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Test des balles Mizuno JPX-S

Dernier ajout dans la gamme des balles Mizuno, la JPX-S vient compléter la gamme du fabricant japonais. Il y aura donc désormais une séparation évidente entre MP-S et MP-X dans le segment TOUR, et une séparation entre JPX et JPX-S. Ceci étant, comment choisir une balle de golf Mizuno ? Sur quels critères ? Quelle performance pour cette nouvelle balle JPX-S ?

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Quelle position pour Mizuno sur le segment des balles de golf en France?

En février 2017, Mizuno a décidé de compléter sa gamme de balles par une nouvelle JPX-S. D’ailleurs, quid de la JPX-Platinum que nous avions testé quelques mois plus tôt ?

Sur le site du fabricant traduit en français, il n’y a plus que 4 types de balles proposés aux golfeurs, et golfeuses : MP-S, MP-X, JPX-S et JPX.

Il faut bien l’admettre… des balles plutôt typés golfeurs que golfeuses.

Dans un domaine où, en France, règne une double domination Titleist/Srixon, il est bien difficile de se tailler la part du lion en matière de balles.

TaylorMade semble bien décidé à sonner la charge dès cette année avec la nouvelle TP5, la première balle 5 couches pour cette marque.

Mizuno qui bataille globalement autour d’1% de part de marché en France sur ce segment, doit non seulement démontrer la qualité de sa fabrication, et en plus, une image de marque dans le domaine des balles.

Lors de nos précédents tests, la JPX-Platinum, une balle 5 pièces, m’avait paru être une très bonne balle au niveau des balles TOUR de la concurrence.

Comme souvent concernant Mizuno, la marque n’est pas toujours considérée à sa juste valeur par le marché.

En 2017, avec l’arrêt de Nike, qui certes, pesait encore moins que Mizuno en ventes de balles en volume (autour de 0,9%), dans un contexte sans doute moins récessif que pour les clubs, il devient crucial de grappiller des parts de marché, et d’offrir une certaine diversité.

Pour autant, depuis le lancement de la Pro V1 au début des années 2000, et même si Jack Nicklaus considère que les balles ont trop progressé, mettant en partie en péril le jeu de golf, et les parcours, il n’y a plus eu de balles révolutionnaires, capables de susciter le même engouement.

Les parts de marché sont relativement figées, mise à part, la progression de Srixon avec un positionnement assez frontal vis-à-vis de Titleist.

Récemment, le patron de l’USGA, Mike Davis a d’ailleurs émis l’idée d’adopter une balle à distance variable, en particulier sur le tour professionnel pour ralentir les pros, et ne pas pénaliser les amateurs.

A savoir, une balle performante à seulement 80% au lieu de 100% pour éviter que des bombardiers comme Dustin Johnson ne finissent par ridiculiser la difficulté de certains parcours.

Trop performante ? Plus performante ? En attendant, pour un amateur, le choix d’une balle de golf reste un sujet parfois complexe.

Pourquoi la nouvelle JPX-S révolutionnerait le marché ? Quels arguments pourraient en faire votre balle ?

Pour le fabricant, il s’agit d’une nouvelle balle à faible compression, et 3 pièces, dont le concept principal est d’être « balanced », ce qui revient à dire « équilibré ».

Qu’est-ce qu’une balle équilibrée ? Selon Mizuno, il s’agit d’une balle qui pourrait convenir à un plus large éventail de joueurs, surtout en vue d’augmenter la vitesse de balle.

Lors du précédent test de la JPX, nous avions bien constaté que versus les balles MP de Mizuno, la vélocité de la JPX était nettement supérieure.

Ceci étant, sur un coup de fer 6, le taux de spin en même temps plus important ne favorisait finalement pas l’augmentation de la distance. Résultat : Un jeu à somme nulle entre MP et JPX, simplement un changement de comportement de la balle pour choisir.

Pour 95% des golfeurs, un simple changement de comportement avec une balle, qui part plus vite de la face, mais qui freine plus vite en l’air et au sol, n’est pas un argument très déterminant pour sélectionner une balle.

Ou bien, elle va plus loin, ou bien, elle spinne plus autour du green…

Avec la JPX-S, l’idée pour Mizuno était d’adoucir encore le noyau interne de la balle, ce qui peut engendrer effectivement une augmentation de la vitesse de balle à l’impact.

En plus d’avoir modifié le noyau, Mizuno a aussi changé l’aérodynamisme de la balle, en utilisant un principe unique de Dimple-Cluster au niveau du design.

Qu’est-ce que le Dimple Cluster ?

C’est un procédé mis au point en 2009, et dont la publication du brevet a été enregistrée en 2012 par David Goodwin pour Nike Golf, et depuis cédé à l’usage d’autres marques.

Pour faire court, une balle de golf présente une coque externe avec une multitude d’alvéoles. De 5 à 95% de ces alvéoles ne sont pas totalement uniformes selon ce principe.

Concernant la nouvelle JPX-S, Mizuno parle d’une amélioration du principe de Dimple-Cluster unique, pour utiliser l’augmentation de la vitesse de balle, et la convertir véritablement en distance supplémentaire sur le terrain.

Le mot unique pouvant être différemment apprécié, puisqu’à l’origine ce principe a été mis au point par un ingénieur américain pour Nike…

Dans ce cas, ce qui est unique, ce n’est pas le procédé, mais le dessin des alvéoles.

A ce titre, la JPX-S présentera donc 566 alvéoles ! 54 de plus que la précédente JPX, pour justement augmenter la portée de la balle dans l’air.

Les alvéoles ayant pour mission de fonctionner, même avec des vitesses de swings plus lentes, en augmentant aussi le point haut de la balle en vol.

Pour l’affirmer, Mizuno a testé sa balle dans son propre centre d’essai muni d’une soufflerie.

Pour Tetsuya Kanayama, directeur de la R&D chez Mizuno « Nous avons appelé cette technologie -balanced performance - car chaque performance mesurable de cette balle a progressé sans renier sur les autres aspects comme la vitesse, le spin, le toucher, l’aérodynamique ou la durabilité. »

Qu’en est-il quand on teste cette balle ?

Comme pour la plupart des dernières balles mises sur le marché, j’ai décidé de tester cette balle avec deux fers 7, un fer à cavité plutôt tolérant, un Srixon Z545, et avec une lame forgée type Muscleback (Nike Forged).

En procédant ainsi, j’ai compris qu’une balle n’avait pas le même comportement ou rendement selon le club employé.

Avec une lame, je suis censé transférer moins de vitesse de balle, et plus de spin, ce que nous appelons aussi le contrôle, et le feeling.

La plupart des pros sur le TOUR utilisent ce type de clubs pour justement contrôler le niveau de spin donné à la balle.

Autre particularité des lames Muscleback, en général, les lofts sont encore assez traditionnellement ouverts, ce qui permet de lever la balle, et donc de gérer angle de décollage, et angle de descente.

Le problème des pros n’est pas de faire plus de distance, mais de bien contrôler le point d’arrêt d’une balle sur le green.

A l’inverse, pour nous, les amateurs, nous sommes prêts à largement renier sur le contrôle dans la perspective d’un gain non-négligeable en distance.

Les nouveaux fers à cavités sont de plus en plus fermés au niveau des lofts, tant et si bien qu’une lame en fer 7 est ouverte à 32,33 ou 34 degrés, alors qu’un fer à cavité pourra présenter un loft de seulement 28, 29 ou 30 degrés, avec une semelle plus large pour compenser la fermeture du loft.

Entre ces deux types de fers 7, la vitesse de balle, l’angle de lancement et le spin diffèrent.

Test avec un fer à cavité arrière (cavity back)

En tant que simple golfeur amateur, je ne reproduis pas toujours la même vitesse de balle au dixième de mph près. Toutefois, on peut comparer la JPX-S avec les nouvelles Pro V1 et Z-Star, swinguées autour de 79 mph.

En vitesse de balle, je n’ai pas généré avec la JPX-S, une meilleure vélocité à l’impact par rapport aux deux autres balles citées.

Au contraire, traduit en smash factor, bien que très bon, cela reste en retrait à 1.34 contre 1.36 en moyenne pour les autres balles de cette catégorie soft.

C’est surtout en efficacité de la distance produite ramenée à la vitesse de swing que la JPX-S reste trop en retrait.

Alors qu’avec des balles TOUR, je flirte avec le 1.95 de moyenne, cela reste là-aussi très en retrait à seulement 1.85.

En revanche, le taux de spin est assez intéressant pour un fer 7 fermé à 31 degrés, et plus important par rapport aux autres balles. C’est ce qui explique cumulé à la vitesse de balle, la distance plus courte de la JPX-S avec un swing de 79 mph.

Le fait le plus notable avec ce test, c’est que j’ai envoyé la JPX-S nettement plus haute avec un angle de lancement de 22 degrés contre 21 degrés en moyenne pour les autres balles comparées.

Le pic de trajectoire est ainsi à 27 mètres au lieu de 25 mètres, ce qui joue sur l’angle de descente, et donc sur la roule, qui est ici plus faible.

Avec la JPX-S, spin et angle de descente favorise un point d’arrêt plus important.

Test avec une lame muscleback

Je m’efforce de chercher des résultats cohérents et instructifs pour tous les tests. Ceci étant, il m’arrive de ne pas trouver des données satisfaisantes.

C’est typiquement le cas avec cet essai.

En toute logique, j’aurai dû trouver plus de spin avec la balle JPX-S en utilisant une lame par rapport à un fer à cavité. Ici, ce n’est clairement pas le cas, et de manière surprenante, c’est l’inverse.

Pour le coup, la vitesse de balle est supérieure, le spin inversement trop bas, et du coup, je trouve un gain de distance. Soit un résultat de test inverse au précédent, et qui défie la logique.

C’est sans doute la limite d’un test de balle par un amateur.

Deux paramètres seulement sont cohérents.

L’angle de lancement et le pic de trajectoire sont cohérents avec le test précédent. A savoir, la JPX-S part toujours plus haut, et atteint le pic de trajectoire plus haut.

Conséquence : L’angle de descente est plus prononcé, et donc la roule moins importante.

En conclusion, bien que j’ai cherché… je n’ai pas trouvé un résultat suffisamment concluant pour donner un avis définitif ou statuer sur cette balle.

Cela relance mon hypothèse de variations de comportement d’une balle à une autre selon le club utilisé.

Comme quoi, il devient de plus en plus pertinent de fitter club et balles ensemble pour chercher le meilleur rendement.

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