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Test driver Callaway GBB EPIC Sub Zero

Test driver Callaway GBB EPIC Sub Zero

Quelques mois après avoir déjà testé le Callaway GBB EPIC, nous avons eu l’opportunité de compléter notre test avec le driver Sub Zero, une version plus musclée et dédiée aux bons joueurs. Dès que le club est posé à l’adresse, vous ne pouvez pas vous y tromper ! Comparativement au modèle EPIC, quelles différences de comportements et de trajectoires de balles peut-on relever ? Plus ou moins de spin pour un driver annoncé comme un club de fitting ? Nous l’avons testé avec le concours de trois joueurs, et du radar Trackman.

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Le driver Callaway EPIC GBB Sub Zero testé

Pour cet essai, Callaway a eu l’amabilité de nous adresser un driver Sub Zero en version 10,5 degrés de loft monté sur un manche Project X HZRDUS T800 5.5 d’une longueur de 45,5 inches et d’un poids de 58 grammes en regular.

Le 5.5 Project X peut être considéré comme un manche regular +, à savoir entre regular et stiff.

Un choix assez adapté à cette tête « Sub Zero » qui s’adresse aux bons joueurs.

Dans le tableau ci-dessus, nous vous avons remis les données comparables du précédent driver Callaway testé, à savoir le modèle GBB EPIC, considéré comme plus grand public.

Néanmoins, entre les deux versions testées, notez que les différences sont très ténues, mais tout de même notable en matière de lie, swing weight et grammage.

S’agissant spécifiquement du manche, on peut noter en 2017 que la moyenne des manches regulars proposés tournent autour de 57 grammes pour une longueur de 45,5 inches en moyenne.

Au plus léger, on trouve du 44 grammes (sur le Wilson D300) et au plus lourd, du 65 grammes (sur le TaylorMade M1 440).

En matière de longueur, il y a un « gros » consensus autour de 45,5 inches, ce qui est tout de même assez long pour un manche de driver. Si cela favorise la vitesse de swing, et donc la distance, pas sûr que cela favorise la dispersion des amateurs…

Précisons qu’un « testing » n’est pas un « fitting ».

On ne cherche pas la meilleure combinaison possible. On teste ce qui existe, ce qui est sur le marché à disposition des golfeurs, la base du produit, et on publie les résultats mesurés avec le trackman comme support d’analyse.

Comment nous avons testé ?

Pour cet essai, nous avons procédé en deux temps :

Un premier essai en indoor au magasin US Golf de Lyon, muni d’un radar Trackman 2, puis en outdoor, au golf de la Sorelle, avec un trackman 3, et le concours de notre consultant principal sur les tests de clubs, le pro Xavier Bretin, qui vous livre ses impressions dans une courte présentation vidéo fournie dans cet article.

La première partie de l’essai mené en indoor nous permet de faire appel à Jean, golfeur d’index 24, senior de plus de 65 ans, avec une vitesse de swing au driver autour de 75 mph (120 kmh).

Je participe systématiquement à tous les tests pour historiser toutes les données et comparaisons depuis 2012.

A 41 ans, ma vitesse de swing est stable autour de 95 mph (152 kmh).

Enfin, Xavier Bretin, pro, nous apporte son expertise et sa régularité avec une vitesse de swing de 100 mph (160 kmh).

Avec ces trois profils, nous essayons de balayer un éventail de joueurs susceptibles de taper ce club, et pouvons surtout comparer sa performance par rapport à des clubs concurrents.

Pour le test en indoor et en outdoor, nous utilisons rigoureusement le même type de balle, et ce depuis 2012, à savoir une Srixon Z-Star. C’est un élément clé dans la rigueur d’un test de club.

Petit rappel sur le Driver Callaway GBB Sub Zero

D’entrée, Callaway précise que ce driver est destiné à ceux qui voudraient optimiser le taux de spin ! Le Sub Zero remplace le Big Bertha Alpha 816 DBD et doit se vendre exclusivement dans le cadre d’un fitting. Ce détail n’est pas anodin.

A la différence du GBB classique, seul le hosel est ajustable pour cette tête 460 cc. Le choix du shaft est donc crucial.

Dans sa présentation, Callaway parle de « Le GBB Epic Sub Zero est une véritable révolution : un driver de niveau Tour puissant à faible spin qui est aussi extrêmement tolérant. »

Qu’est-ce qui le rend « Epic » ?

Selon Callaway, l’Epic Sub Zero tire sa puissance de la nouvelle technologie novatrice Jailbreak.

Elle doit fondamentalement changer le comportement de la tête et de la face du club à l’impact pour augmenter la vitesse de balle et la distance.

Les composants clés de la structure d’un bois (couronne, semelle et face) se tordent, fléchissent et rebondissent à l’impact.

Parce qu’ils sont connectés, ces composants influencent leur dynamique respective.

La technologie Jailbreak crée une relation remarquablement efficace entre ces composants pour favoriser une vitesse de balle accrue sur une plus grande surface de la face.

Deux poids interchangeables (12 grammes et 2 grammes), placés dans la semelle à l’avant et l’arrière, permettent au golfeur d’ajuster son taux de spin de plus ou moins 250 tr/min (d’après les tests robotiques de Callaway), l’angle de décollage et même le moment d’inertie.

L’installation à l’avant du poids le plus lourd réduit le spin, et à l’arrière il augmente la tolérance et permet un décollage plus haut et une portée plus longue.

Dans le cadre de notre essai, conformément à nos usages, nous avons laissé le poids dans la position fournie à l’origine par Callaway, à savoir le poids le plus lourd sur l’arrière de la tête, favorable à la tolérance.

Si on se fie aux données fournies par Callaway, il faut réduire de 250 tours par minute, le taux de spin que nous allons découvrir avec le Sub Zero en version moins spinnante.

Quand vous démontez les poids, vous sentez nettement la différence entre 12 et 2 grammes dans les mains. Le montage et le démontage est très aisé.

Les principaux chiffres pour établir notre analyse et évaluer la performance d’un club

Sans expérience, conclure sur le test d’un club de golf, sans savoir interpréter les très nombreuses données fournies par un launch monitor tel que le Trackman, peut vite revenir à raconter n’importe quoi.

La distance totale n’est pas un élément suffisant pour juger de la réelle performance d’un club de golf.

Il faut prendre en compte principalement les paramètres que sont la vitesse de swing, la vitesse de balle, l’angle de lancement, et le taux de spin donné à la balle.

Nous ajoutons en plus le smash factor qui est le ratio entre la vitesse de swing et la vitesse de balle, ce qui traduit l’optimisation du set-up club/joueur.

Nous allons plus loin avec le degré d’efficacité qui est un ratio que nous avons créé, entre la vitesse de swing, et la distance produite au carry. Cela résume l’énergie déployée pour produire une distance.

Et enfin, suite à des échanges avec des ingénieurs aux USA qui conçoivent les clubs lors du voyage à Carlsbad en février 2017, nous utilisons en plus le ratio spin sur angle de lancement, qui traduit la performance balistique d’un club.

Le bénéfice d’utiliser des ratios permet de neutraliser des effets extérieurs comme les variations de vitesses de swings entre plusieurs essais.

Ainsi, nous estimons que nous pouvons passer derrière le discours marketing, pour distinguer ce qui est de la performance du blabla, et pour quelles raisons.

Les données pour les 3 testeurs avec le Subzero

Ce premier tableau illustre les données pour les 3 testeurs, et une comparaison avec le driver GBB EPIC déjà testé en début d’année dans des conditions similaires.

Pour un senior

Pour Jean, les résultats confirment une réelle inadéquation entre son profil de golfeur 24 d’index et joueur occasionnel avec un club clairement affiché comme club pour golfeur avec une grande régularité de swing et vitesse.

Le senior n’a jamais vraiment réussi à trouver sa bonne vitesse de swing, étant très en retrait de ses performances habituelles.

Swinguant moins vite (seulement 67 mph), sans doute pas en confiance (plus que le poids du shaft ou sa rigidité), il a aussi eu du mal à centre la balle dans la face à l’impact (smash factor très faible à seulement 1.29).

Conséquence, le degré d’efficacité du tandem joueur/club dégringole en flèche à seulement 1.57 contre 1.82 en moyenne cette saison tous clubs confondus.

Alors qu’en moyenne, Jean peut porter son driver à environ 140 mètres. Dans ce cas, il n’a pas dépassé les 116 mètres de moyenne avec seulement une pointe à135 mètres.

Avec l’EPIC en versions standard, il avait obtenu ses meilleures distances de l’année. La comparaison entre les deux clubs est sans appel ! Et encore, nous avons testé le Sub Zero dans sa version la plus abordable.

En plus d’être court, Jean a beaucoup dispersé par la faute d’une direction de swing nettement à gauche, que le club ne peut pas à lui seul corriger.

Symbole de cette difficulté, Jean a produit des trajectoires de balles très variées : Très bombées et courtes, ou très tendues…

Sur un coup parmi les meilleurs, l’optimizer de Trackman illustre parfaitement les problèmes rencontrés.

Avec une vitesse de swing de 65 mph, Jean a porté sa balle à 107 mètres au carry pour finalement atteindre avec la roule une distance de 135,6 mètres.

Le radar illustre que même sur cette balle parmi les plus longues, et alors que la vitesse de balle est à peu près cohérente (92 mph), les autres éléments balistiques sont en-dessous du potentiel à exploiter.

Pour la vitesse de swing donnée, l’angle de lancement est trop bas, la hauteur de balle trop faible, y compris le taux de spin.

Le swing du joueur est bien entendu en cause, mais le club n’est vraiment pas adapté.

Pour un amateur à vitesse de swing rapide

Pour ma part, à vitesse de swing équivalente entre le GBB EPIC et la version Sub Zero, on note des éléments très distincts qui justifient l’existence de deux têtes.

Indubitablement, la tête Sub Zero donne un avantage de tolérance flagrant par rapport au modèle EPIC. Le smash factor avec le poids de 12 grammes en arrière donne un excellent taux de smash factor à 1.47 contre seulement 1.44 pour le GBB EPIC, ce qui n’était pas un des meilleures ratios de l’année.

A vitesse de swing équivalente, il y a un gain de vitesse de balle très sensible (environ 2 à 3 mph) alors que l’angle de lancement du Sub Zero est légèrement plus tendu.

Comme toujours avec un club de golf, le compromis s’opère en défaveur du spin, très haut à près de 2900 tours. Dans cette configuration, le Sub Zero est paradoxalement un club très tolérant, mais il perd en optimisation de distance du fait d’un spin environ trop haut de 500 tours pour ma moyenne.

Même avec 250 tours en moins, il serait encore dans une moyenne relativement haute, sans parler de la perte logique de vitesse de balle du fait d’un réglage moins favorable.

Dommage car la prise en main est excellente, et le club paraît assez facile à manier dans l’espace.

Moins roulant que d’autres drivers avec moins de spin, le Sub Zero se classe tout de même deuxième de sa catégorie derrière le TaylorMade M2 au bénéfice de son smash factor, et de la vitesse de balle.

Une optimisation du poids, et un choix de shaft favorisant une baisse du spin pourraient néanmoins en faire un des drivers les plus longs de l’année, d’où la remarque sur le fitting.

Pour un pro

Dans le cas de Xavier, on retrouve les mêmes tendances que le test précédent. A savoir, un gain évident de vitesse de balle avec un meilleur centrage de balle et une plus grande tolérance. Cependant, le gain est annulé par un taux de spin trop élevé.

En revanche, en admettant que le pro ne sente pas la différence de position du poids ajustable dans la tête, un spin réduit de 250 tours sur une base à 2600, lui permettrait d’optimiser très concrètement sa distance, et en particulier la roule.

Ci-après les commentaires de Xavier Bretin : « Le design du club est vraiment sympa. Dès l’adresse, on s’aperçoit très vite du fait que les mains sont mises très en arrière de la tête de club. On a bien un driver typé bons joueurs. J’ai la sensation que l’orientation de la face de club est très orientée vers le ciel quand le driver est posé correctement sur sa semelle. S’agissant du shaft Project X, j’ai eu plutôt des bonnes sensations avec l’impression d’un point de flexion mid. On le sent « bien bouger ». En 55 grammes, je trouve que c’était plutôt une bonne association pour moi. Concernant les données trackman, je constate que la balle manque un peu d’angle de lancement pour atteindre son plein potentiel. Dans le cas du test, l’angle de lancement a été de seulement 12 degrés, alors qu’idéalement, par rapport à ma vitesse, il faudrait plutôt 15 degrés. Enfin, pour le spin, 2600 tours, cela correspond à une moyenne assez haute. En conclusion, pour optimiser les données, il conviendrait de soit travailler sur le manche, soit sur la face (loft et lie). Un club qui m’a apporté plutôt des bonnes sensations dans l’ensemble. »

Lien vers la présentation vidéo du test de Xavier

Bilan du test driver Callaway EPIC GBB Sub Zero

Nos tests sont une « photographie à un moment donné, et avec des configurations figées », qui peuvent être remis en cause par un fitting, ou un changement de set-up au niveau des clubs.

Néanmoins, avec le concours de trois testeurs distincts, on retrouve des tendances qui méritent d’être relevées.

Avec le poids en arrière, clairement, dans deux cas sur trois, le driver Sub Zero ajoute une bonne dose de spin, et de tolérance.

Pas étonnant que deux des testeurs aient eu plutôt de bonnes sensations, et même un sentiment de facilité alors que paradoxalement le Sub Zero est un club pour bons joueurs, comme le rappelle Xavier Bretin en commentant la position des mains derrière la tête du club à l’adresse.

A titre de comparaison, le TaylorMade M1, lui aussi typé bon joueur n’offre pas une telle facilité.

Si le pro a effectivement lancé trop bas (11,8 degrés), la vitesse de balle a plutôt été le point fort de ce driver Sub Zero à classer top-4 de l’année, mais pas encore top-1.

Par rapport au modèle EPIC, le Sub Zero fait tout de même le « point » parce qu’il est ajustable en poids pour justement améliorer le spin, qui en version 12 grammes à l’arrière est un peu trop important.

Clairement, un produit de fitting pour arriver à la bonne configuration. C’est son principal point fort, car si les données trackman ne sont pas extravagantes, le fait de pouvoir les modifier sensiblement permet d’avoir de l’espoir.

En revanche, pour un golfeur qui manque de vitesse et de régularité, il y a d’autres solutions à envisager avant.

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