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Test hybride Callaway EPIC

La boucle est bouclée ! Avec ce nouvel hybride EPIC, Callaway complète les bois lancés en janvier, et les fers mis sur le marché au début de l’été. Pour les fans d’EPIC, vous pourrez coordonner vos clubs du driver au pitch ! Maintenant, d’un point de vue performance, en dehors des aspects cosmétiques, qu’est-ce que ce nouveau club apporte de vraiment nouveau ? Callaway parle d’une plus grande tolérance ? Est-ce vérifiable ? La technologie développée se traduit-elle nécessairement en bénéfice tangible pour le golfeur ? Nous avons mené le test au trackman avec plusieurs golfeurs dont le pro, Xavier Bretin.

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Le rescue Callaway EPIC utilisé pour le test

Pour ce nouveau test, nous remercions la marque Callaway pour avoir accepté le jeu de la critique constructive, et nous avoir adressé un modèle d’essai EPIC hybride 4 monté sur un manche UST Mamiya RECOIL ES 780 F3.

Nouvel ajout dans sa gamme très fournie d’hybride, ce club s’inscrit dans la lignée des bois de parcours EPIC lancés en début d’année, et les nouveaux fers EPIC proposés à l’été 2017.

Pour la marque, il se distingue par le fait d’incorporer pour la première fois au niveau de la couronne, son matériau composite, le carbone triaxial qui donne effectivement un aspect très particulier aux clubs Callaway.

Matériau fin et léger, il permet encore d’abaisser le centre de gravité de la tête de club.

Le point le plus intéressant concernant ce nouveau rescue concerne l’injection de tungstène moulé dans la tête.

Callaway a eu ainsi recours à de la poudre de métal pour créer des pièces complexes, afin d’atteindre des objectifs très particuliers au niveau de la masse du club. La pièce de tungstène moulée qui a été ajoutée est environ 1,8 fois plus lourde que l’acier. D’un point de vue de l’utilisateur, la marque clame le fait que vous devriez le retrouver dans de meilleures sensations, et une plus grande tolérance.

S’agissant du rescue 4 que nous avons testé, son loft de 23 degrés n’est pas extrêmement fermé. Au contraire, sur ces deux dernières années, nous avons noté des lofts autour d’une moyenne de 21,8 degrés pour ce type de modèle, avec une plage de valeur allant de 20,5 à 23 degrés.

De ce point de vue, le modèle EPIC ne triche pas sur la distance. Il y a des chances qu’il lève plus la balle que certains de ses concurrents aussi annoncés comme des hybrides 4 mais avec des lofts de 3 degrés inférieurs.

A titre de comparaison, vous noterez que le fer de la série EPIC est fermé à 20,5 degrés ! L’hybride 4 est donc plus ouvert que le fer 4 ! Nous y reviendrons…

Pour le manche graphite regular, en moyenne concernant un hybride 4, nous avons trouvé une longueur de 40 inches et un poids de 66 grammes.

Le modèle proposé par Callaway sur l’EPIC se distingue par un manche plus court (seulement 39,5 inches), ce qui ne va pas favoriser la vitesse de swing et la distance (comme le loft très ouvert) alors que le poids de 79 grammes est franchement plus lourd.

Sur ce point du grammage, le modèle UST Mamiya se rapproche du manche testé sur le TaylorMade M1 2017 qui pesait 80 grammes.

Comment nous avons testé ?

Pour cet essai, nous avons procédé en deux temps :

Un premier essai en indoor au magasin US Golf de Lyon, muni d’un radar Trackman 2, puis en outdoor, au golf de la Sorelle, avec un trackman 3, et le concours de notre consultant principal sur les tests de clubs, le pro Xavier Bretin, qui vous livre ses impressions dans une courte présentation vidéo fournie dans cet article.

La première partie de l’essai mené en indoor nous permet de faire appel à Jean, golfeur d’index 24, senior de plus de 65 ans, avec une vitesse de swing de 65 mph (104 kmh) avec un hybride.

Je participe systématiquement à tous les tests pour historiser toutes les données et comparaisons depuis 2012.

A 41 ans, ma vitesse de swing est stable autour de 86 mph (138 kmh).

Enfin, Xavier Bretin, pro, nous apporte son expertise et sa régularité avec une vitesse de swing de 90 mph (144 kmh).

Avec ces trois profils, nous essayons de balayer un éventail de joueurs susceptibles de taper ce club, et pouvons surtout comparer sa performance par rapport à des clubs concurrents.

Pour le test en indoor et en outdoor, nous utilisons rigoureusement le même type de balle, et ce depuis 2012, à savoir une Srixon Z-Star. C’est un élément clé dans un test de club.

Les principaux chiffres pour établir notre analyse et évaluer la performance d’un club

Sans expérience, conclure sur le test d’un club de golf, sans savoir interpréter les très nombreuses données fournies par un launch monitor tel que le Trackman, peut vite revenir à raconter n’importe quoi.

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Nous ajoutons en plus le smash factor, qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité, qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résume l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, suite à des échanges avec des ingénieurs aux USA qui conçoivent les clubs, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Ainsi, nous estimons que nous pouvons passer derrière le discours marketing, pour distinguer ce qui est de la performance du blabla, et pour quelles raisons.

Globalement, les données pour les 3 testeurs

Ce premier tableau illustre les données pour les 3 testeurs, et une comparaison avec les hybrides 4 déjà testés sur des manches regulars dans des conditions similaires, sur 2 ans.

Premier constat : Les chiffres traduisent des résultats logiques par rapport à la configuration choisie par Callaway pour son nouveau club.

Le manche plus court et plus lourd induit une légère tendance à swinguer moins vite.

On retrouve le phénomène à l’identique chez les trois testeurs, senior, amateur ou pro !

Pour le senior, la perte de vitesse est un peu plus importante (2 mph en moins) alors que pour les deux autres testeurs, la perte est plus limitée (1 mph). Attention, à ce stade, ce n’est pas nécessairement un élément négatif.

Dans la même veine, on retrouve un autre résultat complètement logique. L’EPIC lance plus haut que la moyenne de ses rivaux !

Pour les trois testeurs, l’angle de lancement est plus important. C’est plus flagrant avec le senior qui constate un gain supérieur à 1,5 degrés.

Pour les deux autres profils, le constat est plus modéré (entre 0,4 et 0,7 degrés).

Première conclusion, le modèle EPIC lance plus haut et sur une base de vitesse un peu moins rapide compte tenu du choix de shaft standard et de loft proposé par Callaway.

Le club propose-t-il néanmoins un bénéfice de tolérance ou de distance ?

Pour Jean, notre testeur senior, il y a effectivement de multiples bénéfices ! Cela tombe bien pour lui… c’est un véritable joueur de rescue. Il a le profil pour en mettre plusieurs dans son sacs.

Le set-up du club a favorisé un bien meilleur centrage de la balle dans la face, et donc une tolérance en nette hausse, passant en moyenne de 1.30 à 1.35.

Comprenez que malgré la baisse de vitesse de swing de 2 mph, il a pourtant produit une vitesse de balle en hausse de +1 mph à 86 mph au lieu de 85 !

Ce résultat est plus important que la vitesse de swing en elle-même. Un golfeur n’est pas jugé sur sa vitesse de swing, mais bien sur la distance qu’il produit avec un club.

Callaway a donc opté pour un club plus maniable…

Pour Jean, il y a d’autres bénéfices. Le gain de vitesse de balle s’est logiquement traduit par un gain de distance, et donc d’un point de vue rationnel, par un gain net d’efficacité. Son ratio moyen est passé de 1.57 à 1.71. Ce set-up lui a parfaitement convenu.

Au lieu de porter la balle à 94 mètres en moyenne, il a gagné 5 mètres.

Son spin ramené à l’angle de lancement est même meilleur. Il ne donne plus que 249 tours par angle de lancement contre 260 en moyenne. Les conditions de lancement sont donc légèrement optimisées.

Les 5 mètres gagnées au carry sont un peu amenuisées par le spin global donné à la balle, soit 4800 tours au lieu de 4500 en moyenne.

Et oui, si le club lance vraiment plus haut avec un peu plus de spin comme c’est le cas avec l’EPIC, le ratio est plus optimisé et plus cohérent pour produire de la distance au carry… toutefois, comme il y a plus de spin, la balle finira par rouler un peu moins.

En distance totale, Jean porte son hybride 4 à 113 mètres au lieu de 111 mètres en moyenne. Sa roule est de seulement 14 mètres contre 17 en moyenne.

Le concernant, les conclusions du test sont très positives.

Un loft plus élevé, et un manche plus court, et plus lourd ne signifient pas nécessairement moins de distance, surtout pour un senior.

Un meilleur centrage de balle est un argument qui prend très souvent le dessus sur la longueur du manche, et la vitesse de swing.

Me concernant, la logique fonctionne moins en comparaison des autres hybrides, surtout parce que le loft est trop ouvert.

La comparaison d’un hybride 4 de loft 23 degrés avec des clubs de lofts 22 ou 21 est un peu « UNFAIR » car cela joue considérablement sur le niveau de smash factor que je vais obtenir.

En moyenne, avec un loft 23 degrés comme l’hybride EPIC, je suis en réalité sur un niveau de 1.38, soit exactement ce que me propose le dernier club Callaway.

En revanche, avec un degré de moins, mon smash factor va grimper à 1.41 sous l’effet d’une face qui compresse forcément un peu plus la balle.

Dans le cas de Jean, il faut regarder ce que le club propose globalement car il n’est pas aussi sensible à ces questions de lofts. Pour un golfeur amateur avec une vitesse de swing rapide et constante, ce paramètre rend déjà plus en compte.

Avec un loft de 21 degrés, cette logique continue puisque le smash factor grimpe encore d’un dixième de point, soit 1.42 pour ma part.

Le smash factor est une note de tolérance qui prend fortement en compte le loft…

Résultat, si le ratio d’efficacité est dans la moyenne (2.08 versus 2.10), j’ai lancé la balle moins vite et produit moins de distance en moyenne (163 mètres au carry au lieu de 166).

Si globalement, un hybride 4 doit effectivement donner autour de 4000 tours de spin, ce que fait l’EPIC (4200 tours), ce club n’engendre pas de gain de distance spectaculaire sous l’effet d’une forme de « triche » sur le loft.

Mon test n’aboutit pas à un gain ou à une anomalie concernant ce club. Simplement, mon choix devrait s’inscrire dans une logique d’étalonnage de série, tenant compte du loft de mon bois 3 et de mon dernier fer…

Pour Xavier, les résultats sont plus éloquents, et plus proches de ce que Jean a aussi trouvé. A savoir, malgré une très légère baisse de vitesse de swing, Xavier n’a pas réellement constaté de baisse de vitesse de balle.

Avec un angle de lancement légèrement plus élevé, il a réuni les conditions pour lancer plus loin.

Comme moi, Xavier est sensible aux questions de lofts. Quand il a testé le Cobra King OS fermé à seulement 20,5 degrés, son smash factor est monté de 1.47 à 1.50, soit bien plus qu’avec le Callaway EPIC. En contrepartie, son angle de lancement est tombé à moins de 10 degrés, ce qui n’est pas suffisant !

Un club de golf est toujours un compromis technique.

Globalement, le set-up du EPIC n’a pas beaucoup modifié les conditions de lancements habituelles du pro.

Si ce club ne bat pas des records de distances, nous avons mesuré un angle d’atterrissage plus prononcé, soit 40 degrés au lieu de 36 en moyenne pour Xavier.

Comprenez que le fonctionnement du rescue Callaway EPIC donne une trajectoire plus haute et légèrement plus bombée.

Avec ce club, Xavier va sensiblement lancer à sa distance moyenne, soit 198 mètres. En revanche, il va arrêter la balle un peu plus vite avec un pouvoir stoppant donné à la balle de 2 mètres en plus.

En réalité, ce club est plus un long fer d’approche qu’un bois de parcours déguisé.

Dans hybride… vous avez hybride entre bois et fer. Parfois, l’hybride est plus un bois, et parfois, il est plus un fer… Dans ce cas, il ne faut pas oublier que Callaway lance une série de fers du même nom et en même temps. Il ne serait pas étonnant que la marque ait réfléchi son offre de manière complémentaire.

Le privilège d’avoir pu tester l’hybride avec la série complète, nous donne ce recul d’analyse.

Vous verrez dans le test de la série que Xavier va suggérer d’enlever le fer 4 pour le remplacer par l’hybride dont le loft est en fait plus élevé, comme évoqué plus haut.

Pour citer un ingénieur concurrent, les lofts de fers inférieurs à 23 degrés sont quasiment injouables pour le commun des amateurs. La série Callaway EPIC présente des lofts très fermés comme c’est la nouvelle tendance des clubs 2017 (encore plus fermé qu’auparavant).

Les marques font actuellement une croix sur les ventes de fers 3 et de fers 4. En contrepartie, elles préparent le remplacement par des hybrides comme ce modèle avec un loft plus ouvert.

Au passage, un hybride coûte plus cher qu’un fer…

Xavier vous livre ses impressions dans sa vidéo.


Bilan du test rescue Callaway EPIC

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées » qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs.

Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

Quand on regarde le test du rescue EPIC en comparaison des derniers hybrides 4 testés par les 3 joueurs, la tendance moyenne est à un angle de lancement plus élevé et plus de spin, ce qui est en fait combiné et donc logique.

Ce résultat pourra convenir à un profil de golfeur qui cherche à augmenter la portée par le biais d’un meilleur centrage de balle. Pour un senior, le manche plus court et le loft plus ouvert peut produire ce bénéfice.

A l’inverse, un très bon joueur pourra aussi être intéressé par ce club en concurrence avec un fer trop fermé, et parce que le taux de spin est suffisamment bon pour ne pas générer trop de roule.

En revanche, pour un golfeur qui aurait besoin d’un hybride longue distance, le set-up proposé n’est pas l’idéal.

Par rapport à la question initiale, est-ce que ce club est plus tolérant ?

D’un point de vue smash factor global pour les trois testeurs, ce n’est pas flagrant. Le loft très ouvert favorise effectivement des trajectoires plus hautes, mais atténue la vitesse de balle qui rentre dans le calcul du smash factor.

Dans le détail, le smash factor est amélioré dans le cas de deux testeurs sur trois, dont le senior.

Ce test pour rappeler que le choix d’un hybride doit surtout se faire en cohérence avec les autres clubs du sac.

A savoir le dernier bois et le premier fer, car il peut y avoir un véritable risque de doublon, notamment entre un fer 4 et un hybride 4, ou un trop grand écart avec le bois 3.

Plus que le choix d’un modèle en particulier, vous devez prendre en compte l’écartement moyen des distances avec chacun de vos clubs.

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