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Test de balles TaylorMade Burner Soft et Srixon Ultisoft

Depuis quelques années, les fabricants de balles ne jurent plus que par les balles softs. Sur un marché dominé par Titleist, et la Pro V1, il existe donc une voie de différenciation : la douceur. Proposer aux amateurs de tous les jours des balles plus adaptées et loin des canons d’exigences du tour professionnel qui en fait ne correspondent pas aux aptitudes de Monsieur Tout le Monde. Avec cet essai, nous allons comparer la TaylorMade Burner Soft et la dernière Srixon Ultisoft qui nous avait été présentée à Orlando en janvier dernier.

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LES CONDITIONS DU TEST DES BALLES TAYLORMADE BURNER SOFT ET SRIXON ULTISOFT

Pour ce nouveau test, nous avons abordé la problématique d’une manière un peu différente par rapport à nos premiers tests de balles.

A l’origine, pour ce type de tests, nous faisions systématiquement appel à un golfeur professionnel pour obtenir des frappes de balles d’une extrême régularité.

Pour cet essai, nous sommes partis dans une autre direction : celle de l’amateur, le golfeur de tous les jours qui jouent entre 15 et 25 au-dessus du par, en prenant le soin de mesurer des balles justement régulières et longues avec un fer 6.

Comme pour les précédents tests, il s’agit de vérifier le taux de spin, la vitesse de balle, et la distance parcourue selon une vitesse de swing comparable.

Pour cet essai, nous avons eu recours à un fer 6 Titleist AP2 monté sur un shaft acier Project X 5.0

Quelques mots sur les balles Soft

En matière de balles de golf, il peut y avoir souvent beaucoup de blabla marketing, et c’est là où un test prend tout son sens.

Concernant la TaylorMade Burner Soft, un produit qui n’est pas la dernière balle soft de TaylorMade puisqu’au catalogue 2016, vous trouvez essentiellement la Project (a), néamoins, c’est une balle que l’on trouve encore dans les rayons des magasins ou qui est notamment fournie à Evian pour les tournois sur invitation.

Il faut retenir deux arguments concernant cette balle : son revêtement et son noyau.

Pour le revêtement, TaylorMade a misé sur le Iothane censé apporté un touché doux.

A l’époque de sa première utilisation et commercialisation, TM parlait d’un revêtement extrêmement soft et fin, tout en étant résistant.

Il s’avère que comme la plupart des balles avec une couche externe fine, elle supporte assez mal les coups de wedges directement portés sur elle…

Pour le noyau, le REACT, une autre innovation TM, ce dernier devait accumuler de la vitesse plus facilement pour la relâcher de manière instantanée pour justement plus de distance. Un argument difficilement vérifiable…sauf à constater la distance totale de la balle.

Au sujet des alvéoles, au nombre de 342, dessinées pour diminuer la résistance et augmenter la hauteur de trajectoire dans l’air, nos précédents tests avaient déjà démontré que c’était un argument tout à fait marginal dans la performance globale d’une balle de golf.

Rappelons que nous nous plaçons dans le cas d’un golfeur amateur de tous les jours qui cherchent juste à gagner un peu de distance, et un peu de confort d’usage…

Pour la balle Ultisoft, et quelque part, le comparatif n’est pas équilibré, il s’agit de la toute dernière balle Srixon en matière de soft !

Lancée en début d’année 2016, effectivement, il est imaginable qu’elle bénéficie de dernières trouvailles technologiques, et d’un avantage par rapport à la Burner Soft d’une conception légèrement antérieure.

Il s’agit d’une balle 2 pièces tout comme la Burner Soft, avec un niveau de compression estimé à 40.

Alors que la Burner Soft a été pensée essentiellement pour procurer de la distance en plus avec un touché plus doux, l’Ultisoft partage le même objectif toutefois en faisant la distinction des golfeurs à vitesse de swing lente.

Dans le cadre de ce test, la vitesse de swing utilisée est plutôt rapide…

De l’aveu de confrères ayant déjà testé cette balle avec un launch monitor, ils estiment qu’elle va un peu moins loin qu’un balle premium type Srixon Z-Star ou Titleist Pro V1.

Ceci étant, entre une AD333 Tour et une Ultisoft, l’écart est très faible, et de l’ordre de 2 mph en vitesse de balle, et moins de 2 mètres au carry pour une vitesse de swing rapide (90 mph), alors que cet écart s’inverse quand un golfeur swingue plus lentement (70 mph).

L’Ultisoft obéit bien à notre époque où un fitting de balle devient désormais indispensable pour jouer une balle réellement adaptée à son jeu.

C’est d’ailleurs l’autre message de ce test, quel que soit le résultat d’un test donné à un temps donné, il faut admettre que pour vous, la vérité sera dans votre propre test.

Maintenant, entre la Burner Soft et la Srixon Ultisoft, il faut bien admettre qu’au touché, vous aurez bien du mal à les distinguer. Neuves, elles paraissent toutes deux particulièrement douces, et qualitatives.

Les résultats du test balles Soft

La TaylorMade Burner Soft produit en fait plus de spin, plus de hauteur de balle, et donc un pouvoir stoppant plus important, à contrario, dans la même appréciation de touché, la balle Ultisoft produit une trajectoire plus tendue, et moins de spin pour plus de distance.

Entre les deux balles, les écarts sont visibles, mais doit-on considérer qu’un écart de 2 mètres est décisif ?

Pour rappel, l’Ultisoft est surtout une balle conçue pour des golfeurs swinguant à moins de 80 mph.

Passé la question de la distance au carry, notez que la Srixon Ultisoft creuse l’écart sur la distance totale (comprenant la roule) avec trois mètres d’avance sur la Burner Soft…

En réalité, le test ne doit pas être interprété entre une meilleure et une moins bonne balle. En revanche, il apparaît que la Burner Soft donne plus de spin, et arrête la balle un peu plus vite, alors que l’Ultisoft dans la même typologie de compression favorise un gain de distance.

La question la plus importante, c’est qu’est-ce que vous recherchez ?

Contrôle de profondeur accru ou gain de distance ? A quoi, il faut ajouter : Comment considérez-vous un écart de 3 mètres ? Important ou marginal ?

Concernant la réalité de la trajectoire de balle, vous allez constater ci-dessous que si vous reproduisez le test, vous aurez bien du mal à distinguer les deux vols de balles, sauf à voir que l’Ultisoft donne effectivement une trajectoire un peu moins haute.

Dernier paramètre que nous avons pu mesurer avec le trackman : la dispersion…

Visuellement, la balle qui est la moins longue, est aussi la moins dispersante.

Ceci étant, ce n’est pas réellement un argument…Pour la balle, la plus à gauche dans le graphique ci-dessous, il n’est pas avéré que ce soit la balle qui soit en cause par rapport au testeur.

Si vous regardez les cinq balles qui sont le plus au centre du fairway pour chacune des deux balles, vous ne constaterez pas de différences significatives entre les deux modèles.

Conclusions sur ce test

Entre deux balles softs, il existe des différences…Toute la question est d’estimer l’importance de ces différences.

La Burner Soft donne plus de spin à 85 mph de vitesse de swing et en conséquence moins de distance, surtout que ce spin additionnel est couplé à une trajectoire plus montante.

L’Ultisoft est réellement plus longue avec une trajectoire légèrement plus pénétrante.

Alors que dans la présentation des deux balles, nous avions cru comprendre que la Burner Soft était surtout une balle distance, notre test démontre plutôt l’inverse. C’est plus une balle pour contrôler la profondeur de trajectoire, tandis que l’Ultisoft est plutôt une balle distance.

Au niveau sensation, pour un simple amateur, il est difficile de distinguer la compression des deux balles.

Dans les deux cas, c’est de toute façon plus intéressant et plus adapté aux amateurs qu’une balle 2 pièces traditionnelles de type caillou !

Autre argument qui milite pour ces balles, effectivement, elles sont moins longues que les balles premium, en revanche, elles prennent aussi moins d’effets latéraux.

Pour des golfeurs qui pourraient slicer ou hooker, ces balles sont à considérer par rapport aux balles à 55 euros la douzaine…

Pour en avoir discuté avec notre consultant fitting, Alexandre D’Incau, de nos jours, le fitting de balle devient de plus en plus important, car d’une balle à une autre, les performances peuvent varier, surtout par rapport à votre swing.

Toute la question est de pondérer ou de valoriser l’importance du choix de votre balle dans votre jeu : loisir ou compétition.

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