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Test des drivers PING G, SF TEC, et LS TEC

Test des drivers PING G, SF TEC, et LS TEC

Trois têtes de drivers, trois testeurs, neuf possibilités ! PING nous a adressé l’ensemble de sa nouvelle gamme pour que nous puissions la soumettre à nos trois testeurs indépendants, disposant de vitesses de swings de 70 à 100 mph au drive. Quels bénéfices allons-nous trouver par rapport au G30 ? Quels écarts entre les têtes SF TEC (straight flight), LS TEC (low spin), et G ?

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1.LES CLUBS TESTES : 3 drivers ping G, SF TEC, & LS TEC

Pour ce test, ayant reçu de la part de PING France, trois drivers avec trois shafts différents, nous avons mené plusieurs comparatifs. Ci-dessous, la liste des shafts utilisés par têtes. Précisons que nous avons proposé les shafts les plus appropriés à chaque testeur.

Notez qu’il existe de petites différences de swingweight, et de lie.

Concernant les shafts ALTA 55, mis à part, la rigidité du manche, les paramètres de poids et de longueurs sont très comparables, et dans la norme du marché actuel.

Notez que PING différencie le loft du SF TEC (10°) en standard par rapport aux deux autres têtes en 10.5°.

1.1 La catégorie du club testé

Ci-dessous, un résumé de notre panel de clubs testés en 2016, et de leurs configurations (loft, poids du shaft, et longueur du shaft).

Si le PING G et le PING SF TEC sont des clubs dit « improvment », le LS TEC appartient à la famille des clubs « Player ».

2. Les conditions du test

Pour ce test, nous avons fait appel à trois testeurs au magasin US Golf de Champagne-Au-Mont-d’Or.

Ci-dessous, les données moyennes de nos testeurs par rapport à tous les drivers déjà testés.

Ces données permettent de fournir un étalonnage.

Le smash factor est l’indicateur de la tolérance (capacité à ramener régulièrement la balle au centre de la face), tandis que le degré d’efficacité est le ratio entre la distance générée au carry (avant la roule), et la vitesse de swing déployée pour générer cette distance.

Ces deux indicateurs sont les plus importants dans nos tests.

Précision : Le profil (20 à 29 d’index) est un senior de 65 ans. Tous sont des golfeurs très expérimentés avec plus de 20 ans de pratique.

3. Ce qu’il faut savoir à propos des drivers PING G

La gamme de drivers PING G est inspirée de la nature ! L’élément majeur concernant cette nouvelle gamme consiste à économiser du poids en tête, et de le déplacer pour optimiser les conditions de lancements, « launch angle », et taux de spin. Pour y parvenir, Ping a misé sur une nouvelle technologie dite « Dragonfly » en rapport avec la couronne du driver…une évocation de la libellule.

Concrètement, PING a mis au point une structure comparable à un exosquelette capable de supporter une couronne plus légère, et surtout plus fine d’environ 0.43 mm. Soit l’épaisseur de trois feuilles de papier !

Pourquoi Ping a misé sur ce type de structure ? Pour apporter d’une part une grande stabilité, et d’autre part, offrir une très nette réduction du poids.

Le cas présent, Ping a économisé huit grammes sur le G par rapport au G30.

Le plus important n’étant pas d’économiser huit grammes, mais bien de les utiliser pour déplacer le centre de gravité de la tête de club plus bas, et plus en arrière avec pour objectif de favoriser un lancement plus haut et moins de spin, les éléments qui contribuent à faire de la distance.

Avec ce gain de huit grammes, Ping a donc pu déplacer le centre de gravité du G de 1.27 mm vers la semelle, et de 1.8 mm à l’arrière de la tête.

Sur ce point, il y a des différences entre la version G, et la version LS Tec, censée donner encore moins de spin.

Par rapport à l’axe central du centre de gravité, sur le LS Tec, ce dernier n’est décalé que de à 0.5 mm.

Concernant le MOI, Marty Jertson, l’ingénieur de la marque, indique qu’il a aussi été amélioré de 1% sur la largeur de la face, et de 6% en hauteur.

Le cas présent, Jertson parle plutôt de Spinsistency, évoquant le fait que la face du driver G permet de maintenir un meilleur niveau de consistance sur une plus grande surface de frappe.

Trois versions d'un seul et même driver ! Ce qui est pertinent et bien amené par Ping, c’est cette notion de versions de drivers…en fonction de besoins distincts.

Le SF tec conçu comme un driver anti-slice a le défaut de ses qualités…Si vous n’êtes pas vraiment un sliceur-né, il envoie franchement la balle plus à gauche.

A l’adresse, la face du club parait nettement orientée à gauche.

Enfin, le LS Tec est censé donner moins de spin, surtout pour un golfeur qui swingue à plus de 100 mph.

Le G standard devrait quant à lui correspondre à la majorité des amateurs.

Dernier élément à évoquer à propos de ce nouveau driver, le Vortec !

Et c’est sans doute le changement le plus notable entre le G30 et le G.

Il s’agit toujours d’aérodynamique avec une pièce situé à l’arrière de la tête, et censée fonctionner comme un élément réduisant la traînée pour favoriser stabilité et recherche de vitesse.

Le G est réglé avec un swingweight en D3, disponible de loft 9° à 10,5°. Le G LS Tec est en D4 avec la même offre de lofts. Tandis que le SF Tec (straight flight) est en D1 pour un loft allant de 10 à 12°. Tous les drivers sont ajustables de + ou – 0.6°.

Présentation complète de la gamme à retrouver ici.

4. Les enjeux du test

Quels écarts de performances entre chaque drivers ? Quels gains constatés par rapport au G30 ?

5. Les paramètres clés d’un test de club

Pour nous, un test doit aborder quatre thématiques :

  • La tolérance ou maniabilité exprimée par le smash factor, rapport entre la vitesse de club produite par le golfeur avec le club, et la vitesse de balle produite à l’impact.
  • La puissance ou distance exprimée par le degré d’efficacité du club, rapport entre la vitesse de swing, et la distance finalement générée au carry.
  • L’optimisation du vol de balle, croisement de l’angle de lancement et du taux de spin.
  • La précision ou dispersion des balles tapées avec le club, exprimé en écart horizontal et vertical par rapport au centre du fairway.

5.1 Tolérance & puissance

Ce graphique représente le croisement du smash factor et du degré d’efficacité pour déterminer le rapport entre tolérance et puissance.

A la lecture de ce tableau, vous pouvez distinguer deux tendances.

Une première très positive qui démontre que deux testeurs sur trois, les profils les plus opposés trouvent systématiquement des bénéfices en comparaison du G par rapport à leurs panels.

Une deuxième tendance est moins euphorique, celle du profil intermédiaire qui trouve seulement un gain de tolérance avec le modèle LS Tec, mais perd en efficacité par rapport à son propre panel. Nous y reviendrons plus loin. Ce tableau ne suffit pas à faire le bilan du test.

Pour le profil 0-9, les gains sont finalement logiques. Le club le plus adapté est incontestablement le club le moins spinnant (LS Tec) et dans de très bonnes proportions.

A contrario, le SF TEC qui devrait être le moins adapté est très proche du panel moyen, alors que le modèle standard propose un gain d’efficacité, mais au détriment de la tolérance.

Pour le profil 10-19, on retrouve exactement les mêmes tendances en termes de tolérances, mais pas au niveau de l’efficacité, qui cette fois est inversée. Ce testeur a été moins efficace quel que soit la version. Cela s’explique par le fait que le G favorise une certaine augmentation de vitesse de swing, qui au final, permet une augmentation de distance réelle. Toutefois, au jeu des ratios, le gain de distance est moindre que le gain de vitesse, d’où un ratio en retrait. Cela ne veut pas dire que le G lance moins loin que le G30.

Pour le profil 20-29, là-aussi, nous trouvons une certaine cohérence à un détail près ! Et pas le moindre, le SF TEC qui devrait être le plus adapté, ne l’est pas ! Pour ce profil, le gain est très important par rapport au panel avec le produit standard.

A ce stade, si nous devions formuler une recommandation. Le LS TEC irait mieux au premier profil, et le G aux deux autres, ce qui ne devrait surprendre personne.

La suite du test devrait vous éclairer sur le niveau de performance attendu notamment pour le profil 10-19 qui en donnée relative ne trouve pas pour l’instant de gains substantiels.

Ci-dessous, le même tableau pour simplement illustrer la performance du G et du G30.

Si pour le golfeur senior, le gain est spectaculaire en tout point, inversement pour le golfeur 10-19, le G30 était en fait plus efficace, et tout autant tolérant.

5.2 Distance (carry) en mètres

Veuillez trouver ci-dessous les données brutes du test.

5.2.1 Comparatif

Vision de l’ensemble des drivers testés en 2016 par les trois profils de testeurs.

5.3 Optimisation du vol de balle

En théorie, plus l’angle de lancement est élevé, et plus le taux de spin est bas, et plus la balle a des chances de parcourir une distance importante.

Ci-dessous, la hauteur de trajectoire pour le testeur 0-9 et pour les trois têtes

  • Ce testeur monte la balle entre 20 et un peu plus de 40 mètres.
  • L’angle de décollage varie en moyenne entre 11 (LS TEC), 12 (SF TEC) et 15 degrés pour le G. Ce qui confirme que la tête Low Spin (LS Tec) offre bien la trajectoire la plus pénétrante.
  • Le taux de spin est de 2870 tpm avec la Low Spin contre 2915 pour la G, et 3100 pour la SF TEC. Là-aussi, c’est conforme au principe annoncé par le fabricant, même si les écarts sont très réduits.

Constat : Pour ce testeur, la tête Low Spin est préconisée bien qu’un ajustement du loft, ou même un autre shaft serait recommandé pour faire encore baisser le spin, qui de notre point de vue est légèrement trop élevé pour un golfeur de ce calibre.

A noter, la hauteur de trajectoire est plus constante avec le G.

Ci-dessous, la hauteur de trajectoire pour le testeur 10-19

En blanc, les tendances produites avec un shaft stiff, et en jaune, les tendances avec un shaft regular.

  • Ce testeur monte la balle entre 20 et moins de 40 mètres.
  • En regular, l’angle de décollage est en moyenne de 10 (SF TEC), 12 (LS TEC), et 13 (G) degrés. La tête SF donne l’angle de départ le plus tendu, mais n’oublions pas que c’est une tête de loft 10 degrés contre deux autres têtes en 10.5 degrés. A ce titre, si on compare seulement le G et le LS TEC, c’est bien la tête low spin qui donne la trajectoire la plus pénétrante.
  • En regular, le taux de spin moyen est de 2500 tpm avec le SF TEC contre 2800 pour le LS TEC, et 2700 pour le G. Dans ce cas, le principe édicté par le fabricant ne fonctionne pas.

Constat : Pour ce golfeur, le shaft stiff permet effectivement d’obtenir un taux de spin plus bas avec le LS TEC (2500 tpm au lieu de 2800), ainsi qu’un angle de lancement de 11.7 degrés plus pénétrant. Encore un exemple du besoin de régler le club aux spécificités de chacun, et de ne pas rester enfermé dans la théorie.

Ci-dessous, la hauteur de trajectoire pour le testeur 20-29

  • Ce testeur monte la balle entre 10 et 20 mètres au plus haut.
  • L’angle de décollage est en moyenne de 13 (LS), 14 (G) et 15 (SF) degrés, ce qui valide aussi l’argumentaire de la marque. Le low spin donne une trajectoire plus pénétrante.
  • Le taux de spin moyen est de 2300 tpm pour le SF TEC, 2350 tpm pour le G, et 2900 pour le LS TEC, ce qui révèle que le LS TEC était plutôt inadapté pour ce joueur. Centrant moins bien la balle, il a donné plus de spin, soit l’effet inverse recherché.

Constat : Pour ce joueur, le G est amplement suffisant, et l’argument du SF ne tient que si vous slicez franchement. Le LS TEC est à proscrire puisque mal employé, il génère l’effet inverse de sa promesse.

5.4 Précision & dispersion

Les points d’impacts représentent les points d’arrivées de la balle après le roulement.

La dispersion est bien entendu plus le fait du testeur que du club ! Cependant, certains clubs ou certaines opérations de fitting permettent d’en atténuer les effets.

Testant toujours des configurations standards, nous considérons que tous les clubs sont à armes égales.

Ci-dessous, la précision et la dispersion constatée pour le testeur 0-9

Constat : Inadéquation du testeur avec le club SF TEC, alors qu’en revanche avec le LS TEC, le joueur obtient ses meilleures distances. A noter, le G est le moins dispersant mais aussi moins long. Ici, c’est une question de « fine tuning » !

Ci-dessous, la précision et la dispersion constatée pour le testeur 10-19

Ci-dessus, la dispersion constatée avec le SF TEC anti-slice.

Ci-dessus, la dispersion constatée avec le LS TEC favorable aux trajectoires pénétrantes.

Ci-dessus, la dispersion constatée avec le G.

En résumé, quand il est difficile de tirer une conclusion ou de distinguer une tendance au premier coup d’œil…c’est qu’il n’y en a pas.

Le test en shaft regular du SF TEC n’a pas été probant, inversement, cela a été plus productif en LS TEC. Notre conclusion ne retiendra pas les données de ce testeur en termes de dispersion ou de contrôle de profondeur.

Ci-dessous, la précision et la dispersion constatée pour le testeur 20-29

La tendance est cette fois plus évidente. Le Ping G est plus adapté à ce joueur aussi bien pour la dispersion que pour le contrôle de profondeur.

6. Comparaison au panel

Le danger avec une moyenne, c’est qu’elle finit souvent par atténuer les tendances, surtout quand elles s’opposent. Alors que l’index 0-9 ne donnait pas trop de spin avec la LS TEC, le senior en donnait beaucoup plus en raison d’une véritable inadéquation d’usage.

Il faut avoir cela en tête au moment de tenter une analyse de trois têtes qui ont très peu de différences visibles à l’œil nu.

C’est d’ailleurs pourquoi il n’est pas surprenant de constater des différences de performances très relatives.

Allez-vous vraiment acheter un SF TEC par rapport à un G parce que potentiellement, il peut lancer la balle 0.28 degrés de moins ? Nous savons bien que non. C’est en testant vous-même le club que vous aurez votre propre libre-arbitre.

En attendant, notre rôle consiste à chercher la vérité, la mesurer, et la pondérer. En l’état, les écarts entre les différentes têtes sont très relatifs.

Et un premier constat, le PING G n’est pas décroché en performance du panel moyen.

7. Données ramenées à un swing de vitesse moyenne

Pour apporter un résultat comparatif à vitesse de swing totalement identique, et dans la vitesse de swing moyenne des golfeurs amateurs français.

Nous avons appliqué un ratio par rapport à la vitesse réellement produite par nos testeurs, et afin de la ramener à une vitesse médiane de 90 mph.

Dans cet exercice, c’est le G qui ressort par rapport aux deux autres versions. Toutefois, c’est la limite d’une moyenne…Elle rapproche des tendances qui s’opposent.

La bonne lecture de ce test doit se faire au profil type plutôt qu’à la moyenne, étant donné que PING propose 3 versions d’un même club.

8. BILAN DU TEST

Esthétiquement, la gamme de drivers PING G est très réussie. D’un point de vue sensations, de l’avis de nos testeurs, les clubs paraissent maniables. Pour le même prix, chacun pourra choisir la configuration qui lui plaira le plus.

De notre point de vue, le G devrait correspondre à 80% des golfeurs.

La version SF Tec, dite anti-slice n’a d’intérêt réel que pour les golfeurs réellement en difficulté dans cet aspect du jeu.

C’est plus au joueur de travailler sa gestuelle que d’espérer un remède presque miracle. Oui, la face est plus refermée et logiquement devrait produire des coups qui partiront en théorie plus à gauche.

Ceci étant, un golfeur qui slice fort produira toujours plus ou moins de slice.

Si c’est bien vu de la part de PING d’un point de vue du besoin client, et que cela peut représenter une petite aide, ce n’est pas forcément le choix que nous vous recommanderions.

Concernant la tête low spin, elle donne effectivement une trajectoire plus pénétrante, mais ce n’est pas flagrant chez tous les testeurs, sauf à changer des paramètres comme par exemple la rigidité du manche.

En résumé, pour bénéficier pleinement du LS TEC, il faut être un bon joueur.

Dans la présentation précédente que nous avions publié au sujet de ce club, nous évoquions déjà le fait que plus un joueur sera rapide, et consistant, et plus il tirera parti de ce driver.

De notre point de vue, le LS TEC devrait se limiter aux golfeurs à un chiffre ou swinguant la balle au-delà de 100 mph.

En performance pure, nous avons eu du mal à trouver un écart substantiel entre le G30 et le G

C’est pourquoi, nous nous fierons au seul profil de notre testeur senior, qui lui a trouvé un gain de tolérance, et d’efficacité par rapport au précédent modèle.

C'est d'ailleurs ce qui ressort de ce test...Plus que les synthèses, et les moyennes, il faut regarder les résultats par profils car ils divergent franchement.

Pour le testeur 0-9, la gamme PING G a globalement sur-performer, idem pour le testeur senior, alors que pour le testeur intermédiaire, les résultats en distance, en tolérance, et en efficacité ont été plus relatifs.

Une chose est certaine. Ping a marqué les esprits avec le G30. Le G, est de ce point de vue très attendu.

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