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Test de la série de fers Cleveland CBX Launcher

Test de la série de fers Cleveland CBX Launcher

La nouvelle série Cleveland CBX possède certains points communs avec la série Srixon Z565. Alors que Srixon et Cleveland se répartissent à nouveau les besoins en termes de clubs de golf selon les profils « player » ou « improvment », la nouvelle CBX se voudra donc le club « grand public » à un prix abordable. Testée sur des manches graphites ou aciers, si le prix n’est pas excessif, est-ce que les performances seront forcément au rabais ? Club distance ou contrôle ? Que peut-on espérer avec une série CBX ?

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La série de fers Cleveland CBX Launcher testés

Pour cet essai, Cleveland nous a proposé une série composée d’une moitié de clubs sur manches graphites (5, 7 et 9) et d’une autre moitié sur manches aciers (6, 8 et pitch).

Le fer 5 étant fermé à 23 degrés, au-delà, il est préférable d’utiliser un hybride.

Cette série est dans son ensemble destiné aux golfeurs amateurs qui jouent en « loisir », à la recherche d’un club à la fois conventionnel dans son approche (à savoir pas forcément oversized comme la série HB Launcher), et typée distance avec par exemple un loft de fer 7 à 30 degrés quand une lame peut aller jusqu’à 35 degrés.

Conséquence, on devrait trouver un club distance avec en contrepartie moins de spin. Restera à déterminer si les angles de lancements et d’atterrissages sont plus tendus.

D’un point de vue design, la CBX rappelle beaucoup sa cousine, la série Srixon Z565, un des « must » du marché, et une référence chez Srixon.

Le Cleveland CBX paraît simplement plus basique et moins élégant que le Srixon Z565. Sans doute une volonté du groupe de ne pas placer deux produits en concurrence frontale.

Toujours au sujet des lofts, étant donné que le pitch termine la série avec un loft de 44 degrés, il faudra bien penser à choisir un wedge à 48 ou éventuellement 50 degrés pour gérer le « gap », si important au petit jeu.

Plutôt un bon calcul pour une marque numéro un dans ce domaine en France, et qui voudra vous convaincre de renforcer votre équipement autour du green.

Concernant les manches, Cleveland propose donc l’alternative entre un graphite « maison », le Miyazaki C KUA 6R, un shaft plutôt léger (61 grammes), et un acier True Temper Dynamic Gold R300 qui fait office de grand standard du marché.

N’oublions pas que Cleveland propose ici un concept de produit à un prix abordable quand de plus en plus de confrères américains tendent à monter les prix de ventes.

Le Dynamic Gold n’est pas la Rolls-Royce des manches, mais par le passé, personne n’y trouvait réellement rien à y redire.

Un golfeur qui apprécierait la tête CBX pourra très bien chercher un autre shaft dans le catalogue de la marque. Cependant, je suis porté à croire que le client de cette série voudra essentiellement un produit simple, sans chercher la petite bête.

Le Dynamic Gold R300 pèse 99 grammes, ce qui est à nouveau relativement léger et conforme à un regular.

S’agissant du Miyazaki, un produit « maison », puisque le fabricant de manches japonais appartient au même groupe que Cleveland, le poids de 61 grammes est aussi à classer dans les légers même si le MP1000 monté sur le XXIO 10 est encore plus léger (49 grammes).

Les principaux chiffres pour établir notre analyse et évaluer la performance d’un club

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Nous ajoutons en plus le smash factor qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résume l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Ainsi, nous estimons que nous pouvons passer derrière le discours marketing, pour distinguer ce qui est de la performance du « blabla », et pour quelles raisons.

Les données pour 3 testeurs avec les fers Cleveland CBX Launcher

Ce premier tableau illustre les données pour 3 testeurs concernant la version graphite du CBX en comparaison d’autres fers récemment testés sur des manches regulars.

Ce second tableau illustre les données pour 3 testeurs concernant la version acier du CBX en comparaison à nouveau d’autres fers récemment testés sur des manches regulars.

Evaluer un club de golf est un exercice délicat quand on veut le faire sérieusement. Evaluer une série l’est encore plus, étant donné la quantité des données à prendre en compte, surtout quand les manches diffèrent.

Les tableaux ci-dessus ne vont seulement servir qu’à appuyer les commentaires. Conscient qu’ils peuvent être fastidieux à lire.

Pour un senior

Pour Jean, testeur senior de 69 ans, le test de la série de fers Cleveland CBX Launcher produit des résultats plutôt convenables.

En graphite, fer 5, 7 ou 9, Jean produit des distances dans sa moyenne usuelle, soit environ 100 mètres avec un fer 5.

Dans le détail, il semble que les clubs Cleveland CBX soient un soupçon plus tolérant pour lui (smash factor un peu plus élevé), et paradoxalement un soupçon moins efficace sur la question de la distance pure.

Cela s’explique par le fait que le taux de spin mesuré pour Jean est finalement assez conventionnel (par exemple 5900 tours avec le fer 7 CBX) alors que dans le panel moyen de Jean se trouvent des clubs oversized ou ultra-légers avec des taux de spin encore plus bas. Il faut donc relativiser cette donnée.

On peut encore remarquer que dans l’ensemble, Jean lève un tout petit peu plus la balle à loft équivalent avec le Cleveland CBX.

A ce stade, on peut donc penser que cette série graphite offre des performances cohérentes et convenables. Il n’y aura donc pas de mauvaises surprises.

Pour un amateur à vitesse de swing rapide

Pour ma part, deuxième testeur, en graphite, je ne détecte pas une meilleure ou une moins bonne tolérance de la part des fers CBX. J’obtiens des ratios de smash factor complètement équivalents à mon panel de tests comparables.

A la différence du testeur senior, en revanche, je gagne légèrement en efficacité, et cette fois pour une raison inverse à celle du précédent testeur. Avec la CBX graphite, je donne beaucoup moins de spin à la balle, et dans une proportion importante (environ 800 tours de moins en moyenne).

Dans les deux cas, c’est évidemment le paramètre joueur qui influe sur le résultat du test.

Pour ma part, je dirais que la CBX donne très/trop peu de spin.

Cette série est tout de même à classer dans les séries « distances ». Avec 153 mètres de moyenne au fer 7, je suis très au-dessus de mon standard habituel avec un club acier plutôt typé contrôle.

Indéniablement, un client potentiel de cette série trouvera bel et bien un gain de distance par rapport à une série plus classique.

Concernant le test de la version acier, dans ce cas, les ratios sont cette fois légèrement inférieurs à mes moyennes que ce soit pour le smash factor ou l’efficacité.

Du coup, la distance est légèrement amoindrie. Le manche est certainement en cause, un peu plus lourd que la moyenne des fers sur manches aciers déjà testés. Ce n’est pas rédhibitoire.

A nouveau, c’est plutôt la question du spin qu’il faut surveiller de près. Seulement 3300 tours pour un fer 6, c’est quand même peu… bien que ce soit la tendance des nouvelles séries distances type TaylorMade M2 ou Callaway Epic.

Ce n’est pas sans conséquence sur la roule, et sur la dispersion.

Pour un pro

Pour le pro, Xavier Bretin, on retrouve sur le graphite à peu près les mêmes conclusions que pour les deux précédents testeurs. Un très léger gain de tolérance, et un léger gain d’efficacité qui cette fois ne s’explique pas par le taux de spin, mais bien par le gain de vitesse de balle.

Comme souvent, le test du pro est le plus parlant. Avec la série CBX, il donne lui aussi relativement peu de spin.

En version acier, comme pour le second testeur, il perd en tolérance et en efficacité par rapport à ses moyennes habituelles. On peut soit considérer que le Miyazaki C KUA 6 R est un excellent shaft ou alors inversement que le Dynamic Gold R300 soutient de moins en moins bien la comparaison.

Plus logiquement, le poids du Dynamic Gold R300 légèrement plus lourd que la moyenne du panel explique peut-être ces différences de résultats.

Bilan du test des fers Cleveland CBX Launcher

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées », qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs.

Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

Comme toujours en matière de clubs de golf, un choix du manche adapté pourra toujours permettre de trouver la bonne formule.

Le choix d’une série est toujours l’affaire de multiples critères dont l’esthétique, le prix, et si possible, le bon set-up par rapport à ce que le joueur désire produire entre plus de distance ou plus de contrôle de profondeur.

Dans le cas de la CBX, on est de toute façon plutôt dans une série distance… à un prix abordable, une sorte de série grand public.

En termes de design, en occultant l’aspect tarifaire, la Srixon Z565 est plus attractive. Cependant, en reprenant certains de « ses » codes, la CBX ne fait pas que rappeler visuellement cette excellente série.

Clubs faciles à jouer, une série de CBX ne présente pas un gros risque d’achat. Pour un joueur averti, le choix d’un manche qui favorise l’augmentation de l’angle de lancement ne serait pas une mauvaise idée pour compenser le manque de spin donné à la balle.

Pour finir, la CBX ne fait pas oublier la CG Black, la dernière série produite par Cleveland qui sortait des sentiers battus…Désormais de retour aux affaires, on peut imaginer que la marque d’Huntington Beach sera tentée de revitaliser cette série dans un futur proche.

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