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Test fer TaylorMade P770

Test fer TaylorMade P770

En matière de fers Cavity Back, les derniers clubs proposés par TaylorMade n’ont pas toujours été les plus mémorables du marché. Avec ses M1 ou ses M2, TaylorMade truste les premières places pour les ventes de fers « Improvment » qui correspondent assez bien à la majeure partie des index autour de 24. Concernant les clubs pour golfeurs à un chiffre, que peut-on attendre des nouveaux P770 ? Un look qui rappelle seulement les fers SLDR ? Nous avons testé cette lame CB au trackman !

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Le fer 7 utilisé pour le test

Pour ce test, nous remercions le magasin US GOLF qui s’est substitué à TaylorMade pour nous permettre de tester un fer 7 P770 sur trois shafts distincts proposés dans le cart fitting de la marque.

Lame de catégorie cavity Back, le P770 est un club légèrement plus abordable techniquement que son cousin, P750, vue sur le PGA TOUR.

Le P770 se distingue avec une construction multi-matériaux en acier carbone 1025 au niveau de la face et du hosel alors qu’une barre en tungstène de 70 grammes a été ajoutée derrière la cavité sur les fers de 3 à 7.

Du fer 8 aux clubs d’approches, il s’agit d’une construction d’une seule pièce pour plus de touché.

Le profil est légèrement plus large avec un peu plus d’offset versus le P750 Tour Proto, alors que le moment d’inertie est censé être plus important avec un centre de gravité abaissé.

A l’occasion de notre test, nous avons monté trois shafts distincts : un acier stiff True Temper XP95 S300, un acier regular True Temper XP95 R300, et un graphite regular Kuro Kage 80.

Tous ces shafts sont issus du cart fitting TaylorMade et utilisables pour un set-up avec des fers de la marque.

Le graphite regular a effectivement moins de chance d’être utilisé par rapport à un acier stiff plus fréquent pour ce type de lames plébiscitées par les très bons joueurs.

Comment nous avons testé ?

Pour cet essai, nous avons procédé en deux temps :

Un premier essai en indoor au magasin US Golf de Lyon, muni d’un radar Trackman 2, puis en outdoor, au golf de la Sorelle, avec un trackman 3, et le concours de notre consultant principal sur les tests de clubs, le pro Xavier Bretin, qui vous livre ses impressions dans une courte présentation vidéo fournie dans cet article.

La première partie de l’essai mené en indoor nous permet de faire appel à Jean, golfeur d’index 24, senior de plus de 65 ans, avec une vitesse de swing au fer 7 autour de 63 mph (101 kmh).

Je participe systématiquement à tous les tests pour historiser toutes les données et comparaisons depuis 2012.

A 41 ans, ma vitesse de swing est stable autour de 81 mph (130 kmh).

Enfin, Xavier Bretin, pro, nous apporte son expertise et sa régularité avec une vitesse de swing de 86 mph (138 kmh).

Avec ces trois profils, nous essayons de balayer un éventail de joueurs susceptibles de taper ce club, et pouvons surtout comparer sa performance par rapport à des clubs concurrents.

Pour le test en indoor et en outdoor, nous utilisons rigoureusement le même type de balle, et ce depuis 2012, à savoir une Srixon Z-Star. C’est un élément clé dans un test de club.

Les principaux chiffres pour établir notre analyse et évaluer la performance d’un club

Sans expérience, conclure sur le test d’un club de golf, sans savoir interpréter les très nombreuses données fournies par un launch monitor tel que le Trackman, peut vite revenir à raconter n’importe quoi.

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Nous ajoutons en plus le smash factor qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résume l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, suite à des échanges avec des ingénieurs aux USA qui conçoivent les clubs, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Ainsi, nous estimons que nous pouvons passer derrière le discours marketing, pour distinguer ce qui est de la performance du blabla, et pour quelles raisons.

Globalement, les données pour les 3 testeurs

Ce premier tableau illustre les données pour les 3 testeurs, et une comparaison avec les fers déjà testés sur des manches aciers dans des conditions similaires, et répartis selon les 4 grandes catégories de clubs existants sur le marché.

A savoir, OS pour Oversized improvment, Standard improvment, CB player pour Cavity Back, et enfin MB player pour Muscle Back, une répartition allant des clubs aux semelles les plus larges aux semelles les plus fines, des clubs aux lofts les plus fermés aux plus ouverts…

Premier constat, concernant Jean, index 24, golfeur senior qui est clairement plus à l’aise en règle général avec des clubs tolérants comme les OS comme en atteste son smash factor de 1.28 et son degré d’efficacité à 1.63.

Avec ce type de clubs, il donne relativement peu de spin à la balle alors que l’angle de décollage est conséquent (+ de 24 degrés).

Pour un fer 7, sa distance moyenne est de 106 mètres.

De là, plus les semelles se rétrécissent, et les lofts s’ouvrent, et plus son smash factor baisse, ce qui joue sur la distance. Cette dernière descend de 106 à 101 mètres.

Rien de bien exceptionnel à ce niveau, il ne s’agit que de 5 mètres. En revanche, les chiffres du smash factor et de l’efficacité traduisent aussi une baisse des sensations dans les mains.

Concernant le P770, ce premier essai nous met sur la piste. Ce club est un véritable club pour donner du spin !

A l’heure où fleurisse des offres comme les fers TaylorMade M2, Ping G400 ou Callaway EPIC, le P770 est bien une CB pour donner de l’effet à la balle !

Le loft à 33 degrés ne trompe pas. Avec le P770, même Jean arrive à donner un niveau de spin très convenable pour un vrai fer 7, soit pas loin de 7000 tours !

En revanche, avec ce club, comparativement à d’autres set-up, il perd légèrement en vitesse de swing, et surtout en qualité de frappe avec un smash qui tombe sous la barre des 1.20.

Combiné à un spin élevé, il perd jusqu’à 20 mètres par rapport à un club ultra-tolérant.

Sans surprise, Jean n’a pas la vitesse pour jouer un tel club. Changer de shaft n’aura qu’un intérêt ultra-marginal.

Me concernant, on arrive au véritable dilemme qui peut se poser aux joueurs entre deux classements. Opter pour une lame CB raisonnable telle que la P770, et bénéficier de deux gros avantages : l’angle d’atterrissage très prononcé et le taux de spin excellent OU opter pour des clubs improvments qui tendent la trajectoire et réduisent le spin pour faire de belles distances.

Le débat porte vraiment entre distance et contrôle de profondeur.

Sur ce deuxième aspect, quel que soit le shaft que j’ai testé, le résultat a été indiscutable. La tête P770 donne à la fois beaucoup de spin (plus de 7000 tours), et un angle de décollage légèrement supérieur à un club improvment (+1 degré) mais dans la moyenne traditionnelle d’une CB.

Le fait à noter concerne l’angle d’atterrissage à 49 degrés pour un fer 7, ce qui est beaucoup et explique une roule de seulement 5 mètres contre 7 à 8 mètres pour un club improvment. C’est le gris plus de la P770.

Du coup, la distance est forcément amoindrie.

Pour une CB, cela reste très correct. Soit, pour ma part 141 mètres de moyenne au fer 7 à la faveur d’un meilleur smash factor par rapport aux autres lames CB que j’ai pu tester récemment.

La P770 me paraît une excellente solution pour la précision, à condition de bien connaître ses distances par clubs. De plus, cela reste un club qui donne une bonne vitesse de balle, sans doute grâce au tungstène ajouté.

Xavier Bretin est un golfeur professionnel qui donne naturellement peu de spin, et un angle de décollage de balle très fermé à ses balles, y compris avec un fer 7.

Avec une vitesse encore plus élevée (86 mph), comme tous les golfeurs, il tire profit des clubs improvments, bien que cela lui coûte en contrôle des effets (12 mètres de contrôle de profondeur avec un club standard improvment).

Comme c’est un golfeur professionnel, il y a beaucoup moins d’écarts de smash factor, et de degré d’efficacité entre les différents types de clubs. Par opposition à Jean, il est seulement moins performant avec les clubs oversized, ce qui confirme assez bien le crantage et la pyramide des offres en matière de fers.

De manière identique aux deux autres testeurs, Xavier a donné beaucoup plus de spin à ses balles avec le P770, soit 5400 tours contre 4900 pour les autres CB testées.

On mettra simplement une mise en garde. Nous manquons encore un peu de profondeur de test avec Xavier, dans le programme depuis seulement deux ans.

Toutefois, on retrouve la tendance de la P770 à donner plus de spin, plus d’angle de lancement, et moins de profondeur à la balle.

Xavier vous livre ses impressions dans sa vidéo.


Bilan du test fer 7 TaylorMade P770

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées » qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs. Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

Sur trois tests avec trois joueurs distincts, le comportement du club a été dans ce cas franchement identique.

Du coup, l’appréciation a été forcément très bonne.

Le P770 fait ce qu’il promet ! Arrêter les balles rapidement sur les greens. En contrepartie, ne vous attendez pas à battre des records de distances.

Ce club lance haut. La balle tombe de plus haut avec plus de spin, ce qui l’arrête nettement plus rapidement qu’un club improvment, et visiblement, certains clubs concurrents dans la catégorie CB.

Cela ne peut pas venir du loft, mais plus vraisemblablement, des ajouts de tungstène dans la cavité arrière pour abaisser le centre de gravité, et favoriser une frappe de balle dans la surface idéale.

Relativement peu de professionnels TaylorMade jouent cette série. Ils ont plutôt recours à la P750 qui selon toute vraisemblance donne encore plus de spin, et d’angles.

L’intérêt de la P770 réside dans le fait qu’elle donne accès à ce type de solutions tout en étant encore relativement jouable par le commun des mortels.

On va continuer nos essais, mais à ce stade, la P770 est peut-être l’une des meilleures lames CB du moment, et sans doute, la meilleure de TaylorMade depuis longtemps.

En conclusion, si vous vous lancez dans un fitting avec une lame CB P770, contrôlez l’angle d’atterrissage et le taux de spin. Ne vous arrêtez pas à la seule distance…

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