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Test fer Ping Iblade

Test fers Ping Iblade

Certes, les lames type muscleback ne sont pas les clubs les plus vendus par Ping en France. Néanmoins, pour une telle marque, il n’était pas imaginable qu’elle ne présente pas une nouvelle offre sur cette partie de catalogue qui fait l’image d’une marque. Plus de deux ans après le lancement des S55, l’Iblade confirme le virage esthétique pris par la marque américaine, et la logique dans laquelle elle s’inscrit depuis la sortie des fers Gmax. Nous avons testé cette lame dans plusieurs versions de shafts, et de têtes.

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Les clubs testés : fers Ping Iblade 6 & 7


Pour cet essai, Ping a justement insisté pour que nous testions en version stiff, un club plus généralement joué par de très bons joueurs.

Ceci étant, nous avons aussi maintenu notre test en version regular pour être cohérent avec le reste de notre panel de clubs testés.

Pour une lame, premier fait notable, le loft est plutôt très « ouvert », soit 31 degrés pour un fer 6 contre 29 degrés pour une équivalence Srixon Z965 ou 30 degrés pour une lame Mizuno MP-5.

Deuxième fait notable, à la différence des autres fers PING (Gmax, G ou I), le fabricant nous a soumis des shafts True Temper, et non pas des shafts « maisons », ce qui fait pourtant la particularité de PING, reconnu pour être une des rares marques à assembler ses propres têtes avec ses propres manches.

Les conditions du test

Nous avons sollicité trois testeurs, un senior avec une vitesse de swing modérée (65 mph) un golfeur amateur avec une bonne vitesse de swing (80 mph), et le pro Xavier Bretin qui swingue un fer 6 autour de 90 mph.

Ce dernier vous livre d’ailleurs ses impressions dans une vidéo publiée à la fin de ce sujet.

Soit trois testeurs très différents les uns des autres, et qui portent la balle respectivement en moyenne à 105 m, 150 m et 170 m

Pour ce test, nous avons utilisé le radar trackman mis à notre disposition par le magasin US Golf de Champagne-Au-Mont-d’Or, avec le concours de notre consultant matériel, Clément Morelle.

Les enjeux du test

Si pour le senior, le club paraît d’emblée inadapté, surtout parce que dans le cadre de notre testeur, ce dernier n’a pas la vitesse de swing requise, ni la régularité pour centrer la balle dans la face, ce test paraît d’emblée peu opportun. Nous illustrerons simplement l’écart par rapport à ce qu’il pourrait faire avec un club plus abordable.

Pour les autres profils, nous allons pouvoir comparer l’Iblade au précédent S55 ou aux autres clubs équivalents sur le marché.

Nos indicateurs de performance

Pour déterminer la maniabilité d’un club de golf, nous utilisons toujours la même évaluation purement mathématique : le smash factor (ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle à l’impact) qui traduit la bonne utilisation d’un club par un golfeur, et sa capacité à centrer régulièrement la balle dans la face.

Pour déterminer l’optimisation du club par le joueur, et en fait l’efficacité pour produire de la distance, nous utilisons un rapport que nous avons créé entre vitesse de swing (énergie que vous produisez) et la distance au carry (résultat que vous produisez).

Pour le testeur qui a jusqu’à présent testé le plus de lames…


En matière de lames, il ne peut y avoir véritablement de révolution technologique. Il s’agit des clubs de golf les plus classiques possibles, à la fois dans le design, et dans la conception. Pour les fans, il s’agit surtout d’un achat plaisir ou de renouvellement par rapport à de l’usure (rainures).

Par rapport au précédent S55, il faut simplement noter que le loft est légèrement plus ouvert avec le nouvel iblade (34 degrés contre 33 pour un fer 7). L’angle de décollage est d’ailleurs impacté par ce changement (cf tableau).

Signe des temps ? La lame Iblade semble particulièrement spinnante ! Cela tombe bien ! C’est sa principale mission, justement dans le but de contrôler la profondeur sur le green.

Par rapport à la précédente version S55 de chez Ping, on deux note au moins deux gains : le spin est beaucoup plus élevé, et un léger gain de smash factor alors que pourtant le loft plus ouvert aurait dû favoriser l’effet inverse !

Pour le pro

Xavier Bretin étant plus récent dans notre organisation de tests, nous n’avons pas autant de données à produire. Cependant, il a récemment testé trois têtes dans les mêmes conditions.

Notez à nouveau, le grand écart de loft entre l’Iblade et ses concurrents ! En revanche, à iso-vitesse de club, la vitesse de balle produite est tout à fait similaire.

L’angle de décollage est par conséquence plus élevé avec un angle d’atterrissage forcément plus important, couplé à un taux de spin cohérent pour un fer 6, la roule est faible, et le point d’arrêt de la balle plus rapide.

Un gros point fort pour une lame bien qu’au détriment de la distance globale…

Autre point à noter en faveur de la lame Ping Iblade, l’écart de profondeur entre la moins bonne balle, et la meilleure est plutôt réduit, signe d’une bonne maniabilité.


Entre les trois têtes comparées, les écarts sont faibles, et surtout le fait du loft. C’est donc un argument de choix que de valider le loft désiré pour l’achat d’une telle série.

Ce que vous voudrez faire déterminera les options que vous devrez retenir…

Pour un senior

Les lames ne sont pas franchement les clubs les plus adaptés dans ce cas.

Avec un fer « oversized », notre testeur peut créer un écart de près de 20 mètres par rapport aux lames.

Ceci étant, mis à part ce cas particulier, ce n’est pas non plus catastrophique puisqu’en moyenne notre jouer de plus de 65 ans porte son fer 6 à 105 mètres ! Ainsi, une lame ne lui « coûte » que 4 à 8 mètres de distance totale (en moyenne).

Dans le cadre de ce test du Ping Iblade, notre testeur ne s’en est pas très bien tiré !

C’est même plutôt l’inverse par rapport au pro, car la vitesse de balle est inférieure aux autres lames testées à iso-vitesse de swing. L’efficacité du club s’en ressent nettement à la baisse.

Test du pro Xavier Bretin


Ci-dessus, les trajectoires produites par Xavier Bretin.

Comme vue plus haut, Xavier a été d’une extrême régularité avec ce club. (test du fer 6 sur manche stiff)

Bien que cela ne saute pas aux yeux sur ce graphique, son angle de décollage est bien plus prononcé (16 degrés) pour un angle d’atterrissage là-aussi plus marqué (45 degrés).

Entre chaque balle, notez qu’il y a peu d’écarts de hauteur de trajectoires…

Test amateur swingspeed 80 mph

Si tant est que nous devions démontrer l’écart de qualité de frappe entre un pro et un amateur à vitesse de swing rapide, ce graphique serait parfait.

A la différence du précédent test réalisé par Xavier Bretin, les trajectoires de frappes au fer 6 toujours en version acier, sont beaucoup moins régulières, bien qu’en distance, l’écart ne soit pas aussi marqué.

Autre point notable, au-dessus d’une certaine vitesse de swing, un shaft trop souple fait perdre beaucoup en efficacité.

A l’exception d’un coup, les trajectoires sont mieux tenues avec le stiff.

Test senior swingspeed 70 mph

Beaucoup trop d’irrégularités à la fois en hauteur de trajectoires comme en direction…Plus que le signe d’un club inadapté pour ce profil…

Comparaison des données par rapport au panel (fusion des données amateur + pro à l’exclusion du senior)

Bilan du test

Bien difficile de départager les lames Ping Iblade, Mizuno JPX-900 Tour et Srixon Z965 !

Les niveaux de performances sont sensiblement très comparables !

La Srixon donne une trajectoire plus tendue et moins de spin pour finalement plus de distance mais moins de capacité d’arrêt rapide sur le green.

La Ping Iblade donne une meilleure vitesse de balle en comparaison avec la Mizuno JPX-900 Tour.

Finalement, entre les trois têtes 2016, le choix pourrait bien se faire sur le loft ! La Srixon est la plus fermée en version fer 6, soit 29 degrés contre 30 pour la Mizuno, et 30,5 pour la Ping Iblade.

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