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Test du Surefit CG présenté sur le nouveau driver Titleist 917 D2

Test du Surefit CG présenté sur le nouveau driver Titleist 917 D2

A l’occasion du premier sujet consacré à la sortie des drivers Titleist 917D2, j’étais resté plutôt en retrait concernant les bienfaits de la technologie Surefit CG, pourtant présentée par la marque comme sa principale innovation. Par le passé, l’expérience m’a appris que les modifications du centre de gravité pour une tête de driver apportaient le plus souvent des résultats marginaux. J’ai voulu en avoir le cœur net…

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J’ai testé ce nouveau driver de manière objective dans plusieurs configurations, pour me rendre compte de la pertinence de ce système de fitting original, basé sur le principe de cartouches interchangeables.

Quelques jours après avoir rédigé mon premier sujet sur le Titleist 917 D2 publié fin septembre, j’ai contacté la direction de Titleist en France pour organiser un test spécifique.

De mon point de vue, le nouveau système d’ajustement du poids et des trajectoires proposé par Titleist est à ce jour une innovation.

Pas nécessairement sur l’idée, mais au moins sur sa réalisation puisqu’il s’agit d’insérer sous l’arrière de la semelle une cartouche de poids et d’orientations variables, afin d’influer à la fois sur la trajectoire de balle, et sur le dynamic loft, à savoir les conditions de lancement de la balle.

Dans de précédents articles, j’avais eu à vous écrire, suite à des études menées aux Etats-Unis que bien que les marques en fassent des tonnes sur le travail en R&D, la modification réelle du centre de gravité d’une tête de driver se mesure en moins de quelques dixièmes de millimètres.

A l’aide de launch monitor, et notamment d’un trackman, c’est tout à fait le type de choses que nous pouvons mesurer au cours d’un test.

Et la plupart du temps, nous sommes plus modérés dans nos propos que les marques.

Sans aller jusqu’à totalement remettre en cause les tests qu’elles effectuent elles-mêmes avec des robots, notre point de vue, c’est qu’un golfeur amateur n’est justement pas un robot !

Je drive modestement entre 220 et 240 mètres au meilleur de ma forme, je ne centre pas systématiquement la balle, et je ne swingue pas aussi régulièrement qu’un robot.

De ce fait, je suis le défenseur d’une technologie qui n’est pas démontrée par un robot, mais d’une technologie réellement utile et palpable par l’amateur de golf (pas seulement le golfeur pro ou classé négatif).

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avant de rencontrer Benoit Delcambre, responsable Fitting Titleist pour l’Europe du Sud, j’avais un doute raisonnable sur ce principe, qui au demeurant, me paraissait ingénieux, innovant, et attractif.

Rendez-vous fut pris au Golf du Gouverneur dans le département de l’Ain pour faire un premier test de ce nouveau driver, à sortir le 21 octobre prochain.

Je précise que ce test ne peut pas être comparable à ceux qui sont organisés classiquement par jeudegolf.org

En cause, un practice sur eau avec des balles « flotteuses » au moins 10% à 15% moins performantes qu’une balle premium, et ce, même si le trackman outdoor utilisé pour l’occasion peut partiellement recalculer l’écart.

Au cours de ce test, j’ai tapé une dizaine de balles de practice, ce qui n’est jamais l’idéal en termes de sensations, et surtout, très désavantageux pour la marque, car cela atténue la vitesse de balle à l’impact, et donc le smash factor.

La couronne massive du nouveau 917 D2

Pour le coup, Benoit Delcambe a proposé de sacrifier quelques balles Titleist Pro V1, et ce, pour me permettre d’avoir une comparaison balles de practices flotteuses-balles Titleist Pro V1.

Après quelques minutes à expliquer le principe de l’exercice à mon interlocuteur, à savoir qu’il s’agit d’un exercice d’investigation, et pas un publi-reportage, ce dernier m’a préparé un driver Titleist 917 D2, dans sa configuration la plus basique ou standard, ce qui est un pré-requis pour un test sur notre site.

Nos tests ne revendiquent pas d’être des séances de fitting, mais bien des tests de clubs en sorties de racks magasins.

D’abord, pour comparer des choses comparables, et ensuite, pour ne désavantager aucunes marques.

Le driver testé a donc été une tête 10,5° réglée avec un poids intermédiaire, et aucun ajustement de trajectoire, monté sur un shaft Diamana Blue regular 60 long de 45 inches et d’un poids de 61 grammes.

Avec des balles de practices « flotteuses », pas facile de se rendre compte de la qualité de l’impact au son et dans les mains, ceci dit, à peine le club posé au sol, une impression de tête plus massive !

Sur ce point, Benoit me rassure, il s’agit toujours d’une tête 460 cc, simplement selon lui, la nouvelle couleur grise sur le dessus de la couronne créé un effet visuel plus massif par rapport au noir précédemment utilisé.

Alors que le nouveau Callaway Fusion présente une tête très triangulaire, il me semble tout de même que ce 917 D2 est très large sur les bords, une forme qui rappelle presque les drivers carrés.

Après avoir tapé les « flotteuses », j’ai donc bien tapé 3 balles Pro V1, et logiquement, je dirais même sans surprise, la vitesse de balle à l’impact, y compris le smash factor sont montés de manière mathématique, pour un gain de distance là-aussi évident.

Au passage, ne testez jamais un driver au practice ou surtout avec des balles de practices…

Ensuite, la réalité du test a pu commencer.

Benoit a modifié à ma demande la cartouche de poids située sous la semelle, avec en premier la cartouche la plus légère, soit 8 grammes, et en second, la cartouche, la plus lourde, soit 16 grammes.

En théorie, dans le premier cas, la tête plus légère devait favoriser un dynamic loft plus bas, et donc un angle de lancement moins élevé, une trajectoire de balle plus tendue, moins de carry, plus de loft…

Dans le deuxième cas, la tête plus lourde devait favoriser l’exact inverse, soit un lancement plus haut, plus de carry, et moins de roule.

C’est ce point qui était en doute dans mon esprit, car cela ne se vérifie pas toujours.

Bien entendu, entre les tests, nous n’avons pas changé de shaft, pas plus qu’il ne s’agissait de faire mon fitting, et de trouver ma combinaison la plus adaptée.

Résultat, effectivement, force est de constater qu’entre les différentes configurations, les chiffres du trackman traduisent d’importants changements sur le vol de balle.

Avec la cartouche de 16 grammes, le dynamic loft de mes drives est monté à 14 degrés de moyenne pour un spin de 2350 tours en moyenne.

Pour des balles de practice, ma distance a été de 212 mètres dont un carry de 190 mètres.

Avec la cartouche de 8 grammes, le dynamic loft n’a été que de 8,5 degrés avec un spin de seulement 1975 tours par minute.

Toujours pour des balles de practice, ma distance a été de 196 mètres dont un carry de seulement 160 mètres.

Soit 30 mètres de roule contre 22 pour le poids le plus lourd !

Test du 917 D2 sans réglages et avec des balles de practices

Il est aisé de comprendre que selon son swing, un choix parait largement plus pertinent qu’un autre.

A vitesse constante, sans partir dans un choix de cartouche extrême, le dynamic loft de mon test avait été de 14 degrés pour un taux de spin de 2200 tpm.

Soit une distance de 208 mètres dont 185 mètres de carry.

En conclusion, et cela ne m’a pas surpris, j’ai tout intérêt à alourdir la tête par rapport à ma vitesse de swing moyenne de 95 mph.

Ce qui est en fait assez net, c’est qu’entre 8 et 16 grammes, il se passe quelque chose de très différent sur le vol de la balle.

  • En bleu ciel, les balles tapées avec un poids trop léger pour moi. (carry)
  • En vert, les balles tapées avec un poids le plus lourd possible. (carry)
  • En gris, les balles tapées avec un poids normal (carry).
  • En jaune, les balles Pro V1 (carry)
  • En rouge, le même test avec le bois 3 (carry).

Un prochain test plus complet de ce driver, dans nos conditions usuelles, et avec nos autres testeurs permettra d’approfondir la découverte de ce club, et sa performance.

En attendant, j’admets que le surefit CG fonctionne et apporte un plus dans le processus de fitting.

D’autre part, c’est un élément commercial intéressant pour une marque de golf.

Cela renforce la valeur ajoutée du produit et de l’expertise du clubfitter, qui tout au long de la procédure peut vous aider à optimiser sérieusement votre driving.

De fait, on s’éloigne du principe où l’amateur achète un club un peu par hasard sur Internet, tout en ayant comme principal critère la baisse de prix.

C’est donc un principe technique qui fonctionne pour l’utilisateur, et permet à la marque, Titleist dans ce cas, mais c’est valable pour d’autres, de valoriser son savoir-faire, et d’éviter le spectre de la dévalorisation produit-marque…

C’est certainement d’ailleurs l’objectif…

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Commentaires   

Avec
 
agostini
+1 #2 RE: Test du Surefit CG présenté sur le nouveau driver Titleist 917 D2agostini 09-10-2016 10:47
Bonjour,
De ce que j'ai pu voir dans la pochette de fitting, j'ai compté 8 cartouches. Soit 4 poids en version normale sans changements de trajectoires, et 4 poids en version draw/fade qui s'intervertissent pour modifier la trajectoire.
 
 
centi
+1 #1 driver titlestcenti 08-10-2016 09:39
Bonjour vous nous faites part dans votre article concernant le driver titlest D2 de poids interchangable. Pouvez vous nous preciser de combien de poids titlest équipe ses driver
Merci
 

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