant spécialisé dans le putting, les données qui vont être utilisées pour illustrer cette revue de putters ne peuvent pas être interprétées comme des données figées ou transposables à tous les joueurs.

Elles nous servent seulement à vérifier par exemple des arguments comme « ce putter aide à mieux ramener la face square à l’impact ». Ce à quoi, nous pourrons répondre « Ah bon ? Et bien qu’est-ce que cela donne pour un cobaye entre son putter habituel versus le nouveau modèle ? »

En ce sens, il ne s’agit pas d’un test de putter avec une conclusion du type « bon » ou « mauvais » putter, mais d’une vérification d’un argument ou surtout l’illustration pour un cobaye du résultat concret lié à l’usage du putter cité dans l’article versus un putter habituel.

Les principes techniques des putters TaylorMade OS

Pour en revenir à la série des putters TaylorMade OS, le fait d’augmenter la taille des têtes de putters permet d’augmenter la stabilité à l’impact, ce qui signifie que si vous tapez loin du centre de la face, cela ne perdra pas tant de vitesse ou ne déviera pas tant de la ligne cible.

Cette augmentation de la surface doit fonctionner de concert avec plus de poids placé sur tout le périmètre du club, et dans ce but, les putters OS présentent une cavité rembourrée avec une mousse thermoplastique ultra légère soudée avec la barre rouge que vous pouvez voir à l’arrière de la tête.

TaylorMade a appliqué ce principe sur le modèle Daytona, 7% plus long que le modèle standard.

Pour autant, quand vous posez le club sur le green à l’adresse, vous n’avez pas vraiment l’impression qu’il s’agit d’un club oversized. 7%, ce n’est pas flagrant pour une lame !

Alignement avec le Daytona

Au lieu de cela, vous remarquerez surtout les lignes rouges et blanches servant à l’alignement.

Concernant les deux autres modèles, les putters Spider et Monte-Carlo, là-aussi, TaylorMade a augmenté la taille des têtes pour privilégier le MOI.

Si le Monte-Carlo était en acier au niveau de la tête, il pèserait pas moins de 650 grammes, cependant justement avec l’usage de la mousse, son poids n’excède pas les 350 grammes.

Le poids des trois têtes OS d’ailleurs.

Autant le Monte-Carlo se donne un look rétro années 60, autant le spider est notre modèle préféré pour sa forme futuriste.

Concernant la face des putters, TaylorMade a opté pour un insert en aluminium 6061 qui rétrospectivement est bien plus performant que celui utilisé sur les Daddy Long Leg que nous aimions bien.

Avec du recul, la face des daddy avec un insert plastique ne donnait pas un toucher très net, et propice à donner de la vitesse de balle sur les longs putts.

Avec cet insert en aluminium, le toucher est bien meilleur.

Modèle Daytona - face

Autre changement, TaylorMade a modifié le sens des dessins sur la face pour augmenter le « grip » de la face, et réduire le backspin de 10%.

Des trois putters, comme cités plus haut, le Spider est le plus « sexy ». Surtout, sa tête est très stable pendant le stroke.

Modèle Spider

Concernant les MOI, TaylorMade indique que celui du Monte-Carlo (le maillet) est de 4396 g/cm2 contre 4961 g/cm2 pour le Daytona, et 5632 g/cm2 pour le Spider, qui est donc le plus « tolérant » des trois.

Putter Monte-Carlo

Test des putters à une distance de trois mètres sur des putts en ligne droite à plat

Concernant notre testeur, ce dernier putt avec un Scotty Cameron de type lame sur un shaft légèrement raccourci et muni d’un grip superstroke 3.0

Avec ce putter, selon notre zenio, il réalise un score de qualité d’impact d’une consistance (régularité) de 70% quand un pro sur le tour est en moyenne à 87%.

Cet indicateur traduit la capacité du joueur à prendre la balle le plus souvent possible au centre de la face, ce qui influe à la fois sur le touché, la direction, et la distance du putt.

Il réalise un score de tempo de 72% alors qu’un pro fait preuve d’une meilleure consistance dans 85% des cas.

Cet indicateur mesure à quelle vitesse le joueur déplace son putter avant, pendant et après l’impact, ce qui influe sur la vitesse et donc la distance du putt.

Enfin, et c’est le point faible du tandem testeur/habituel putter, il ferme/ouvre la face de manière régulière et square que dans 62% des cas contre 88% pour un pro sur le tour.

Cet indicateur mesure comment le joueur ouvre ou ferme son putter avant, pendant, et après l’impact, ce qui influe sur la direction du putt.

Que va-t-il réaliser comme mesure avec chacun des trois putters OS ?

Pour réaliser ce test, nous avons tapé 3 série de 7 balles à 3 mètres du trou en ligne droite et à plat, sans aucune pente.

Premier enseignement quand vous essayez un nouveau putter, si vous vous arrêtez au premier test de 7 balles, vous avez une vision parcellaire du résultat, car d’une certaine manière, il faut plus de temps que vous ne l’imaginez pour maitriser un putter, cela n’a rien d’inné.

Ainsi, la première série est moins performante que la série réalisée avec votre putter.

Bilan de l'essai des putters TaylorMade OS

Résultat du test, avec le Daytona, le testeur a obtenu un moins bon score d’impact, un tempo très dégradé, alors que le seul point qui a procuré une nette amélioration fut la manière de ramener la face square à l’impact plus régulièrement.

Avec le maillet Monte-Carlo, le testeur a sensiblement amélioré la qualité de son impact, laissant penser que cette forme de putter lui convenait mieux par rapport à son habituelle lame.

En revanche, sa capacité à ramener la tête de putter square a nettement baissé.

C’est donc finalement avec le spider que le testeur a obtenu non seulement de meilleurs résultats par rapport aux deux autres putters, mais aussi par rapport à son propre putter.

3ème série de 7 putts avec le spider OS mesuré au Zenio

Morale de cette histoire : Un putter peut améliorer un des trois critères clés du putting selon un joueur donné, et présenter un intérêt. Il faudra travailler sur sa technique pour améliorer les deux autres critères, à condition de savoir dans quel sens travailler.

Ce test ne vous illustre pas quel putter vous devrez plébisciter, mais démontre qu’un choix rationnel est possible et souhaitable en matière de putter, et ce pour se donner une chance d’améliorer son score sur les greens.

Le bon conseil : Fittez votre putter !

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.