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Test des balles de golf TOUR 2019 (Partie 3 : Driving)

Troisième et dernier volet de ce test consacré aux balles de golf TOUR 2019, avec le concours du Pro Xavier Bretin, pour cette fois tenter de déterminer des différences de performances avec un driver. Toujours avec le Trackman 4, nous avons voulu déterminer la distance produite par les balles TOUR pour une même vitesse de swing, et comparée avec des balles AD 333, AVX ou même Inesis Distance. Callaway, Srixon, TaylorMade, Titleist et même VICE, que valent les balles TOUR quand il s’agit de distance maximum ?

Un test de balles TOUR 2019 au drive par un Pro au Trackman 4

Compte tenu de leurs caractéristiques, les balles dites TOUR excellent dans le petit-jeu, justement parce que plus que toutes autres balles de golf, elles restituent beaucoup plus de spin, et en conséquence, du contrôle sur le point d’arrêt de la balle, notamment sur un green.

A l’inverse, le driving n’est pas nécessairement le premier point fort de ces balles.

Les pros sur le « TOUR » comme McIlroy, Woods ou Justin Rose attachent plus d’importance à la performance d’une balle là où le score se fait : Sur et autour du green.

Surtout, la vitesse de swing qu’ils développent au drive, très souvent au-delà de 120 mp/h, comparativement à des balles medium ou premier prix, ils peuvent être tentés de chercher des balles qui vont prendre plus de spin, et donc éventuellement perdre en distance, pour à contrario, développer plus d’effets latéraux quand nécessaire.

Avec la technologie Top Tracer de plus en plus déployée sur les tournois du PGA Tour, on peut voir fréquemment les balles des joueurs courbées en draw ou en fade depuis le tee de départ.

Très récemment, à l’Open du Canada, c’est Bubba Watson qui a produit un drive monumental pour sa distance, mais surtout pour sa courbure en pull hook énorme, pour revenir tout près du green.

Il a utilisé une Pro V1 X Yellow.

Quand un golfeur cherche à produire des effets aussi éloignés de la balle de trajectoire droite, il a besoin d’une balle qui puisse justement prendre une quantité d’effets.

Une balle qui prend beaucoup de « backspin » (vers l’arrière) est aussi de manière complètement logique, une balle qui prend plus de « sidespin » (effets latéraux).

Pour 99% des amateurs, la limite d’une balle TOUR se situe à ce niveau.

La plupart du temps, on a surtout besoin de taper une balle à peu près en ligne avec la cible.

Pour ce nouveau test, dans le même état d’esprit que le test avec un fer 7, Xavier Bretin a proposé de driver à une vitesse moins importante, et plutôt autour de 94 mp/h, ce qui reste rapide pour beaucoup de golfeurs amateurs, tout en essayant de taper long et droit.

Dans le précédent guide de choix 2018, la vitesse retenue avait été de 99 mp/h.

Comme pour les précédents tests wedging et fers, les différences de vitesses de balles entre toutes sont très faibles.

Pour une vitesse de swing de 94 mp/h, on trouve une plage de valeurs de vitesse de balle de 138 à 141 mp/h, essentiellement liée à la compression de la balle.

Une balle « douce » ou soft peut intrinsèquement restituer moins de smash factor et donc de vitesse de balle, alors qu’inversement une balle plus « hard » va favoriser la vitesse de balle, en particulier sur un coup de driver donné à pleine vitesse.

Callaway qui mise sur la Chrome Soft et Chrome Soft X perd un soupçon en vitesse de balle sur cet argument au drive, ce que la marque gagne dans le petit-jeu…C’est toujours une question de compromis.

Inversement, les balles TaylorMade TP5 gagnent en distance au drive ce qu’elles pourraient « lâcher » au petit-jeu.

En fin de compte, au driving, le meilleur élément pour choisir reste le degré d’efficacité puisque dans ce compartiment de jeu, c’est la distance qui compte le plus.

L’efficacité est alors l’effet de la vitesse de balle maximum avec le spin minimum sur la distance produite.

Callaway (entre Chrome Soft et Chrome Soft X)

Entre les deux balles Callaway, l’écart est infime.

A compression quasi identique, la différence se fait seulement sur le taux de spin légèrement moins moindre pour la  Chrome Soft X.

C’est étonnant compte tenu des deux précédents tests avec un wedge ou un fer, on aurait imaginé que la Chrome Soft continue à être la balle la plus spinnante des deux.

Srixon (Entre Z-Star et Z-Star XV)

La Z-Star proposerait plus de vitesse de balle, et en contrepartie plus de spin. Pourtant, avec un peu moins de spin, la XV serait légèrement plus longue (+3 mètres).

Entre les deux balles Srixon, si on se réfère au test wedging en plus du test driving, la XV serait légèrement moins spinnante dans les deux cas.

TaylorMade (Entre TP5 et TP5X)

Difficile de vraiment départager les deux balles TaylorMade, notamment sur la distance et l’efficacité.

Dans les deux cas, les balles délivrent beaucoup de vitesse de balle et un spin contenu. TaylorMade pourrait être sur cet argument un sérieux Challenger de Titleist ?

Titleist (Entre Pro V1 et Pro V1X)

Sur ce test, la Pro V1 serait la balle la plus longue, et surtout à la faveur d’un taux de spin plus bas.

A prendre avec des pincettes, dans la mesure où quand je réalise le même test, je ne retrouve pas la même valeur de spin ou un écart similaire par rapport aux autres balles.

C’est le revers de la médaille. Les écarts de performances entre les balles sont si réduits que l’on peut facilement entrer dans la marge d’erreur et d’interprétation.

D’autant que sur ce test, la Pro V1 X donnerait nettement plus de spin que la Pro V1…une surprise dans ce test…

VICE (Entre Pro et Pro +)

Aucune différence entre les deux balles VICE au drive.

Elles se situent à un bon niveau de performance, mais là encore sans aucune réelle différence entre les deux balles. La notion de X ou de + perd alors de son sens et de son intérêt.

Les autres balles

La balle INESIS Distance permet de comparer une balle premier prix aux balles TOUR.

Considérée comme un « caillou », cette balle est à son avantage au drive. Plus hard, moins spinnante, elle a toutes les caractéristiques de la balle parfaite pour driver loin.

Sans que l’écart soit abyssal, elle prend forcément un peu l’avantage sur les balles dites TOUR.

En revanche, et c’est un des enseignements de ce test qu’il conviendra de confirmer, les balles type AD333 Tour ou AVX ne sont pas nécessairement plus avantageuses pour un bon joueur, notamment parce qu’elles prennent un peu trop de spin.

Bilan du test global

Pour Xavier Bretin, entre les balles TOUR, les écarts sont parfois minimes au point qu’il pourrait mettre toutes les balles en jeu sur une partie de golf. C’est plus l’aspect psychologique ou la préférence pour une marque qui pourrait l’orienter.

Cependant, quand on utilise la fonction « Optimizer » du Trackman pour constater l’écart entre la performance réelle, et la performance idéale, compte tenu de ses coups, et de son swing, pour le petit jeu, la Callaway Chrome Soft X se détache devant les deux Z-Star.

Pour les fers, la Titleist Pro V1 est la balle qui lui permettrait d’être au plus près de son potentiel pour le contrôle de la trajectoire.

Enfin, au driver, cela se joue entre la Pro V1 et l’INESIS Distance !

Bien entendu, l’idéal serait de pouvoir alterner les balles selon les situations…Les règles de golf sont bien faites pour nous forcer à établir des compromis.

De ce test, il ne ressort pas une logique très claire et valable pour toutes les balles concernant la répartition entre balle standard et balle X.

Pour 99% des amateurs, sur l’aspect de la performance, ce sera même impossible de faire une véritable différence.

Si les PRO V1 et Pro V1X continuent de dominer dans les ventes le segment TOUR, sur la question de la performance pure, ce n’est plus aussi évident. Callaway, Srixon et TaylorMade ont des arguments très comparables à faire valoir.

En définitive, pour choisir votre balle de jeu, concentrez vous sur le comportement de la balle au petit-jeu, ce qui reste le meilleur juge des différences entre les balles, bien plus que dans le domaine des fers ou le driving.

Opter pour une balle TOUR n’a de sens que si vous considérez le petit-jeu comme la clé de votre score sur le parcours.

Si vous donnez trop d’effets aux balles depuis le tee de départ, ce n’est peut-être pas le meilleur choix. En fin de compte, c’est une véritable pondération à faire entre grand jeu et petit jeu, entre bénéfice et inconvénient.

Jouer une balle qui prend beaucoup de spin autour du green est vraiment quelque chose de grisant, surtout quand on voit sa balle s’arrêter très vite (sur un bon green), mais pas au détriment de balles qui prennent trop d’effets au drive.

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