Test driver TaylorMade SIM et SIM MAX versus la famille M

Pour ce nouvel essai, je n’ai pas attendu de collecter les données de plusieurs testeurs amateurs (c’est en cours). J’ai déjà des commentaires et des observations à formuler, à la lumière des premiers tests que j’ai pu réaliser de mon côté, depuis la fin du mois de décembre, et la réception en avant-première en France, des drivers TaylorMade SIM et SIM MAX. Après avoir eu une expérience de test très positive le 15 décembre dernier en compagnie des équipes TaylorMade, et lors de la présentation à la presse Européenne professionnelle aux Canaries, j’avais hâte de pouvoir confirmer ou pas, ses résultats, dans le cadre plus « neutralisé » d’un test au studio, à Lyon, et avec mon Trackman 4.

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Introduction au test des drivers SIM

Plus qu’un test, cette fois, je vais vous raconter un chemin.

Le chemin que j’ai parcouru entre le premier essai sur le practice du golf de Malopesan, puis sur un parcours de 18 trous, en compagnie de Sylvain Debiais, joueur professionnel, passé sur l’Alps Tour, et enfin, les heures de tests que j’ai déjà réalisé au studio à Lyon, passant par différentes émotions positives ou négatives.

Tenu par un embargo à respecter jusqu’au 6 janvier 2020, en échange d’être considéré comme l’un des quatre seuls médias français à pouvoir accéder à une grande quantité d’informations, de produits, et de possibilités d’interviews, je m’apprête à vous partager ce retour d’expérience où j’ai beaucoup appris sur ce qu’est un driver de golf, et toujours en toute indépendance, et avec un esprit critique vis-à-vis de la marque.

A une époque de la vie du site JeudeGolf où mon rédactionnel m’a attiré l’antipathie d’un grand nombre d’acteurs du secteur et de marques, j’admets apprécier que la marque que j’ai le plus scruté, critiqué et challengé, TaylorMade, continue à me considérer comme un journaliste professionnel.

Cela étant dit, j’ai donc passé deux jours aux Canaries en plein mois de décembre pour tester l’ensemble des produits TaylorMade à venir en 2020, et là, je ne peux parler que des drivers.

Avec l’assistance de Sylvain Debiais, responsable clubfitting pour l’Europe du Sud, j’ai eu l’opportunité de tester un driver réellement adapté pour moi, alors que la plupart du temps, je reçois des drivers 10.5 regular, et notamment parce qu’il s’agit des clubs les plus vendus, et que je peux les faire plus facilement tester aux autres membres de l’équipe.

Le test aux Canaries par temps chaud avec un Trackman et un clubfitter TaylorMade

Depuis quelques mois, j’ai encore ajouté de la vitesse à mon swing. En moyenne entre 104 et 106 mph, il m’arrive de faire des pointes à 108/110 mph.

Par conséquent, j’ai testé les deux têtes SIM et SIM MAX, mais surtout plusieurs shafts.

En premier lieu, j’étais très curieux d’essayer le nouveau Project X HZRDUS Smoke Green 70, étant déjà fan de cette marque.

Précision, pour 2020, j’ai décidé d’acheter plusieurs manches Project X Black et Yellow 6.0, coupés à la même longueur, et muni de connecteurs pour au moins trois marques, TaylorMade, Callaway et Titleist.

Et ce, pour réaliser des comparatifs à is-shaft, une suggestion qui m’était faite amicalement et de longue date par Alexandre d’Incau.

Le shaft Project X HZRDUS Smoke Green est surnommé par certains journalistes américains, le shaft HULK, et pas seulement en raison de sa couleur.

Ce shaft m’a remis les pieds sur terre, en même temps de me coller un bon sentiment de honte vis-à-vis de mes collègues journalistes européens, alors que je tapais des drives un peu partout à l’extérieur du practice, tant le poids de ce manche ne m’était pas du tout adapté, dans sa version 70 grammes.

Sylvain Debiais m’a donc rapidement proposé d’autres alternatives pour finalement arriver sur un excellent Aldila TOUR AD Graphite orange T7-6 Stiff, que finalement j’emmènerai sur le parcours pour 18 trous, avec une tête MAX réglée en 9.5 de loft.

A ce stade du test, et muni du Trackman 4 fourni par la marque, j’ai commencé à prendre confiance, et à chercher à taper de plus en plus fort, et jusqu’à taper un drive à 108 mph de vitesse de swing pour 162 mph de vitesse de balle, 12 degrés d’angle de lancement, 2197 tours de spin avec un angle d’attaque de -0,3 degrés.

Résultat : 270 mètres distance totale, et record absolu pour un test de driver pour ma part.

Quelques années plus tôt, j’avais déjà réalisé un test assez euphorique des nouvelles balles de golf TP5, au Kingdom, le centre d’essai TaylorMade et comparaison de PRO V1.

J’étais rentré en France, sûr d’avoir découvert un nouveau truc.

Ayant refait le test « à la maison », les résultats n’avaient pas été aussi probants. De cette expérience, j’avais gardé à l’esprit de toujours tout refaire dans les conditions du studio.

Disons que ce premier test au practice, et dans de très bonnes conditions, m’avait mis dans de bonnes dispositions, et alors que je ne pouvais être que dubitatif, après les tests de l’an passé. M5 et M6 n’étant pas meilleur que M3 et M4.

Test sur le parcours

Sur le parcours, au départ du tee 1 du Lopesan Meloneras Golf, un par-4 relativement long, et nécessitant le drive, mon premier essai a tourné court avec un beau raté, qui vous met à nouveau "bien" vis-à-vis de toute la confrérie des journalistes Allemands, Espagnols et Italiens.

Un beau « topon » de seulement 97 mètres, le test sur le parcours ne démarrait pas de la meilleure des façons.

Ce sera le seul gros accident de la journée.

Au départ du 4, un par-5, cette fois, un push à droite parcourait 225 mètres, pour me laisser un coup suivant sous les arbres, et donc un coup de perdu.

Au trou six, un drive à 211 mètres trouvait enfin le fairway, de même qu’au 8 pour la même distance…

C’est seulement au bout du 5eme drive, que selon le capteur ShotScope, au départ du trou 9, encore un par-5, j’allais trouver plus de relâchement avec un drive à 247 mètres.

Sur le retour, sur ce parcours qui longe l’océan Atlantique, avec plus de vent, au départ du 13, j’ai encore poussé à droite un drive de 207 mètres.

Enfin, au 18, pour la dernière occasion, depuis un tee surélevé, un dernier bon drive à 233 mètres concluait cette première expérience...

Expérience que je relate dans le cadre du chemin, mais qui ne vous est pas encore très utile…

A ce stade du test, finalement, impossible de détecter un quelconque progrès de ce driver par rapport à ce que je pourrais faire avec un autre…

En revanche, le look du driver me plaisait, de même que le son produit à l’impact.

De retour à Lyon, quelques jours plus tard, un peu avant Noel, TaylorMade a envoyé de premiers échantillons, des drivers 10.5 sur manches regulars.

Là, on rentre de plein pied dans la partie qui va être la plus utile !

Le test des drivers TaylorMade M3, M4, M5, et SIM, SIM MAX sur des manches identiques

L’expérience de l’an passé avait abouti à un résultat décevant.

Après avoir testé pendant des heures, les drivers M5 et M6, j’étais arrivé à la conclusion d’un match nul entre drivers 2019 et 2018.

Speed Injection ou pas, les drivers TaylorMade n’allaient pas plus loin.

Après avoir étalonné mon test avec mon driver M4 sur un manche TPT LKP MT SW coupé à seulement 44,5 inches, d’un poids de 330 grammes (équilibré en C7), j’ai testé les têtes M3, M4, M5, SIM, et SIM MAX avec ce même manche, puis avec des manches Project X HZRDUS Black et Yellow.6.0 de 62 et 63 grammes, toujours coupés à 44,5 inches.

Sans rien changer à ma routine ou ma façon de swinguer, ce premier test me servirait donc d’étalon, avec une forme du moment, autour de 105 mph de vitesse de swing, et une vitesse de balle de référence, et à battre de 149,4 mph.

A en juger par les données de l’optimiser Trackman situé à droite du graphique, toutes les valeurs moyennes étaient dans la zone idéale (en bleu), sauf la vitesse de balle qu’il estimait pouvoir être plus importante.

A l’occasion du second test, toujours avec le même shaft, la même balle (Srixon Z-Star), dans les mêmes conditions du studio, avec le seul changement de la tête M3 avec les poids placés dans une position médiane du rail, le test est légèrement moins performant.

Précision : TaylorMade n’envoie pas tous les ans les mêmes têtes. Il s’agit dans ce cas d’une 10.5 que j’ai essayé d’ajuster au plus près d’une tête 9.5. 

Le loft dynamique commence légèrement à monter. Ce sera un point clé à surveiller pendant le test...

Avec la tête M5, une tête 9 degrés de loft ajusté au plus près possible de 9.5, le résultat continue de baisser par rapport à ma valeur étalon. Je swingue aussi légèrement moins vite, convaincu que c’est la tête M4 qui est plus légère, et favorise en fait la vitesse de swing…

Dans les trois cas testés jusque-là, le niveau de smash factor est constant, signe que je ne centre pas très bien les balles dans la face.

Simplement, on peut en déduire que choisir un driver est bien une opération délicate d’assemblage entre une tête, un manche, et un grip…

Dans la finesse du réglage, la tête M4 apparaît non pas la meilleure, mais la mieux adaptée aux deux autres composants (shaft et grip), et en même temps à mon swing.

La tête M3 sur le TPT donnait un équilibrage en C8 avec un poids total de 340 grammes.

On peut en déduire que la tête du M3 est 10 grammes plus lourde que celle du M4.

De son côté, j’ai mesuré le M5 en C8 et 330 grammes, soit le même poids que le M4.

On arrive au test SIM avec le même manche, et là, déception, les résultats continuent de baisser par rapport à l’optimum.

Le driver SIM avec le manche TPT pèse 330 grammes pour un swing weight en C8.

Sur le moment, je suis surpris. Je ne retrouve pas les résultats, ni même les sensations des Canaries…

Mais un indice commence à me mettre la puce à l’oreille…

Je poursuis le test avec le SIM MAX. Toujours avec le même shaft, les résultats continuent de dégringoler.

Le club pèse encore 330 grammes avec un swing weight en C6. A ce stade, je pense que les têtes SIM et SIM MAX pèsent le même poids.

De là, je passe au test des nouvelles têtes, mais avec les shafts Project X HZRDUS Yellow et Black.

Les résultats ne s’améliorent pas.

Le smash factor reste bas alors que les sensations à l’impact sont désagréables, et le loft dynamique trop élevé, parfois même à 20 degrés, alors qu’il devrait être à moins de 14 degrés pour ma part.

En vérifiant le centrage de la balle dans la face, je trouve que les frappes sont trop hautes, et trop en talon…

Les principaux enseignements de ce test

Au bout de deux heures de tests, et plus de 100 balles tapées, je comprends enfin que je dois m’ajuster au club, que ma routine et ma posture utilisée avec mon driver M4 nécessitent des changements pour les drivers SIM.

Premier problème, j’utilise naturellement un tee trop haut pour ces nouvelles têtes.

En utilisant un simple tee d’une hauteur standard, je commence à retrouver des frappes à l’équateur de la face.

Deuxième problème, ces drivers exigent un angle d’attaque plus positif.

Etant naturellement un joueur qui lève la balle, je restreint bien volontiers mon angle d’attaque, et adopte une posture neutre, avec des épaules plutôt à l’horizontale.

Deuxième problème, avec ces drivers, mon angle d’attaque est trop tangentiel, voir négatif, je prends les balles avec la partie haute de la face, du coup, pas de rendement, et des sensations moins bonnes.

Troisième constat, je prends les balles un peu talon. Pour contrer ce phénomène, je commence à adresser la balle en pointe.

Résultat en réalisant ces ajustements, angle d’attaque plus élevé avec une épaule droite volontairement plus basse que l’épaule gauche (droitier), un tee plus bas, et une balle adressée en pointe, les résultats se sont transformés de passables à excellents.

Le véritable match SIM contre SIM MAX

Pour cette deuxième série de tests, je me suis concentré sur les deux têtes 2020, cette fois réglées en 8.5 degrés, les deux shafts Project X HZRDUS Yellow et Black, et concernant la SIM, j’ai modifié le poids entre position draw ou position « pros » qui fait plutôt référence au « power fade ».

Les deux manches Project X HZRDUS ont été coupés à 44,5 inches, soit la même longueur que le manche TPT !

L’indicateur clé pour la réussite de ce test est en fait le « Dynamic loft ». Si ce dernier est trop élevé, impossible de tirer parti pleinement de ce nouveau driver.

En adoptant les changements cités plus haut, je retrouve des valeurs appréciables, et par la même occasion de meilleures sensations.

Le driver pèse 310 grammes (20 grammes de moins par rapport au manche du TPT avec un grip Midsize). Les grips des Project X sont standards.

Le swing weight est en D1.

Sans swinguer encore au maximum de vitesse, le smash factor remonte à un meilleur niveau (1.48) avec le Project X Black.

Avec le poids latéral déplacé en position draw, je n’observe pas une position de la face plus fermée (au contraire, elle reste ouverte à 2.1 degrés, et sous l’influence du réglage cumulé du loft et du lie. (voir tableau ci-dessus pour une tête 10.5 réglée sur 8.5 de loft)

Cela ne veut pas dire que le poids n’a pas agi !

En position « lower » qui consiste à enlever 2 degrés à une tête 10.5, le lie augment de 2 degrés, et la face s’ouvre à 4 degrés.

Le cas présent, avec le poids en draw, la face n’est plus ouverte à 4 degrés, mais seulement de 2 degrés… Le poids latéral semble avoir agi, mais nullement pour faire du draw, seulement pour corriger la position de la face.

Dans ce cas, mes trajectoires ressemblent plus à du « Power fade ».

Fait intéressant avec le shaft BLACK, le taux de spin est effectivement bas, alors que la tête est censée proposer plus de moment d’inertie, et donc plus de spin.

Les clubfitters vont pouvoir s’en donner à cœur joie.

Le réglage de ce driver est en fait très fin, et propose de multiples possibilités.

En revanche, si j’ai mis plus de deux heures à trouver la configuration idéale, combien de temps pensez-vous mettre pour en faire de même ?

10, 20, 30, ou 45 minutes ?

Comme me l’a soufflé un abonné récemment, régler un driver en moins d’une heure, c’est peut-être de la loterie, selon ses termes.

Avec un peu plus de vitesse de swing, la distance augmente, pour autant, cela n’a rien à voir avec le fait de déplacer le poids en position « pro ».

Je continue donc de tester le SIM, tête 8.5 avec le réglage fade, et toujours le Project X Black.

Dans ce cas, le poids ne semble pas apporter de bénéfice. La face est square à l’impact alors que ce n’était pas le cas avec la position draw.

Sur ce thème du déplacement latéral du poids, à ce stade, mon avis est très réservé.

La trajectoire de balle en fade est en fait la résultante du point d’impact de la balle dans la face, toujours un peu talon dans mon cas.

De plus en plus confiant, dans l’organisation à adapter pour ces drivers, je gagne encore en vitesse de swing à chaque test supplémentaire.

Le cas ci-dessus, je teste la tête SIM avec le shaft Project X Yellow, qui devrait avoir pour effet de légèrement remonter le spin.

En position fade, la face reste encore square…alors qu’à l’origine en 8.5 degrés, de manière statique, elle est ouverte à 4 degrés !

Depuis que j’ai commencé cette nouvelle série de tests, le loft dynamique est toujours sous la barre des 14 degrés. Le contact est toujours bon. Le smash factor traduit ces sensations de manière factuelle.

Ci-dessus, le test de la tête SIM avec le réglage Draw et le shaft Yellow...

Le club pèse encore 310 grammes (je ne sais pas mesurer 1 gramme d’écart entre le manche Black et le manche Yellow).

Le swing weight est en revanche de D0, ce qui change par rapport à cette tête SIM montée sur un manche Black en D1.

Comme le test précédent, ce test avec la tête 8.5 en position draw sur le manche Yellow illustre malheureusement que le réglage du poids en latéral est contre toute attente de ma part, sans effet visible sur les trajectoires de balles…

Les trajectoires sont plutôt la résultante du point d’impact dans la face…et notamment en talon.

Avec ce manche, je touche sur certaines balles les 260 mètres, et plus !

Il me reste à tester la tête SIM MAX, sans ajustement au niveau du déplacement du centre de gravité, et avec les deux manches BLACK et YELLOW.

Avec la bonne routine, ou la bonne posture pour ce type de têtes, ma vitesse de swing semble s’établir en moyenne autour de 105 mp/h.

Ce driver tête MAX ci-dessus, avec le manche Black pèse entre 305 grammes, alors que le swing weight descend en C9.

Il me semble trouver un écart de 5 grammes en moins sur la tête SIM MAX par rapport à la tête SIM. Je ne l'avais pas vu initialement. Attention à la marge d'erreur...

Constat important : Shape in Motion ou pas, quand je sais que ma vitesse de swing peut atteindre 108 mph avec la tête M4, je ne peux pas démontrer que la nouvelle Aero de la tête SIM procure un gain de vitesse de swing supérieur !

Dans le cas de la tête SIM MAX, sur le manche Black, le résultat est un peu moins convaincant par rapport à la tête SIM, mais pour seulement quelques mètres de distance totale.

La vitesse de balle est très proche !

Le même test avec le manche Yellow, et le taux de spin remonte légèrement… la vitesse de balle est un peu moins bonne.

Le driver pèse toujours 305 grammes alors que le swing weight descend à C7.

Entre le tout début de l’expérience, et la fin, en ajustant ma posture, le tee et ma routine, j’ai créé des écarts pouvant aller jusqu'à 10 à 15 mètres de distance, et notamment avec les drivers SIM.

Maintenant, est-ce que par rapport à mon driver de référence, le résultat est franchement meilleur ?

Changer de driver pour un SIM ?

Entre SIM et SIM MAX, ma préférence va déjà pour le premier nommé, qui semble restituer plus de rendement dans tous les cas de figure, et à loft équivalent.

C’est un peu une surprise puisque le MAX devrait me profiter, notamment avec une face plus haute ! Cet argument ne fonctionne pas pour moi.

Pour faire simple, le premier test de référence du M4 sur mon shaft donnait 149 mph de vitesse de balle pour une vitesse de swing légèrement inférieure à 105 mph.

En moyenne, je pouvais espérer 248 mètres de distance totale, et selon le Trackman.

Avec le SIM, et un manche Project X Yellow, pour la même vitesse de swing, légèrement en-dessous de 105 mph, j’ai gagné nettement en vitesse de balle (jusqu’à 153 mph), et environ 8 mètres de plus en distance totale.

Comme vu plus haut, l’aérodynamisme du club n’apporte pas un gain supplémentaire de vitesse de swing. Le poids d’une tête de club est un élément bien plus prépondérant.

En revanche, en m’ajustant correctement à l’usage de cette tête, dont le centre de gravité a été reculé, j’obtiens des résultats très positifs.

Qu’en est-il si j’applique cette routine à mon driver, et ainsi, faire une dernière comparaison objective ?

En adoptant un tee plus bas, en créant volontairement avec mes épaules plus d’angle d’attaque, ce qui influe aussi sur le loft dynamique, et en adressant la balle en pointe, par rapport à mon organisation classique, j’améliore le rendement de mon club d'origine. Ce test m’aura appris cela.

Je swingue toujours plus vite avec mon club au manche raccourci.

En revanche, comme je l’imaginais, le smash factor reste bas (en rapport avec le poids de la tête).

Au final, le SIM permet bien d’obtenir un léger gain de vitesse de balle par rapport à mon M4.

Est-ce une opération du Saint-Esprit ?

Non, la tête M4 n’était pas à la base une tête très performante sur cette question du smash factor.

Elle me convenait très bien par rapport à la dispersion, et la bonne adéquation avec mon manche, et mon grip.

On peut voir sur le graphique ci-dessus que la dispersion est justement très faible.

Ce test démontre surtout l’importance de passer beaucoup de temps à chercher la bonne configuration par rapport à un swing du moment.

Le point positif pour TaylorMade, c’est de continuer de proposer beaucoup d’options de têtes, de shafts, et même de grips.

La question ne se situe pas sur la qualité du produit, d’autant que le son et le visuel sont très bons.

Le point clé pour vous, c’est le temps que le vendeur sera prêt à vous consacrer, pour chercher avec vous la meilleure configuration, tête, manche, et grip ?

Pour ma part, il m’a fallu plus de 2 heures pour y parvenir, et en adaptant des paramètres de mon swing, ce qui supposait en plus, une certaine connaissance des liens de causes à effets, et notamment de détecter le problème du loft dynamique en lien avec le tee, et l’angle d’attaque.

Pour les balles tapées en talon, c’est la fonction centrage de balle dans la face fournie par Trackman qui m’a mis sur la piste.

Qu’est-ce qui explique un gain de vitesse de balle avec la tête SIM ?

Si la technologie Shape in Motion est difficilement démontrable d’un point de vue de la vitesse de swing, en revanche, la décision stratégique prise par TaylorMade de déplacer le centre de gravité vers l’arrière de la tête a peut-être bien pour effet de renforcer la stabilité (moment d’inertie) à l’impact, et c’est cela qui permet l’augmentation de la vitesse de balle.

La bonne surprise, c’est qu’en contrepartie, en choisissant le bon shaft, et par exemple un Project X HZRDUS Yellow ou Black, le spin reste à un niveau très contenu.

En conclusion, le SIM encore plus que le SIM Max est une tête de driver vraiment intéressante. Hâte de voir si l’équivalent Callaway fait mieux ou aussi bien.

Résumé

Un driver efficace « SI » le loft dynamique provoqué par le joueur ne dépasse pas 15 degrés.

Nécessite de s’ajuster, et de créer un angle d’attaque positif (au moins +1 degré).

Besoin de baisser le tee (tee standard et non pas un tee pour driver).

100 balles tapées pour comprendre le fonctionnement du club.

Deux heures pour trouver le meilleur réglage possible.

Fitting long indispensable.

Moment d’inertie plus élevé par rapport aux précédents drivers (à condition de respecter les conditions vues plus haut).

Les multiples shafts possibles permettent d'obtenir des valeurs de spin basses, malgré le MOI supérieur de la tête.

Réglage draw/fade sur le SIM pas évident à percevoir ou mesurer

Difficile de percevoir un gain de vitesse de swing par le Shape In Motion versus le poids de la tête.

Au final, gain de distance possible, surtout en raison des possibilités d’ajustements têtes (loft, lie, face), manches et grips.

Attention, au point d’impact de la balle dans la face, notamment en talon qui suffit à lancer en fade, et même quand la position de la face est square.

Bref, un bon produit, mais qui demande beaucoup de finesse et de connaissance, pour l’exploiter pleinement. Bon vendeur conseil exigé !

Prochain épisode : Test par d'autres amateurs...

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