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Test du putter Odyssey RED BALL: Le roi de l’alignement?

C’est l’événement de l’été 2018 côté putting ! Odyssey a dévoilé un tout nouveau putter à sa gamme, le Red Ball ! En la matière, la marque s’est fait un nom avec le 2-Ball. Elle espère sans doute surfer sur le concept pour réussir une nouvelle percée dans les ventes. Leader du marché, notamment avec la gamme la plus vendue en France depuis le début de l’année, la série O-Works, cette fois, Odyssey semble vouloir penser aux débutants, et aux golfeurs qui ne posent pas nécessairement parfaitement le putter au sol pour un rendement optimum. Est-ce que la petite bille rouge au centre du club peut réellement vous aider à mieux adresser votre putter ?

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Un putter outil pédagogique pour soigner l’adresse

En matière d’aide à l’alignement, les marques rivalisent d’ingéniosité pour essayer de trouver l’argument qui fera mouche.

L’argument ou le principe technique qui pourra apporter une réelle aide, sans pour autant tomber dans le gadget, ou pire, dans le contreproductif.

Pour rappel du précédent article de présentation consacré au Putter Odyssey Red Ball, le principal intérêt de ce putter réside dans une bille rouge placée au centre de la tête, pour vous indiquer de manière instantanée, si votre putter repose bien à plat sur le sol.

Pour Odyssey, il semble qu’un grand nombre d’amateurs ne posent pas correctement le putter sur le sol, soit trop en talon le plus souvent ou déloftent le putter pendant le stroke.

La bille rouge a pour but de vous rassurer sur le placement du putter à l’adresse.

Pour l’enseignant Laurent Jockschies, adepte de la méthode Putting Zone, il semble qu’il faille se méfier des éléments qui pourraient perturber visuellement l’œil et, donc la concentration du joueur.

Il se pourrait bien qu’il ne valide pas le nouveau design du putter Red Ball sur ce point.

Cependant, pour l’avoir testé, la bonne solution consiste à se placer à sa balle, amener la tête du putter, contrôler la position de la bille rouge comme parfaitement alignée dans son cercle, ce qui vous assure que le putter est effectivement bien posé au sol, puis se concentrer sur l’alignement, et enfin, putter sans plus se soucier de la bille rouge, jugée comme une possible perturbation visuelle.

En suivant cette méthode, je n’ai pas ressenti de gêne. J’ai bien pu me concentrer sur mon mouvement.

A l’usage, j’ai plutôt remarqué que l’autre intérêt de ce putter résidait dans les lignes blanches pour parfaitement caler la balle au centre du putter.

Bille rouge, lignes blanches, clairement le point de ce putter, c’est les solutions pour s’aligner sur un green.

Je précise que je l’ai testé en journée avec beaucoup de luminosité, et que je n’ai rien trouvé à redire sur un quelconque éblouissement, notamment en provenance de la bille rouge.

Le principal critère à vérifier concernant ce putter sera donc la qualité des impacts, et notamment le centrage des balles dans la face, à l’aide d’un radar de mesure tel que le Zenio.

Avant d’aborder les résultats de ce test, j’ai amené ce putter au coach Xavier Bretin pour recueillir son avis.

L’opinion du PRO et d’une golfeuse débutante

Il a reconnu le principe d’un ancien putter Wilson Visor, qui présentait le même principe d’aide à l’alignement, mais avec une autre forme.

Ce n’est donc peut-être pas une totale innovation.

Alors que je pouvais imaginer que ce putter pourrait s’adresser aux débutants, pour Xavier Bretin, c’est effectivement un bon outil pour apprendre à bien placer le putter au sol, et il m’a rappelé m’avoir vu défaillant dans ce registre sur le parcours !

L’humilité pousse à dire que ce n’est peut-être pas seulement un putter pour débutant, mais au contraire, une solution à envisager pour toutes les golfeuses et tous les golfeurs qui ont plus ou moins perdu la sensation d’un putter parfaitement posé à plat au sol.

Il faut admettre que sans pratiquer le putting avec beaucoup de rigueur tous les jours, on peut parfois oublier les grands principes fondamentaux, et notamment le fait d’adresser parfaitement la balle avec le putter.

Le Red Ball a donc au moins cette fonction de putter pédagogique.

Cela étant, pour ne pas voir la bille rouge au centre du cercle, il faut tout de même sacrément manipuler le club, et dans des positions assez exagérées.

Pour en avoir le cœur net, et être vraiment objectif sur ce produit, je l’ai aussi fait essayer à une golfeuse débutante.

Je lui ai fait taper plusieurs balles avec différents putters, sans lui dévoiler les raisons du test, et à la fin de la séance, je lui ai passé un Red-Ball à l’essai.

Elle a effectivement un peu mieux putté avec le Red Ball, car inconsciemment, elle a commencé à mieux le placer au sol.

Débutante, et pas une très bonne joueuse au putting, avec les autres putters, elle pouvait commettre des fautes de faces trop à gauche assez prononcées. Avec le Red Ball, elle a mieux placé son putter, et mieux dirigé la trajectoire de la balle.

Interrogé au sujet de ce putter, elle ne m’a parlé de la bille rouge.

Elle a simplement relevé qu’il était plus léger que le précédent putter Odyssey Exo que je lui avais passé.

J’en viens au test plus « mathématique » du putter Odyssey Red Ball.

Test au radar

L’ayant intégré à mon précédent sujet sur le choix d’un putter, selon des mesures faites au Trackman, ci-après, je vous propose quelques chiffres sur ce putter versus des concurrents.

Ce tableau contenant 13 mesures différentes d’un putt révèle principalement que la direction du lancement et la dispersion par rapport à une cible à 3,70 mètres est plutôt très bonne avec le Red Ball.

J’ai testé 7 putters et 20 putts pour chacun des modèles.

En moyenne sur 20 putts, j’ai lancé 1,1 degrés à gauche pour un écart moyen de seulement 1 centimètre à droite…

La vitesse du club, la vitesse de balle, la distance du skid, le pourcentage de roulement, la longueur du coup, et le tempo sont très comparables par rapport aux autres putters.

Le bénéfice de la trajectoire plus en ligne avec la cible ne semble donc pas avoir de contrepartie sur la distance.

Sur 20 putts, j’ai finalement trouvé beaucoup de consistance, notamment sur le stroke ou le tempo.

Sur le contrôle de la trajectoire, je n’ai manqué ma cible qu’à 8 reprises. Je précise qu’il s’agissait de putts à plat sur un green synthétique.

Pour être complet sur le test, j’ai utilisé un radar Zenio pour cette fois « tracker » la qualité du centrage de la balle dans la face, le rythme, et ma capacité à gérer l’ouverture et la fermeture de la face pendant le mouvement.

Pour un test au Zenio, il s’agit cette fois de taper 7 putts consécutifs à 3,5 mètres en ligne droite sur un sol plat.

J’ai répété l’opération à 4 reprises pour être certain des données affichées, et éventuellement neutraliser des effets liés à la découverte du club.

Dès le premier essai, j’ai trouvé un score d’impact plutôt bon.

Soit un centrage bon dans 82% des cas alors, que pour un golfeur professionnel, ce ratio se situe en moyenne à 87%.

Pour les 4 essais, le ratio a bougé entre 71 et 87%, et toujours dans une norme que l’on pourrait qualifier de bonne à excellente.

Ce processus de test me permet de valider au moins l’intérêt de l’aide à l’alignement.

C’est relativement indiscutable.

Le fait de bien poser le club au sol, et d’utiliser les lignes blanches favorise un centrage de la balle plus régulier dans la face.

Si j’ai trouvé un bon rythme avec ce putter, ce qui avait déjà été illustré par le test au Trackman, j’ai en revanche eu plus de mal sur la technique visant à bien gérer ouverture et fermeture de la face pendant le stroke de putting.

C’est bien la technique du joueur qui est en cause, bien plus que le putter, mais justement, la forme ronde de ce putter maillet n’est pas nécessairement celle qui me convient le mieux.

Au cours des 4 essais, ma régularité a oscillé entre 60 et 80%.

Le management de la tête de club observé par le Zenio repose sur 2 analyses : les angles d’ouvertures et fermetures de la face avant, pendant et après l’impact, mais aussi le loft du putter à l’impact.

La note exprimée en pourcentage résume la régularité du geste sur 7 coups.

Avec mon putter habituel, à l’impact, ma face oscille entre -0,9 et +0,8 degrés, alors que le loft bouge entre 0,6 et 1,8 degrés.

Sur une bonne séance avec le Red Ball, ma face a oscillé entre -1,1 et +1,3 degrés alors que le loft a bougé de 0,1 à 1 degré.

Sans vouloir trop vous abreuver de chiffres, cela signifie que le putter parfait n’existe pas, et que les différences se jouent parfois à quelques 0,1 degrés entre deux putters.

Toutefois, sur cet aspect du geste, j'ai moins bien putté avec le Red Ball.

Bilan

En résumé, je ne putte pas forcément beaucoup mieux ou beaucoup moins bien avec le Red Ball versus un autre putter.

Comme le souligne Xavier Bretin, cela m’a fait une bonne piqûre de rappel concernant le fait de bien s’appliquer à poser le putter parfaitement au sol.

Le test démontre que cela se retrouve dans la qualité du centrage, et le contrôle de la trajectoire.

Pour cela, j’aurai tendance à penser que c’est un putter intéressant, et à recommander.

S’agissant de la technique de putting, la forme en maillet pourra convenir à certains golfeurs, et ne pas convenir à d’autres.

Je retiens que la golfeuse débutante a mieux putté notablement avec ce Red Ball, léger, et plus facile à aligner.

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