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Test de la série de fers Callaway EPIC

Test série de fers Callaway EPIC sur manche acier stiff et graphite regular

La série EPIC de Callaway présente des orientations techniques particulièrement marquées ! Ces clubs ne doivent pas être choisis au hasard, mais en connaissance des effets produits. Nous avons peu tester au trackman deux séries sur manches aciers et graphites pour creuser chaque détail. Pour l’occasion, nous avons fait appel à trois testeurs, dont un senior, et le pro Xavier Bretin.

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Les clubs testés : du fer 4 au pitch Callaway EPIC

Pour cet essai, nous remercions Callaway qui a fourni deux séries complètes du fer 4 au pitch montées sur des shafts aciers stiffs Project X LZ 95 6.0, et des shafts graphites regulars UST Mamiya Recoil ES.

Par souci de comparaison avec les séries TaylorMade M1 2017 et Cobra King OS déjà testés dans les mêmes conditions, nous vous proposons les résultats des fers 4, 6, 8 et pitch.

A l’aide du tableau ci-dessus, vous pourrez constater les différences de lofts pour chaque tête.

Dans le détail, il y a bien des petites différences à relever. Si entre le M1 et l’EPIC, le loft du fer 4 est très fermé, soit 20,5 degrés, à contrario, le loft du pitch diffère d’un degré avec seulement 44 degrés pour l’EPIC et 45 degrés pour le M1.

Entre les deux versions de shafts proposés par Callaway, l’acier stiff est plutôt conventionnel avec une moyenne de poids de 100 grammes.

Depuis 2012, nous observons que les shafts acier stiffs mis sur le marché en standard sont dans un grammage autour de 110 grammes, avec des pointes à 120 et même 130 grammes pour des lames.

Concernant la version graphite, en regular, la moyenne constatée est plutôt autour de 68 grammes.

Callaway est de ce point de vue une marque qui sort assez rarement de ce grammage en standard. Seule la série Legacy avait été testée avec un grammage de 51 grammes !

La série EPIC testée correspond donc à cette tendance. Le grammage du shaft sera donc logiquement relativement neutre dans l’évaluation.

Les conditions du test

Ci-dessus, la moyenne des trois testeurs régulièrement utilisés pour comparer des clubs sur notre site avec cette fois des demi-séries. L’exercice étant relativement nouveau sur jeudegolf.org, ces données sont susceptibles de connaître des évolutions à mesure que nous développerons cette manière exhaustive de tester des fers.

Les colonnes de gauche (clubs, lofts, poids, et longueur du manche) matérialisent les configurations testées.

La vitesse du club et la vitesse de balle sont les reflets de la compétence du testeur. Les autres données découlent de cette compétence et du club.

Pour une série, les objectifs principaux ne sont pas seulement tournés autour de la distance. Il faut un bon étagement des distances, du spin sur les coups tapés les plus courts pour arrêter rapidement la balle, et surtout de la tolérance.

La différence de « compétence » entre les trois frappeurs se mesure particulièrement au niveau du smash factor et du degré d’efficacité.

Plus ces ratios sont élevés, et plus la balle a des chances de parcourir une longue distance du fait d’un meilleur centrage de la balle dans la face, signe d’une meilleure maturité du swing.

Xavier Bretin, pro au golf de la Sorelle s’est prêté au test du pro. J’ai participé au test en qualité de golfeur amateur, et Jean, un golfeur senior de 66 ans, index 24, admet jouer 2 à 3 fois par mois, présente une vitesse de swing modérée.

Nos indicateurs de performances dont le nouveau spin/launch angle

Pour déterminer la maniabilité d’un club de golf, nous utilisons toujours la même évaluation purement mathématique : le smash factor (ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle à l’impact) qui traduit la bonne utilisation d’un club par un golfeur, et sa capacité à centrer régulièrement la balle dans la face.

Pour déterminer l’optimisation du club par le joueur, et en fait l’efficacité pour produire de la distance, nous utilisons un rapport que nous avons créé, entre vitesse de swing (énergie que vous produisez) et la distance au carry (résultat que vous produisez).

Pour déterminer la bonne utilisation du club par le joueur, nous utilisons aussi en plus, et récemment, un ratio entre le nombre de tours de spin donnés à la balle, et son angle de lancement exprimé en degrés.

Chaque golfeur génère un taux de spin et un angle de lancement qui lui est propre avec le matériel qui lui est donné. Cependant, des règles constantes s’observent.

Si une balle de golf part haute et prend beaucoup de spin, par rapport à une vitesse de balle donnée, elle monte au-dessus de la trajectoire idéale, ballonne, et perd en vélocité.

Si une balle de golf part basse et prend peu de spin par rapport à une vitesse de balle donnée, elle descend trop vite en-dessous de la trajectoire idéale, et perd en vélocité.

Avec ces trois ratios, en plus des données trackman, nous pensons pouvoir argumenter sur la performance d’un club de golf en toute objectivité, et avec une approche rigoureuse.

Les performances globales de la série EPIC

Ce nouveau tableau résume les données mesurées au trackman concernant EPIC pour les 3 testeurs, sachant que le senior a seulement tapé la série graphite regular, et le pro, seulement la série acier stiff. Pour ma part, j’ai tapé les deux.

Les datas pour le pro

Pour le pro, Xavier Bretin, la configuration proposée par Callaway avec cette série EPIC est à ce jour la plus puissante. Le smash factor élevé couplé à un spin réduit favorisent un allongement de la distance. Toutefois, cela se fait au détriment du pouvoir stoppant de la balle. La roule augmente en conséquence.

A l’aide de ce graphique, on peut aller un peu plus dans le détail et constater qu’entre le fer 4 et le fer 6, en réalité, le crantage de la série se resserre aussi bien en smash factor qu’en efficacité.

Plus le joueur descend les lofts, et plus ces écarts se resserrent. Notez l’espacement entre le pitch et le fer 8, et les espacements suivants entre le fer 8 et le fer 6, puis entre le fer 6 et le fer 4.

Un ajustement de la série (fitting) pourrait justement permettre de parfaitement optimiser ces paramètres, et bien assurer le bon usage de chaque club par rapport aux autres.

Avec ce deuxième graphique, on peut constater que le taux de spin descend de club en club, du pitch au fer 4. On peut estimer que le taux de spin est diminué d’au moins 25% par rapport à une série conventionnelle.

Avec le pitch, Xavier donne un peu moins de 8000 tours à la balle, alors qu’avec le fer 8, il est entre 5000 et 6000 tours. Cela nous indique bien que les lofts sont beaucoup plus fermés sur cette série par rapport à une série de lames classiques présentant des lofts plus conventionnels, et plus ouverts.

Retrouvez les commentaires du pro dans la vidéo suivante :

« Premier commentaire, je trouve que le design des shafts Project X avec ses petites vaguelettes est très sympa. A l’adresse, c’est certes un gadget mais cela change des clubs standards.

Au niveau des sensations et de la perception visuelle, bien que le club paraisse volumineux, une fois posé au sol, on ne voit plus qu’une petite tête. C’est plutôt appréciable.

Concernant les frappes, on a l’impression que cela part tout seul. Les sensations sont extra-bonnes. Sans surprise, cela provient du fait que les clubs sont très déloftés par rapport à la norme. J’ajoute qu’il est plus que probable que les faces soient très fines, et même sans doute écartées du body, ce qui donne l’impression d’avoir un club effet trampoline.

Enfin, on remarque surtout la diminution du taux de spin. Résultat, en ce qui me concerne, cela donne un fer 7 aux environs de 160 mètres, ce qui est bien au-dessus de mes standards. A titre de comparaison, avec un fer 7 TaylorMade P770, je swingue à 140 mètres de moyenne au carry. Cet écart s’explique naturellement par le loft !

Concernant le fer 4 EPIC, et en comparaison avec l’hybride, j’ai le sentiment de ne pas avoir assez de vitesse pour jouer un tel club, trop fermé. Cela se retrouve dans les chiffres avec des balles trop basses (manque de spin donné à la balle, et manque d’angle de lancement).

A 87 mph, ma vitesse de swing n’est pas suffisante pour jouer un fer 4 fermé à 20,5 degrés.

Personnellement, je remplacerai le fer 4 par l’hybride 4 qui me donne sensiblement la même portée de balle, mais avec des trajectoires plus hautes, et un pouvoir stoppant supérieur sur les greens. Je n’irai pas au-delà du fer 5 sur cette série. »


Les datas pour un amateur à vitesse de swing rapide

Pour ma part, entre les deux configurations, les écarts ne sont pas toujours significatifs. Il faut regarder dans le détail pour comprendre l'intérêt de l'acier par rapport au graphite.

Ayant swingué les deux séries à la même vitesse, on aurait dû logiquement trouver un avantage du graphite sur l’acier. Ce n’est pas toujours le cas.

L’acier me donne effectivement plus de distance sur chaque club, bien que le smash factor (tolérance) soit meilleur avec le graphite.

On note que le manche graphite a tendance à atténuer la perte de spin sur les longs fers, alors que sur les petits fers, le graphite ne donne pas assez de spin versus l’acier.

Pour ma part, sans hésitation, la série acier est finalement plus intéressante, aussi bien pour la distance que pour le contrôle des distances sur les petits fers.

Comme pour Xavier, je constate une progression de ma distance avec un fer 7 qui habituellement est plutôt de 135 mètres au carry. Avec l’EPIC, cette distance monte à 138 mètres en version acier, et 141 mètres en version graphite.

Alors que le pro est plus régulier et plus consistant dans ses frappes, je note toutefois un écart plus important entre mes meilleures et moins bonnes balles par club.

Dans le tableau, c’est matérialisé par la colonne (écart profondeur) qui traduit des écarts pouvant aller jusqu’à 20 mètres avec un même club !

La série EPIC est assurément très puissante, mais entre un bon et un mauvais coup, l’écart peut toujours être très/trop substantiel.

Les datas pour un senior à vitesse de swing modérée

Comme pour les précédents testeurs, on retrouve une forte baisse du taux de spin donné à la balle avec la série EPIC.

La baisse est même peut-être trop forte avec par exemple seulement 4300 tours avec un pitch, et par conséquence, une roule de la balle qui monte à près de 10 mètres. Dans ce cas, le pitch devient un club de distance, et non pas un club de précision.

En réalité, le senior ne donne pas assez de vitesse à la balle, et donc de spin.

Le point positif est au niveau du smash factor qui malgré le manque de vitesse paraît plus élevé avec l’EPIC par rapport à d’autres séries plus conventionnelles. C’est le bénéfice du loft fermé avec une semelle plus large.

Clairement, le fer 4 est à proscrire du sac ! Le smash factor et l’efficacité du club déclinent nettement. Dans ce cas, notre testeur est même plus long avec son fer 6. Avec un loft de 20,5 degrés, on est très loin de la limite de maniabilité couramment évoquée par les ingénieurs autour de 23 degrés.

Le test par le senior d’une série quasi-complète illustre des recoupements entre les clubs, et cette perte totale d’efficacité avec le fer 4 moins prolifique qu’un fer 7 !

Autre signe d’une inadéquation possible, le senior donne plus de spin à la balle avec le fer 8 versus le pitch !

Bilan du test

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées » qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs. Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

Indiscutablement, la série EPIC montée sur des manches aciers ou graphites, est puissante. C’est même son principal trait caractéristique. En contrepartie, le taux de spin est effondré, ce qui contribue à la distance, mais pas au contrôle de profondeur.

Taper cette série peut s’avérer grisant, notamment avec un fer 6 ou un fer 7 pour constater d’importants gains de distances. Pourtant, au-delà du fer 5, la maniabilité décline fortement, car le loft se ferme trop, notamment sur un fer 4. Il faut la vitesse d’un pro sur le tour pour pouvoir jouer un tel club.

Pour un golfeur à un chiffre qui cherche à améliorer son nombre de greens en régulation par une plus grande précision, la série EPIC n’est pas franchement recommandable. Elle n’a pas été conçue pour lui, car elle ne donne pas assez de hauteur de trajectoire et d’effets.

Il s’agit plutôt d’une conception en faveur des golfeurs à la recherche de distance supplémentaire. Toutefois, pour être bien utilisée, il faut un minimum de vitesse de swing…ce qui exclut les golfeurs les moins athlétiques.

Le choix d’une telle série doit être un arbitrage conscient entre gain de distance, et perte de pouvoir stoppant.

Les chiffres illustrent un taux de smash factor plus élevé que la moyenne des fers déjà testés, ce qui avait déjà été vu lors du test des Callaway XR Steelhead. C’est donc de plus en plus une tendance pour cette marque, elle-même challengée par TaylorMade avec les M1, M2, Cobra avec les KING OS ou PING avec les G400.

La série EPIC obéit donc à cette logique du marché vers toujours plus de puissance. Un golfeur avisé notera simplement que cette puissance en plus s’accompagne forcément de conséquences…

Au moment de concevoir cette série, Alan Hocknell (Callaway) a sans doute pensé à ce golfeur d’index 15-20 à qui, il manque quelques mètres pour toucher plus de greens en régulations.

Quand il y sera parvenu, il sera temps de se soucier d’un plus grand contrôle de la profondeur… En ce sens, la série EPIC est peut-être plus une série « étape » dans la vie de ce joueur…

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