Test driver Callaway EPIC Flash Star

Incroyablement léger pour un maximum de vitesse de swing, et donc de vitesse de balle, selon les dires du fabricant Callaway, le tout nouveau driver Epic Flash Star, en édition série limitée vient relever le gant contre XXIO, et son offre justement premium, et légère. Alors que le marché des drivers se segmente de plus en plus entre des drivers à moins de 500 euros, et à plus de 500 euros, Callaway entend ajouter sa bonne « étoile » dans la mêlée. Est-ce que l’EPIC Flash Star va se distinguer ? Nous l’avons fait tester à trois amateurs avec des vitesses de 70, 75 et 105 mp/h.

Découvrez nos formules d'abonnements

Le driver Callaway Epic Flash Star testé par 3 testeurs amateurs

Tout à propos du driver Callaway Epic Flash Star tourne autour d’un poids très allégé.

A commencer par le nouveau manche UST ATTAS Speed dans la catégorie des manches 30/40 grammes.

Même le grip a été particulièrement affiné pour ne peser que 30 grammes (Golf Pride JL00) tandis que la couronne, et le système d’ajustement du hosel ont perdu 50 grammes, par rapport à la précédente version du driver Epic Flash.

Malheureusement, je n’avais plus de driver Callaway Epic Flash au moment du test de ce nouveau modèle, pour justement sentir la différence, mais une fois dans les mains, c’est clair que la version Star est dans la classe des poids-plumes.

Autre différence avec le driver EPIC Flash, le Star arbore un look doré, qui a certainement vocation à suggérer une offre premium.

Comparativement au modèle Epic Flash, le Star ressemble beaucoup, avec notamment le dessin de la flash face ou la présence des barres en titane de la technologie dite Jailbreak.

Une petite différence à relever, le driver n’est pas ajustable au niveau du hosel pour changer le loft, mais c'est aussi le cas pour XXIO.

Ci-dessus, la fiche du driver que Callaway nous a passé en test.

Pour ce nouvel essai, j’ai réactivé le fait de faire appel à différents profils de testeurs, ce qui implique un délai de traitement beaucoup plus long, avant la parution d’un article de test.

Pour ce driver, Luc (vitesse de swing au drive supérieure à 70 mp/h, 20 d’index, profil senior), Jacky (vitesse de swing au drive supérieure à 75 mp/h, 14 d’index, profil senior) sont venus au studio, pour tester plusieurs clubs. Je complète le trio avec une vitesse de swing de 105 mp/H.

Suite à différentes polémiques issues de ce test, je reprécise que je ne suis pas le profil idéal pour ce type de club de golf, conçu pour des vitesses lentes à modérées. Depuis 2012, j'ai toujours testé tous les produits, adaptés ou pas adaptés.

Mon test, bien que cela me paraissait évident, est à donc à relativiser par rapport à ceux de Luc et Jacky, bien plus dans la cible.

Pour rappel : Le studio permet de neutraliser les conditions extérieures, qui pourraient faire varier les résultats, et permet d’utiliser des balles premium, et non pas des balles de practice.

Synthèse des 3 testeurs

Ce tableau recense les principales données collectées à l’aide du Trackman, et regroupées en 9 catégories : la tête (loft), le manche (poids et longueur), la vitesse (club et balle), la trajectoire (décollage et atterrissage), les ratios de performances (smash factor, efficacité et spin sur angle de lancement), les distances (carry, totale, et maximum), le spin, la roule, et la tolérance (écart entre la moins bonne, et la meilleure balle).

Les données sont affichées pour les 3 profils, avec en plus sous chaque joueur, sa moyenne sur plusieurs drivers testés dans l’année, et dans les mêmes conditions.

Ma synthèse

Ce driver ultraléger n’est clairement pas élaboré pour un profil avec une vitesse de swing déjà élevée.

Ma vitesse de club moyenne va augmenter par rapport à mon habitude, mais au regard du smash factor très faible (1.42). Je reste largement sur ma faim.

L’augmentation de la vitesse de club est notable (shaft léger et long), mais comme cela s’accompagne par plus de décentrage, et une masse en tête moindre, le rendement en vitesse de balle n’est pas au rendez-vous.

D’ailleurs à ce propos, j’ai voulu refaire un test pour établir, si le smash factor bas était effectivement le fait de coups décentrés ou le rendement de la face.

Avec la fonction Impact Location du Trackman 4, il ressort que c’est le rendement de la face qui était loin du maximum possible sur ce driver de démo.

Comme vous pourrez le constater ci-dessus, le centrage n’est certes pas parfait, mais tout de même très proche du centre de la face. Le rendement de smash factor ne monte pas à plus de 1.46 sur le coup le plus centré possible !

La tête est-elle trop légère ? Est-ce que la face manque de rendement ?  Le shaft de moins de 40 grammes m’est-il vraiment adapté ?

Cela étant, mon panel de test fait état d’essais réalisés avec des manches au moins deux fois plus lourd en moyenne (autour de 60 grammes).

Il faut reconnaître que les manches de moins de 40 grammes ne sont pas majoritaires sur le marché.

Le smash factor est donc trop bas pour que je considère ce driver, même si le degré d’efficacité, la valeur la plus fiable et objective, car elle met en rapport la vitesse de club avec la distance au carry produite, n’est pas si décrochée de ma moyenne annuelle.

De manière très prévisible, c’est le taux de spin par l’angle de lancement, à savoir l’optimisation balistique du club qui n’est pas très performante. Le club lance trop haut, et avec trop de spin pour favoriser réellement l’accroissement de la distance.

Par exemple, la roule est divisée par deux par rapport à ma moyenne annuelle (13 mètres au lieu de 26).

Avec plus de 1000 tours d’écarts par rapport à ma moyenne, ce driver, dans cette configuration donne trop de spin, signe d’un moment d’inertie très élevé.

Le bénéfice ou revers de la médaille, c’est une certaine facilité ou maniabilité qui me permet de légèrement réduire l’écart entre ma moins bonne, et ma meilleure balle (19 mètres au lieu de 22), signe d’une relative meilleure tolérance, liée au moment d’inertie.

Le phénomène était plus ou moins similaire avec le dernier driver XXIO testé, des clubs qui définitivement ne sont pas adaptés aux golfeurs avec des vitesses de swings rapides.

La synthèse de Jacky

Profil de golfeur senior qui joue très fréquemment, et plutôt à taper assez droit (pas de slice ou de hook particulier), Jacky délivre une vitesse qui pourrait le faire rentrer dans le bon profil pour ce club ultraléger.

Cependant, le résultat est globalement inférieur à sa moyenne, prenant en compte plusieurs autres drivers testés, dont le sien, un PXG 0811XF.

Trait commun à son test et au mien, la propension de ce driver a donné un loft dynamique très élevé, et donc à lever fortement la balle. C’est plus spectaculaire dans mon cas (17 degrés au lieu de 14 de loft dynamique), mais aussi vérifiable pour Jacky.

En conséquence, la trajectoire de balle est plus bombée, et moins favorable à la roule.

Surtout, la légèreté du driver ne produit pasl’effet escompté par la marque, à savoir une augmentation de la vitesse de club, et de la vitesse de balle.

Une preuve supplémentaire que plus léger ne signifie pas systématiquement plus long !

Comme pour moi, le smash factor est relativement bas (1.44 au lieu de 1.46), et malgré la flash face.

Au global, quand on prend purement la distance en compte, il n’y a pas de gains notables pour Jacky. Ce driver délivre des performances dans sa moyenne (167 mètres).

A l’inverse, avec une vitesse de swing moins élevée, il décentre moins, et est moins pénalisé par le spin élevé. Spin, qui dans son cas est dans une bonne moyenne. En conséquence, la roule est convenable.

Comme vous pouvez commencer à le percevoir, ce driver à moment d’inertie élevé présente un avantage : Un faible écart entre la moins bonne, et la meilleure balle, signe de tolérance et de maniabilité.

Au final, Jacky a énormément apprécié le look de la gamme Epic Flash Star, et en particulier le driver. Pour autant, les performances de cette configuration de driver ne l’ont pas convaincu de changer.

La synthèse de Luc

Profil de golfeur senior qui joue très fréquemment, et plutôt à taper assez droit (pas de slice ou de hook particulier), Luc délivre une vitesse de swing plutôt lente. C’est d’ailleurs ce qu’il aimerait améliorer dans son jeu.

A ce titre, il entre aussi dans le bon profil pour ce type de club, si on se fie au discours des marques sur des clubs plus légers pour plus de vitesse de swing.

Dans son cas, et cela va à l’inverse de ce que j’ai observé, tout comme pour Jacky, le club ne lui permet pas vraiment de plus lever la balle. Sa trajectoire de balle est même légèrement plus tendue.

Et effectivement, on peut noter un léger gain de vitesse de club (72 mp/h au lieu de 70 mp/h).

Mieux, ce gain se retrouve dans la vitesse de balle augmentée de 3 mp/h.

Pour Luc, en plus d’une vitesse de swing modérée, son smash factor est l’autre explication de pertes de distances au drive.

Avec l’Epic Flash Star, si le gain de vitesse est avéré. Ce n’est pas le cas du Smash Factor. Le club ne fait pas mieux driver !

Si on s’arrête à l’efficacité pure, le club ne sort pas de l’ordinaire pour Jacky.

Si on prend en compte la distance, il y a un léger gain d’environ 4 mètres en moyenne, et même 5 mètres sur la balle la plus longue.

Ne vous attendez pas à gagner 15 mètres !

Un gain de 5 mètres est déjà une performance en soi. Pourtant, par rapport à la vitesse de balle gagnée, c’est une toute petite déception.

Luc décentre beaucoup la balle dans la face, et génère donc facilement du spin. Ce paramètre ajouté à une vitesse de swing modérée limite la distance.

Surtout, ce driver ne lui permet pas d’optimiser la trajectoire de balle. Le spin est trop élevé par rapport à l’angle de lancement trop bas.

Il est possible qu’un driver avec un loft de 12 degrés soit plus adapté.

Luc est déjà plus susceptible de changer de driver, mais n’a pas encore trouvé le coup de cœur.

Bilan du test

Un beau produit bien réalisé, mais pas aussi attractif que sa version précédente, et plus classique, le driver Epic Flash qui lui délivrait plus de smash factor, et notamment pour une vitesse de swing moyenne à élevée.

Le point fort de ce driver est indéniablement sa maniabilité, malgré un manche qui fait tout de même 45,5 inches (la fourchette haute pour une longueur de manche de driver, bien que le standard actuel sur le marché).

Dans les trois cas, l’espacement entre moins bonne et meilleure balle est inférieur à la moyenne. C’est sans doute le bénéfice d’un moment d’inertie élevé.

Le point faible ou plutôt le revers de la médaille, c’est une tête avec trop peu de masses en tête pour délivrer un smash factor important.

La vitesse de balle ne peut pas être le point fort de ce driver, à nouveau pour des vitesses de swings élevés.

Ce que je peux retenir de ce test, c’est la frontière de performances entre un golfeur qui swingue à 70 ou 75 mp/h, entre un golfeur qui centre un peu mieux, et un golfeur qui ne centre pas encore assez bien.

Dans le premier cas, ce driver n’apporte pas une aide substantielle, alors que dans le second cas, là, on observe un gain vérifiable de vitesse de balle, et donc de distance.

Pour Luc, le profil concerné, une tête 12 degrés, et quelques cours et/ou du stretching, pourraient permettre un gain plus important que seulement 4 mètres.

Même si les résultats ne sont pas complètement concluants, on peut saluer la performance de la marque, visant à réduire à ce point le poids d’un club de golf.

Il serait intéressant de voir ce qu’un tel driver avec un manche raccourci pourrait donner pour des femmes et des juniors, sans doute pas la population imaginée en premier lieu pour ce club, mais qui pourrait y trouver un intérêt...

Ce test ne prétend pas une fois de plus détenir la seule vérité. Simplement, cela illustre que la performance d’un club de golf n’est pas universelle. Tous les golfeurs ne seront pas performants ou contre-performants avec ce club.

Vérifiez les angles de lancement, le spin et la maniabilité au moment de le tester à votre tour…

Restez informé

Recevez notre newsletter
(Note moyenne de 0 sur votes)

Vous ne pouvez pas poster de commentaires si vous n'êtes pas membre du site.