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Test balles de golf Volvik Vivid

Test balles de golf Volvik Vivid

C’est un peu l’idée à la mode. Jouer des balles de golf couleur fluo pour se distinguer de l’éternelle balle blanche. A la faveur d’une demande d’un de nos lecteurs, nous avons déclenché un test à plusieurs niveaux de la balle Volvik Vivid. C’est-à-dire un test au driver, avec un fer 7 et avec un wedge 52 degrés sur des coups d’approches à une vingtaine de mètres du green, le tout sous le contrôle d’un launch monitor Trackman 4. Pour mieux appréhender le test de cette balle, on a reproduit la procédure avec une Srixon Z-Star, et une Titleist Pro V1. Que vaut vraiment la Volvik Vivid ?

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Vivid ? Vous avez dit Vivid ?

Pour une balle de golf de couleur, la Vivid se distingue par le fait d’arborer une finition matte, qui couplée avec des couleurs fluos de type vert, orange et rouge, donne l’impression que les alvéoles disparaissent ou se fondent avec la couche extérieure.

Dans les mains, vous pouvez néanmoins les sentir alors que vous les distinguer à peine. Une fois que vous les tapez, elles finissent par attraper de la poussière qui marquent un peu plus les alvéoles.

Cependant, cette finition n’est pas vraiment conventionnelle. Pour un puriste, cela donne l’impression que la balle ne présente pas ou peu d’alvéoles, et alors, il pourra douter du taux de spin donné à la balle sur les coups d’approches…

De ce point de vue, on peut imaginer que le fabricant ne cherche pas de toute façon à convaincre les golfeurs d’élites, et prend complètement le contrepied des usages en cours, pour séduire des golfeurs qui pourraient rechercher une balle plus récréative.

Pour illustrer ce commentaire, je vous propose ci-après une photo qui permet de comparer la coque d’une Volvik Vivid, une Titleist Pro V1, une Srixon Z-Star, et une Mizuno JPX-Platinum, les quatre balles ayant déjà un peu servies.

Bien entendu, la Pro V1 et la Z-Star affichent un look traditionnel où les alvéoles sont bien marquées. La Platinum présente une finition perle particulière sans remettre en cause le dessin des alvéoles. C’est plutôt réussi. En revanche, pour la Volvik Vivid, on a plutôt l’impression de taper une sphère, plus proche de la balle de Ping-Pong.

D’ailleurs, au touché, la balle Volvik paraît aussi plus lisse que les balles traditionnelles.

Pour avoir essayé les balles Vivid sur le parcours, seules les couleurs qui tranchent avec le vert du fairway apportent un plus visuel, notamment dans le rough. De ce point de vue, la couleur verte ne m’a pas convaincu.

Le fabricant décrit sa balle comme une medium à haut taux de spin, adaptée plus particulièrement aux vitesses de swing de 70 à 90 mph au drive

Il est effectivement recommandé pour les golfeurs à vitesse de swing lente à modéré d’adopter une balle de jeu avec une compression plus médiane. Ce profil n’a pas nécessairement la vitesse pour frapper une balle comme la Pro V1x.

Cependant, en matière de balle de golf, il y a souvent beaucoup de blabla marketing.

Mon avis après essai au drive, au fer 7 et au wedge 52 degrés

Je reconnais être volontiers un golfeur assez conservateur ou classique, et plus facilement utiliser des balles premium (Titleist Pro V1) ou premium hard (Srixon Z-Star), tenter des coups avec les XXIO Aerosoft ou TaylorMade TP5. Mettre en jeu la Volvik Vivid est assez loin de mon orientation personnelle.

Cependant, je me suis livré au test avec la même avidité habituelle pour la recherche de vérité, et de performance sincère.

Après tout, le plus important, c’est de trouver une justification technique, et un bénéfice.

En préambule, j’ajouterai que je ne suis pas un golfeur professionnel au même titre que Jean-Nicolas Billot, qui m’avait aidé à dresser un premier classement des balles en 2015, ni aussi régulier que Xavier Bretin, notre consultant pour les tests.

Je me place plutôt dans le cadre d’un simple golfeur amateur qui pourrait tenter d’observer des différences, ayant seulement l’avantage d’utiliser un outil de pointe comme le Trackman 4.

A ce titre, j’ai tapé plusieurs balles et éliminé celles qui me paraissaient non pertinentes pour affiner au mieux l’analyse.

Tester une balle de golf est l’exercice le plus délicat qui soit, et avec une marge d’erreur non négligeable si on n’est pas vigilant sur l’impact d’une face plus ouverte ou plus fermé à l’impact, un centrage imparfait en hauteur comme en largeur…

Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte.

La balle Volvik Vivid au drive

Ci-dessus, je vous propose un résumé de la balle Volvik Vivid tapée avec un driver Mizuno JPX-850 loft 10,5 degrés monté sur un shaft stiff.

A gauche dans l’image, les trajectoires de balles, à droite, le calcul d’optimisation proposé par Trackman, et en-dessous, les moyennes des principaux critères à suivre…

Pour une vitesse de swing de 97,6 mph, la Vivid est portée à 205,8 mètres au carry et 228,3 mètres avec la roule.

Selon l’Optimizer de Trackman qui prend en compte tous les paramètres, sur cette série de frappes, la vitesse de balle est inférieure à ce que l’on devrait trouver. Ce n’est pas vraiment un bon point pour la Vivid !

Ceci étant, la vitesse de balle après impact (140,7 mph) me parait élevé. C’est en fait plus ma qualité de centrage de balle qui est prise en défaut.

Sur les autres paramètres importants comme le spin, l’angle de lancement ou la hauteur de trajectoire, il semble que la Vivid soit dans un bon standard.

Selon le Trackman, avec un meilleur centrage, et donc une vitesse de balle plus importante, je pourrais gagner 16 mètres pour passer de 228 mètres à 244 mètres au total, et ce, compte tenu de mon swing.

Pour mieux comprendre la performance de la Vivid, j’ai tapé une Z-Star et une Pro V1 dans les mêmes conditions, et avec le même processus qualité.

La Z-Star est plutôt une balle premium hard.

Même constat s’agissant de la vitesse de balle, la même cause produit la même conséquence, elle est inférieure à la valeur idéale. On peut considérer que je perds là-aussi 14 mètres au total de ma distance possible au drive.

Dans le détail, la vitesse de balle à vitesse de swing strictement identique est un peu moins rapide que la Vivid (soit 138,7 mph au lieu de 140,7 mph dans ce test).

Avantage à la Vivid ? Oui et non… notez que le taux de spin est en fait plus bas avec la Z-Star, et de près de 400 tours (ce qui est beaucoup), même si j’ai une marge d’erreur sur ce paramètre.

Si je m’aventure à un commentaire, la trajectoire de la Z-Star est plus tendue, et moins ballonnée au regard des angles de lancement, hauteur de trajectoire, et angle d’atterrissage.

Jusque-là, admettons qu’il est difficile de départager les deux balles.

Prenons le cas de la Pro V1

Le rendement de la Titleist est très comparable à celui de la Srixon (smash factor identique à 1.42 pour neutraliser la question de la variation de vitesse de swing).

Comme les deux précédentes balles, ma vitesse de balle est en fait plus basse que son potentiel avec un meilleur centrage.

Le spin est le plus bas à 2100 tours de moyenne contre 2600 tours pour la Vivid.

Si je prends ce seul argument en compte, c’est défavorable à la balle Volvik, et reconnaît la supériorité de la Titleist et de la Srixon. Toutefois, à mon modeste niveau, c’est pratiquement indétectable à l’œil nu.

Tout se joue sur moins d’un mètre.

Je vous rassure ! Je vais me mouiller sur le choix, justement à la faveur des tests avec un fer 7 et un wedge.

Pour le fer 7, j’ai utilisé un fer forgé Srixon Z545 de loft 31 degrés monté sur un shaft stiff.

La balle Volvik avec un fer 7

Dans ce cas, c’est mon angle d’attaque qui n’est pas encore assez négatif pour générer un rendement optimal.

A la différence du drive, ma moyenne est cette fois plus longue que la logique, par un manque de spin (pouvoir stoppant) donné à la balle.

Avec seulement 5262 tours, la balle ne prend pas assez de spin avec le fer 7. L’explication provient d’une frappe sur un tapis assez rigide ne laissant pas la possibilité de créer un divot

Le tapis permet d’assurer des frappes un peu mieux centrées en hauteur, mais ne reflète pas exactement la réalité d’une frappe sur gazon, avec justement cette variable qui peut changer beaucoup de choses.

Cependant, mis à part ce paramètre, les autres indicateurs sont cohérents pour la Vivid.

J’ai retesté avec les deux autres balles, Pro V1 et Z-Star. Pour être transparent, c’est surtout sur les coups de wedges que j’étais curieux de découvrir des résultats différenciants.

Je ne pousse pas plus loin volontairement la comparaison aux fers.

Je me suis donc organisé pour un chip joué à une vingtaine de mètres, montant un wedge 52 degrés Callaway MackDaddy Forged à un quart de swing, et joué sans changer la position de la face à l’adresse.

La balle Vivid avec un wedge 52 degrés à 25 mètres

A nouveau, je vous demanderai de bien tenir compte du fait que je ne suis pas professionnel.

Avec ce test, je souhaite vous démontrer que la balle Volvik Vivid m’a semblé plus dure au contact que les meilleures balles du marché, et si ce n’est pas significatif au drive, la différence se fait sur les coups de wedges.

Dans ce cas, sur un quart de swing pour parcourir 22 mètres, le taux de spin est l’élément discriminant. Il n’est en fait pas suffisant pour arrêter la balle rapidement s’agissant de la Volvik.

La Vivid donne seulement 2068 tours de moyenne dans cette configuration. La balle va tomber à 17,8 mètres en moyenne, et rouler près de 9 mètres. De tous les indicateurs, c’est essentiellement le spin qui manque…

J’ai vérifié sur plusieurs balles à différentes vitesses de swings. C’est systématique.

Avec la Z-Star, le phénomène est encore présent du fait de ma mécanique. Cependant, la balle prend 500 tours de plus en moyenne !

Au contact, la balle est plus agréable, et donne l’impression d’être plus facile à contrôler. On en revient au dessin des alvéoles de la Vivid ?

Sur ce critère, c’est la Pro V1, une balle premium plus douce que la Z-Star qui l’emporte, et nettement par rapport à la Vivid. Le taux de spin est de 900 tours plus élevé pour un type de coups similaires, au moins dans l’organisation d’un simple amateur.

Dans les trois cas, un pro aurait mieux optimisé le geste et le club.

Conclusion du test balle Volvik Vivid

Même à mon niveau, j’ai pu sentir une différence de contact entre la Vivid et les deux balles Premium.

Entre la Z-Star et la Pro V1, je ne suis pas assez compétent pour les distinguer franchement.

En revanche, c’est le cas avec la Vivid, qui n’est pas une balle de petit jeu, selon moi.

En conclusion, la Vivid ne se distingue pas au drive. Ce n’est d’ailleurs pas pénalisant, par contre, autour du green, pour un bon joueur, elle va largement manquer de qualité de contrôle. Pas étonnant qu’aucun pro ne la joue sur le Tour.

Pour un amateur loisir, ce sera difficile de faire toutes ces nuances, et sans savoir distinguer ce qui incombe au swing par rapport à la performance intrinsèque de la balle.

La Vivid est une balle récréative pour s’amuser avec des copains dans une partie amicale. En revanche, je ne suis pas sûr que vous la mettrez en jeu le jour d’une compétition où vous voudrez baisser votre index…

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