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Test des balles de golf XXIO Prime Royal Gold

Avant de tester les balles XXIO Prime Royal Gold, je n’imaginais pas qu’il puisse exister un modèle de balle de golf plus coûteux qu’une Titleist Pro V1 ou en fait une balle TOUR. Produite en plus petite série, la douzaine de balles XXIO Prime est vendue pratiquement 100 euros dans le commerce. Pour en avoir beaucoup débattu avec les responsables de la marque en France, si le marché est restreint, un argument peut avoir du sens : Une balle haute performance réellement adaptée au jeu des amateurs ! Encore fallait-il la tester, et la comparer à l’autre balle très haut de gamme de XXIO, l’Aero drive.

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Quel est le concept derrière la production de la balle XXIO Prime ?

Pour justifier un prix beaucoup plus élevé sur un marché très codifié et très concurrentiel, une marque peut présenter au moins deux arguments crédibles : une production en série plus limitée ou un processus de fabrication plus complexe et plus coûteux.

Dans le cas de la balle Prime, XXIO revendique ces deux arguments.

Pratiquement 8 euros la balle à l’unité, pour ce prix, vous êtes à la limite d’acheter une demi-douzaine de balles premier prix. Cependant, si un élément est bien le plus important s’agissant du matériel de golf, c’est bien la balle.

Hauteur de trajectoire, spin, vitesse, sur beaucoup d’aspects techniques, il existe beaucoup de différences notables entre des balles premier prix et des balles haut de gamme.

Cependant, avec la Prime, XXIO perturbe un peu ma compréhension habituelle de l’offre du marché. Jusqu’à présent, comme beaucoup de golfeurs, j’avais compris qu’il y avait au moins trois segments de marché : les balles premier prix (autrement dit celles qu’il faut éviter le plus souvent), les balles premium (pour ne pas dire moyen de gamme qui n’est pas très vendeur, les marques ont inventé ce concept de premium au milieu du marché !), et les balles Tour (les balles construites pour les professionnels qu’une majorité d’amateurs jouent pourtant).

Dans un prochain test, je démontrerai que les écarts entre les balles Tour sont pratiquement impossibles à distinguer pour un simple amateur. Le bon choix d’une balle revient donc à choisir la bonne balle premium, sauf que maintenant avec la présence de plus en plus forte de XXIO en Europe, vous avez en plus les Super Premium… qui de fait valent plus que les balles Tour.

Ou mais c’est que cela commence à devenir compliqué !

Pour simplifier, une balle comme la XXIO Prime est une balle plus coûteuse qu’une Titleist Pro V1, non pas parce qu’elle est jouée sur le PGA Tour (ce n’est pas vraiment le cas), mais parce qu’il s’agit d’un produit assez unique, et plutôt imaginé pour les amateurs, et ce dès l’origine.

Soit le contrepied du positionnement de la Pro V1, d’abord imaginée pour les pros, et ensuite plébiscitée par les amateurs.

A la différence des balles TOUR, la Prime présente une compression plus basse, ce qui justement ne peut pas lui permettre d’être retenue par des professionnels, mais présente déjà un intérêt plus réaliste pour un amateur.

Objectif : Augmenter la vitesse de balle à l’impact et donc la distance pour ceux qui ne génèrent pas des vitesses de swings monumentales.

Construite en 3 pièces, la Prime propose un noyau très spécifique (le energetic gradient growth) recouvert d’une « mid-layer » (couche intermédiaire) en tungstène, ce qui explique en partie le prix… et techniquement, favorise le spin, et le toucher.

Ce n’est pas le principal argument mis en avant ! Plus important, alors que beaucoup d’amateurs jouent des balles Tour sans imaginer qu’elles peuvent présenter un gros désavantage, les balles XXIO Prime prennent moins de « sidespin ». Qui dit balles Tour, dit spin !

Certes si vous avez la capacité de donner beaucoup de spin à la balle sur vos coups d’approches, vous allez arrêter la balle plus vite sur le green, mais si vous donnez du slice ou du hook, cela va fonctionner aussi…

L’intérêt d’une balle comme la Prime serait de réduire les effets de spin latéraux, d’où son intérêt pour les amateurs, et au contraire, son total manque d’intérêt pour les pros qui cherchent plus à donner du sidespin (créer des effets).

Petit luxe de cette balle (on n’en attend pas moins pour une douzaine de balles vendue 100 euros), la coque externe présente un revêtement externe « Pearl » qui lui confère un caractère visuel très classieux.

Côté alvéoles, la Prime en affiche 324 avec un dessin non conventionnel.

Au lieu d’être circulaire comme très souvent sur une balle de golf, les alvéoles sont d’une forme hexagonale pour réduire considérablement les écarts entre chaque alvéole.

Qu’en est-il vraiment de la performance ?

Si j’analyse dans la globalité les derniers tests de balles que j’ai pu effectuer, je constate que j’ai obtenu les distances les plus longues avec des balles softs.

Malgré une bonne vitesse de swing au fer 7 (entre 80 et 85 mph selon les clubs), je pourrais être tenté de jouer des balles Tour, et peut-être même des X.

La réalité veut que les balles Soft me permettent de donner plus de vitesse à la balle à vitesse de swing constante. Comme beaucoup d’amateurs, un noyau moins compressé est donc plus favorable.

En résumé, avec un fer 7 type Srixon Z545, soit un club relativement standard (pas une lame) et plutôt tolérant, je produis un spin moyen de 5000 tours par minute et une vitesse de balle de 108 mph pour une vitesse de swing moyenne de 81 mph.

Soit une distance moyenne de 152 mètres avec une bonne balle.

Encore une précision, je lance à une moyenne de 20 degrés.

Avec une balle Prime, mon niveau de spin est dans ma moyenne (4989 tpm) avec un angle de lancement pratiquement identique (19,5 degrés). En revanche, j’ai bien gagné 2 mph de vitesse de balle (110 mph) à la faveur du noyau plus adapté à ma vitesse de swing.

Choisir une balle de golf n’est pas chose aisée pour un amateur car les différences de performances sont franchement difficiles à voir à l’œil nu.

En prenant la moyenne des quatre catégories de balles testées (premier prix, soft, tour, et X), je constate les vitesses de balles moyennes suivantes et dans l’ordre : 108,9 mph, 110,1 mph, 108,7 mph et 108,1 mph.

Clairement, ma moyenne est plus favorable avec des balles softs alors que c’est bien avec les balles X que je produis la moins bonne moyenne.

Cependant, notez à quel point les écarts sont ténus !

Comment pourrait-il en être autrement sur un produit aussi normé que la balle de golf ?

La compression de la balle est bien l’élément le plus discriminant.

De tout ce que j’ai pu tester sur ces derniers mois, une seule balle me paraît franchement plus adaptée à mon swing que la XXIO Prime… la XXIO Aerodrive.

Grande surprise… Ce n’est pas une balle Tour qui arrive en tête pour la distance ! Certes, j’ai bien trouvé plus de spin avec la dernière Pro V1 (5300 tours par minute), un élément significatif et qui continue de justifier le choix de balles Tour par les professionnels.

Pour un amateur tel que moi, je valide bien un gain notable de distance avec une balle XXIO Prime ou Aero Drive.

Intrigué, j’ai testé cette balle sur le parcours. Très honnêtement, quand je produis un hook, je ne trouve pas que la balle atténue ma faute, en revanche, j’apprécie son toucher.

Au drive, j’ai bien mesuré un shot avec un net gain de distance (une dizaine de mètres). Par prudence, je ne préfère pas avancer plus d’éléments en attendant de recueillir plus de données. Disons que j’ai un sentiment plutôt positif.

Je ne vous invite pas à me croire sur parole. Si vous avez l’occasion de faire un essai, constatez par vous-même. Finalement, le plus gros défaut de cette balle va rester son prix…

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