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Test fer PING G

Test fer PING G

Quelques jours seulement après la sortie des fers PING G, nous sommes en mesure de vous proposer notre premier test. Nous avons eu recours à deux testeurs masculins de vitesses de swings très distinctes, à savoir 85 mph et 65 mph (senior),et ce afin de déterminer la performance de ces nouveaux fers Improvment, en comparaison au précédent PING G30, et Gmax. Le G se distingue par le recours à la technologie COR-Eye. Quel bénéfice ?

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Préambule sur l’organisation du test fer PING G

Cet essai a été réalisé au magasin US Golf de Champagne au Mont d’Or, sous le contrôle de notre consultant matériel, Clément Morelle, qui a mis à notre disposition un simulateur trackman, outil permettant de mesurer précisément angle de lancement, spin, et vitesse de balle.

Pour ce test, nous avons utilisé un fer 7 PING G (black) en deux versions de shafts distincts :

  • Un acier stiff AWT 2.0 long de 37.5 inches et d’un poids de 104 grammes
  • Un acier regular AWT 2.0 long de 37.5 inches et d’un poids de 98 grammes

Soit très peu d’écarts de poids entre deux shafts qui n’ont pourtant pas la même torsion.

Dans les mains, le golfeur senior a pourtant senti la différence de rigidité, et cela s’est retrouvé dans les résultats du test.

CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LE PING G

Quelques mois seulement après la sortie des fers Ping Gmax, la marque américaine revisite la technologie COR-Eye appliquée à la face des clubs sur une tête plus compacte, et sobrement appelé G.

Concrètement le COR-Eye se matérialise par un cercle situé à l’arrière de la tête, et a pour objet d’apporter le principe de variations d’épaisseurs de la face des bois aux fers, afin d’augmenter la vitesse de balle à l’impact.

C’est d’ailleurs la mission la plus importante des ingénieurs de toutes les marques, pouvoir générer un soupçon de distance en plus pour des golfeurs qui swinguent à la même vitesse.

Pour ce nouveau fer G, il s’agissait donc de rendre la face plus fine de 32% par rapport au prédécesseur, le G30…pour favoriser une déformation quatre fois supérieure au moment de l’impact avec la balle.

En plus de l’emploi du COR-Eye, Ping a misé sur un acier inoxydable 17-4 pour que la tête tienne le choc et ne perde pas l’énergie gagnée sous l’effet d’une face plus fine.

Le matériau est crucial tout comme le procédé de mise en température qui dure près de six heures pour monter à plus de 1040° celcius, et ainsi être 40% plus résistant.

Si au premier regard, on ne distingue rien de particulier en ce qui concerne la face, effectivement la cavité du club semble plus profonde, et l’habituel Ping Custom Tuning Port (CTP) est maintenant positionné à l’extrémité de la cavité.

Du point de vue des techniciens, c’est un changement assez important qui influe sur la position du centre de gravité du club afin de le déplacer plus profondément de 0,38 mm.

Objectif : Améliorer le MOI et la résistance aux vibrations sur les coups décentrés.

Le touché et le son sont modulés par un adhésif assez épais derrière le badge en aluminium argenté au dos du club, zone qui est 22% plus large par rapport au Gmax.

Les enjeux du test

Vous l’aurez compris, nous nous attendons à un gain de smash factor, et de vitesse de balle par rapport au G30. Nous sommes aussi curieux de comparer le G au Gmax qui devrait néanmoins proposer un MOI supérieur.

Dans sa catégorie, le G peut-il toujours se positionner dans le camp des best-sellers ?

Petite remarque, les fers 7 G30 et G sont de lofts identiques, à savoir 30,5° alors que le Gmax pour un fer 7 est de 32°.

Les conditions du test

Pour ce test, nous avons fait appel à deux testeurs.

Le premier disposant d’une vitesse de swing moyenne de 85 mph avec un fer 7. Un golfeur qui pourrait être dans la cible.

Le second disposant d’une vitesse de swing plus modérée à 65 mph toujours avec un fer 7, lui aussi potentiellement dans la cible du fabricant, ou en concurrence avec le Gmax.

Les 4 paramètres clés d’un test de club

Pour nous, un test doit aborder quatre thématiques :

  • la tolérance ou maniabilité exprimée par le smash factor, rapport entre la vitesse de club produite par le golfeur avec le club, et la vitesse de balle produite à l’impact.
  • la puissance ou distance exprimée par le degré d’efficacité du club, rapport entre la vitesse de swing, et la distance finalement générée au carry.
  • l’optimisation du vol de balle, croisement de l’angle de lancement et du taux de spin.
  • la précision ou dispersion des balles tapées avec le club, exprimé en écart horizontal et vertical par rapport au centre du fairway.

En plus de ces paramètres, nous pouvons expliquer les résultats par le taux de spin donné à la balle, l’angle de décollage et d’atterrissage, et in fine, la distance parcourue en moyenne au carry (portée avant la roule).

1-TOLÉRANCE-MANIABILITÉ ET PUISSANCE-DISTANCE

Ce graphique représente le croisement du smash factor et du degré d’efficacité pour déterminer le rapport entre tolérance et puissance.

1.1 Test en version REGULAR

Pour une vitesse de swing soutenue, les trois têtes Ping G, Gmax, et G30 se tiennent dans un mouchoir de poche en tolérance tout comme en puissance !

De ce point de vue, pas d'avantages de la part de la G par rapport à la G30 !

Globalement, les têtes PING G sont dans la bonne moyenne par rapport aux autres têtes du marché.

Concernant notre testeur à vitesse de swing lente (senior), le résultat est plutôt surprenant, et ne fait pas état d’un net avantage pour la tête G, comparée à la moyenne des autres clubs que nous lui avons fait soumis jusqu’à présent.

1.2 Test en version STIFF

Résultat logique, le golfeur le plus rapide est plus performant avec un shaft stiff par rapport au regular, et optimise mieux en distance.

L’écart avec la moyenne des têtes fers 7 montées sur shafts stiff est aussi plus net.

En revanche, et c’était bien sûr prévisible, pas d’amélioration pour le senior, qui au contraire, est encore moins performant d’un point de vue distance, sans gagner en tolérance.

Conclusion :

Pas franchement d’hésitations, en-dessous d’une certaine vitesse de swing, le PING G n’est pas la meilleure solution possible, ce qui ressert aussi le champ d’application en termes d’index.

Nous sommes donc moins optimistes que PING sur ce point. Le G est un club 12 à 18 d’index plutôt que 15 à 25.

Un golfeur disposant d’une bonne vitesse de swing appréciera la facilité, alors qu’un golfeur à vitesse lente ne trouvera pas les clés de l’optimisation facilement, sauf à passer en graphite.

Enfin, pour le comparatif, G30, G et Gmax, le résultat est surprenant car il ne donne pas un net avantage à la nouvelle tête.

Si on s’attendait à trouver le Gmax en tête pour la puissance, et ce logiquement par rapport à la conception, l’écart n’est pas flagrant. Plus gênant, la G30 n’a pas à rougir, et ne souffre finalement pas de la comparaison avec le G.

Ceci dit, le test n’a pas fini de livrer toutes ses vérités…

2-QUELLE DISTANCE AU CARRY ?

C’est finalement un indicateur assez simple et assez fiable concernant la performance d’un club de golf.

Très peu de roule pour un fer très bien taillé pour le contrôle de profondeur à la faveur d’un taux de spin élevé (le test a été réalisé comme d’habitude avec une balle premium).

Entre le G et le G30, à loft constant, le loft dynamique est logiquement constant, alors que pour le Gmax d’un loft plus élevé, l’écart est plus perceptible.

La distance est effectivement plus importante avec un fer G par rapport aux autres modèles, mais essentiellement à cause d’une augmentation de la vitesse de swing du joueur.

Est-ce imputable au club ? Probablement pas, c’est une variation du testeur qui nous renvoie à un seul critère comparable et objectif : le degré d’efficacité qui neutralise cette variation de vitesse de swing.

Et là, on se rend compte qu’il n’y a pas de gains imputables au club.

Plus de contrôle de profondeur, mais aussi moins de dispersion, le G confirme qu’il est un club plus facile à jouer par rapport au G30. C’est là son véritable bénéfice !

En version acier regular, et pour des données comparables, à vitesse de swing élevée, la dispersion moyenne passe de 3,2 mètres avec le G30 et par rapport au centre du fairway à seulement 1 mètre avec le G, le tout pour une dizaine de balles tapées dans les deux cas.

3-OPTIMISATION DU VOL DE BALLE

En théorie, plus l’angle de lancement est élevé, et plus le taux de spin est bas, et plus la balle a des chances de parcourir une distance importante.

Avec un fer 7, vous pouvez aussi chercher une trajectoire haute, et plus de spin, pour au contraire, freiner la balle plus rapidement, notamment sur un coup d’approche en direction du green.

Comme déjà évoqué, le PING G est un club plutôt typé contrôle de profondeur et arrêt rapide sur le green avec un taux de spin plus élevé que la moyenne, ce qui sera au détriment de ceux qui cherchent un maximum de roulement.

L’angle de lancement est légèrement plus tendu, ce qui n’est pas pour déplaire.

4-PRÉCISION-DISPERSION

Les points d’impacts représentent les points d’arrivées de la balle après le roulement.

La dispersion est bien entendu plus le fait du testeur que du club ! Cependant, certains clubs ou certaines opérations de fitting permettent d’en atténuer les effets.

Testant toujours des configurations standards, nous considérons que tous les clubs sont à armes égales.

4.1 Dispersion à vitesse modérément rapide

La dispersion est plus que convenable, en particulier avec le stiff.

4.2 Dispersion à vitesse modérément lente

La dispersion est plutôt très faible en particulier avec le regular.

BILAN DU TEST

La question qu’il faut creuser pour mettre un point final à ce test, et au débat G30/G est le pourquoi de l’augmentation de vitesse de swing entre les deux tests pour le même testeur.

Il s’agit de rappeler ici qu’un test de club n’est pas une science aussi exacte qu’un test de voiture.

Au-delà de la mécanique, il y a un paramètre humain très important, d’où les ratios qui neutralisent les effets de bords (smash factor et degré d’efficacité) sur lesquels nous nous appuyons majoritairement.

Comme se plait à le rappeler, Jean-Jaques Rivet, l’être humain est un organe. D’un test de club à un autre, un testeur peut évoluer dans son swing.

C’est aussi pour cette raison que nous multiplions actuellement les testeurs afin d’enrichir notre panel,et le pondérer.

Ceci dit, un club peut aussi favoriser un gain de vitesse de swing en étant tout simplement plus adapté, plus léger ou plus lourd en fonction de ce qui convient au joueur.

C’est pourquoi, nous sommes obligés de compléter les données déjà présentées par le tableau ci-dessous avec des clubs tapées sensiblement dans la même vitesse de swing que le G mais dans d’autres marques.

Toutes les têtes sont des « game improvment », sauf les Titleist CB et MB pour qui la comparaison est désavantageuse puisqu’il s’agit de clubs « players », et donc plus exigeants, ce qui se traduit immédiatement en un smash factor plus bas

Dans cet environnement, le G donne une distance au carry de 146 mètres pour une vitesse de swing au-dessus de 85 mph.

Encore une fois, les deux données qu’il faut réellement prendre en compte, sont le smash factor et le degré d’efficacité. Nous vous laissons le soin de vous faire votre opinion.

En conclusion, le PING G est toujours dans la course par rapport aux autres têtes "improvment" du marché sans être le leader absolu.

Smash factor et degré d’efficacité placent toujours le PING G dans le haut du panier.

En revanche, la différence de performance avec le G30 n’est pas vraiment flagrante.

Seule différence, le taux de spin beaucoup plus élevé…sans doute pour coller à la demande des meilleurs joueurs en vue de mieux contrôler la profondeur de trajectoire ?

Le gros point fort de ce club ? Sa maniabilité et la faible dispersion qui en découle…

Pour un senior, notre conseil sera de rester en Gmax, ou de tester une version shaft graphite du G…

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