Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Test long fer Srixon ZU 65

Test long fer Srixon ZU 65

Deux ans après le ZU45, Srixon repropose un long fer avec le ZU65, assurément un joli club à la ligne très épurée. Cependant, d’un point de vue performance pure, qu’en est-il vraiment ? Quel intérêt de prendre un long fer dans son sac, et à la place d’un hybride ? Quel type de joueur ou quelle vitesse de swing minimale pour l’utiliser efficacement ? Nous nous sommes posés ces questions, et y apportons nos humbles réponses, dans ce sujet en même temps que les commentaires du pro, Xavier Bretin, mis à contribution pour son swing haute vitesse et précis.

Le club testé : Long fer 3 Srixon Utility ZU 65 sur manche graphite stiff

Pour cet essai, nous remercions la marque Srixon qui a mis à notre disposition un long-fer 3 Srixon ZU65.

Les longs-fers sont tout à fait minoritaires dans les ventes.

La majeure partie des golfeurs, notamment au-delà de 18 d’index préférant généralement des hybrides ou des bois, à ce type de fers très fermés (loft 20 degrés dans ce cas).

Pourtant, pour un golfeur plus à l’aise avec les fers versus les bois, un long-fer peut s’avérer un choix judicieux. Le principal avantage étant la réduction de dispersion latérale offerte par ce type de clubs longue distance.

A la différence d’un fer 3 classique, un long fer 3 présente une semelle beaucoup plus importante, ce qui favorise la tolérance, et en théorie, le smash factor. Le débat est très intéressant entre un fer 3 classique, et un long fer 3 !

Véritable alternative aux bois sur des coups de départs étroits, dans ce cas, Srixon nous a envoyé un club monté sur un manche graphite stiff de sa marque Miyazaki.

Le choix du graphite pour un long fer souvent joué par des golfeurs d’index inférieur à 15 peut être un bon argument.

Par rapport à l’acier, le graphite peut favoriser une vitesse de swing supérieure, encore un argument pour augmenter la distance.

Même un golfeur tel que Dustin Johnson utilise occasionnellement sur les conseils de son coach, du graphite sur son long-fer.

Les conditions du test

Ci-dessus, la moyenne des quatre testeurs régulièrement utilisés pour comparer des clubs sur notre site.

La différence de « compétence » entre les quatre frappeurs se mesure particulièrement au niveau du spin en tpm* donné à la balle par rapport à l’angle de lancement. Plus l’angle de lancement est élevé combiné à un faible taux de spin, et plus les conditions de lancement sont optimisées.

*tpm = tours par minutes ou le nombre de rotation donnée à la balle.

Sans surprise, il s’agit d’un club qui demande une grande vitesse de swing couplé à une bonne capacité à compresser la balle.

La vitesse de swing ne fait pas tout ! Cela s’illustre parfaitement avec ce test. Pour produire une grande distance, il faut non seulement produire une vitesse de swing élevée (au moins 90 mph), mais en plus, être capable de compresser la balle dans la face avec un loft dynamique relativement contenu.

Dans le cas du pro, Xavier Bretin, celui qui a obtenu la meilleure note de smash factor (1.47), l’angle de lancement a été de seulement 11 degrés avec un spin bas à moins de 3000 tours.

Son ratio spin/angle de lancement à 255 tours par degré de lancement témoigne d’une utilisation optimale du club.

Comme on peut le constater avec les résultats des différents testeurs, au-dessus d’une vitesse de swing de 90 mph, ce club permet des distances entre 180 et 220 mètres, soit une alternative claire à un bois de parcours.

Inversement, pour notre testeur senior, un tel club est contreproductif (surtout en version stiff) puisque malgré un gain de 2 mph en vitesse de swing, le smash factor est très nettement trop bas par rapport à un hybride ou un bois.

Ce long fer nécessite un angle d’attaque quasi négatif à l’inverse d’un bois de parcours qui pourrait être joué avec un angle d’attaque remontant (positif).

Nos indicateurs de performances dont le nouveau spin/launch angle

Pour déterminer la maniabilité d’un club de golf, nous utilisons toujours la même évaluation purement mathématique : le smash factor (ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle à l’impact) qui traduit la bonne utilisation d’un club par un golfeur, et sa capacité à centrer régulièrement la balle dans la face.

Pour déterminer l’optimisation du club par le joueur, et en fait l’efficacité pour produire de la distance, nous utilisons un rapport que nous avons créé, entre vitesse de swing (énergie que vous produisez) et la distance au carry (résultat que vous produisez).

Pour déterminer la bonne utilisation du club par le joueur, nous utilisons aussi en plus, et récemment, un ratio entre le nombre de tours de spin donnés à la balle, et son angle de lancement exprimé en degrés.

Chaque golfeur génère un taux de spin et un angle de lancement qui lui est propre avec le matériel qui lui est donné. Cependant, des règles régulières s’observent.

Si une balle de golf part haute et prend beaucoup de spin, par rapport à une vitesse de balle donnée, elle monte au-dessus de la trajectoire idéale, ballonne, et perd en vélocité.

Si une balle de golf part basse et prend peu de spin par rapport à une vitesse de balle donnée, elle descend trop vite en-dessous de la trajectoire idéale, et perd en vélocité.

Avec ces trois ratios, en plus des données trackman, nous pensons pouvoir argumenter sur la performance d’un club de golf en toute objectivité, et avec une approche rigoureuse.

Les datas pour le pro

Pour le pro, Xavier Bretin, à ce jour, nous avons deux clubs relativement comparables dans notre banque de données : le Mizuno MP-H5 en loft 21 degrés, et le Ping Crossover, lui-aussi de 21 degrés, qui est toutefois, un club plutôt inclassable entre hybride et long-fer.

Sur ce type de clubs, clairement la longueur du manche, ainsi que le poids jouent des rôles prépondérants. Sur le marché, ce type de clubs est proposé dans beaucoup de variantes différentes, il est donc difficile d’apporter un jugement absolu et définitif.

Dans ce cas, nous pourrons seulement constater qu’avec un Srixon ZU 65 dans un loft de 20 degrés, et un shaft graphite stiff de 73 grammes, Xavier a parfaitement tiré son épingle du jeu.

Cela se voit en particulier s’agissant de la vitesse de balle (133 mph), du smash factor (1,47) et du ratio d’efficacité (2,25).

Sa distance au carry atteint ainsi 186 mètres avec un taux de spin contenu sous la balle des 3000 tours.

Retrouvez les commentaires du pro dans la vidéo suivante. Il se montre particulièrement admiratif de ce club qui lui a procuré beaucoup de plaisir.


Les datas pour un amateur à vitesse de swing rapide

Pour ma part, et pour les mêmes clubs avec en plus le fait que j’avais déjà testé la version ZU45 précédente et donc très comparable, je peux constater qu’à loft égal, puisqu’il n’a pas changé en deux ans, à vitesse de swing équivalente, j’ai été moins performant avec le nouveau club.

J’ai en fait moins bien centré la balle dans la face malgré un shaft plus léger de 29 grammes.

Pour ce type de produits, c’est visiblement le PING Crossover qui s’avère être en théorie le meilleur choix. Cela tend à démontrer que je suis sans doute plus près d’utiliser un hybride par rapport à un long fer.

Entre le nouveau et l’ancien modèle, toutefois, je note une légère réduction du taux de spin (moins de 3600 tours) et une meilleure optimisation des conditions de lancements.

Malgré cela, je ne vais pas plus loin…au contraire, les 3 mph de moins en vitesse de balle à l’impact me coûte 4 mètres après la roule. Je vous surprendrai peut-être en témoignant que personnellement, n’appréciant pas plus que cela les hybrides, je joue néanmoins un long fer 3, et alternativement le ZU45 ou le MP-H5.

Et ce, pour la raison de la dispersion, car sur un coup de départ, je considère que ce type de club est plus évident à manier qu’un hybride sur tee.

Et il m’arrive de le taper avec plus de sentiment de sécurité sur le fairway.

Pour autant, comme illustré sur le graphique ci-dessous, un coup manqué est un coup franchement manqué ! Sur une dizaine de frappes, 9 partent dans une trajectoire cohérente pour mon organisation de swing, et un est complètement loupé en pull hook !

Gare à ne pas perdre sa concentration !

Bilan du test

Exceptionnellement, pour ce test, nous avons préféré ne pas insister sur les résultats de notre testeur senior, Jean, considérant que ce type de clubs s’éloigne sérieusement de cette cible, et aussi du fait que nous n’avons reçu en test qu’un manche acier stiff pas franchement adapté.

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées » qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs. Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

Premier élément, taper à une haute vitesse de swing (plus de 90 mph), ce club peut générer des distances très comparables à celles d’un bois de parcours. Un de nos testeurs qui swingue à 97 mph ce type de club est capable de porter la balle à 220 mètres !

Deuxième élément, par rapport à un hybride, ce type de club est nettement moins dispersant, et propose aussi plus de spin, et en fait de contrôle de trajectoire.

Troisième élément, en-dessous d’une vitesse de swing de 90 mph, ce club perd de son intérêt justement au profit d’un hybride ou d’un bois de parcours.

Finalement, à chaque catégorie de joueurs, le type de club approprié et c’est bien logique !

En comparaison du ZU45, le ZU65 nous ayant été proposé en test avec un shaft 30 grammes plus léger, il est difficile de statuer nettement.

Pour ma part, le gain en légèreté ne s’est pas traduit pas un gain en qualité de frappe. Au contraire, j’ai été moins efficace. Simplement, les différents ajustements au niveau de la face semblent apporter une petite réduction du spin.

Humblement, il manque des données de comparaisons, mais à première vue, les différences entre ZU45 et ZU65 sont plutôt minimes. Le nouveau modèle ne justifie pas de remiser l’ancien. Conformément à sa réputation, Srixon semble proposer une légère évolution de son club, qui reste au demeurant l’un des plus beaux avec le Titleist Utility équivalent.

Un club à ne pas mettre entre toutes les mains, car justement, il est très demandeur physiquement…

Pour un bon joueur, c’est une bonne solution dans le but de travailler la balle…

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements