Plus de 4000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Un contenu unique, utile, et passionnant! Pour l'abonnement 12 mois! 1 boîte de 12 balles Srixon AD 333 Tour offertes et envoyées chez vous!

Vinaora Nivo Slider

Comparatif balles TaylorMade TP5 et Titleist Pro V1

Test des balles premium TaylorMade TP5 et Titleist Pro V1

A l’occasion de mon déplacement à Carlsbad en Californie pour aller à la rencontrer des ingénieurs des principales marques de matériel de golf, j’ai eu l’occasion de tester dans des conditions exceptionnelles, les nouvelles balles TaylorMade TP5 et TP5x, ainsi que les balles Titleist Pro V1 et Pro V1x. De retour en France, et à la demande de lecteurs, j’ai pu retester les balles selon notre standard et processus qualité, pour affiner mon jugement sur ces nouvelles balles hautes performances.

Découvrez nos formules d'abonnements

Le précédent test aux Etats-Unis

A Carlsbad, quand j’ai testé les TP5… j’ai été bluffé, notamment au drive, et avec le fer 4. L’écart avec la Pro V1 était notable ! Au-delà des chiffres, la sensation à l’impact m’avait plu.

Dans le même temps, j’ai bien remarqué que TaylorMade trustait les victoires sur le tour, à la fois avec Jon Rahm, Dustin Johnson, et Sergio Garcia… Quand on connait l’importance de la balle dans la performance, c’est difficile de ne pas faire le rapprochement.

Chez Titleist, j’ai été bluffé par le spin de la Pro V1 sur des coups de wedges à moins de 50 mètres avec un green préparé « aux petits oignons ». Mais était-ce vraiment une surprise ?

Peut-on vraiment départager ces balles quand on reste un simple amateur ?

Je vais vous proposer une réponse à cette question, quantifier les écarts, et vous jugerez avec des éléments objectifs.

Pour ce test, j’ai utilisé trois clubs distincts :

Un driver réglé sur un loft de 9,5 degrés monté sur un shaft stiff,

Un fer 7 de type « improvment » et de loft 31 degrés monté sur un shaft acier stiff (Project X 6.0 Standard de 120 grammes)

Un fer 7 de type « lame forgée » et de loft 32 degrés monté sur un shaft acier stiff de 100 grammes (True Temper Dynamic Gold S300).

J’organise de plus en plus les tests de balles avec deux fers différents. Ce n’est pas négligeable sur le résultat en matière de spin donné à la balle.

Bien entendu, je n’ai pas la régularité d’un golfeur professionnel, et encore moins celle d’un robot type « Iron Byron ».

Le test d’un amateur est plus proche des conditions réelles rencontrées par les… amateurs.

Quel intérêt de savoir qu’une balle tapée à 120 mph par un robot produit tel ou tel effet, si concrètement, 98% des golfeurs ne sont pas concernés par cette vitesse de swing ?

Toujours dans une logique de fitting, l’argument du « joué sur le tour » n’est pas nécessairement le plus important pour un golfeur loisir.

Par curiosité, j’ai ajouté au processus de test, la Srixon Z-Star qui est comparable à la Pro V1 et à la TP5.

Dernière précision, pour chaque balle testée et chaque club utilisé, j’ai retenu 6 balles qui me permettaient de réaliser des comparaisons à vitesse de swing équivalente.

A savoir, j’ai neutralisé, les balles où j’ai mieux ou moins bien swingué, sans que cela soit imputable à la balle. C’est la partie la plus délicate de l’exercice.

Premier test : Résultats des frappes avec un fer 7 Improvment (tolérant)

Distinguons deux catégories de balles, les TOUR, et les TOUR X.

En règle générale, je tape des balles TOUR avec un fer 7 à une vitesse moyenne de 81 mph pour une vitesse de balle de 108 mph avec un taux de spin de 5330 tpm.

Soit un smash factor de 1.34, un degré d’efficacité de 1.86, et une distance totale de 151 mètres (carry = 142 mètres).

Je tape les balles TOUR X à une vitesse moyenne de 81 mph pour une vitesse de balle de 108 mph avec un taux de spin de 5180 tpm.

Soit un smash factor de 1.33, un degré d’efficacité de 1.86, et une distance totale de 150 mètres (carry = 141 mètres).

Ci-dessous, la dispersion constatée (latérale et en profondeur) avec les 5 balles testées, matérialisées par des points (fin de course) et des cercles (tendances).

Ce graphique laisse supposer que le niveau de résultat constaté entre les différentes balles est en fait très similaire.

Il faut obligatoirement rentrer dans le détail avant d’émettre un quelconque avis trop prématuré ou pire infondé.

Malgré une rigueur maximum, il peut se passer beaucoup de chose au cours d’un test de balles.

Par la force de l’expérience, je vais vous argumenter les points positifs et négatifs de cet essai.

Le tableau ci-dessus présente deux catégories de statistiques : les données liées au testeur (causes), et les données liées à la balle (conséquences).

Le test parfait n’existe pas sauf à prendre un robot.

L’humain étant imparfait… Il… Je commets des erreurs. Le tout, c’est de les identifier pour ne pas fausser le jugement final.

En rouge et jaune, les écarts de comportements par rapport à la norme !

Tout du long du test, je me suis focalisé sur le fait de conserver le plus possible la même vitesse de swing.

En revanche, il est très difficile de changer d’autres paramètres comme le chemin du club, la direction du swing ou la direction du lancement.

Les données importantes sont donc la vitesse du club (à quelle vitesse je swingue), l’angle d’attaque (si possible négatif avec un fer pour compresser la balle), le chemin du club (exprimé en degrés et le cas présent positif par rapport au plan de swing idéal), la direction du swing (exprimée en degrés et le cas présent positif/à droite par rapport au centre du fairway), la direction du lancement (à la différence de la direction du swing, il s’agit de la direction vers laquelle le club se dirige), et enfin le loft dynamique (comment j’amène la face de club sur la balle ce qui joue sur l’angle de décollage en lien avec le loft réel du club).

Si l’angle d’attaque et la vitesse de club jouent un rôle prépondérant, vous constaterez qu’un écart de direction de lancement de seulement un degré plus proche du centre, et la performance est radicalement améliorée.

Premier enseignement : Il vaut mieux un coup tapé avec une direction de lancement 1 degré plus au centre de la face que 4 mph de vitesse de balle pour la qualité du coup, et la distance !

Par rapport à ce premier tableau, vous noterez que mise à part la Pro V1, les données liées à mon swing sont très comparables.

Concernant la Pro V1, sans explication rationnelle et de manière inconsciente, j’ai mieux tapé cette balle. Je vais devoir tenir compte de ce paramètre dans ma conclusion.

Entre la TP5 et la Pro V1, les écarts de vitesse de balle et de distance sont en fait expliqués par cet écart de direction de lancement ! Ce n’est pas, à première vue, la performance de la balle qui justifie l’écart.

Inversement entre la TP5 x et la Pro V1 x, les deux moyennes de swings sont plus comparables. Il y a bien un léger avantage pour la TP5 x qui donne 200 tours de spin en moins.

Je ne prends pas en compte l’angle de lancement plus élevé, car le résultat est lié au loft dynamique (suis en cause) plus élevé dès le départ.

A retenir :

Tout d’abord entre une TOUR et une TOUR X, j’observe un écart de 1000 tours de spin en moyenne (20%). Conséquence, la TOUR X arrive plus tôt au sol (1 mètre avant) et roule plus longtemps (10 mètres en moyenne contre 8 mètres pour une TOUR).

La TP5 X porte plus haut que la TP5 chez TaylorMade.

Sur ce test, je préfère la TP5x à la TP5 en raison du smash factor et du degré d’efficacité plus élevé.

Entre la TP5 et la Pro V1, net avantage pour la Titleist, et je suis « beaucoup en cause » dans ce résultat.

La véritable conclusion : Il est très difficile de départager les deux balles, et donner un avis définitif en faveur de l’une par rapport à l’autre. Je ne le ferai donc pas.

En revanche, le véritable enseignement de ce test consiste à reconnaître que la Pro V1 est bien entendu une référence du marché.

Cependant, la TP5 comme la Z-Star, aussi illustrée dans le tableau, sont au moins au même niveau de performance.

Contrairement à ce qu’imaginent une immense majorité de golfeurs, le niveau d’écart de performance entre les balles TOUR est quasi identique, sachant que les prix de ventes sont aussi identiques.

Le rapport qualité/prix ne peut donc pas être le critère de choix unique s’agissant de ce type de balles.

Deuxième test : Résultats des frappes avec un fer 7 player (lame forgée)

Comme pour le test précédent, considérez les chiffres en jaune sur fond rouge comme des éléments qui peuvent modérément altérer les comparaisons.

Comme précédemment, j’ai essayé de swinguer chaque balle de la même manière, bien que ce soit en fait difficile. Précision, je n’ai retenu que les balles dans une plage de vitesse de swing cohérente pour ce test…

En règle générale, je tape des balles TOUR avec une lame (7) à une vitesse moyenne de 79 mph pour une vitesse de balle de 100 mph avec un taux de spin de 5900 tpm.

Soit un smash factor de 1.26, un degré d’efficacité de 1.78, et une distance totale de 133 mètres (carry = 125 mètres).

Premier écart notable entre une lame et un fer à cavité, la vitesse de swing et la qualité du centrage diffèrent.

En comparaison, les distances produites peuvent s’écarter de près de 25 mètres, comme si un écart de deux clubs (lofts) pouvait expliquer un tel phénomène entre fer forgé et fer à cavité.

Visiblement, j’ai une préférence inconsciente pour la PRO V1 puisque j’ai encore modifié mon swing bien involontairement sur ce test.

Ce deuxième exercice me permet néanmoins de vous illustrer le rapport évident entre la balle et le club.

Avec une lame forgée, un club très peu tolérant, notamment pour transmettre de la vitesse de balle, le taux de spin grimpe en flèche, et de pratiquement 1000 tours, un peu comme si j’avais utilisé un fer 8 au lieu d’un fer 7 ! (Logiquement, le taux de spin monte de 1000 tours par club… 7000 tours pour un fer 7, 8000 tours pour un fer 8, etc…)

Je ne sais pas expliquer pourquoi la TP5 est la seule balle qui n’a pas suivi ce phénomène.

Le taux de spin est resté constant quel que soit le club, cavité ou forgé ! De fait, avec moins de spin, elle va un peu plus loin, au carry et à la roule.

Quand certains se risquent à des conclusions sur les balles sans outils de mesures, ici, on peut constater que d’une balle à l’autre, et selon son swing, les écarts ne sont pas de quelques centimètres, mais de… plusieurs mètres (écartement de 11 mètres avec le même club).

Troisième test : Résultats des frappes avec un driver

Avec le driver, obtenir la même vitesse de swings sur plusieurs frappes et de manière régulière est beaucoup plus délicat pour un simple amateur par rapport à un robot « Iron Byron » ou même un golfeur professionnel.

Toutefois, suite aux propos des ingénieurs de TaylorMade et Titleist, c’était trop tentant d’essayer de distinguer les balles… dans la vie réelle d’un test par un amateur, comme vous pourriez le faire.

Le résultat du test ne peut pas être interprété comme un résultat pure et parfait, comme pourrait le faire une marque.

Cependant, je ne retrouve pas les résultats observés au Kingdom chez TaylorMade.

Je ne vais pas m’aventurer à donner un jugement définitif sur la seule foi des chiffres ci-dessus.

Pour un amateur, c’est une nouvelle démonstration qu’il est difficile de reproduire la théorie indiquée sur les boites (plus de spin, plus d’angle de lancement, plus de ceci, plus de cela…)

Cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. Simplement, 90% des amateurs n’ont pas un swing suffisamment régulier, moi compris, pour observer des changements de spin à 100 tour près.

Le plus important pour TaylorMade, et c’est ce que je retiens du discours de la marque : la TP5 est d’un niveau tout à fait équivalent à la Pro V1.

Je me risquerai simplement à constater qu'entre une version X et une version classique, la version X génère légèrement plus de vitesse de balle, et moins de spin au drive, que ce soit pour TaylorMade ou Titleist.

Conclusion :

Tester sérieusement des balles de golf est l’exercice le plus difficile et le plus ingrat. Vous pouvez passer des heures, et un paramètre vient malgré tout changer la fiabilité du test, ce qui invite obligatoirement à la modestie.

Sur le marché, la Pro V1 domine toujours dans l’inconscient collectif, alors que la majorité des balles Tour sont en fait très proches en performance.

C’est le tour de force réussi par Titleist depuis le début des années 2000 d’avoir été les premiers à parvenir à ce niveau.

Il faut une communication considérable pour TaylorMade, Callaway et d’autres pour essayer de lui contester ce rang.

En conclusion, ce test ne permet pas de confirmer les résultats du précédent essai mené au Kingdom s’agissant des balles TaylorMade.

La prudence et le réalisme poussent à convenir que dans les deux cas, TP5 ou Pro V1, il est difficile si ce n’est impossible de les départager, ce qui est déjà une très bonne performance pour… TaylorMade.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

A chacun sa balle Srixon !

Découvrez nos formules d'abonnements

Accédez aux offres US Golf !