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Test des wedges Cleveland RTX-4

Test des wedges Cleveland RTX-4

Que peut-on réellement tester à propos d’un wedge ? Comment tester et obtenir un résultat tangible et exploitable ? Quelles comparaisons initier? Il s’agit des questions que je me suis forcément posé avant de démarrer ce nouveau sujet, concernant les Cleveland RTX-4. Le but étant d’arriver à produire un article utile, et d’éventuellement détecter un bénéfice utilisateur à vous retranscrire. Avant de démarrer cet essai, je ne pouvais pas avoir d’idées préconçues. Le taux de spin, la restitution de la face, et la régularité sont quelques-uns des indicateurs que j’ai voulu suivre…

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Test d'un wedge

Tester un wedge pourrait être un exercice comparable à celui de tester un fer ou un driver. Il pourrait suffire d’établir une base de comparaison, et puis fixer des indicateurs ou des points de repères.

Cependant, un wedge peut être utilisé dans une infinité de situations comme autour du green, dans un bunker, pour faire un chip ou un coup lobé…

Nous n’avons pas tous le même swing. Nous n’utilisons pas tous un wedge de la même façon. Le niveau de technique de chaque joueur peut aussi faire une grande différence. Le lie est aussi un élément à prendre en compte…

A Paris, j’ai d’ailleurs bien vu Tiger Woods utiliser son wedge à 20 mètres du drapeau à l’entraînement, et multiplier les techniques différentes pour « manipuler » le comportement de la balle à sa guise.

Ci-après, je me suis donc obligé à définir un cadre d’essai.

Muni du Trackman 4, je me suis rendu sur un golf pour taper des chips à une quinzaine de mètres avec trois wedges RTX-4 en version, 50, 54 et 58 degrés.

Ensuite, j’ai tapé sur gazon à trois distances différentes avec les 3 wedges. Ceci dit, ce dernier test m’a posé beaucoup de difficultés, notamment par rapport à la qualité du lie, qui du coup devient un facteur prépondérant du test.

Je suis donc revenu au studio en indoor pour reproduire le test, en éliminant la variable du terrain.

Situation de chipping : Quels enseignements ?

C’est compliqué de parler seulement de sensations, bien que le wedging soit la partie du jeu de golf qui fasse le plus appel aux sensations…

Le trackman permet d’apporter quelques éléments quantifiables.

En prenant des balles Premium (Srixon Z-Star) et deux wedges 54 degrés, un Cleveland RTX-4 versus un Cleveland CBX, j’ai pu observer des résultats très similaires, pourtant…

Le premier club est plutôt destiné aux bons joueurs, et le second est censé apporter plus de facilité.

Cela ne se traduit pas au premier abord dans les chiffres, pourtant, je peux tout de même exprimer le fait qu’au moment d’attaquer la balle, et de pincer le gazon, le CBX glisse plus facilement, alors que le RTX-4 peut plus facilement « planter » dans le sol, dans le cas où l’angle d’attaque ou le plan de swing sont hors des clous.

RTX-4, RTX-3 et CBX

Cela tient au fait que la semelle du CBX est légèrement plus prononcée que celle du RTX-4.

Bien que j’ai essayé de swinguer à la même vitesse dans les deux cas, la vitesse a été finalement supérieure avec le RTX-4 (30 mph contre 27) pour un coup organisé en quart de swing.

Test du CBX - chip

Il est possible que l’équilibrage du club soit plus lourd pour le RTX-4 versus le CBX, et joue sur ce paramètre.

Dans les deux tests, certains paramètres de mon swing ont été rigoureusement identiques, comme le plan (57,5 degrés) ou le loft dynamique (42 degrés).

La différence ne s’est pas faite sur le taux de spin donné à la balle. Entre les deux clubs, pour un quart de swing, j’ai trouvé 2000 tours.

Idem pour l’angle de lancement et l’angle d’atterrissage !

Même le smash factor est similaire entre les deux clubs (0.88)…

Test du RTX-4 en situation de chip

En réalité, je distinguerai les deux clubs sur l’argument de la précision et de la maniabilité.

Le CBX m’a donné la sensation d’être plus facile à faire glisser.

Sur 6 balles, je n’ai pas commis de fautes ou planté le club dans le gazon, ce qui aurait pour effet de réduire la distance drastiquement, en revanche, le niveau de précision est moindre par rapport au RTX-4.

Avec ce dernier, j’ai produit 5 balles quasiment identiques. Par contre, une des balles a été franchement manquée. Ce club semble moins tolérant.

Plus lourd, le RTX-4 me donne l’impression de donner un peu plus de vitesse de swing, et donc de distance (+2 mètres). En revanche, le pouvoir stoppant donné à la balle est identique.

Ce premier essai ne permet donc que de statuer sur l’équilibrage du club comme élément discriminant pour choisir un wedge, et sur le fait que la forme de la semelle peut plus ou moins convenir entre précision et tolérance, selon le profil du joueur.

Le test avec des pleins coups depuis le practice en herbe ne m’a pas paru suffisamment pertinent.

D’abord, l’usage de balles de practice, même recalculées en balles Premiums par le Trackman ne me satisfait pas. Surtout, la dégradation du lie à mesure que je tape, me paraît faussé le test.

Simplement, j’ai pu observer avec le 58 degrés qu’en maintenant la face normale à l’adresse ou en l’ouvrant, je pouvais faire varier le taux de spin de plus 3000 tours.

Avec une ouverture de la face normale, j’ai produit des coups réguliers en termes de profondeur et de dispersion.

En revanche, en ouvrant la face, j’ai perdu en régularité et en contrôle, mais j’ai effectivement augmenté le taux de spin à plus de 10 000 tours contre moins de 8000 tours avec une face normale.

Test en studio

Bien que cela paraisse moins naturel pour un test de wedges, le test en studio permet de neutraliser les effets liés au lie, et permet aussi d’utiliser des balles premiums.

Test du RTX-4 58°

Ci-dessus, je procède à un premier essai avec le RTX-4 en version loft 58 degrés.

Je tape des coups en rythme (46 mph) avec un élan limité à un quart de swing. Je vais répéter cette même procédure avec les autres clubs du test.

Pour me faire une idée du comportement du RTX-4, je répète la procédure avec un Mizuno T7 dans une ouverture comparable, 58 degrés.

Test du Mizuno T7

Sur 10 balles, j’ai produit la même vitesse de swing (46 mph) entre les deux clubs à la même ouverture.

Visiblement, j’ai plus fermé la face du Cleveland à l’impact (51 degrés versus 53).

Selon moi, la principale différence entre les deux clubs réside dans le smash factor.

Le RTX-4 fournit moins de vitesse de balle, car la conception de la face ROTEX semble augmenter la friction, et donc réduire la vitesse de balle. C’est la seule explication qui me paraît plausible.

En contrepartie, il semble que le RTX-4 donne un tout petit peu plus de spin (300 tours).

Conséquence, la balle ne roule que 3 mètres versus 4 pour le Mizuno.

Je reproduis alors le test avec les versions 54 degrés.

Pour comparer le RTX-4, je reprends le Cleveland CBX en 54 degrés.

Test du CBX en 54°

A vitesse de swing comparable (43mph), cette fois, je produis plus de smash factor avec le RTX-4. Le plan de swing est aussi similaire de même que le loft dynamique (façon d’amener la tête de club à la balle).

Le taux de spin n’est pas assez différencié pour que je considère ce point comme discriminant.

A nouveau, je suis obligé de comparer les sensations.

Le CBX paraît beaucoup plus facile à manipuler par rapport au RTX-4, notamment au moment de l’impact qui paraît plus doux ou fluide. Les anglais ont le bon terme « smooth ».

Enfin, avec le RTX-4 en 50 degrés, j'ai conclu le test des trois lofts.

Test du RTX-4 en 50°

Je swingue à 48 mph alors qu’avec le Mizuno T7 en loft 50 degrés, je vais retrouver le même principe vu précédemment.

Plus de smash factor avec le Mizuno, mais moins de spin… En revanche, tous les autres paramètres importants sont comparables, comme la hauteur de balle ou l’angle d’atterrissage.

Test du Mizuno T7 en 50°

Ces arguments ne peuvent me permettre de conclure que sur une seule chose, la face du RTX-4 « garde » un peu plus la balle dans la face…On parle bien d’accroche.

Cependant, sans radar, c’est imperceptible. Il vous faudra de très bons « yeux » pour l’observer.

Mizuno T7 versus Cleveland RTX-4

Conclusion

Cela sonne comme une évidence, le RTX-4 est un très bon wedge. Il se distingue essentiellement par sa face rugueuse (ROTEX), ce qui agit concrètement sur le smash factor et le taux de spin.

Le RTX-4 reste un club pointu qui apporte de la précision, mais en contrepartie, sur 10 balles, vous pourrez en manquer 1 ou 2 alors qu’en contrepartie, une version CBX sera nettement plus facile à manier, et plus tolérante.

En matière de wedge, c’est très difficile de trouver des différences flagrantes d’un club à un autre.

L’usure est un élément à prendre en compte. Il faut vraiment considérer qu’un wedge est un consommable à changer relativement souvent pour obtenir un maximum de rendement.

Le choix pourra vraiment se faire entre la tolérance et la précision.

Par rapport au précédent RTX-3, il me semble que visuellement le RTX-4 est mieux réussi, plus moderne.

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