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Test putter TaylorMade Mini-Putter

Test putter TaylorMade Mini-Putter

Depuis quelques saisons, TaylorMade réalise un grand nombre de variations autour de sa gamme de putters Spider, notamment pour répondre aux exigences des joueurs du tour, mais bien entendu, et surtout pour séduire de plus en plus d’amateurs, et aller chercher des parts de marché. Avec le nouveau Mini-putter, qu’est-ce qui change concrètement par rapport à un Spider OS ou même un Daddy Long Leg ? J’ai tenté de le vérifier avec différents outils de mesures comme le Zenio et le Trackman 4, pour vérifier la maniabilité, et la roule.

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Plus petit, moins performant ?

Concrètement, le mini putter est 15% plus petit que la version Spider Tour. Les deux petits poids à l’arrière ont disparu. C’était pourtant un véritable signe distinctif de la gamme Spider, la véritable araignée des greens.

La version Mini-putter rentre dans le rang d’un point de vue du design… Ce n’est d’ailleurs peut-être pas son plus gros point fort.

Cela n’a pas empêché Martin Kaymer de l’utiliser au cours du BMW International, tournoi du circuit européen disputé en Allemagne, pour occuper la tête après trois tours. Il rejoint ainsi Dustin Johnson autre adepte de ce modèle, connu pour être un excellent joueur sur les greens.

D’un point de vue technique, le mini-putter est plus petit, par contre, il embarque plus discrètement deux poids en acier directement moulés dans la tête, pour maintenir le niveau de MOI espéré par la marque.

La face n’a quant à elle pas été vraiment impactée par ce changement de dimension.

A priori, quand on se trouve à l’adresse au-dessus du putter, on peut constater que le principal bénéfice se situe en fait dans le management des angles, pendant le backswing et le follow-through.

C’est-à-dire que ce putter donne l’impression d’être relativement maniable. On a vraiment le sentiment de pouvoir parfaitement balancer la tête en ligne, sans risquer de la laisser un peu échapper à droite ou à gauche.

Je vais confirmer cette impression avec les chiffres.

Le test d’un putter est toujours un exercice délicat, car très personnel.

Néanmoins, pour chaque putter, à l’aide du Zenio et du Trackman 4, j’essaie de percer à jour ses secrets, et de chercher un réel impact du produit sur la technique.

Justement, avec le radar ZENIO, j’ai pu observer un élément intéressant concernant le stroke de putting.

J’ai réalisé trois séries de 7 putts en ligne à 3 mètres pour observer 3 paramètres clés du putting : la qualité de mes impacts (régularité pour centrer la balle dans la face), la qualité de mon rythme (capacité à conserver toujours le même tempo), et enfin la qualité de mon geste pour ouvrir et fermer la face du putter pendant le mouvement.

Cela revient à observer si la tête de club revient square à l’impact, et toujours si possible de la même façon.

Ces 3 paramètres conduisent à un bon ou un mauvais putting. Ces 3 paramètres permettent de vérifier immédiatement l’adéquation d’un putter avec son geste.

Dès la première série, j’ai observé quantitativement un très bon comportement de ce putter par rapport à la gestion des angles d’ouvertures, et de fermetures.

Comparativement, je n’avais pas réussi à faire aussi bien avec le modèle Spider Tour.

La tête plus petite permet essentiellement un gain de maniabilité, et ce n’est pas totalement illogique.

Plus petite mais plus lourde, il me semble que l’on peut la trouver plus maniable, ce qui se retranscrira essentiellement dans la gestion des angles d’ouvertures, et de fermetures.

S’agissant des impacts et du rythme, je trouve plus rarement de grandes variations d’un putter à un autre.

Le plus souvent, c’est bien sur la question de la maniabilité que je trouve des arguments discriminants.

De plus, le modèle des lignes d’alignements avec un trait en direction de la cible, et un trait perpendiculaire m’a paru une très bonne aide visuelle pour contrôler son alignement, et éviter quelque peu de lancer les mains trop à droite ou trop à gauche de la trajectoire.

A ce stade, le fait que ce putter soit plus petit et un peu plus lourd en tête n’a donc visiblement pas d’impact sur la qualité du centrage ou sur le tempo.

Si c’est mieux d’un point de vue maniabilité, pourquoi faire des putters plus larges ?

Avec le Daddy Long Leg, dont la tête est vraiment proéminente, j’avais noté deux choses : En premier, la tête de club repose vraiment beaucoup plus à plat (pas de tentation de modifier l’angle formé entre le talon et la pointe), et enfin, le putter est beaucoup plus stable pendant le mouvement.

Pour donner un chiffre, avec le Daddy Long Leg, ancêtre du Spider, j’arrive facilement à mesurer un lie dynamique de 70,1 degrés, ce qui me semble optimum. En gros, pendant le mouvement, le club reste proche de son lie statique de 70 degrés.

A l’inverse, en ce qui me concerne, et sans doute beaucoup de golfeurs font de même, avec un putter plus petit, sans s’en rendre vraiment compte, on peut modifier le lie du putter pendant le geste, et c’est le cas avec le Mini-putter dont j’ai mesuré un lie dynamique de 69,5 degrés.

L’écart est minime, pratiquement insignifiant, mais c’est là, je pense, la conséquence concrète d’une forme ou d’une taille de tête de putter sur votre geste.

A trop coucher un putter, vous pouvez à l’extrême, risquer de ne plus tout à fait contacter le sweet spot…

Les données au Trackman

Après le test au Zenio, j’ai donc voulu contrôler le bénéfice de ce putter au Trackman, toujours sur des putts rectilignes à 3 mètres.

Et là, en comparaison avec deux autres modèles TaylorMade, le Daddy Long Leg et le Spider OS, je dois admettre que je n’en ai trouvé aucun de flagrant, si ce n’est la direction du lancement.

En gros, toutes ces notions de maniabilité, d’angles d’ouvertures et de fermetures, convergent avec la direction du lancement.

Le but d’un putter est finalement de lancer en ligne avec la cible, et de contrôler la distance.

Sur dix putts, j’ai obtenu la note parfaite de 0° concernant la direction du lancement, à savoir j’ai parfaitement lancé en ligne.

Ce n’est pas si inconcevable, si on considère qu’avec le zenio, j’ai pu mesurer une bonne maniabilité de la tête.

Ci-dessous, j'en ai eu la confirmation en observant les points d'arrivées de mes balles avec trois putters distincts, le Mini Putter, le Spider OS, et le Daddy Long Leg.

Avec le Daddy, les balles ont très souvent terminées à gauche de la ligne.

Avec le Spider, elles sont à côté de la ligne, alors qu'avec le Mini-putter, à deux exceptions près sur dix balles, je les ai toutes mises sur la ligne.

Bien entendu, cela ne veut pas dire que le Mini Putter est révolutionnaire.

Simplement, il m'est peut-être plus adapté, et c'est le style d'arguments que vous devriez vérifier au cours d'un fitting de putter.

En revanche, sur tous les autres aspects comme la vitesse de balle, le skid (glissement de la balle avant de se mettre à rouler), le pourcentage de roule ou le tempo… je n’ai trouvé aucun changement majeur entre les trois putters TaylorMade.

C’est sans doute logique, et lié à mon style de putting qui ne varie pas vraiment d’un putter à un autre, ce qui tendrait à relativiser l’importance du choix du putter sur ces critères.

Autrement dit, pour l’instant, dans mon cas, je ne trouverai qu’un bénéfice de direction avec le Mini-Putter.

Point finalement positif, en adoptant le même rythme, le fait que le mini-putter soit plus petit, n’influe pas de manière négative sur la vitesse donnée à la balle après l’impact.

Sans doute est-ce le résultat d’une tête plus lourde par rapport aux deux autres modèles ?

Autre fait que j’ai repéré mais qu’il faut aussi relativiser : Comparativement aux deux autres têtes, le skid est légèrement amoindri de 2 centimètres versus des têtes plus larges. C’est invisible à l’œil nu, et même très marginal.

Techniquement, cela validerait juste le fait que le centre de gravité soit plus proche de la face, pour justement améliorer la roule, selon TaylorMade.

De mon point de vue, le gain est trop marginal pour être sensible. Le taux de roule donné à la balle reste de 90% pour le test des trois putters.

Il y a donc deux façons de voir les choses : Soit le verre à moitié plein ou à moitié vide. Tant mieux si on considère que la tête du putter est plus petite, et conserve malgré tout un bon roulement. Tant pis, si on espérait faire encore mieux.

De tous les arguments développés par la marque sur ce nouveau putter, c’est bien la nouvelle ligne d’alignement dite T-Sightline qui n’est en soi pas une nouveauté inédite, et pourtant me paraît très utile.

On a vraiment la sensation de bien aligner son club, et cela apporte un net gain de confiance dans le geste.

Bilan du test

Le Mini-putter apporte un gain de contrôle de la trajectoire versus des putters plus larges, sans trop vous enlever en tolérance ou en stabilité.

Intrigué positivement par ce putter, je compte le mettre dans mon sac pour vérifier si je trouve un gain concret en nombre de putts sur le parcours.

Le putter ne lit pas les pentes. Il ne trouve pas la vitesse tout seul. Plus petit que mon putter habituel, il sera surtout plus facile à ranger dans le sac, et si en plus, je vérifie qu’il est plus maniable…

D’un point de vue look, ce n’est pas la forme qui m’aurait initialement plu, mais la fonction l’emporte sur l’esthétique.

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