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Le match des putters HIGH MOI : Odyssey White Hot RX 7, Scotty Cameron Futura X5, Ping Sigma G, TaylorMade Spider Black

Le match des putters HIGH MOI : Odyssey White Hot RX 7, Scotty Cameron Futura X5, Ping Sigma G, TaylorMade Spider Black

Ci-dessus, quelques-uns des putters les plus vendus en France dans leurs versions HIGH MOI, à savoir ultra tolérante, pour un exercice de style assez complexe : Essayer de les distinguer sur un autre argument que l’esthétique ou le blabla marketing.

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Le grand intérêt d’un putter HIGH MOI est d’abord lié à sa forme

Plus imposant qu’un putter lame ou même demi-lune, il correspond à une forme de stroke, et surtout une gestion particulière de l’angle d’ouverture et de fermeture de la face.

Logiquement plus stable, en raison toujours de sa forme, il présente plusieurs intérêts pour un golfeur amateur, comme par exemple, le fait de bénéficier d’une plus grande aide à l’alignement versus une lame, et surtout donc de réduire les effets négatifs d’un coup décentré de la face par une trop grande action des poignets.

Sur le tour, ils ne sont pas majoritaires, mais un certain nombre de stars y ont de plus en plus recours, comme par exemple Adam Scott, qui utilise un Scotty Cameron Xperimental Prototype, ou encore Jason Day, qui utilise un TaylorMade Spider Tour Red.

Toutefois, des cinq meilleurs putters sur le PGA Tour en 2017 (Rickie Fowler, Michael Thompson, Rafa Cabrera-Bello, Luke Donald et Brian Harman, ils ne sont que deux à utiliser un putter de ce type (Donald et Harman).

Rickie Fowler qui est actuellement le meilleur putter pour le nombre de coups gagnés utilise une lame.

On pourrait ajouter Jordan Spieth et Justin Thomas, les deux derniers vainqueurs de majeurs.

Cependant, pour le dernier nommé, il est justement passé au Scotty Cameron X5 Prototype en début de saison.

Autrement dit, chez les professionnels, les putters lames résistent plutôt bien à l’afflux des putters HIGH MOI.

Comme évoqué plus haut, c’est bien plus en raison d’une manière de gérer le stroke de putting que pour des raisons marketing.

Au moment du sujet sur le test de l’application iping, nous avions justement développé cette notion.

Les joueurs qui puttent avec une trajectoire très droite (straight), avec une trajectoire légèrement incurvée (slight arc), et enfin, ceux qui puttent avec une trajectoire très incurvée (strong arc).

Pour chaque type de stroke, il existe des clubs plus ou moins bien adaptés qui permettent d’optimiser le geste, et donc le résultat.

Le putter lame convient au golfeur qui putte avec un coup en arc de cercle.

Le putter demi-lune convient assez bien au golfeur qui putte de manière rectiligne.

Enfin, le putter HIGH MOI est bien adapté aux golfeurs globalement inconsistants, et dont la façon de putter est finalement assez irrégulière entre arc de cercle et ligne droite.

En s’intéressant aux putters Odyssey White Hot RX 7, Scotty Cameron Futura X5, Ping Sigma G et TaylorMade Spider Tour Black, je suis donc parti sur le principe de tester les putters parmi les plus tolérants, pour des golfeurs amateurs plutôt inconstants.

Comment j’ai testé ces 4 putters

Muni d’un tapis d’alignement type Welling Putt, j’ai réalisé 3 séries de 7 putts à 3 mètres pour évaluer avec un radar ZENIO mon score de putting établi sur 3 critères principaux : la qualité de l’impact (régularité dans le centrage), la qualité du rythme (régularité du tempo) et la qualité du geste (régularité dans l’ouverture et la fermeture de la face).

L’idée était de constater ou pas des différences de performances entre les quatre putters selon les critères proposés ci-dessus.

Pourquoi 3 sessions de 7 putts ? Pour neutraliser les effets liés à la découverte d’un nouveau putter, et observer de réelles tendances.

Putter Odyssey White Hot RX

Le modèle testé était proposé en longueur 34 inches. Comme pour les trois autres putters évoqués dans ce sujet, c’est principalement la forme qui le distingue, et les dessins servant à l’alignement.

En la matière, trois petits points et deux lignes aident à adresser la balle. Bien entendu, on retrouve sur un modèle Odyssey White Hot RX, le principe de l’insert très doux posé sur la face.

Au contact de la balle, on a presque l’impression de ne pas l’avoir touché. Le contact est plus une sorte de petit « pop » qu’un « ping » émis par un club acier sans insert. C’est limite déroutant…

La vigueur du ressenti n’est pas le principal point fort de ce putter.

Il faut aussi noter que la tête de ce putter paraît très légère dans les mains.

La famille des putters White Hot RX est la deuxième plus vendue en France derrière la gamme Odyssey O-Works.

D’un point de vue performance, le résultat a été très positif pour la qualité de l’impact, et globalement plus en retrait pour le fait de m’aider à conserver le bon rythme.

Des quatre putters testés, c’est celui qui m’a offert les moins bonnes performances globales.

Avec un score global de 72% % sur 3 tests (87% pour les joueurs sur le tour), je n’ai pas défrayé la chronique.

Test qui n’a pas valeur scientifique puisque chaque golfeur est unique. Il est difficile de déduire sur le test d’un golfeur que ce produit sera adapté ou non à d’autres.

Putter Scotty Cameron Futura X5

Un putter qui se distingue par le fait de justement ne pas proposer d’insert. Par conséquence, au ressenti, le coup ne paraît pas amorti comme avec un putter à insert.


Beaucoup d’aides à l’alignement sur la tête, qui justement paraît beaucoup plus lourde dans les mains par rapport au White Hot RX.

Le contact est ainsi plus solide.

Des quatre putters testés, c’est celui qui m’a offert les meilleurs rendements dans tous les compartiments de l’impact, du rythme, et de la maniabilité.

Avec un score global de 79% sur 3 tests, je me suis rapproché d’un excellent usage de ce putter.

Si avec les autres putters, selon les 3 séances de tests, j’ai pu avoir des variations dans les résultats. Pour le coup, avec le Scotty Cameron Futura X5, les trois tests ont été très constants.

Les modèles Scotty Select représentent assez peu de ventes en France, mais une forte valeur du fait d’un prix de vente plus élevé en moyenne. Le prix à payer d’une conception « made in California » ?

C’est la révélation de ce petit essai sans prétention, et qui n’a pas valeur scientifique.

Putter TaylorMade Spider Tour Black

Le grand prix de l’élégance ! Dépourvu de toute aide à l’alignement, ce putter utilisé par Jason Day, Dustin Johnson ou même Sergio Garcia est pour le moins épuré !

Le Spider est une évolution chez TaylorMade qui profite de chaque nouvelle sortie pour travailler le détail des formes d’un club, qui ne connait pourtant pas en France, un très grand succès commercial, encore loin derrière Odyssey, Scotty Cameron ou Ping.

Comme pour les autres putters, le test a été réalisé sur un modèle en 34 inches. Au niveau du contact, on retrouve des caractéristiques très proches du modèle Odyssey avec insert.

Le contact est très « pop » alors que le club est globalement lui-aussi très léger.

Au niveau performance, le test a été plutôt positif avec une moyenne de score de 75,3% sur 3 tests (87% pour les joueurs sur le tour).

En revanche, d’un test à l’autre, c’est la qualité de l’impact qui a franchement varié d’excellent à mauvais. Difficile de trouver la régularité sans aides à l’alignement ?

TaylorMade commercialise ce club, car aux USA, les fans veulent jouer les clubs de Jason Day ou Dustin Johnson. Pas sûr qu’il soit adapté à tout le monde…

Putter Ping Sigma G TYNE

Bienvenue à bord du vaisseau Enterprise dans Star Trek ! Des quatre designs, c’est assurément le plus futuriste.

Toujours testé en 34 inches, ce putter plus lourd en tête se rapproche plus de l’esprit du Scotty Cameron Futura X5.

Le contact avec l’insert propre à Ping est le moins tonitruant des quatre putters testés.

En performance, il se classe en troisième position de ce test indicatif avec une moyenne de 75% sur 3 tests, sans pour autant détecter de points faibles particuliers.

Conclusion

Des quatre putters, difficile de les distinguer ou de les départager nettement sur le seul argument de la performance, qui de toute façon est beaucoup du ressort du golfeur.

Sans insert (pour le Scotty Cameron), le contact est plus solide. Avec insert, le contact est presque trop doux. C’est bien sûr une affaire de goûts et de couleurs.

Plus intéressant, on distingue de véritables différences au niveau du poids en tête avec à nouveau le Scotty Cameron qui paraît plus lourd devant le Sigma G, et nettement devant les modèles Odyssey et TaylorMade, les plus légers.

La matière fait-elle le prix ?

D’un point de vue look, le Sigma de PING est le plus futuriste, alors que le Scotty Cameron paraît à côté être le plus conventionnel !

Incontestablement le plus intriguant est le TaylorMade Spider Tour Black ! Dépourvu d’aide à l’alignement, c’est un pari osé !

Parmi les putters les plus vendus en France, le White Hot RX 7 bénéficie pleinement de son nom glorieux.

Ce test n’a donc bien entendu pas de valeur de classement sur la base d’une étude poussée auprès de dizaines de golfeurs, mais sert à illustrer que les putters HIGH MOI apportent de manière générale de bons résultats au niveau de la régularité de l’impact, pour un simple amateur comme pour un pro.

Pour ma part, j’ai obtenu des scores supérieurs à 80% sur la qualité de l’impact avec les quatre modèles.

C’est plus au niveau du rythme, et de sa régularité que l’on peut trouver des grandes variations.

Le mot de la fin étant que pour choisir un putter de manière rigoureuse, il me paraît difficile de faire son choix sans un minimum d’outils de contrôles, et par exemple l’usage d’un zenio ou même l’aide d’un clubfitter ou d’un bon représentant en magasin.

Au cours des différents essais, le nombre de putts rentrés à 3 mètres sur sol plat et constant ne pouvait pas être un critère de jugement suffisant ou même discriminant.

Choisir son putter revient à connaître son stroke de putting, et à adopter le putter le plus approprié à son fonctionnement interne. Ce n’est pas une question si hasardeuse que cela…

Spontanément, je n’aurai sans doute pas choisi le Scotty Cameron Futura X5…

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