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Test des balles de golf TOUR 2019 (Partie 1:Wedging)

Dans la suite du guide de choix des meilleures balles pour le golf réalisé en 2018, découvrez le résultat d’un nouvel essai avec le concours de notre consultant Xavier Bretin. Ce dernier a accepté de tester 13 balles différentes, et notamment des balles dites « Tour » par les fabricants. A savoir, les balles censées produire le plus d’effets autour du green. Titleist, Srixon, Callaway, TaylorMade ont justement toutes revu leurs balles en 2019. Pour enricher le test, nous avons en plus ajouté les modèles équivalents de la marque Vice, ainsi qu’une AD333 Tour, une Titleist AVX, et une Inesis Distance. A la différence du guide de choix réalisé avec une vitesse de swing d’amateur, cette fois, le pro délivre une vitesse encore plus régulière. Constate-t-il de véritables différences entre les meilleures balles du marché ? Constate-t-il une différence par rapport à une des balles les moins coûteuses ?

Un test de balles TOUR 2019 avec un wedge par un Pro au Trackman 4

Le test d’une balle de golf est certainement l’exercice qui nous demande le plus de modestie. C’est un exercice complexe, mais pas impossible.

Certains vous diront que rien ne vaut un test avec un robot. Nous répondrons que nous ne connaissons pas de robot qui joue au golf, et mieux, nos lecteurs ne sont pas des robots.

Oui, on a vu ces robots tester des balles de golf dans les laboratoires de recherche et développement, notamment chez Callaway, TaylorMade ou Titleist.

Quelle que soit la marque, le test se conclut très souvent par un résultat toujours très probant.

Chaque balle est meilleure que celle de l’année précédente, et surtout meilleure que celles des concurrents.

Comment le vérifier ? Comment le vérifier dans l’univers ultra normatif des équipements pour le golf ?

Certains vous diront qu’il faut être seulement très bien classé pour faire la différence entre deux balles de golf… c’est faux.

Il y a des différences entre les types de balles de golf, comme il y a des différences entre une balle neuve, et une balle usée. Ces différences sont parfois spectaculaires.

En revanche, entre des balles de même catégorie, faire le distinguo peut s’avérer plus délicat.

Justement pour des balles Tour, TaylorMade, Srixon, Titleist et Callaway qui à elles quatre représentent 80% des ventes en France sur ce segment, l’année 2019 est très importante.

Dans un cycle de renouvellement de tous les deux ans, les TP5, les Z-Star, les Pro V1 et les Chrome Soft ont connu à divers degrés des changements, y compris dans leur version X.

Depuis le début des années 2000, sur cette catégorie de produits, la domination de Titleist n’a jamais été remise en question.

Pro V1 et Pro V1 X trônent au sommet des ventes de balles Tour en France.

C’est dire la réussite de Titleist alors que les autres balles du classement sont bien moins onéreuses, comme les Srixon AD333 ou Tour Special, respectivement numéro 1 et numéro 2 des ventes.

TaylorMade et Callaway, les deux mastodontes de la vente de clubs en sont réduits à des rôles de challengers en matière de balles.

Aucune marque n’a encore réussi à réellement détrôner Titleist sur la balle Tour.

Cependant, en performance, l’écart est-il aussi marqué entre une Pro V1 et une TP5 ? Est-il aussi net entre une Pro V1 X et une Chrome Soft X ? Qu’en-est-il vraiment ?

Wedging

Nous avons demandé à Xavier de taper un coup de wedge 52 degrés (toujours le même club) à 64 mp/h pour jouer une cible à 85 mètres.

L’objectif était de mesurer pour chaque balle, à une vitesse de swing constante, le niveau de vitesse de balle, le carry, la distance totale, la roule, la proportion de roule en pourcentage, la hauteur de balle maximum, et le taux de spin.

Ainsi, on peut déterminer le smash factor, le degré d’efficacité de la balle, et le contrôle de trajectoire.

Ci-dessous le résumé complet des balles testées avec le même wedge 52 degrés.

Premier constat, entre toutes les balles dites Tour, Xavier ne crée pas réellement d’écarts significatifs entre chaque balle.

Les écarts se mesurent en moins de 3 mètres, soit à peine 3,5% de la distance totale.

C’est plutôt rassurant pour le niveau de qualité des différents concurrents.

La roule moyenne des balles à cette distance serait comprise entre 7 et 8 mètres, sans prendre en compte la fermeté du green dans ce calcul.

Simplement, la balle qui roule le moins pour cette distance donnée peut être considérée comme la plus « facile » à contrôler.

C’est bien entendu la hauteur de la balle et le taux de spin qui agissent fortement.

A ce petit jeu, la Titleist Pro V1 et la Callaway Chrome Soft seraient les deux balles qui prennent le plus de spin, de quelques centaines de tours à peine.

Pour rappel, une balle de golf qui vole moins de 4 secondes ne prend pas réellement 7400 tours par minute, mais bien en réalité entre 420 et 480 tours sur son trajet total, et pour la durée réelle de son vol.

C’est pour cela qu’un golfeur ne peut réellement distinguer les performances à l’œil nu.

Ce dernier commentaire ne veut pas dire que l’amateur ne pourra pas ressentir des sensations différentes…

Callaway (entre Chrome Soft et Chrome Soft X)

C’est un peu un paradoxe en comparaison des autres marques, la Chrome Soft version X donne plus de spin que la version normale. C’est un fait déjà révélé l’an passé, et donc plutôt une confirmation en 2019.

A ce titre, la Chrome Soft X est l’une des balles qui prend le plus de spin de toutes les balles Tour dans le domaine du wedging. La question sera de savoir si c’est un handicap au drive ?

Srixon (entre Z-Star et Z-Star XV)

C’est un peu surprenant mais finalement pas illogique.

Les balles Srixon seraient peut-être un peu plus dure ou moins soft que leurs rivales Callaway.

Le taux de compression est légèrement moindre.

En revanche, quand on cumule spin et hauteur de balle, la Z-Star est une des balles qui donne le meilleur contrôle de toutes.

Z-Star ou Z-Star XV sont à des niveaux de spins élevés, et conformes à des balles Tour. En revanche, difficile de vraiment les distinguer…

TaylorMade (entre TP5 et TP5X)

Quand on compare les TaylorMade TP5 aux Pro V1, les résultats sont quasiment identiques !

TaylorMade a semble-t-il largement rattrapé Titleist sur les performances, simplement, pour les consommateurs, ce n’est pas quelque chose d’identifiable facilement ou simplement imaginé…

Entre TP5 et TP5X, les différences sont en elles-mêmes très ténues, au point de se demander si une seule balle ne suffirait pas.

Titleist (Entre Pro V1 et Pro V1X)

Les balles références de ce segment sont bien entendu parmi les meilleures. La Pro V1 affiche des résultats excellents pour le spin, et donc le contrôle.

Il y a un vrai écart entre la Pro V1 et la Pro V1 X, toujours sur la question du spin (1 mètre d’écart entre les deux balles).

Ce résultat paraît logique. Le test ne débouche pas sur une surprise. Si la Pro V1 ne fait plus un écart abyssal avec la concurrence, cela reste une référence du segment Tour.

Vice (Entre Pro et Pro +)

La marque surprise des tests déjà réalisés sur JeudeGolf, Vice propose des balles Tour très proches du niveau de performances des grandes marques.

Certes, le niveau de spin est un peu moins élevé. Le contrôle est effectivement un peu moins bon, mais d’un virgule ou d’un cheveu, par rapport aux autres balles.

Comme pour TaylorMade, pas vraiment de différences entre les deux balles qui semblent très/trop proches pour justifier un emballage différent.

Les autres balles

De toutes les balles, Xavier a mieux compressé l’AD 333 Tour, ce qui laisse penser que les balles Tour sont un peu plus dures. Toutefois, il délivre un haut niveau de spin pour une balle Medium.

L’intérêt de ces balles étalons vient surtout de la balle Inesis, une balle un peu « caillou » dont le résultat n’est pas si éloigné des balles Tour, et c’est un peu une surprise au vue du swing de notre testeur.

Pour la qualité de son centrage de balle, la balle Inesis Distance n’est pas complètement hors des clous.

En matière de spin, l’écart paraît plus important, ce qui explique un contrôle moindre.

A l’arrivée, le premier constat, c’est qu’entre toutes les balles, sur la seule question du contrôle autour du green, les écarts ne sont pas aussi flagrants qu’imaginés sur des coups tapés à 85 mètres, et pour un bon joueur.

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