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Test fer PING G700

Test fer PING G700

Avec le modèle G700, Ping ajoute un produit nécessaire à sa gamme. Fin 2017, je faisais le constat qu’il existait un « gap » entre le modèle i200, le G400 et le G-Max. Début 2018, Le G700 vient justement s’intercaler entre le G400 et le G-Max, pour proposer aux amateurs de la marque, un choix encore plus fin entre trajectoires tendues, moins de spin, distance ou contrôle de profondeur. D’un point de vue design, le G700 est aussi dans la tendance de clubs « Improvments » qui ressemblent de plus en plus à des clubs appréciés par les bons joueurs. Si le look est réussi, qu’en sera-t-il des performances ? Comment se positionne concrètement ce nouveau fer dans la gamme PING ? Les réponses avec le test au Trackman…

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Le fer PING G700 testé sur manche acier et graphite

Pour ce nouvel essai, le magasin US GOLF de Lyon m’a prêté un fer PING G700 avec deux versions de shafts possibles en regular : Acier et graphite.

La nouvelle série de fers PING G700 est à ranger dans la catégorie des fers « Improvment distance ».

Dans notre dernière classification des fers datant de fin 2017, nous avions identifié six grandes familles de fers sur le marché.

Les lames MB sont les clubs les moins tolérants avec les lofts les plus ouverts, alors que par opposition, les fers Oversized sont les fers les plus longs pour la distance, avec des lofts très fermés, et des semelles très larges.

La catégorie Improvment distance présente des fers aux lofts très fermés pour accroître la vitesse de balle, et donc la distance au maximum.

La plupart du temps, dans cette catégorie, on retrouve des fers 7 dont le loft est compris entre 30 et 28,5 degrés.

Le cas présent, le fer 7 PING G700 est ouvert à 29,5 degrés alors que comparativement, son cousin PING G400 est ouvert à 30,5 degrés.

C’est la première fois, à ma connaissance que Ping accepte de fermer autant le loft d’un fer.

Même le G-Max n’était pas aussi fermé à son lancement (30,5 degrés), se contentant d’une semelle très élargie pour s’établir dans la catégorie Oversized, comme l’un des clubs les plus longs du marché.

Entre G400 et G700, ce petit degré d’écart de loft n’est pas anodin, et démontre que Callaway et TaylorMade qui se sont engouffrés dans cette stratégie de multiplication des offres de fers Improvments, et Super-Improvments, ont marqué des points.

Ping a la réputation de ne pas être une marque qui révolutionne son offre d’année en année.

C’est même plutôt une stratégie de prudence vis-à-vis du consommateur, comme si la marque était plus suiveuse que leader.

Plus le loft se ferme, plus la trajectoire se tend, plus la distance à la roule est importante, et en contrepartie, moins vous avez de spin, et de hauteur de balle.

Ce choix fait par PING est peut-être aussi une réponse au vieillissement global du marché, en demande de maintenir sa distance.

D’un point de vue esthétique, on sent de plus en plus la patte de Marty Jertson, ingénieur responsable de la création produit chez PING, qui fait peu à peu évoluer le design des clubs, en tenant compte des tendances actuelles.

Le G700 donne furieusement de l’air au TaylorMade P790.

Il faut savoir que le PING G700 est le premier fer PING en construction dite « hollow-body » (corps creux en français) alors que PING est largement connue pour ces clubs à cavité, et ses clubs moulés en une seule pièce depuis les années 60.

Selon Marty Jetson, c’est le succès de l’hybride Crossover qui a inspiré cette inflexion de stratégie.

Pour l’ingénieur, il fallait jongler avec les limitations imposées par l’USGA pour tenter d’apporter plus de vitesse de balle. « Ce club apporte deux fois plus de déflection à l’impact que le PING G, alors que la face agit un peu de la même manière que ce que nous constatons sur un bois métal. »

Effectivement, la face du G700 est similaire à celle du bois de parcours G400 en acier maraging C300, entouré d’un corps en acier inoxydable 17-4.

Pour se distinguer, PING propose une option dite Power Spec, qui permet d’ajuster les lofts d’une manière unique.

Vous pouvez modifier le loft de vos clubs d’un degré et demi sur les longs clubs, et jusqu’à deux degrés sur les fers pour les approches.

C’est vraiment une option intéressante d’un point de vue fitting pour complètement transformer ses trajectoires de balles, son taux de spin et les conditions de lancements.

Pour ma part, je n’ai pas pu tester cette option.

En revanche, j’ai testé le fer 7 PING G700 sur deux modèles de shafts distincts : Un acier Project X LZ 105 5.5 en regular pour une longueur standard (37 inches), et un UST Mamiya Recoil ES 460 F3 en graphite d’une longueur standard (37 inches) .

Le modèle graphite pèse 73 grammes, alors que le modèle acier est à 109 grammes.

Comparativement aux derniers fers improvment standard que j’ai testé, il s’agit d’un grammage dans la moyenne du marché pour ce type de shaft regular graphite (67 grammes), et légèrement au-dessus pour un manche acier regular (99 grammes).

Pour ce test, je ne vous présente qu’un seul profil, le mien avec une vitesse de swing de 85 mph. Xavier Bretin (pro) et Jean (senior) auront l’occasion de tester ces nouveaux clubs ultérieurement.

Les principaux chiffres pour comprendre le fonctionnement d'un club de golf

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Au cours des tests, nous ajoutons en plus le smash factor qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résume l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Pour un amateur à vitesse de swing relativement rapide

Ci-dessus, les derniers essais de fers « Improvment » chez PING répartis entre graphite et acier pour le manche utilisé, et répartis selon les catégories standard, distance et oversized.

Concernant le graphite, on peut s’apercevoir que le dernier PING G700 est bien le club le plus fermé du panel, ce qui se retrouve en fin de compte dans un net gain de distance.

Curieusement, entre le G400 et le G700, en swinguant beaucoup plus vite, je n’ai pas généré un gain de vitesse de balle vraiment important.

Seulement 1 mph de plus alors que le gain de vitesse de swing a été de +4 mph.

Il faut croire que j’ai décentré ou alors que le G400 était franchement plus tolérant.

Plus vraisemblable, l’équilibrage du club a favorisé une augmentation de ma vitesse de swing (smash factor en D0), mais pas la vitesse de balle, car j’ai visiblement manqué de poids à l’impact pour transférer un maximum d’énergie.

Le shaft est en cause, même si j’ai strictement testé les modèles proposés par PING pour ce nouveau fer.

Comme on peut le voir ci-dessus sur une « bonne balle » envoyée à 111 mph, le smash factor me semble bas (1.28) alors que j’imagine difficilement pouvoir taper plus fort ou plus loin (162,8 mètres)

En revanche, avec un taux de spin qui chute sous la barre des 4500 tours par minute, un angle de lancement qui se tend d’un degré (19,5 degrés), et une vitesse de balle de 110 mph, le G700, comme le M4 de TaylorMade propose un très net gain de distance.

Soit 7 mètres de plus que le G400 pourtant plus tolérant !

Revers de la médaille, le pouvoir stoppant du G700 est très faible.

La balle roule sur 12 mètres en moyenne, soit 3 mètres de plus que le G400, et le double d’un club CB ou MB.

En version acier, j’ai le même phénomène de smash factor inférieur avec le G700 par rapport au G400 ou même le G et encore le G30.

Le degré d’efficacité en est nettement amoindri.

Le taux de spin et l’angle de lancement n’optimisent pas assez les conditions générales du lancement pour générer un gain de distance.

Seule consolation versus le graphite, je suis beaucoup plus régulier et précis.

Ci-dessus, en moyenne avec le G700, je reste sous la barre des 1.30 de smash factor alors que pourtant, il s’agit d’un fer distance.

La vitesse de swing est élevée.

La vitesse de balle est pourtant sous la barre des 110 mph.

Tête ou shaft, quelque chose n’est pas complètement optimisé. Comme pour le manche graphite, il s’agit d’un manche proposé par PING.

G400 ou G700, la distance est tout à fait semblable.

Ces deux exemples illustrent l’importance cruciale du manche.

Le Project X LZ 5.5 ne me paraît pas du tout le meilleur choix possible pour cette tête.

Néanmoins, cela ne modifie pas trop la conclusion que je tire de ce nouveau G700.

La face ne génère pas à elle seule une vitesse de balle incroyablement plus élevée.

Au contraire, elle valorise plutôt le G400, comme étant le meilleur fer PING sur ce sujet.

Par contre, il est vraisemblable que le loft en moins permet de baisser la trajectoire et le spin à des niveaux très bas pour favoriser l’augmentation de la distance, et d’ailleurs, y compris une certaine augmentation de la vitesse de balle, même si je n’ai pas trouvé de résultats spectaculaires.

10 mètres de roule avec le manche en acier, là encore, le G700 n’est pas un club pour arrêter rapidement la balle sur le green.

C’est bien un club distance pour apporter un gain à un utilisateur avec une vitesse de swing modérée à lente.

Comparativement à des essais de fers plus conventionnels, je retrouve bien un gain de l’ordre d’une petite demi-dizaine de mètres avec le G700.

Bilan du test fer PING G700

La face du PING G700 laisse perplexe. Elle est moins performante que le précédent PING G400, pourtant, avec le bon manche, indiscutablement, le PING G700 peut générer des distances plus longues.

Le loft un degré plus fermé et le dessin de la tête favorisent une trajectoire plus tendue, et moins de spin.

Dans sa catégorie, le PING G700 peut largement concurrencer le TaylorMade M4.

A voir, si l’option Power Spec peut réellement apporter un plus.

Cet essai du G700 me revalorise le PING G400 dans l’offre globale du fabricant. Le G400 présente une face plus tolérante, et une trajectoire de balle plus conventionnelle.

Cette notion de smash factor plus élevée reflète essentiellement la qualité du touché. Le G400 procure donc, à priori, plus de sensations que le G700, sauf à trouver un meilleur manche.

D’un point de vue look, le PING G700 est très réussi, et au risque de me répéter, l’option Power Spec qui permet d’ajuster les lofts de chaque fer mérite d’être considérée, car, vous pourrez justement adopter les bons réglages pour l’ensemble de votre série.

Soit une série à faire fitter absolument avec un professionnel pour être certain de choisir le bon manche, et les bons réglages de lofts.

Soyez vigilant concernant le smash factor pour contrôler la qualité générale de votre série.

Essayez d’estimer le gain de distance versus la perte de pouvoir stoppant. En définitive, choisissez selon votre priorité.

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