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Test de la série de fers Callaway EPIC Pro

Test de la série Callaway EPIC Pro

EPIC, EPIC Pro, quelles différences entre deux séries qui semblent pourtant se ressembler, et qui partagent la même racine ? Quelle performance mais aussi quel positionnement pour ce club qui n’est pas tout à fait un club « Game Improvment » mais pas vraiment non plus une lame ? L’EPIC Pro, fruit de la vision d’Alan Hocknell, génial concepteur de clubs pour Callaway, sera-t-elle convaincante ? Nous l’avons testé avec le concours du pro Xavier Bretin, et en comparaison avec la série EPIC classique.

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Les clubs testés : du fer 5 au pitch Callaway EPIC Pro

Pour cet essai, nous remercions Callaway qui a fourni une demi-série du fer 5 au pitch, montée sur des shafts aciers stiffs Project X LZ 105 5.5.

Par rapport à la précédente version déjà testée (EPIC), la version PRO se distingue avec des lofts plus ouverts. Par exemple, le fer 6 EPIC Pro présente un loft théorique de 27 degrés contre 26 pour la série EPIC.

En termes de positionnement, de tels lofts, font que la série EPIC est à ranger dans la catégorie « Game Improvment » et plutôt en version Oversized, même si la semelle est de taille raisonnable.

A l’inverse, la série EPIC Pro n’est pas réellement une gamme « Player ». C’est encore un club à ranger dans la catégorie « Game Improvment » mais dans une sous-catégorie « normal » comparable à une série Srixon Z565 ou Mizuno JPX-900 Hot Metal.

La terminologie Pro permet de distinguer la série EPIC en deux versions, mais ce n’est pas tout à fait une lame CB ou MB. C’est d’ailleurs un club difficile à classer dans la segmentation classique des clubs de golf.

Plus simplement, on peut considérer que la série EPIC est surboostée avec ses lofts très fermés. La version EPIC Pro est plus conventionnelle par rapport aux standards actuels, et cela va se traduire dans le spin.

Les conditions du test

Ci-dessus, la moyenne des trois testeurs régulièrement utilisés pour comparer des clubs sur notre site. Les colonnes de gauche (clubs, lofts, poids, et longueur du manche) matérialisent les configurations testées.

La vitesse du club et la vitesse de balle sont les reflets de la compétence du testeur. Les autres données découlent de cette compétence et du club.

Pour une série, les objectifs principaux ne sont pas seulement tournés autour de la distance. Il faut un bon étagement des distances, du spin sur les coups tapés les plus courts pour arrêter rapidement la balle, et surtout de la tolérance.

La différence de « compétence » entre les trois frappeurs se mesure particulièrement au niveau du smash factor et du degré d’efficacité.

Plus ces ratios sont élevés, et plus la balle a des chances de parcourir une longue distance du fait d’un meilleur centrage de la balle dans la face, signe d’une meilleure maturité du swing.

Xavier Bretin, pro au golf de la Sorelle s’est prêté au test du pro. J’ai participé au test en qualité de golfeur amateur, et Jean, un golfeur senior de 66 ans, index 24, admet jouer 2 à 3 fois par mois, présente une vitesse de swing modérée.

Nos indicateurs de performances

Pour déterminer la maniabilité d’un club de golf, nous utilisons toujours la même évaluation purement mathématique : le smash factor (ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle à l’impact) qui traduit la bonne utilisation d’un club par un golfeur, et sa capacité à centrer régulièrement la balle dans la face.

Pour déterminer l’optimisation du club par le joueur, et en fait l’efficacité pour produire de la distance, nous utilisons un rapport que nous avons créé, entre vitesse de swing (énergie que vous produisez) et la distance au carry (résultat que vous produisez).

Pour déterminer la bonne utilisation du club par le joueur, nous utilisons aussi en plus, et récemment, un ratio entre le nombre de tours de spin donnés à la balle, et son angle de lancement exprimé en degrés.

Chaque golfeur génère un taux de spin et un angle de lancement qui lui est propre avec le matériel qui lui est donné. Cependant, des règles constantes s’observent.

Si une balle de golf part haute et prend beaucoup de spin, par rapport à une vitesse de balle donnée, elle monte au-dessus de la trajectoire idéale, ballonne, et perd en vélocité.

Si une balle de golf part basse et prend peu de spin par rapport à une vitesse de balle donnée, elle descend trop vite en-dessous de la trajectoire idéale, et perd en vélocité.

Avec ces trois ratios, en plus des données trackman, nous pensons pouvoir argumenter sur la performance d’un club de golf en toute objectivité, et avec une approche rigoureuse.

Les performances globales de la série EPIC Pro

Ce tableau résume seulement les données mesurées au trackman concernant la série EPIC Pro pour les 3 testeurs, sachant que le senior a tapé des fers en acier stiff, moins adaptés à son jeu.

Les données pour le pro

Des trois testeurs, Xavier a été le moins affecté par le changement de catégorie du produit avec un loft légèrement plus ouvert, et une semelle plus fine. Si on prend en exemple le fer 6 dans les deux séries, son écart de distance moyenne est de seulement 1 mètre en faveur de l’EPIC versus la Pro.

Smash factor et degré d’efficacité baissent essentiellement du fait du loft pour retrouver des valeurs plus traditionnelles.

On ne peut que redire que la version EPIC est sur-vitaminée.

En revanche, la version PRO offre légèrement plus de contrôle et plus de cohérence pour un golfeur de ce niveau, avec un spin qui est supérieur de 200 à 400 tours en moyenne. Xavier admettant ne pas être un joueur qui donne naturellement beaucoup de spin à ses balles.

En comparaison avec d’autres fers comparables à l’EPIC Pro, les balles de Xavier tournent autour de 4000 à 4200 tours avec un fer 6. Il est dans cette valeur avec l’EPIC Pro.

A l’aide de ce graphique, on peut aller un peu plus dans le détail, et constater qu’entre le fer 5 et le fer 6, en réalité, le crantage de la série se resserre aussi bien en smash factor qu’en efficacité.

Un ajustement de la série (fitting) pourrait justement permettre de parfaitement optimiser ces paramètres, et bien assurer le bon usage de chaque club par rapport aux autres.

Avec ce deuxième graphique, on peut constater que le taux de spin descend de club en club, du pitch au fer 5, mais beaucoup moins entre 6 et 5.

Les commentaires de Xavier

Je trouve que comparativement à la précédente série, le design est mieux réussi pour des têtes pleines. Cela donne envie de les taper.

L’association avec les shafts Project X LZ est aussi quelque chose que j’apprécie d’un point de vue esthétique. J’aime assez les ondulations visibles à chaque step, ce qui donne un aspect assez différent.

En sensations, j’ai eu l’impression d’avoir des faces très fermes avec des contacts puissants.

Cela reste malgré tout des clubs très tolérants, car quand on regarde les données, entre des frappes un peu décentrées, et des frappes pleines plaques, on voit seulement de petits écarts.

Par contre, en retour dans les mains, on le sent à peine. Le coup semble un peu feutré quand on décentre, mais ce n’est pas désagréable.

A nouveau, quand on regarde les données entre le fer 5 et le fer 6, pour ma vitesse de swing, l’écartement des distances n’est pas spectaculaire.

C’est donc la qualité du contact qui prévaut. Il faut vraiment taper des coups cleans et parfaits pour réellement produire des écarts de distances notables sur les longs fers.

Retrouvez ses commentaires dans la vidéo suivante...

Les données pour un amateur à vitesse de swing rapide

Pour ma part, l’écart entre la série EPIC et EPIC Pro commence à se faire plus sentir. Aussi bien en smash factor qu’en efficacité, mes ratios ont baissé, mais comme pour Xavier, il faut considérer que la série EPIC m’a amené en sur-régime. L’EPIC Pro est surtout plus conventionnelle.

Plus marqué, le taux de spin remonte nettement. Pour un test en acier stiff, sur le fer 6, le spin est monté à 5800 tours, très proche d’une valeur conventionnelle pour ce type de fer.

Par ailleurs, j’ai noté un smash factor assez intéressant pour cette catégorie de produits, soit 1.38 contre 1.33 pour une moyenne de produits concurrents. La version EPIC Pro me paraît donc assez facile à manier dans cette configuration avec des manches Project X LZ 5.5.

Avec 1500 tours de spin d’écarts entre EPIC et EPIC Pro, clairement la distance diminue d’une bonne dizaine de mètres. La roule est diminuée de 45%, ce qui est plus favorable au contrôle de profondeur sur les clubs les plus courts.

De manière encore plus flagrante que pour Xavier, entre fer 5 et fer 6, j’ai un véritable chevauchement de performances.

C’est le revers de la médaille avec un fer 5 à seulement 24 de loft, pratiquement un fer 3 pour une série plus classique.

Les données pour un senior à vitesse de swing modérée

Pour Jean, cette fois, on constate une plus nette perte d’efficacité par rapport à la version d’origine. Contraint de ne pouvoir tester qu’une version acier stiff, elle s’est révélée en inadéquation avec les possibilités de son swing.

Jean perd en moyenne plus de 20 mètres de distance avec l’EPIC Pro. Pousser plus loin l’analyse n’aurait pas de sens. La série EPIC Pro n’est pas dessinée pour un profil senior à vitesse de swing modérée, et encore moins sur un shaft acier stiff, même si ce dernier n’est pas le plus redoutable qu’il soit.

Bilan du test

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées » qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs. Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

La version EPIC pro est donc assez intéressante pour un golfeur entre 12 et 18 d’index à la recherche d’une bonne vitesse de balle, et de suffisamment de spin pour contrôler les trajectoires. Cela peut être une étape à considérer avant une éventuelle CB.

Dans la classification produit actuelle, l’EPIC Pro est un peu à part. Ce n’est pas tout à fait une lame CB ou même MB puisque sa tête est pleine. Ce n’est pas non plus complètement un club « Game improvment », même si en loft, c’est là où nous l’avons finalement classé.

Alors que l’EPIC peut s’adresser à une cible de golfeurs plus large, de 36 à 18, l’EPIC Pro est beaucoup plus restreinte.

Vous avez d’un côté un club surpuissant avec des lofts très fermés, et de l’autre, un club encore très tolérant et donnant un bon niveau de spin. Les deux clubs ont beau se ressembler, les performances sont très distinctes, en tout cas pour des amateurs.

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