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Test des balles Callaway Magna : Plus de volume ? Plus de distance ?

Test des balles Callaway Magna : Plus de volume ? Plus de distance ?

Une fois n’est pas coutume, un fabricant propose une nouvelle balle dans un format plus large que la moyenne généralement constatée, et avec pour objectif de s’adresser réellement aux golfeurs débutants ou en mal de qualité de frappe. Avec une balle d’une dimension supérieure à la moyenne (3%), il y a de très intéressantes questions balistiques à se poser. Qu’est-ce qui se passe au drive ? Plus ou moins de longueur ? Plus ou moins de spin ? Quid avec un wedge pour le petit- jeu ? Et finalement, y-a-t-il un réel intérêt ou bénéfice ?

Callaway SuperSoft Magna : L'enjeu de taille

A écouter le fabricant, la Supersoft Magna offre de la douceur, un vol super long, et super rectiligne. Le joueur n’a pas qu’à la poser sur le tee, et tout va bien se passer.

En reprenant la procédure mise en place l’an passé, on peut tester une balle de golf, et la catégoriser en termes de performances objectives, au drive, avec un fer ou un wedge.

Cependant, il est vrai que la Supersoft Magna n’a pas d’équivalent sur le marché. Jusqu’à présent, aucune autre marque n’avait eu l’idée de prendre le contrepied de la législation, pour proposer une balle au-dessus de la règlementation avec un diamètre de 4,39 centimètres quand on peut descendre à 4,26 centimètres.

Au contraire, on aurait pu craindre que certaines marques aient envie de tricher sur des dimensions plus petites pour favoriser plus de distance.

Dans ce cas, si la Magna est plus volumineuse, logiquement, elle devrait être moins susceptible de nous proposer de la distance supplémentaire.

A l’heure actuelle, ce serait totalement improductif, sauf que Jason Finley, ingénieur des balles chez Callaway rencontré à Carlsbad en décembre 2018, l’idée qui prévaut ici est de ramener une plus grande surface de la balle dans le sweetspot.

Il considère qu’une balle plus volumineuse favoriserait le contact, et donc la vitesse de balle pour les golfeurs les moins précis au moment de centrer la balle dans la face.

Ce n’est plus seulement de la balistique. C’est de la balistique appliquée à une cible de clientèle, comme si l’offre tenait réellement compte de la demande.

Les golfeurs ne sont pas tous des joueurs du tour. A ce titre, la Supersoft Magna ne s’adresse vraiment pas aux meilleurs joueurs ou ceux qui recherchent un contrôle optimum autour du green.

Pour cet usage, ils ont les Chrome Soft qui présentent des taux de spin parmi les plus élevés du marché, sans rien à envier aux Pro V1.

Le comportement de la Magna avec un wedge à 50 mètres

Avec un wedge 52 degrés joué en demi-coup vers une cible à 50 mètres, j’ai récolté des données au Trackman pour comprendre le rendement de la supersoft Magna.

A en juger par le graphique ci-dessus, la balle Magna n’est pas celle qui donne le plus de précision et de régularité dans cet exercice.

Le premier élément à retenir est bien entendu le niveau de spin (4500 tours en moyenne, et pour une vitesse de 52 mp/h).

Ce taux de rotation positionne la Magna comme une balle Mid-Spin.

En comparaison des autres balles Callaway, le toucher et la facilité à la compresser sont plutôt bons. Le volume de la balle n’est pas du tout un handicap.

Simplement, ce n’est pas une balle de petit-jeu, son pouvoir stoppant (backandstop) et le niveau de spin sont en retrait par rapport à une Chrome Soft, mais sans que cela soit un point faible irrémédiable, surtout pour une balle à moins de 30 euros la douzaine.

Le comportement de la Magna avec un fer 7 Cavity Back de loft 33 degrés

L’intérêt principal de la Magna se situe dans ce compartiment du jeu de golf. Avec un fer, la balle Magna se retrouve à occuper une plus grande part de la face du club au contact.

Obligatoirement, le smash factor qui résume la qualité du contact se retrouve nettement augmenté (1.32), et même si vous utilisez un fer plutôt « exigeant » comme une lame à cavité dans le cas présent.

Clairement, le volume de la balle, et une certaine facilité à la compresser (compression du noyau) favorisent tous les golfeurs, y compris les débutants, ou les vitesses de swings modérées.

En comparaison avec les autres balles Callaway, même si je ne suis pas arrivé à swinguer à ma vitesse optimale de 82 mp/h pour rester légèrement en-dessous (80 mp/h), la vitesse de balle s’est retrouvée nettement augmentée par le meilleur contact (106 mp/h), et donc la distance saute en avant d’une dizaine de mètres.

Est-ce qu’une balle plus volumineuse m’a inconsciemment fait ralentir mon swing ? C’est possible, mais au final, le rendement de la balle mieux contactée dans la face est l’élément à prendre en considération.

Comme la balle Magna a tendance à prendre un taux de spin moyen (moins de 5000 tours), elle avance !

Au carry, comme à la roule, on gagne en distance. Je n’aurai pas franchement parié sur cela. C’est plutôt une surprise.

Pour la vitesse de swing du test, je n’observe pas encore une franche différence sur la trajectoire de balle (hauteur et angle d’atterrissage).

Comme dans le domaine du wedging, la balle Magna ne s’adresse pas aux meilleurs golfeurs, car son pouvoir stoppant est relativement limité. Le taux de roule monte à 7% quand il est de 5% ou moins avec une Chrome Soft.

Le comportement de la Magna avec un driver de loft 10,5 degrés

Tout comme pour le fer, je n’ai pas tout à fait swingué à ma vitesse optimum (99 mp/h) sans en être très loin (97 mp/h).

Des trois compartiments du jeu, c’est en fait au driving que la Magna est mise en difficulté, et comme on pouvait l’imaginer par rapport au volume, et donc la pénétration dans l’air.

Toutefois, le résultat est tout de même éloquent. Le niveau de spin n’a rien d’exubérant (moins de 2400 tours), et ce n’est pas cet élément qui pourrait lui être préjudiciable.

Le niveau de spin pour un drive serait même plutôt excellent.

En réalité, c’est la vitesse de balle qui reste un peu faible. Du fait du volume de la balle, cette fois avec un driver, il est plus difficile de compresser efficacement le noyau.

C’est une hypothèse plus qu’une affirmation. Il est possible qu’avec un fer, ce soit un avantage car la balle est attaquée sur un angle descendant pour être compressée avec le sol.

Dans le cas du drive, la balle est prise sur un angle remontant pour être compressée toute seule.

Autre paramètre très notable, la hauteur de trajectoire de la Magna est moindre par rapport à une Chrome Soft (22 mètres de pic maximum contre 29), la trajectoire est donc nettement plus tendue, et cela se retrouve sur la roule qui augmente très nettement.

Finalement, le manque de vitesse de balle est un peu compensé par la trajectoire, et la roule.

En distance globale, et comme le spin est favorable, on ne perd que 5 mètres par rapport à une balle Chrome Soft, qui n’est pas non plus la balle de driving par excellence. Il s’agit toujours d’une balle High Spin pensée d’abord pour le petit-jeu.

Conclusion du Test Magna

Au final, pour une balle à moins de 30 euros la douzaine, le résultat est plutôt très convenable, et même positif dans le domaine des approches avec un fer. On obtient dans ce cas un gain de distance.

Au-delà de la note BBC qui permet de la comparer à d’autres balles de golf, la MAGNA se distingue forcément par sa dimension, et s’adresse donc à un besoin spécifique.

Pour un golfeur débutant ou avec besoin d’aide sur la régularité du centrage de la balle dans la face, elle pourrait être en fait adaptée.

Au contraire, pour un bon joueur, la Magna ne présenterait pas un grand intérêt puisque dans le petit-jeu, son pouvoir stoppant serait moyen, et au driving, la compression moindre.

Comme déjà écrit dans le précédent article, c’est presque une « balle école ».

Pour une deux pièces, le niveau de spin constaté est plutôt bon. Il est à la fois moyen au petit-jeu et contenu au driving.

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