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Test driver Cobra KING F9

Test driver Cobra KING F9

King of Speed, en 2019, les marques de drivers rivalisent d’ingéniosités pour annoncer des vitesses exceptionnelles. On imagine qu’elles suggèrent la vitesse de balle, l’élément clé pour produire un maximum de distance avec un driver. Pour ce nouvel essai, Cobra a eu l’amabilité de nous passer deux têtes, en 9 et 10,5 degrés dont le changement de loft n’est pas le seul élément distinctif majeur. Avec SpeedBack, le KING F9 permet-il des gains significatifs ?

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Les nouveaux arguments du driver Cobra KING F9 Speedback

Pour cette nouvelle saison, Cobra annonce avoir fait un véritable pas en avant en matière de technologie, en arrivant à combiner un dessin aérodynamique favorable à la vitesse, en même temps qu’un centre de gravité abaissé, ce que la marque considère être la formule ultime de la vitesse.

Par rapport aux années précédentes où Cobra proposait simultanément deux drivers, un modèle standard et un modèle Plus, Cobra revient cette fois avec un seul driver, le KING F9, mais à y regarder de plus près, entre une tête en loft 10,5 degrés, et une tête 9 degrés, il y a une toute petite différence qui a son importance au niveau du hosel.

Sur le modèle 10,5 degrés, le placement du hosel va favoriser un manche placé légèrement en avant, notamment pour la position des mains au-dessus de la tête, une très légère manière de combattre un phénomène de slice.

Ce n’est pas aussi marqué par rapport à des produits dit spécialisés contre le slice, comme le PING G410 SFT.

Sur le modèle 9 degrés, une fermeture qui s’adresse déjà à des golfeurs capables de produire une vitesse de swing plus importante, ce même placement du hosel est plus droit, de sorte que le joueur va avoir plus de liberté dans l’alignement de son driver, et disposer ses mains de manière moins avancée vers la cible.

Cela peut paraître un détail, mais dans un environnement où les drivers d’aujourd’hui ont significativement les mêmes performances, c’est un vrai élément de choix.

Alors que les précédents drivers Cobra se distinguaient par des poids réglages sous la semelle, dorénavant, avec le F9, 9 ou 10,5 degrés, vous pouvez ajuster de la même façon un poids de 2 grammes ou un poids de 14 grammes, en avant ou en arrière.

Le plus de poids vers l’avant, le moins de spin et de smash factor, et inversement, vers l’arrière, le plus de smash factor, et le plus de spin…

Les drivers Cobra KING F9 testés

Pour l’essai, Cobra a proposé deux têtes et deux manches sachant qu’ils sont toujours équipés du principe Cobra Connect, qui à mon sens, procure un net avantage de Cobra sur le reste de la concurrence.

En proposant un élément de mesure directement intégré au driver, Cobra a été la première marque à ajouter une véritable technologie bénéfique en faveur des amateurs, la possibilité de mesurer les longueurs des drives sur le parcours, et sans radar supplémentaire.

A un moment où les marques essaient d’argumenter des bénéfices de performants difficilement vérifiables dans un environnement hautement réglementé, l’ajout de la fonction Cobra Connect est une véritable valeur ajoutée.

S’agissant des manches, Cobra a proposé en test le fameux Project X HZRDUS Smoke 6.0 en 60 grammes qui est un « vrai » shaft low spin, et surtout « low » trajectory.

Pour ma part, je n’avais encore jamais eu autant de difficultés à lever la balle avec un tel shaft.

Au cours du test, certaines de mes balles ne dépassaient pas les 10 degrés d’angles de lancement.

Alors que par opposition au test du Cobra F-Max Superlite, avec son manche ultraléger, et avec un point de flexion plus bas, je pouvais trop facilement monter le loft dynamique, à parfois plus de 20 degrés, avec ce manche sur le Cobra KING F9, ce même loft dynamique restait collé à 11 degrés, et pourtant, entre les deux têtes, le loft indiqué était bien de 10,5 degrés.

Si parfois, les caractéristiques des drivers sont obscures, et ne donnent pas réellement de différences, là, clairement le shaft SMOKE propose un point de flexion haut, et des trajectoires tendues. Il faut une vitesse de swing supérieure à 110 mp/h pour en tirer un avantage notable.

Il vous suffira de prendre le manche dans les mains pour sentir tout de suite le niveau de rigidité assez uniforme sur toute sa longueur.

Surtout en opposition à l’autre manche fourni par Cobra, le regular Fujikura Atmos Tour Spec 6R 2019, un manche beaucoup plus abordable pour les amateurs.

Ce n’est pas réellement en vitesse de swing que vous noterez une différence entre ces deux shafts, même si le Fujikura est 0.25 inches plus long.

C’est à nouveau sur la question du loft dynamique qu’une différence certaine se fait.

Si le SMOKE m’a difficilement permis de me situer entre 11 et 12 degrés de loft dynamique, selon si la tête était en 9 ou 10,5 degrés de loft.

Avec le Fujikura Atmos Tour Spec 6R, ce même loft dynamique est monté à 14 degrés pour un angle de lancement des balles d’au moins 2 degrés supplémentaire.

Initialement, Cobra m’avait proposé la tête 9 degrés avec le Smoke, et la tête 10,5 degrés avec le Fujikura, soit une version muscle, et une version plus raisonnable. J’ai inversé tête et shaft pour monter le 9 degrés avec le manche regular, et obtenir ainsi la meilleure version.

Les performances du Cobra KING F9

Avec le modèle KING F9, loft 10,5 degrés sur le manche Fujikura regular, le premier essai démontre tout de suite un très bon smash factor (1.48), une tendance que l’on retrouve année après année chez Cobra.

La marque d’origine Australienne mise depuis longtemps sur des têtes aux dimensions au plus près du maximum autorisé pour justement favoriser ce rendement supérieur.

A cela s’ajoute un taux de spin très raisonnable, 2500 tours, ce qui permet un très bon niveau de distance pour une vitesse de swing de 95 mp/h, et ce, alors que le réglage sous la semelle est dit HI, soit le plus de poids à l’arrière de la tête.

Pour le même driver, en changeant simplement le réglage sous la semelle sur LO, je n’obtiens pas réellement moins de spin (2600 tours), alors que le smash factor baisse d’un soupçon.

En résumé, il est très difficile de distinguer les deux réglages, surtout quand on regarde les meilleures balles qui frisent les 240 mètres dans les deux cas. L’ajustement sous la semelle ne paraît pas assez significatif, autant laisser le poids sur Hi.

S’agissant du deuxième driver avec la tête 9 degrés, et donc le hosel moins porté sur l’avant, on peut voir immédiatement l’effet sur le « club path » ou chemin du club qui est moins intérieur-extérieur, soit 3,5 degrés en moyenne contre 5 degrés pour l’autre tête.

Malgré la difficulté présentée par le shaft SMOKE, notamment pour le loft dynamique très tendu, ce qui pour certains peut être un avantage, le smash factor reste très bon avec une moyenne de 1.48.

Le manche est un vrai low spin, car ce dernier chute à moins de 2200 tours alors que la hauteur de trajectoire descend de 3 mètres. Le niveau de roule augmente nettement (+7 mètres).

Constatant que j’avais parfois du mal à lancer correctement avec la tête 9 degrés, je l’ai ajusté sur 10,5 degrés pour obtenir plus de régularité.

Logiquement, avec une face moins fermée, le smash factor a légèrement baissé (1.47 au lieu de 1.48), par contre, la vitesse de swing, et la vitesse de balle ont augmenté, signe d’une meilleure maniabilité.

Si la vitesse a augmenté, paradoxalement, je n’ai pas lancé franchement plus haut (trajectoire haute maximum bloquée à 16 mètres).

Distance et spin sont restés inchangés malgré le changement de loft.

Dernier test, j’ai toujours utilisé la tête 9 degrés mais réglé sur 10 degrés de loft avec le manche regular au lieu du manche stiff et laissé le réglage Hi sous la semelle.

Finalement, cela s’est avéré le choix le moins payant, et contrairement à ce que j’imaginais. Le spin est monté à 2600 tours (le niveau habituel du Fujikura). J’ai un peu perdu en vitesse de balle (139 mp/h contre 141 mp/h), pour seulement gagner en hauteur de trajectoire (20 mètres au lieu de 16), ce qui a fait essentiellement baisser la roule.

En théorie, le SMOKE me donne les meilleurs résultats, sauf que de temps en temps, je décentre trop bas dans la face pour des balles franchement manquées.

Pour optimiser le KING F9, il faut faire des choix assez fins entre loft et rigidité du manche.

A la différence du PING G410 Plus, le Cobra KING F9 n’est pas le driver qui donne le plus de vitesse de swing, en revanche, le smash factor est assez bon avec un niveau de spin très cohérent pour faire de la distance.

Cobra devrait peut-être plus axer sa communication autour de son point fort habituel, le smash factor, qui signifie qu’un amateur pourra plus facilement obtenir le maximum de rendement de la tête, surtout que la marque a le mérite de ne pas trop se lancer dans la course à l’allongement des manches, pour annoncer des prétendus gains de vitesses.

La comparaison avec les anciens drivers Cobra

Pour comparer des éléments à peu près comparables, il faut isoler les têtes par lofts et par manches sur les dernières années de tests Cobra.

Comme pour les autres marques, il est difficile de noter des avancées majeures par rapport aux produits des 3 dernières années.

Si on prend le KING F9 en 10,5 degrés sur manche regular, on trouve des performances tout à fait comparables avec les drivers KING F6+ et KING F7+.

Idem si on prend le KING F9 en 10,5 degrés sur manche stiff. On trouve là-aussi des performances dans la lignée de celles du KING Ltd Pro ou du KING F6+.

Bilan du test Cobra KING F9

Le look de ce driver est très réussi, notamment la couronne. Il fait assurément partie du top-5 des meilleurs produits de l’année 2019, surtout à la faveur de son smash factor qui le met dans les meilleurs sur ce seul critère.

Speedback ou pas, le Cobra KING F9 est comme ses rivaux au maximum de performance possible, le principe Cobra Connect en plus, ce qui reste sa principale valeur ajoutée, tout en sachant que sur l’aspect prix, Cobra se montre plus raisonnable que certains de ses concurrents.

Le rapport qualité/prix est donc un des avantages du KING F9, à défaut d’aller franchement plus loin que les modèles précédents.

Le système d’ajustement sous la semelle ne m’a pas franchement convaincu, à la différence de la véritable discrimination du placement du hosel entre tête 9 et 10,5 degrés, un vrai bon point pour Cobra, et pour permettre à différents profils de joueurs de faire le bon choix.

Autre bon point, Cobra est restée raisonnable sur les longueurs de manches proposés, ne tombant pas dans la même forme de surenchère choisie par TaylorMade et PING.

En définitive, Cobra a toujours le produit qui s’adapte à une grande partie du marché amateur. Il lui reste à convaincre sur le plan de l’image, ses drivers étant parfois faussement associés à des drivers pour seulement bons joueurs, ou pire, moins chers et donc moins bons.

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