Plus de 5000 pages pour votre jeu de golf. Matériel, technique, parcours, voyages...

Test des balles Titleist Pro V1 et Pro V1X 2019

Dans le précédent sujet consacré à la présentation des nouvelles balles Titleist Pro V1 et Pro V1X 2019, il s’agissait de comprendre les nouveaux arguments, et surtout évoquer le besoin pour la marque Californienne de recréer de l’écart avec la concurrence pour ses produits phares. Titleist expliquait avoir travaillé sur l’enveloppe, et le noyau pour obtenir des gains sensibles. Ci-après, avec l’aide du Trackman 4, et en appliquant la grille d’évaluation mise en place pour la première fois l’an passé sur JeudeGolf.org, découvrons si la marque parvient à un résultat tangible…

Découvrez nos formules d'abonnements

Sur le marché des balles de golf, le plus souvent, on parle de balles premier prix, de balles milieu de gamme, et de balles premium ou tour. Le prix est trop souvent le seul élément de choix.

D’un point de vue technique, et plus précis, on pourrait plutôt segmenter les balles en trois catégories par niveau de spin : High Spin, mid-spin ou low spin.

Le réel niveau de spin d’une balle de golf se mesure surtout dans le domaine du petit-jeu, et sur les coups d’approches à moins de 50 mètres.

C’est dans cette situation où l’on peut distinguer des différences de rendements pour une vitesse de swing donnée.

La difficulté pour une balle de golf, c’est de proposer idéalement beaucoup de spin au petit-jeu, mais inversement et paradoxalement, le moins spin possible au grand jeu.

Entre wedging et driving, il y a en plus au milieu le jeu de fers où le spin doit être aussi relativement élevé pour donner du pouvoir « back and stop », ou en français du « pouvoir stoppant » à la balle, une fois qu’elle touche le green.

Wedging

Pour évaluer les Pro V1 et Pro V1 X, j’utilise toujours le même club, un wedge 52 degrés Callaway MD3 avec la même vitesse de swing (autour de 52 mp/h) et un objectif à 50 mètres.

Le smash factor, ratio entre vitesse de swing et vitesse de balle permet d’évaluer le toucher. Le ratio d’efficacité entre la vitesse de swing et la distance produite au carry permet réellement d’évaluer la performance du club.

Le taux de roule représente le pouvoir stoppant de la balle, mélange du spin et de la hauteur de balle.

Néanmoins, l’élément qui doit le plus retenir votre attention est bien tout simplement le taux de spin.

Pour ce type de coup, les balles Pro V1 2017 ou 2019 ne descendent pas sous la moyenne des 7000 tours, un niveau très élevé qui les classent indiscutablement parmi les balles high-spin.

Selon les chiffres publiés ci-dessus, vous ne pourrez pas distinguer de différences entre les modèles 2017 et 2019.

Ce n’est pas dans ce domaine que Titleist peut apporter un nouveau bénéfice. Dans leur argumentaire, ils parlent même de ne pas altérer les performances des balles spécifiquement pour le petit-jeu.

Dans les deux cas, Pro V1 et Pro V1 X sont des balles A.

Pour les différencier, la Pro V1 X prend 200 tours de moins, un écart assez infime.

Avec un fer 7

Avec un fer 7 lame cavity Back Mizuno MP-18 SC, j’observe un gain de vitesse de balle, et une baisse de spin, comme affirmé par le fabricant.

Dans ce cas de figure, la Pro V1 donne moins de spin que la Pro V1 X.

Cela me parait surprenant compte tenu du test précédent. Il peut y avoir une marge d’erreur pendant un test de balles. C’est pourquoi je tape, retape, et élimine les coups qui me paraissent aberrants.

Une grande partie d’un test de balles avec un fer ou un bois consiste à éliminer tous les coups qui peuvent altérer l’analyse de la balle.

Comme pour le wedge, le niveau de spin global est encore très élevé, mais tout à fait conforme à une balle Tour.

Pour un fer 7 avec un loft de 33 degrés, et compte tenu de la vitesse de swing affichée, 6000 à 7000 tours, c’est vraiment conforme à une balle Premium.

Pas de surprise de ce côté, en revanche, le niveau de spin est tout de même en baisse par rapport à 2017, comme si effectivement, Titleist avait changé l’alchimie de sa balle, et changer la position du curseur : Plus de vitesse de balle, et un peu moins de spin.

Le pouvoir stoppant baisse légèrement mais ce n’est pas encore préjudiciable.

Le pourcentage de roule des deux balles est inférieur à 5%.

A chaque fois que je suis amené à tester de nouvelles balles (près de 50), je suis aussi amené à faire évoluer la grille d’évaluation pour tenir compte de ma courbe d’apprentissage.

Les deux balles Pro V1 et Pro V1 X semblent supérieures à leurs devancières. Toucher, distance et contrôle, elles ont A et relèguent les balles 2017 en B.

Un petit bémol, la Pro V1 X est bien un peu plus dur au contact, ce qui explique un spin moindre.

C’est un élément qu’il vous faudra garder en tête, car pour ce seul argument, vous pourriez opter pour la Pro V1… plus abordable, et dont le toucher est finalement légèrement meilleur.

Avec un driver

Au drive, j’utilise une tête TaylorMade M3 en loft 10,5 degrés.

Dans ce cas de figure, je constate effectivement un gain de vitesse de balle de 2 mp/h pour la Pro V1 avec une légère baisse du spin entre modèle 2019 et 2017.

Pour le spin, c’est conforme au test précédent avec le fer, et confirme cette tendance de baisse.

Même constat pour la Pro V1 X, dans une proportion plus importante et avec un spin plus bas, ce qui lui permet d’obtenir la note A, en prenant en compte smash factor, efficacité (rapport distance sur énergie) et spin.

Visuellement, quand on regarde ou on prend en main les balles Titleist, difficile d’imaginer que l’enveloppe externe est 17% plus fine.

Quand on suit les performances des joueurs sur le tour, les premiers résultats des distances avec le driver ne laissent pas encore apparaître des améliorations sensibles.

Faudrait-il en déduire que les nouvelles balles avantagent plus des vitesses de swings modérées plutôt que celles des pros ?

Je n’ai pas la réponse à cette question. Je ne peux que constater.

Plus habitué à vraiment trouver des gains notables sur les clubs ou balles de golf, c’est presque suspicieux quand le contraire se passe.

Se fier à l’avis des pros est aussi délicat alors qu’année après année, invariablement, ils chantent la même chanson, et pourtant les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous.

Il faut peut-être admettre que Titleist a modifié la compression de sa balle pour la rendre un peu plus abordable pour des vitesses de swings inférieures à 100 mp/h, car si les pros sont payés pour jouer des balles, les amateurs sont ceux qui les achètent, et permettent l’écosystème du Tour.

Bilan du Test

La Balle Pro V1 X est donc la triple A alors que la Pro V1 est AAB.

Le pari qui semble réussi est bien d’avoir modifié la formule, sans altérer la performance des deux balles autour du green. C’était sans doute la condition posée par les professionnels pour accepter en contrepartie moins de spin sur les coups les plus longs.

Comme annoncé par Titleist, je retrouve bien un « quelque chose » de gain en vitesse de balle qui refait, avant d’avoir testé d’autres balles 2019, des Pro V1 et Pro V1 X, des références dans le domaine des balles TOUR.

Cependant, tous les golfeurs n’ont pas intérêt à jouer ce type de balles.

Par le passé, les balles mid-spin ont démontré à un niveau de prix intermédiaire, un niveau de performance très acceptable, et en fait un meilleur rapport performance/prix.

Le marché de la balle est certainement le plus concurrentiel de tous les équipements de golf.

Il paraissait crucial que Titleist démontre une fois de plus une forme d’autorité technique, et à mon sens, elle y parvient cette année, même si en matière de test de balles, je me dois de rester modeste et prudent devant la difficulté de l’exercice.

Entre la balle Triple A que j’avais testé quelques semaines plus tôt, sans savoir de quelle balle il s’agissait, à part qu’elle était proposée par Titleist, et la balle Pro V1 X reçue début février, je retrouve donc bien les caractéristiques d’une balle quasiment parfaite.

Le niveau de spin avec un wedge est très régulier. Le contrôle avec un fer 7 est optimum, et en plus, maintenant, la vitesse de balle avec un driver n’a rien à envier à des balles plus dures…

Dur, cela reste le seul point à ne pas occulter à propos de la Pro V1 X. C’est peut-être ce qui lui permet de générer plus de vitesse de balle au drive.

A moins de 90 mp/h de vitesse de swing, attention, cela pourrait ne pas être adapté. C’est surtout avec un fer que l’on ressent la différence avec la Pro V1.

Restez informé

Recevez notre newsletter

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.