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Test driver PING G400

Test driver PING G400

Sujet final sur le driver PING G400 ! Cette fois, nous avons complété notre test initial avec la participation du pro Xavier Bretin, en plus de deux autres testeurs dont un senior. Ainsi, nous pouvons arriver à notre avis complet sur ce nouveau driver emblématique de l’offre PING pour 2017-2018. Annoncé comme étant le driver le plus long de sa catégorie, qu’en est-il vraiment dans les mains d’un golfeur qui swingue à plus de 100 mph ou dans les mains d’un senior qui swingue à 75 mph ?

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Le driver PING G400 utilisé pour le test

Pour cet essai, nous avons pu tester trois shafts différents grâce au magasin US Golf de Lyon. A savoir : Senior, regular ou stiff pour coller aux besoins de nos trois testeurs distincts.

Précisons qu’un « testing » n’est pas un « fitting ».

On teste ce qui est sur le marché à disposition des golfeurs, la base du produit, et on publie les résultats mesurés avec le trackman comme support d’analyse.

Pour ce nouveau driver, PING ne lésine pas sur le marketing ! Il va tout simplement plus loin, plus droit, et plus vite !

La surenchère est-elle toujours de mise pour vendre un nouveau driver ?

Toujours est-il qu’ayant testé tous les derniers drivers PING depuis le G20, nous allons pouvoir établir des comparaisons avec les derniers modèles, dont le notamment le G.

Comparativement justement au précédent PING G, la marque s’est montrée conservatrice sur la longueur du shaft, soit 45,5 inches. Du grand classique pour un driver à destination des amateurs…

Toutefois, le marché gagnerait à proposer systématiquement du 44,5 en alternative.

Certes, PING ne pourrait plus afficher « Plus vite » mais les golfeurs y gagneraient au change avec des clubs plus faciles à manier, et donc plus de facilité à centrer la balle dans la face.

Autre élément qui change relativement peu avec le G400, le poids du shaft annoncé à 55 grammes alors que depuis 5 ans, sur tous les drivers PING en regular, la fourchette de grammage reste strictement comprise entre 54 et 59 grammes !

Idem pour le stiff stable à 59 grammes. Aldila, le fournisseur de shaft pour PING travaille sur d’autres éléments comme par exemple le point de flexion. Cependant, la stabilité semble de mise au niveau du manche.

Dans ces conditions, c’est vraiment au niveau de la tête que PING doit chercher des pistes d’évolutions.

Côté swing weight, le G400 est tout comme le précédent G, équilibré en D3.

Pour promettre toujours plus, PING avance 4 arguments : Une face forgée plus rapide avec une flexion accrue de 16% pour augmenter la vitesse de balle de plus de 2 mph alors que le poids économisé a été placé stratégiquement pour réduire la dispersion !

Un contrepoids en tungstène fait du G400, un driver à priori très tolérant avec un moment d’inertie supérieur à 9000.

La forme plus dynamique permet de réduire la résistance dans l’air de près de 40% (technologie vortec).

Enfin, la structure dragonfly optimise la structure de la couronne pour économiser du poids, et ajuster le centre de gravité.

Comment nous avons testé ?

Pour cet essai, nous avons procédé en deux temps :

Un premier essai en indoor au magasin US Golf de Lyon, muni d’un radar Trackman 2, puis en outdoor, au golf de la Sorelle, avec un trackman 3, et le concours de notre consultant principal sur les tests de clubs, le pro Xavier Bretin, qui vous livre ses impressions dans une courte présentation vidéo fournie dans cet article.

La première partie de l’essai mené en indoor nous permet de faire appel à Jean, golfeur d’index 24, senior de plus de 65 ans, avec une vitesse de swing au driver autour de 75 mph (120 kmh).

Je participe systématiquement à tous les tests pour historiser toutes les données et comparaisons depuis 2012.

A 41 ans, ma vitesse de swing est stable autour de 95 mph (152 kmh).

Enfin, Xavier Bretin, pro, nous apporte son expertise et sa régularité avec une vitesse de swing de 100 mph (160 kmh).

Avec ces trois profils, nous essayons de balayer un éventail de joueurs susceptibles de taper ce club, et pouvons surtout comparer sa performance par rapport à des clubs concurrents.

Pour le test en indoor et en outdoor, nous utilisons rigoureusement le même type de balle, et ce depuis 2012, à savoir une Srixon Z-Star. C’est un élément clé dans un test de club.

Les principaux chiffres pour établir notre analyse et évaluer la performance d’un club

Sans expérience, conclure sur le test d’un club de golf, sans savoir interpréter les très nombreuses données fournies par un launch monitor tel que le Trackman, peut vite revenir à raconter n’importe quoi.

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Nous ajoutons en plus le smash factor qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résume l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, suite à des échanges avec des ingénieurs aux USA qui conçoivent les clubs lors du voyage à Carlsbad en février 2017, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Ainsi, nous estimons que nous pouvons passer derrière le discours marketing, pour distinguer ce qui est de la performance du blabla, et pour quelles raisons.

Les données pour les 3 testeurs en version acier

Ce premier tableau illustre les données pour les 3 testeurs, et une comparaison avec les drivers déjà testés dans des conditions similaires au cours des deux dernières années.

Pour un senior

Pour Jean, les chiffres ne démontrent pas l’absolu nécessité de toujours recourir à un shaft senior. Dans son cas, on vous propose d'ailleurs les résultats avec shaft regular et senior.

Sur manche regular, en comparaison avec le PING G, ce testeur a été nettement moins performant, perdant en qualité de centrage de balle (smash factor) et en efficacité.

Alors qu’avec le PING G, Jean avait obtenu ses meilleurs résultats de l’année 2015, avec le PING G400, il n’a pas pu rééditer cette performance.

Vitesse de swing en baisse accompagnée par une hausse du taux de spin de 300 tours entre les deux versions. Un fait dont nous allons reparler en conclusion.

En revanche, avec le shaft senior en comparaison d’autres drivers dans d’autres marques, le résultat est plus positif.

Si la tolérance est au-dessus de la moyenne (1.45 de smash contre 1.41 en moyenne), l’efficacité global du club reste assez en-dedans.

Curiosité de ce test, on s’est aperçu qu’avec le shaft stiff, Jean avait de meilleurs résultats qu’avec le modèle regular, et notamment en capacité à restituer de la vitesse de balle !

Sur le graphique ci-dessus, on constate que 3 des 5 meilleures balles ont été tapées avec le manche le plus rigide !

En réalité, avec le manche le plus souple, Jean a obtenu le plus de régularité dans ses distances, sans jamais casser la baraque… Les deux autres manches regular et stiff lui ont permis de gagner jusqu’à 10 mètres.

Toujours convaincu qu’il faut systématiquement un shaft senior ?

Pour un amateur à vitesse de swing rapide

Pour ma part, les résultats sont assez faciles à lire sur un manche regular.

Il faut retenir qu’indiscutablement la face du G400 est meilleure que celle du G en termes de rendement de vitesse de balle puisque le smash factor augmente de 0,02 points.

Cependant, pas de quoi crier au miracle, c’est la tendance des clubs de 2017. Avec le G400, PING se met au niveau de la concurrence.

Par contre, si on s’intéresse à l’efficacité, le rendement du PING G400 est dans une moyenne inférieure, en grande partie à cause d’un taux de spin qui grimpe en flèche.

Ce phénomène sera récurrent sur les trois profils de testeurs.

A 3000 tours de spin, c’est rédhibitoire pour espérer casser des records de distances.

La roule est considérablement amoindrie (près de 5 mètres en moins par rapport aux autres rivaux).

Au final, je perds même 9 mètres de distance en moyenne par rapport au reste du panel, essentiellement en raison de ce taux de spin beaucoup trop élevé qui joue en vol, et au sol.

En admettant que la face du club soit effectivement performante, dans ce cas, le shaft standard proposé par PING ne l’est pas !

Sur ce graphique, il est aussi impossible de statuer sur le fait que ce driver favorise des trajectoires plus rectilignes.

C’est de toute de façon l’argument le plus difficile à démontrer dans la relation entre un club et un joueur…

Pour un pro

Dans le cas de Xavier, finalement le profil le plus régulier dans le temps, le résultat est globalement plus équilibré.

Cependant, on retrouve les mêmes phénomènes.

A savoir, un rendement de la face effectivement légèrement amélioré avec un smash factor en hausse par rapport à d’autres drivers (1.48 contre 1.47 en version stiff).

En revanche, le spin est aussi en nette hausse à 2800 tours contre 2300 en moyenne.

L’éventuel gain de distance offert par la face est annulé par le taux de spin trop élevé.

Le spin par angle de lancement démontre une tendance à ballonner.

On parle de 192 tours par angle de lancement. C'est beaucoup trop.

Les balles montent au lieu de rester dans la trajectoire tendue idéale pour faire beaucoup de distance.


Bilan du test driver PING G400

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées », qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs.

Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

En particulier, le fait que les trois testeurs ont vu le niveau de spin grimper en flèche, ce qui peut être cohérent avec le très haut taux de MOI annoncé par PING.

Un club de golf est toujours un compromis !

En réalité, il ne peut jamais vraiment tout faire.

Il semble que sur les shafts standards proposés par PING, la réaction de la tête favorise la tolérance, et donc le smash factor.

En contrepartie, le taux de spin grimpe nettement, ce qui atténue la distance, et favorise un ballonnement des trajectoires de balles.

On peut éventuellement, dans deux cas sur trois, confirmer l’amélioration de la vitesse de balle par la qualité de la face plus fine, mais en revanche, c’est impossible de vérifier l’argument de la dispersion plus réduite, et le gain de distance qui n’est pas avéré.

PING semble avoir joué sur la tolérance comme principal argument de distance à présenter à sa clientèle, peut-être moins athlétique qu’une clientèle qui opterait pour le TaylorMade M1 ou M2.

Sur le papier, cela peut se tenir, car si vous centrez mieux la balle, vous pouvez effectivement gagner en distance. Toutefois, un fitting est obligatoire pour chercher un shaft vraiment performant.

En l’occurrence, senior, regular ou stiff, le ALTA CB55 est très décevant. Il efface toute possibilité de gain de distance par un taux de spin très médiocre.

A la limite, on se croit revenir 5 ans en arrière quand le G20 ou le G25 donnaient déjà des taux de spin plus élevés que le reste du marché.

Les résultats sont étonnants alors que le G30 et le G avaient donné jusqu’à présent de bonnes performances. En l’état, le G400 est plutôt décevant, et ne tient pas toutes ses promesses.

Le shaft joue sans doute une grande part de responsabilité dans ce résultat quelconque qui ne fait pas du PING G400 un driver surprenant…

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