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Test fers PING G410

Test fers PING G410

Le fer PING G410 est le nouveau fer Improvment standard de la marque basée en Arizona. G25, G30, G, G400, depuis quelques années, PING ne se montre pas avare de nouveautés, dans ce segment de clubs destinés à la majorité des golfeurs amateurs. Qu’est-ce que le PING G410 peut apporter que ses prédécesseurs n’ont pas su faire ? Quelle innovation peut réellement faire la différence pour un club censé être à la fois facile à jouer, et favoriser la distance ? Marketing ou performance ?

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Les nouveaux arguments des fers PING G410

Sur son site Internet, PING affirme à propos de son nouveau fer PING G410, qu’elle a repris les principes technologiques en vogue sur les fers « game-improvment » pour les redessiner dans une lame plus petite avec moins d’offset.

Objectif, maintenir un niveau de MOI (moment d’inertie) élevé pour un fer aux dimensions plus modestes, et en faire, en fait, le club le plus tolérant de cette nouvelle catégorie créée pour l’occasion.

On imagine que PING veut rapprocher deux points de vue : Celui du bon joueur qui veut un club qui soit plus compact, et moins « grossier ». Celui du golfeur qui a besoin de tolérance, et de confiance.

Cela ressemble beaucoup aux attentes des golfeurs classés entre 15 et 10 d’index ou surtout qui aimerait commencer à jouer sous la barre des 10 coups au-dessus du PAR.

Effectivement, une fois posé au sol sous vos yeux, le PING G410 perturbe. L’offset est tellement fin que l’on n’a pas l’impression de jouer un club « improvment ». C’est presque dérangeant, tant l’effet visuel est réussi.

Passé ce moment de trouble sur la réalité du club que l’on joue, comme ses devanciers, et c’est le tour de force de PING, le G410 est particulièrement maniable.

La série G a vraiment réussi à donner à la fois cette impression de facilité et de distance.

Pour générer de la distance, PING explique que la torsion de la face augmente la vitesse de balle en même temps qu’une trajectoire plus haute.

Dans son élan d’enthousiasme, la marque n’hésite pas à vous expliquer que vous allez toucher plus de greens, et surtout y tenir la balle.

Le touché et le son seraient améliorés du fait d’une cavité moulée pour atténuer les vibrations.

Toucher plus de greens ? Tenir la balle sur les greens ?

Dans le premier cas, ce n’est pas vraiment une contribution du club, mais bien plus la compétence du joueur.

Dans le deuxième cas, c’est tout sauf la propriété première d’un club « game-improvment », surtout quand le loft a encore été fermé.

PING omet de préciser que le nouveau fer 7 G410 présente un loft de 30 degrés contre 30,5 degrés pour le précédent G400…

C’est surtout une face plus fermée qui permet d’accroître la vitesse de balle, un peu comme si on remplaçait un fer 7 par un fer 5 !

Les marques ne sont pas tenues d’inscrire le loft réel d’un club sur sa semelle. Le numéro suffit… Après tout, un fer 7 est peut-être un fer 7 dans l’esprit d’un golfeur.

Dans le cas présent, vous verrez surtout que votre fer 7 aura les propriétés de vols de balles d’un fer 5, avec notamment un taux de spin de moins de 5000 tours !

Combiné avec un angle d’atterrissage de seulement 42 degrés en moyenne (pour une vitesse de swing de 80 mp/h), loin des traditionnels 47 degrés pour un fer 7, et avec seulement 4500 tours de spin, n’espérez pas faire du backspin. Au contraire, la roule pourrait atteindre allègrement 12 mètres, toujours pour une vitesse de swing de 80 mp/h.

12 mètres, c’est pratiquement 2 clubs d’écarts…

Non, la propriété du G410, ce n’est pas de tenir la balle sur les greens, pas plus que le TaylorMade M6 ou le Callaway ROGUE.

Le PING G410, c’est pour taper le plus loin possible et pas forcément le plus près de la cible.

A la différence des marques qui parlent toujours de compromis, sur ce type de club, il n’y en a pas. C’est juste taper le plus loin possible avec un fer 7 aux caractéristiques de votre fer 5.

Test du fer 7 PING G410 avec trois manches différents

Pour le premier essai, j’ai monté le fer 7 G410 (tête black – réglage de lie standard chez PING) sur un manche acier PING CFS, un grand classique de la marque pour de l’acier stiff.

Dès les premières frappes, l’impression de facilité que l’on retrouve souvent chez PING et lié à l’équilibrage du club, entre le poids de la tête, et le poids du manche (105 grammes).

Comme évoqué plus haut, surtout perturbé par la topline très fine qui ne fait pas du tout pensé à un club « game improvment ».

Le smash factor (1.36) me paraît plutôt bon pour un fer 7.

Comme un copié-collé du TaylorMade M5, PING a légèrement fermé le loft de son fer. Au lieu d’être ouvert à 30.5 degrés, il perd encore 0.5 degrés, ce qui agit sur le loft dynamique, et donc l’angle de lancement de la balle pour une trajectoire plus tendue.

Plus que les nouvelles technologies mises en avant par PING, c’est qui permet un léger mieux en matière de smash factor versus le G400 (1.35).

Cependant, le taux de spin reste très comparable (4600 tours) pour une valeur qui ferait plutôt penser à un fer 5.

Au final, à vitesse de swing comparable, G410 ou G400, mis à part la trajectoire qui se tend pour le nouveau modèle, en distance, c’est complètement équivalent. Il n’y a pas de gains sensibles.

A noter, j’ai été nettement moins précis avec le G410 avec des balles au mieux à 160 mètres, et au pire à 140 mètres. Cela avait moins le cas au moment du test du G400…

J’ai poursuivi le test avec un manche graphite regular ALTA CB.

Par rapport à l’acier stiff, pas de gains notables, alors que pourtant le manche plus léger, devrait permettre une meilleure vitesse de swing. Ce n’est pas le cas ici. Par contre, la régularité est meilleure.

Dans la même configuration (graphite regular), le PING G700 donnait des résultats très comparables, notamment en distance ou taux de spin.

Avec le shaft ALTA CB graphite, mais cette fois en stiff, j’ai été déçu des résultats. Pour une vitesse de swing comparable aux deux précédents essais, le résultat n’est pas transcendant en vitesse de balle, et en précision.

Il y a simplement un léger mieux sur la direction des coups un peu moins à gauche de la cible.

Des trois essais, j’ai constaté une tendance à trop refermer la face à l’impact, sans doute le résultat d’une combinaison inadéquate entre les manches, et la tête.

Il m’aurait fallu un manche plus lourd, et plus rigide pour mieux contrôler la trajectoire de balle. Ce sera un élément à vérifier pendant votre fitting.

Un constat commun pour les trois essais : Le pouvoir stoppant donné à la balle est très faible !

Taux de spin d’un fer 5 cumulé avec l’angle d’atterrissage d’un fer 5, vous êtes très loin de pouvoir donner du backspin à la balle. Avec moins de 42 degrés d’angle d’atterrissage contre 47 en temps normal avec un fer 7, le bénéfice de distance supplémentaire à la roule empêche d’envisager ce contrôle de profondeur.

Entre un bon et un mauvais coup, il y a un certain écart.

Bilan du test fer PING G410

Autant le driver PING G410 est assez intéressant, notamment en sensations, autant le fer PING G410 est facile à manier, autant, ses performances sont trop semblables à celles du prédécesseur le G400 pour en faire un choix incontournable.

Comme beaucoup d’autres marques, et malgré le fait de continuellement fermer les lofts, PING semble être à un plateau de performance.

Sauf à transformer un fer 7 en fer 3, comment imaginer des gains spectaculaires de distances ?

En revanche, à toujours fermer les lofts, le contrôle de profondeur lui se dégrade peu à peu.

Certes, le premier problème d’un golfeur qui a besoin de ce type de club n’est pas cet argument au profit du gain de distance, mais c’est tout de même à prendre en considération.

Le choix d’un club de golf est quoi qu’en disent les marques, toujours une affaire de compromis, et d’équilibre.

Si vous comparez un fer 7 avec un loft de 33 degrés contre un fer 7 avec un loft de 30 degrés, oui, le smash factor va être différent, de même que la vitesse de balle.

En général, et même si trop souvent le fitting ne se fait que sur une comparaison d’un seul fer 7 ou d’un seul fer 6, on ne choisit pas un club mais bien une série complète du fer 5 au pitch.

Les lofts, les uns par rapport aux autres, ont de l’importance pour l’étalonnage des distances, qui apporte la performance et la précision sur le parcours.

Taper un fer 7 G410 vous procurera à coup sûr ce grisement d’une balle tapée avec un maximum de distance. Quelque part, ce club vous permet d’approcher les sensations qu’éprouvent les bons joueurs quand il tape un bon coup avec un club beaucoup plus ouvert, et c’est bien là, la réussite de PING.

Votre choix doit donc bien s’établir entre la distance moyenne des coups que vous avez à jouer sur votre parcours fétiche, et votre besoin de précision sur les greens.

G410 ou G400, il n’y a clairement pas assez d’éléments distinctifs en faveur du dernier modèle.

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