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Test driver Wilson D300

Test driver Wilson D300

Assurément le driver le moins cher du marché à seulement 279 euros dans le commerce, le driver Wilson D300 est-il pour autant le driver le moins performant du marché ? Le set-up standard privilégié par Wilson met l’accent sur un manche très long (46 inches) et très léger (44 grammes). Un positionnement qui veut séduire ceux qui manquent de vitesse de swing et de distance, en particulier les seniors. Le pari est-il réussi ? Nous avons testé le D300 au trackman !

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Le driver utilisé pour le test

Pour ce test, nous remercions le magasin US GOLF de Lyon pour nous avoir prêté un driver Wilson D300 sur manche graphite regular, réglé en loft 10,5 degrés.

Avec une part de marché en 2017 qui ne dépasse pas les 1.5% en France, la marque Wilson a bien du mal à exister sur le marché français, et ce, malgré une politique de prix de vente bas.

Comment nous avons testé le D300 ?

Pour cet essai, nous avons procédé en deux temps :

Un premier essai en indoor au magasin US Golf de Lyon, muni d’un radar Trackman 2, puis en outdoor, au golf de la Sorelle, avec un trackman 3, et le concours de notre consultant principal sur les tests de clubs, le pro Xavier Bretin, qui vous livre ses impressions dans une courte présentation vidéo fournie dans cet article.

La première partie de l’essai mené en indoor nous permet de faire appel à Jean, golfeur d’index 24, senior de plus de 65 ans, avec une vitesse de swing au driver autour de 70 mph (112 kmh).

Je participe systématiquement à tous les tests pour historiser toutes les données et comparaisons depuis 2012. A 41 ans, ma vitesse de swing est stable à 95 mph (152 kmh). Mon index de 15 n’est pas nécessairement le reflet de ma vitesse de swing.

Enfin, Xavier Bretin, pro, nous apporte son expertise et sa régularité avec une vitesse de swing de 100 mph (160 kmh).

Pour 2018, nous travaillons à augmenter la taille et la variété de notre panel de testeurs.

Néanmoins, avec ces trois profils, nous balayons un éventail de joueurs susceptibles de taper ce club, et pouvons surtout comparer sa performance par rapport à ses concurrents.

Pour le test en indoor et en outdoor, nous utilisons rigoureusement le même type de balle, et ce depuis 2012, à savoir une Srixon Z-Star. C’est un élément clé dans un test de club.

Les principaux chiffres pour établir notre analyse et évaluer la performance d’un club

Sans expérience, conclure sur le test d’un club de golf, sans savoir interpréter les très nombreuses données fournies par un launch monitor tel que le Trackman, peut vite revenir à raconter n’importe quoi.

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un driver ou d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Nous ajoutons en plus le smash factor qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résumé l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, suite à des échanges avec des ingénieurs aux USA qui conçoivent les clubs, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Idéalement, pour augmenter la distance au maximum, un driver devrait lancer la balle sur un angle de lancement de 17 degrés pour seulement 1700 tours de spin. C’est l’optimum balistique. Aujourd’hui, même les pros ne sont pas encore sur ces valeurs.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Ainsi, nous estimons que nous pouvons passer derrière le discours marketing pour distinguer, ce qui est de la performance du blabla, et pour quelles raisons.

Globalement, les données pour les 3 testeurs

Ce premier tableau illustre les données pour les 3 testeurs, et une comparaison pour au moins 2 d’entre eux avec le précédent driver Wilson D200 déjà testé par nos soins, dans des conditions similaires.

Entre le D200 et le D300, notez qu’il n’y a pas eu de changement sur les critères principaux, à savoir la longueur du shaft (46 inches), ce qui est très long, et générateur de vitesse de swing en plus, mais en contrepartie, plus de dispersion, et le loft du club (10,5°) ou même le poids du shaft (44 grammes).

Pourtant, nous allons observer des différences de résultats.

Pour ma part, j’ai swingué plus vite avec le D300 mais ce n’est pas imputable au club, alors qu’à l’inverse, Jean a swingué moins vite, toujours sans relation évidente avec le club.

Premier véritable enseignement, le D300 n’offre pas un smash factor particulièrement élevé pour les trois testeurs. Sachant que le maximum possible et idéal est autour de 1.52, tous les testeurs en ont été assez loin.

Cela s’explique par la qualité de la face, mais aussi par le choix du fabricant de proposer un manche très long… trop long ! Il est plus difficile de trouver le centre de la face avec régularité.

Si maintenant, on essaie de comparer la performance du D300 par rapport à la moyenne des drivers testés depuis 2015 pour chaque testeur, on tire les enseignements suivants (sachant que nous comparons uniquement des drivers 10,5° sur manche graphite regular) :

Pour les trois testeurs, le D300 est inférieur en performance concernant le smash factor ! Ce n’est pas le club le plus tolérant, et le plus capable de restituer l’énergie depuis la face.

Mon smash factor moyen est de 1.46, et pourtant avec le D300, je ne monte pas à plus de 1.42. Idem pour Jean et Xavier qui sont en-dessous de leurs valeurs moyennes. Il ne s’agit que de moyennes !

En conséquence, c’est aussi un club relativement moins efficace, et unanimement pour les trois profils distincts.

Pour Xavier, ce n’est pas encore très visible à la vue de la nature de son swing (2.42 contre 2.43). C’est plus net concernant Jean ou moi-même.

Pour ma part, des trois testeurs, je suis celui qui a le mieux exploité ce club avec un angle de lancement à 14,7 degrés et relativement peu de spin (2334 tours). Pour autant, ma moyenne de distance est plus basse à 234 mètres au lieu de 243 en moyenne.

Cela s’explique par la perte d’un mph de vitesse de balle malgré le gain de vitesse de swing ! Un moins bon centrage de la balle dans la face est à l’origine de cette contre-performance.

A force d’allonger les shafts pour vous donner soi-disant de la vitesse, nous touchons au limite inverse du procédé !

Quand j’ai comparé le D300 au Titleist 917 D2, j’ai pu constater l’écart de distance et de tolérance.

Bilan du test driver Wilson D300

Très léger et trop long, le shaft standard proposé par Wilson donne aussi trop de spin dans deux cas sur trois, ce qui explique aussi pourquoi le club donne une roule inférieure à la moyenne après avoir touché le sol, soit 25 mètres au lieu de 27 pour Xavier.

Le seul point qui joue en faveur du D300 est le gain de vitesse de swing lié au shaft proposé. Le hic, c’est que ce gain est contre-productif pour la distance totale, et la qualité du centrage des frappes.

En conséquence, dans les mains, l’expérience n’est pas extraordinaire.


De tous les paramètres, c’est en fait le smash factor qui emporte la décision pour émettre un jugement plutôt en retrait sur ce club, et dans le set-up initial de base proposé par Wilson.

Le smash factor bas est à rapprocher d’une tendance à donner trop de spin, et donc à ne pas optimiser les conditions de lancements de la balle.

Comme il l'atteste dans sa vidéo, Xavier Bretin a plutôt apprécié le design du club. En comparaison de ses précédents tests, il a connu mieux...

Le principal point fort du D300 reste son prix, à moins de 280 euros, ce qui est une rareté en 2017 sur le marché.

Cela ne veut pas pour autant dire que c’est le meilleur rapport distance/prix ! Le Cobra KING F7 à 349 euros paraît un choix plus performant dans cette grille de prix.

Le D300 peut correspondre à un premier achat driver, mais n’en attendez pas des records de distances ou de tolérances.

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Commentaires   

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mdcenti@orange.fr
0 #1 le racket de la ffgmdcenti@orange.fr 08-08-2017 16:00
Monsieur AGOSTINI bonjour, concernant la super licence pour jouer les grands prix vous êtes vous posé la question sur les conséquences sur les golfs ? Personnellement j'ai constaté bien sur dans ma région une baisse significative de compétiteurs . Auparavant les 120 compétiteurs étaient facilement réunis, maintenant à peine 90 et en augmentant les index. Résultats baisse de rentrée d'argent pour les golfs mais 35 euros pour la ffgolf, ceci en fait s'apparente a du racket . Il serait intéressant que vous puissez réaliser un article sur le sujet
Merci
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